A paraître : Marie-Pierre Samitier « Bourreaux et survivants : Faut-il tout pardonner ? »


Bourreaux et survivantsCe livre est avant tout une enquête sur le pardon.

La journaliste Marie-Pierre Samitier rapporte des témoignages directs de victimes de la Shoah. Soixante-dix ans après, qu’en disent les survivants et quel regard portent-ils sur leurs bourreaux ? L’incitation systématique au pardon ne doit-elle pas être remise en cause ? Le pardon n’est pas un don gratuit, il est le fruit d’un engagement envers l’autre pour une repentance. Il ne peut être envisagé comme une obligation, tout simplement parce que les bourreaux n’ont pas demandé pardon. Pourquoi ?
C’est toute la révélation de ce livre.

À travers les mots recueillis et les visages rencontrés, Marie-Pierre Samitier instruit sur notre morale contemporaine : en utilisant la notion de pardon pour se défaire du passé, nous aurions perdu le fil de la loi morale et par là même, le sens de notre existence dans la modernité.

 

Marie-Pierre Samitier est journaliste à France 2, après avoir travaillé au Figaro et à France Inter. Elle est aussi l’auteur de deux livres d’enquête : Au pied du mur (François Bourin) et Promis demain j’arrête ! avec Amine Benyamina (Michel Lafon).

A PARAÎTRE LE 13 MARS

 Titre

Catégories:Holocauste, Témoignage Mots-clés :

France Info, Le livre du jour : « Des noces éternelles, un moine à la synagogue »


PHILIPPE VALLET : LE LIVRE DU JOUR, DIDIER LONG

« Les religions peuvent nous apprendre à vivre en frères »

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La chronique de Philippe Vallet : http://www.franceinfo.fr/player/resource/648253-1402615

La vidéo sur le site de France Info (>>>>cliquer ici)  :

 Sur le site de France Info sur Dailymotion :

Catégories:Témoignage

Terouma, le don de soi


La derasha du rav Harboun de ce shabbat avec quelques recherches. En complément, quelques plans du Mishkane et de ses ustensiles avec la description de la Torah et des commentaires symboliques de la Torah orale.

La Torah raison d’être du Mishkane

Au fil des semaines, les parashiot se suivent et ne sont pas agencées dans n’importe quel ordre. Nous avons remarqué que la parasha de  Yitro,  la description du Sanhédrin c’est à dire le Tribunal était précédée par la fin de Michpatim qui décrivait l’autel du Temple :

Tu feras pour moi un autel de terre, sur lequel tu sacrifieras tes holocaustes et tes victimes rémunératoires, ton menu et ton gros bétail, en quelque lieu que je fasse invoquer mon nom, je viendrai à toi pour te bénir. Si toutefois tu m’ériges un autel de pierres, ne le construis pas en pierres de taille; car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues profanes. (Ex 20, 20-21)

Cette proximité littérale était aussi une proximité de lieu et de sens. Au sens propre, le sanhédrin lui-même, le Beth Din était physiquement au cœur du Temple et au sens figuré : le cœur du temple c’est la Justice (tsedaka) et la Vérité (émet) qu’elle poursuit et que le Juif doit rechercher. Lire la suite…

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Akadem, Ruben Honigmann et Annaelle De Pas : Un moine à la synagogue

Catégories:spiritualité, Témoignage

Michpatim, aux sources du droit moderne


Voici le commentaire de la Sidra du Rav Haïm Harboun que j’ai développé.

La paracha de Michpatim poursuit la Révélation de D.ieu au Sinaï. L’Eternel y promulgue un grand nombre de lois concernant les serviteurs, les peines pour le meurtre, le rapt, l’agression et le vol, les réparations des dommages, des prêts financiers, les procédures judiciaire, des taureaux belliqueux et des lois de séparation du lait et de la viande… Tous ces éléments sont la base de la jurisprudence établie par les Beth Din, les tribunaux, exposée par le traité Sanhédrin du Talmud. Nous y reviendrons.

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Le droit au coeur du Temple

La Paracha de la semaine dernière sur les dix Paroles et le don de la Loi se termine curieusement par le passage suivant :

Tu feras pour moi un autel de terre, sur lequel tu sacrifieras tes holocaustes et tes victimes rémunératoires, ton menu et ton gros bétail, en quelque lieu que je fasse invoquer mon nom, je viendrai à toi pour te bénir. Si toutefois tu m’ériges un autel de pierres, ne le construis pas en pierres de taille; car, en les touchant avec le fer, tu les as rendues profanes. Tu ne dois pas non plus monter sur mon autel à l’aide de degrés, afin que ta nudité ne s’y découvre point. (Ex 20 20-22)

Pourquoi un autel de terre et pas en pierres de taille ? Parce que la pierre taillée avec du fer portait la marque de la violence. Ce que souligne le Livre de Josué : « Josué bâtit alors un autel au Seigneur, Dieu d’Israël, sur le mont Hébal, selon ce que Moïse, serviteur de Dieu, avait prescrit aux enfants d’Israël, comme il est écrit dans la loi de Moïse: un autel de pierres brutes, que le fer n’avait jamais touchées. Et l’on y offrit des holocaustes à l’Eternel » (Jos 8, 30-33) et encore dans le Deutéronome : « Tu bâtiras au même endroit un autel destiné à l’Éternel, ton Dieu, un autel fait de pierres que le fer n’aura point touchées. » (Dt 7, 5).

On ne pouvait utiliser un outil de fer car l’autel du Temple représentait la générosité et la paix établie entre Israël et Dieu.

Une symbolique du fer et de la guerre qui réapparait aux temps messianiques chez Isaïe. Alors que les Nations monteront à Jérusalem l’acier sera transformé et ne servira plus à faire la guerre : « ceux-ci alors de leurs glaives forgeront des socs de charrue et de leurs lances des serpettes; un peuple ne tirera plus l’épée contre un autre peuple, et on n’apprendra plus l’art des combats. » (Is 2, 4).

Pourquoi ce passage précède-t-il notre paracha ? Tout simplement parceque le Beth Din était au cœur du Temple. Le Temple de Jérusalem n’était pas un lieu de culte mais aussi un lieu de gouvernement où se réunissait le grand Sanhédrin, sorte d’assemblée nationale, mais aussi un tribunal central, haut-lieu d’élaboration de la jurisprudence halakhique, mais aussi une banque où l’on collectait l’impôt pour le trésor du Temple… sans parler de la fonction de thérapie psychique que représentaient les sacrifices pour ceux qui venaient les offrir et repartaient guéris de leur culpabilité, de leur jalousie maladive envers leur femme (traité Sota)… Le Temple était non pas seulement un lieu de culte mais le cœur de la vie d’Israël. Au cœur, et contre tous les usages des temples païens, le Saint des saints était vide. Lire la suite…

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Yitro : Les dix paroles de re-création


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Marc Chagall, Moïse reçoit les tables de la Loi

La tradition juive a observé que les paroles prononcée lors de la Création du monde étaient au nombre de dix tout comme les « dix commandements ». Le Pirké Avot l’exprime ainsi :

« Par dix paroles le monde a été créé. Ne pouvait-il pas être créé par une seule parole ? Il en fut ainsi pour corriger les méchants qui détruisent le monde créé par dix paroles; et pour donner une bonne récompense aux justes qui maintiennent le monde qui a été créé par dix paroles. (Traité des pères, chapitre 5 1)

A propos des dix paroles données au Sinaï, Rashi, citant la Mekhilta, commente :

 » Toutes ces paroles…: cela nous apprend que le Saint-Béni-soit-Il prononça les Dix Paroles en une seule parole, l’homme étant incapable de parler de cette façon. S’il en est ainsi (s’Il a prononcé les dix paroles en une seule), pourquoi le verset répète-t-il (les dix commandements, un à un): « Je suis…, « Tu n’auras pas… »? C’est parce qu’Il est revenu sur chaque commandement pour l’expliquer individuellement.

Et Rachi ajoute :

« Tous les 613 commandements sont inclus dans les Dix commandements » (à propos de Ex 24, 12)

Tout comme lors de la création du monde,  D.ieu dit et les choses sont. Les enfants d’Israël voient les paroles au Sinaï. « Parle, toi avec nous, et nous écouterons, mais que D-ieu ne parle pas avec nous de peur que nous mourions » (Exode 20, 14-15). Ce que Rashi commente : « Ils virent les voix…: ils virent ce qui s’entend, chose impossible à réaliser dans d’autres circonstances. »

Alors que les dix paroles qui créent le monde sont positives les dix commandements sont négatifs : Lo…

Il y a donc une idée de re-création de nous-même dans l’observance des commandements. Comme si paradoxalement, l’interdit au lieu de brimer notre liberté la rétablissait dans son intégrité créée originelle. D.ieu renouvelle chaque jour et à chaque instant la Création par sa loi. Création, Rédemption et don de la loi ne sont donc qu’un seul mouvement. Lire la suite…

Didier Long sur LCI (replay)


LCILCI soir du 10 février 2015 : » Un jour, un livre « , Des noces éternelles, un moine à la synagogue
(avec Henri Pena-Ruiz, « Dictionnaire amoureux de la laïcité.)

 

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