Quand et comment viendra le messie ? la porte du temps


Haggadah de Venise-Prophète Elie-détail

Le prophète Elie annonce (avec son shoffar) l’arrivée du Messie monté sur un âne, Haggadah de Venise, 1609

Une jolie interprétation d’un passage talmudique sur le traité Sanhédrin du Talmud (98 a). N’oublions pas qu’à l’époque (2 ème siècle) Rome est la puissance dominance et l’allégorie du mal et que les juifs étudiaient souvent la Torah cachés à l’abri des regard romains  :

Rabbi Yehoshoua ben Levi, se promenant, rencontra adossé à l’entrée d’une caverne, le prophète Élie, à l’endroit où était enterré Rabbi Shimon Bar Yochaï. Il lui demanda :

— Ai-je une part dans le monde à venir?
— Il (Élie) répondit : si le Maître le veut. […]Il lui demanda ensuite :

— Quand viendra le Messie?
— Il répondit
— Va et demande-lui.
— Où le trouverai-je?, s’enquit le Rabbi.
— A la porte de Rome
— Et comment je vais le reconnaître ?
— Il est assis avec les pauvres affectés de toutes sortes de maladies. Tous défont et refont leurs pansements en une seule fois, mais lui, il fait et refait ses pansements, les uns après les autres, en disant ceci:' »Lorsque je devrai amener la Délivrance, il ne faut pas que je sois retardé à refaire tous mes pansements! »‘
— Il (Rabbi Yehoshoua ben Levi) alla donc, et le salua : Paix sur toi, mon maître et professeur
— Paix sur toi, fils de Levi (Ben Levi)
— Quand viendras-tu, Maître?
— Aujourd’hui
— À son retour auprès d’Élie, Élie s’enquit :que t’a-t-il dit ?
— Paix sur toi, fils de Levi
— Par cela, il t’a assuré, ainsi qu’à ton père, une portion du monde à venir.
— Il ne m’a pas parlé vrai, il a dit qu’il viendrait aujourd’hui, mais il ne l’a pas fait!
Il (Élie) lui répondit :
— C’est ce qu’il t’a dit : « aujourd’hui, si vous entendez Sa voix » (Psaumes 95, 7)

La citation du psaume est la clée. Quand le Messie viendra-t-il? :  « Aujourd’hui si vous écoutez sa voix ! » (Ps 95, 7). Celui qui écoute l’humanité mendiante de son frère blessé a vu le messie. Pour Nahmanide (dans la dispute de Barcelon) les « pauvres », sont les exclus de la société, les laissés-pour-compte.

Le mot « aujourd’hui » signifie que le messie peut entrer par la porte de l’histoire à chaque instant et que l’homme doit donc guetter sa venue, comment ? En entrant dans le temps qu’il accepte par la Torah et les misvoth.

Emmanuel Lévinas (in Difficile liberté) commente ce midrash : « S’il y a du messianique, ce n’est pas en raison d’un événement miraculeux ou extérieur, c’est parce que nous devenons capables d’entendre. » A bon entendeur !

Le Psaume est le Ps 95, 7  : « Venez! nous voulons nous prosterner, nous incliner, ployer les genoux devant l’Eternel, notre créateur. Oui, il est notre Dieu, et nous sommes le peuple dont il est le pasteur, le troupeau que dirige sa main. Si seulement aujourd’hui encore vous écoutiez sa voix! ». Midrash Berechit Rabba sur Genèse (22, 34) dit : « Jamais une troupe d’anges ne répète son chant de louanges une deuxième fois. Car Dieu crée chaque jour une nouvelle troupe d’anges qui entonnent devant lui un chant nouveau puis disparaissent ». Commentaire de Gershom Scholem sur le midrash (dans son essai de 1964 sur Walter Benjamin) : « Ces anges toujours nouveaux sont à la fois ceux du jugement et de la destruction. Leur voix qui passe et s’enfuit annonce l’anticipation de l’apocalypse dans l’histoire ».

dura-europos__syria

Samuel oignant David (machiah signifie « l’oint », le gominé…) Synagogue de Doura Europos, Syrie, 3ème siècle

L’anecdote midrashique court-circuite le temps car pour le midrash le temps est toujours au présent. Celui qui étudie a les hakhamim derrière son épaule. L’oint (le machiah) renvoie donc aussi bien à l’onction des rois et des grand-prêtres il y a 3 millénaires qu’à la Rédemption.

Quand ? Le Talmud renvoie encore au présent, rien ne sert de spéculer sur ce que l’homme ne peut faire. L’homme peut hâter la fin pas ses bonnes actions mais certainement pas la provoquer, le commencement et l’ultime appartiennent à l’Eternel d’un point de vue juif.  S’y placer revient à de l’idolâtrie, c’est là la maladie mentale prévient le Talmud  :

« Que se vide l’esprit de ceux qui calculent la fin des temps » (T.B. Sanhédrin 97, 2)

Maïmonide toujours réaliste commente dans le Mishné Torah (Lois des rois) : « N’imagine pas que le Melekh HaMashia’h doit produire des miracles et des signes et produire de nouvelles choses dans le monde ou ressusciter les morts et ainsi de suite. Cela n’est pas ainsi : car Rabbi Akiva fut un grand savant au sein des sages de la Mishna, il fut l’assistant-guerrier du roi Bar-Kokhba, et clama qu’il était le Melekh HaMashia’h. Lui et tous les Sages de sa génération le créditèrent de l’être, jusqu’à ce qu’il fut tué par [ses] péchés; ce n’est qu’à sa mort qu’ils surent qu’il ne l’était pas. Les Sages ne lui avaient demandé ni miracle ni signe… ». Le Talmud en effet rapporte que Johanan ben Torta répondit aux rêveries de rabbi Akiba qui avait vu en Shimon Bar Kosiba le messie : « Akiba, l’herbe aura poussé de tes mâchoires avant que ne vienne le Messie. » Et il ajoute que « le temps suivra son cours » aux tempes messianiques, puis fait de l’attente du messie un point de la foi juive :

וכל מי שאינו מאמין בו, או מי שאינו מחכה לביאתו–לא בשאר נביאים בלבד הוא […] 
כופר, אלא בתורה ובמשה רבנו: שהרי תורה העידה עליו, שנאמר « ושב ה’ אלוהיך את
שבותך, וריחמך; ושב, וקיבצך מכל העמים . . . אם יהיה נידחך, בקצה השמיים–משם,
יקבצך ה’ אלוהיך, ומשם, ייקחך. והביאך ה’ אלוהיך . . . » (דברים ג,ל -ה). ואלו הדברים
המפורשים בתורה, הם כוללים כל הדברים שנאמרו על ידי כל הנביאים.

[…] Et quiconque ne croit pas au Messie ou qui n’attend pas sa venue, non seulement il nie le discours des autres prophètes, mais il nie la Torah et Moïse, notre maître. Car la Torah a témoigné sur lui (le Messie), comme il est dit : « Et l’Éternel, ton Dieu, rétablira ta situation; Il aura compassion de toi, Il te rassemblera encore d’entre tous les peuples où l’Éternel, ton Dieu, t’aura dispersé… Quand tu serais repoussé aux extrémités du ciel, l’Éternel, ton Dieu, te rassemblera de là… (Dt XXX, 3 à 5). Ces paroles exprimées dans la Torah, contiennent tout ce qui sera dit par tous les prophètes.

Mais le meilleur revient à Adin Even Steinsaltz, lui même Loubavitch, l’immense traducteur du Talmud répondait à un journaliste dans une interview récente :

— What do you think about the movement within Lubavitch where some people say the Rebbe is a semi-deity or is still alive?

— It’s like the stories people tell about Elvis Presley. Maybe they play cards together. If they are alive, they are alive in the same realm, I am afraid.

 

Catégories:spiritualité

Sidra de Toledot : Les juifs dans l’histoire


Le commentaire de la sidra du dernier shabbat par le Rav Harboun (notes et souvenirs)

Cette Sidra de Toledot raconte la particularité du juif (Jacob) et son antagonisme avec les nations et aussi avec son propre frère jumeau, Esaü, son double, dont Jacob reçoit le droit d’ainesse par une subterfuge de sa mère qui lui faire porter les vêtements d’Esaü et une peau de chevreau sur les mains pour usurper l’identité d’Esaü.

Jacob et Esaü

Isaac bénit Jacob – Govert Flinck, 1638, Rijksmuseum, Amsterdam, 2013, photo MPS.

Cette Sidra est d’une richesse exceptionnelle, nous retiendrons seulement 4 points : je vais tout d’abord parler de la mission d’Israël, ensuite du rôle des juifs dans l’histoire,  puis de l’exil et de notre rapport aux nations, enfin de l’antisémitisme et de la haine des juifs.

La mission d’Israël

Tous les puits qu’avaient creusés les serviteurs de son père, du temps de son père Abraham, les Philistins les comblèrent en les remplissant de terre… Isaac se remit à creuser les puits qu’on avait creusés du temps d’Abraham son père et que les Philistins avaient comblés après la mort d’Abraham. II leur imposa les mêmes noms que leur avait imposés son père. Les serviteurs d’Isaac, en creusant dans la vallée, y découvrirent une source d’eau vive. (Béréchit 26, 15-19)

Dans ce récit Isaac veut reprendre le flambeau du monothéisme de son père Abraham. Sa fidélité à la mémoire de son père  est rappelée presque dans  chaque verset. Et pour cela, et le symbole est d’une force incroyable, il recreuse les puits de son père. Il veut suivre ses pas, refaire le même itinéraire, boire  à la même source. Mais il ne se contente pas de creuser les mêmes puits : il leur donne le même nom. Il veut montrer aux Philistins qu’Abraham, en fait, est encore bien vivant à travers lui. On se demande alors ce que c’est que ce puits ? une source d’eau ? Lire la suite…

Lekha dodi – לכה דודי « Viens, mon bien-aimé, au-devant de la fiancée »


Nous sortons d’un chabbat Hattan magnifique. On a chanté, on a dansé, on a mangé, on a prié tous ensemble sans se quitter  : la sanctification du temps… « Il est bon il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être Un » dit le psaume, et ce chant tel que nous le chantons dans la tradition sépharade ne me quitte plus malgré la Havdala. Il a été écrit par Chlomo Halévi Alkabets à Safed au 16 ème siècle, sur une mélodie arabo-andalouse. (interprété par Alain Chekroun et Kamel Labbaci).

Parfois il y a dans la vie de ces instants magiques ou chaque mot existe en vérité et prend tout son sens. Lire la suite…

Catégories:Rites du judaïsme

Judéophobie… comment la France revient tranquillement au Moyen Age

20 novembre 2014 4 commentaires

Il est très intéressant de parfois regarder les vieux grimoires médiévaux car ils nous en disent long sur la mémoire malade de l’Europe. L’histoire est souvent maîtresse d’enseignements et il est bon de la regarder en face pour qu’elle ne bégaie pas.

Folies médiévales

Voici une image extraite d’un manuel de didactique médiévale. Cette représentation de l’Enfer est composée de scénettes. Des diablotins brûlent des couples adultèrins, l’un d’eux coule de l’or dans la bouche d’un usurier en bas, des chevaliers mijotent dans une marmite, des sorcières brûlent…

Jardin des délices

Le but était d’apprendre au lecteur à mémoriser par l’image et par étapes des contenus de méditation. C’est à cette époque que se fixe la ponctuation, le punctum, le point qui permet de scinder le sens d’un texte. Ce manuel s’adressait à des gens cloîtrés mais aussi à des clercs en vue de composer des sermons. 

Cette technique vient de la rhétorique romaine et des « lieux de discours » (in Rhétorique à Herrenius), que le Moyen-Age a actualisé par la pratique monastique des livres copiés et enluminés : l’image scinde le texte et constitue des étapes pour la médiation,  une machina memorialis, dans ce cas un dispositif (au sens que Foucault donne à ce mot, un ensemble de pratiques hétérogènes) de montage (les émotions se succèdent avec un découpage strict) qui « laboure les âmes » (au sens qu’Eisenstein donne au montage). Dante utilisera le même procédé mnémotechnique de scénettes dans sa Divine comédie  quatre siècles plus tard. Avec les conséquences que l’on sait : la comédie s’est transformée en cauchemar.

(voir ici un très bon article sur cette pratique de la mémoire médiévale)

Et une scène étrange apparait au détour de la page :Jardin des délices détail

Qui sont ces types en chapeaux pointus ? … mais oui, mais oui ! vous les avez reconnus ! ce sont des juifs. En effet,La pileus cornutus (calotte à cornes en latin), était un chapeau pointu en forme de cône, blanc ou jaune, on l’avait infligé aux juifs dans l’Europe médiévale pour les reconnaître et en Italie à partir du XIIe siècle. Et pour celui qui ne comprend pas c’est marqué « Judes ». Des juifs, ces gens dont 22% des proches du front national d’aujourd’hui n’aimeraient pas être les voisins ». (C’est ici dans ce rapport)

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Catégories:Antisémitisme

Prière

18 novembre 2014 2 commentaires

Aujourd’hui comme on est triste après ce qui est arrivé ce matin à la synagogue de Har Nof,
on chante le psaume 121 (ici chanté par Alain Chekroun) et on réalise un acte de  bonté  :

א  שִׁיר לַמַּעֲלוֹת:

אֶשָּׂא עֵינַי אֶל הֶהָרִים מֵאַיִן יָבֹא עֶזְרִי.

1 Cantique des degrés. Je lève les yeux vers les montagnes, pour voir d’où me viendra le secours.

ב  עֶזְרִי מֵעִם יְהוָה עֹשֵׂה שָׁמַיִם וָאָרֶץ.

2 Mon secours vient de l’Eternel, qui a fait le ciel et la terre.

ג  אַל יִתֵּן לַמּוֹט רַגְלֶךָ אַל-יָנוּם שֹׁמְרֶךָ.

3 Il ne permettra pas que ton pied chancelle, celui qui te garde ne s’endormira pas.

ד  הִנֵּה לֹא יָנוּם וְלֹא יִישָׁן שׁוֹמֵר יִשְׂרָאֵל.

4 Non certes, il ne s’endort ni ne sommeille, celui qui est le gardien d’Israël.

ה  יְהוָה שֹׁמְרֶךָ יְהוָה צִלְּךָ עַל יַד יְמִינֶךָ.

5 C’est l’Eternel qui te garde, l’Eternel qui est à ta droite comme ton ombre tutélaire.

ו  יוֹמָם הַשֶּׁמֶשׁ לֹא יַכֶּכָּה וְיָרֵחַ בַּלָּיְלָה.

6 De jour le soleil ne t’atteindra pas, ni la lune pendant la nuit.

ז  יְהוָה יִשְׁמָרְךָ מִכָּל רָע יִשְׁמֹר אֶת-נַפְשֶׁךָ.

7 Que l’Eternel te préserve de tout mal, qu’il protège ta vie!

ח  יְהוָה יִשְׁמָר צֵאתְךָ וּבוֹאֶךָ מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם

8 Que le Seigneur protège tes allées et venues, désormais et durant l’éternité!
Essa einai el heharim, meayin yavo ezri – ezri me’im Adonai oseh shamayim va’aretz.
Al yiten lamot raglecha, al yanum shomrecha
Hineh lo yanum v’lo yishan shomer yisrael.
Adonai shomrecha, Adonai tzilecha, al yad yeminecha.
Yomam hashemesh lo yakeka, vayareich baleilah
Adonai yishmarcha mikol ra, yishmor et nafshecha.
Adonai yishmor tzietcha uvoecha meiata vead olam.

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Catégories:spiritualité

‘Hayé Sarah, le mariage juif


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Mariage de David et Gaëlle ce dimanche à la synagogue des Tournelles 

GN 24 10 Le serviteur [d’Abraham] prit dix chameaux parmi les chameaux de son maître et partit ; avec en sa main tous les biens de son maître ; il se leva et rendit à Aram Naaraïm, à la ville de Na’hor. 11 Il fit s’agenouiller les chameaux hors de la ville, devant un puits d’eau, vers le soir, au moment de la sortie de celles qui vont puiser. 12 Il dit : « Éternel Dieu de mon maître Abraham, sois-moi propice aujourd’hui et agis favorablement envers mon maître Abraham. 13 Voici que je me tiens à côté de la source d’eau et que les filles des gens de la ville sortent puiser de l’eau. 14 Puisse la jeune fille à qui je dirai : “Penche, je t’en prie ta cruche que je puisse boire” et qui me dira : “Bois et j’abreuverai aussi tes chameaux” être celle que Tu auras désignée à Ton serviteur, à Isaac ; et puissé-je savoir par elle que Tu as agi avec bonté envers mon maître. »

15 Il arriva, avant qu’il eût fini de parler, que soudain Rébecca sortît — celle qui était née à Bethouel, fils de Milcah, épouse de Na’hor, frère d’Abraham — avec sa cruche sur son épaule. 16 Et la jeune fille était extrêmement belle à voir — c’était une vierge qu’aucun homme n’avait connue. Elle descendit à la source, remplit sa cruche et remonta. 17 Le serviteur courut à sa rencontre et lui dit : « Laisse-moi boire, je te prie, un peu d’eau de ta cruche. » 18 elle dit : « Bois mon seigneur » et elle s’empressa de baisser sa cruche jusqu’à sa main et lui donna à boire. Lire la suite…

‘Hayé Sarah : « la vie de Sarah »


Le commentaire de la Paracha de ce jour par le Rav Harboun, de mémoire,  j’ai gardé les commentaires de l’assemblée.

Rembrandt-La fiancée juive-DidierLONG

Rembrandt, La fiancée juive (probablement Rebecca et Eliézer),
Amsterdam, Rijksmuseum, photo Didier Long

 » Notre Paracha est titrée ‘Hayé Sarah, « la vie de Sarah » ou plutôt « les vies » car en hébreu la vie est toujours au pluriel, une plénitude de vie. Et très curieusement ce que nous raconte cette péricope, ce n’est pas la vie de Sarah mais sa mort et pas seulement la sienne mais aussi à la fin de la paracha on apprend la mort d’Abraham.

Qu’est-ce qu’une vie réussie ?

Ce que nous enseigne d’abord la Torah ici c’est le rapport intime qui est noué entre la mort et la vie dans le judaïsme. Le judaïsme est art de vivre dans le temps, d’accepter le temps.

Qu’est-ce qu’une vie (haïm) juive ? Dès le début la Torah nous dit Vayéiou ‘Hayé Sarah : « Et les jours de Sarah furent » puis « cent ans, vingt ans et sept ans (127 ans), Shanei ‘Hayé Sarah : « c’était les années de la vie Sarah ». Les jours de la vie de Sarah sont des années et non l’inverse (le mot shana est répété quatre fois parce qu’en vieillissant on peut devenir dur d’oreille !). Pourquoi ? Parceque chacun de ces jours est une plénitude de vie. Et la Torah dit de la même manière plus loin à propos d’Abraham qui arrive à la fin de sa vie: veélé iomeï sheneï haïé avraham asher ‘hai, « Et ceux-ci sont les jours des années de la vie d’Abraham ». Lire la suite…

Catégories:ALEPH- Derasha du shabbat Mots-clés :
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