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Archive de la Catégorie ‘spiritualité’

Leonard Cohen, baladin marrane

Leonard Cohen à Ramat Gan Stadium, Tel- Aviv

sous titrage anglais-ladino

Lover Lover Lover

I asked my father,
I said, “Father change my name.”
The one I’m using now it’s covered up
with fear and filth and cowardice and shame.

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Religions du monde – RFI


 Geneviève Delrue sur RFI dimanche 25 décembre pour Jésus de Nazareth Juif de Galilée.


Ecouter ensuite le passionnant commentaire sur la mystique Rhénane à Strasbourg, Colmar par Isabelle Raviolo, spécialiste de Maître Eckhart et Nicolas de Cues. L’ontologie d’Eckart à Heidegger et Derrida.

Encyclopédie des mystiques rhénans d’Eckhart à Nicolas de Cues et leur réception, L’apogée de la théologie mystique de l’Église d’Occident” (Cerf, 2011)
Sous la direction de Marie-Anne Vannier, Walter Andreas Euler, Klaus Reinhard, Harald Schwaetzer — Édition française par Marie-Anne Vannier — Préface de Bernard McGinn — Avec le concours de la MSH Lorraine 

Crise de foi : managers et salariés frappés d’acédie

Dans le quotidien La Tribune  22/12/2011, un article de Sophie Péters

Pour Didier Long, moine bénédictin pendant dix ans à La Pierre qui Vire, puis consultant chez McKinsey et aujourd’hui dirigeant fondateur du cabinet de conseil en stratégie Internet Euclyd, l’acédie est le nouveau mal qui ronge les entreprises et l’économie

Sophie Péters

Le concept est ancien, très ancien : Au IVe siècle, des moines partis vivre dans le désert d’Égypte diagnostiquèrent l’acédie comme une maladie de l’âme. Une maladie extrêmement dangereuse qui détruit la volonté même d’exister et donc la communauté. Pour Didier Long, moine bénédictin pendant dix ans à La Pierre qui Vire, puis consultant chez McKinsey et aujourd’hui dirigeant fondateur du cabinet de conseil Euclyd, l’acédie est le nouveau mal qui ronge les entreprises et l’économie : « Beaucoup ont l’impression que poussés par les vagues des marchés financiers, des flux et reflux économiques mondiaux incontrôlables, les destins individuels et ceux des entreprises sont devenus les jouets de forces obscures imprévisibles. L’impuissance, l’impression de ne pas pouvoir s’approprier sa trajectoire, l’absence de visibilité long terme, les paroles creuses qu’il ne faut surtout pas croire si on ne veut pas devenir dindon de la farce, le sentiment d’être baladé, la perte de goût dans l’avenir en sont les symptômes ». Docteur, c’est donc grave ! Cette forme de dépression qui traverse notre civilisation et le capitalisme occidental ne se manifeste d’ailleurs pas seulement par un abattement teinté de tristesse. Evrage le Pontique le décrit au IVe siècle comme étant paradoxalement un état de suractivité, d’agitation, de fébrilité physique et mentale. Ambiguïté du tableau donc pleinement assumée qui ne fait que refléter selon Evrage les contradictions de l’acédie : entrelacement de dynamiques contraires, « où le premier étant furieux de ce qui est à sa disposition et le dernier languissant après ce qui ne l’est pas ».

Ici la personnalité abattue côtoie l’hyper-actif dans le même bateau. Le premier est irrémédiablement triste, inquiet et son esprit vagabonde vers des ruminations obsessionnelles. Il est indécis et incapable d’idées neuves. Le second est fébrile, agité par le besoin de donner du sens à sa vie et vagabonde, lui, de projet en projet, sans jamais concrétiser quoi que ce soit. Seul le mouvement lui est salutaire et lui donne le sentiment de progresser. Cette boulimie laborieuse qui permet de fuir la confrontation avec soi-même évite toute question existentielle et compense la mise en sommeil des idéaux par des combats à l’extérieur de soi-même. Lire la suite…

Rachem

 

Rachem, rachem na HaShem Eloqénou,
רַחֵם רַחֵם נָּא הַשֵּׁם אֱלֹקֵינוּ
De grâce, aie pitié, ô Eternel, notre D.ieu, 

Rachem, al israël amékra,
רַחֵם עַל־יִשְרָאֵל עַמֶּךָ 
D’Israël ton peuple, 

Rachem, vé’al yéroushalayim irékra,
רַחֵם וְעַל־יְרוּשָׁלַיִם עִירֶךָ 
De Jérusalem ta ville,

Rachem, rachem, rachem
רַחֵם רַחֵם רַחֵם
Aie pitié, aie pitié, aie pitié

Vé’al Tsion, mish’kan ké’vodékra
וְעַל־צִיּוֹן מִשְׁכַּן כְּבוֹדֶךָ 
De Sion, demeure de ta gloire,

Vé’al mal’krous beis David mé’shi ‘hékra
וְעַל־מַלְכוּת בֵּית דָּוִד מְשִׁיחֶךָ 
Du royaume de la dynastie de David, ton oint,

Vé’al habais hagadol vé’haqadosh
וְעַל־הַבַּיִת הַגָּדוֹל וְהַקָּדוֹשׁ׃
Et de la grande et sainte Maison.

Rachem, rachem, rachem
רַחֵם רַחֵם רַחֵם 
Aie pitié, aie pitié, aie pitié

“A toi le bonheur !”

Le dirigeant qui recherche des chemins d’action dans l’Ecriture est souvent décontenancé par un monde rural dont elle parle, qui semble si éloigné de la réalité quotidienne de nos entreprises industrielles. Pourtant, celui qui le désire peut trouver de solides appuis dans l’Ecriture pour répondre à ses questions vitales. Prenons par exemple le psaume 128 tiré de ce Livre des « louanges » qui constitue à l’époque de Jésus comme aujourd’hui la prière juive et la prière des heures des chrétiens. Ce psaume éclaire singulièrement la question que chacun peut se poser « Comment allier vie professionnelle et vie de famille ? »…
>>>  lire l’article :  ” A toi le bonheur !” publié dans la revue Dirigeants Chrétiens, sept 2011.

Catégories:capitalisme, spiritualité

Oradour-sur-Glane

Si vous passez prés de Limoges, allez visiter le village d’Oradour-sur-Glane. Vous verrez où a pu mener la folie en Europe. Le massacre (642 victimes) a été perpétré le 10 juin 1944 par des jeunes hommes, Waffen-SS  de la Panzerdivision Das Reich qui remontait sur la Normandie où avaient débarqué les américains. Des français (‘malgré-nous’ : enrolés de force) en faisaient partie. La vieille méthode ramenée du front de l’Est a été appliquée : rassembler la population civile sur une place, séparer les hommes des femmes et des enfants, puis tuer et incendier pour effacer les traces, enfin inventer un prétexte bidon. 
Le silence qui règne dans le village , l’atmosphère de fin du monde des batiments restés en l’etat, les voitures qui luttent contre la rouille, les rails du tramway de Limoges à une heure de là, l’église au coeur du village où trois-cent cinquante femmes et  enfants ont été tués, toujours debout , la cloche fondue par les flammes, donnent au lieu une  ambiance de mausolé sacré. “Dieu voit” dit la Bible (Gn 22, 14).
Pendant ce temps de jeunes américains donnaient leur vie sur les plages de Normandie pour mettre fin à ce reich qui devait durer 1000 ans. 
Puissions-nous ne pas oublier ces jours.
Quelques photos :

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Voir le récit sur Wikipedia

Le témoignage d’une des rares rescapées en novembre 1944 :

« Entassés dans le lieu saint, nous attendîmes, de plus en plus inquiets, la fin des préparatifs auxquels nous assistions. Vers 16 heures, des soldats âgés d’une vingtaine d’années placèrent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu’ils laissèrent traîner sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu fut communiqué à l’engin dans lequel une forte explosion se produisit et d’où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea. Les femmes et les enfants à demi asphyxiés et hurlant d’épouvante affluèrent vers les parties de l’église où l’air était encore respirable. C’est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible d’un groupe épouvanté. J’y pénétrai à la suite et, résignée, je m’assis sur une marche d’escalier. Ma fille vint m’y rejoindre. Les Allemands, s’étant aperçus que cette pièce était envahie, abattirent sauvagement ceux qui venaient y chercher refuge. Ma fille fut tuée près de moi d’un coup de feu tiré de l’extérieur. Je dus la vie à l’idée de fermer les yeux et de simuler la mort. Une fusillade éclata dans l’église. Puis de la paille, des fagots, des chaises furent jetés pêle-mêle sur les corps qui gisaient sur les dalles. Ayant échappé à la tuerie et n’ayant reçu aucune blessure, je profitai d’un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel. Il existe dans cette partie de l’église trois fenêtres. Je me dirigeai vers la plus grande qui est celle du milieu et, à l’aide d’un escabeau qui servait à allumer les cierges, je tentai de l’atteindre. Je ne sais alors comment j’ai fait, mais mes forces étaient décuplées. Je me suis hissée jusqu’à elle, comme j’ai pu. Le vitrail était brisé, je me suis précipitée par l’ouverture qui s’offrait à moi. J’ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu’au jardin du presbytère. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j’avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre, me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands alertés par les cris de l’enfant nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin »

Catégories:spiritualité

Liszt, messie de la musique ?

Interview de mon ami Jean-Yves Clément,  Ecrivain, éditeur, directeur artistique, il est  Commissaire général de l’Année Liszt en France en 2011.
Il est l’auteur de « Franz Liszt » chez Actes Sud
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Propos recueillis par Emmanuelle Giuliani dans La Croix du 01 avril 2011.

« Liszt était une nature débordante, en expansion infinie, à l’image de sa Sonate en si mineur qui émerge du big bang pour retourner au silence primordial.  Il est de ce fait très difficile à cerner, à circonscrire, à l’instar de ces grands génies de la Renaissance, Vinci ou Michel-Ange, auxquels il ajoute la dimension romantique propre à son époque. Artiste total, multiple, il est finalement insaisissable. La dissipation fait partie du moi profond de ce saltimbanque existentiel, bien au-delà de sa fonction de compositeur, concertiste, chef d’orchestre, écrivain, critique…

Nous n’avons, par exemple, aucune idée aujourd’hui de l’émoi, du délire même, que suscitaient ses incroyables tournées : un peu comme si aujourd’hui Barack Obama débarquait à l’improviste dans une ville de province ! Cette mission de diffusion musicale, il la vivait comme un prêcheur, au sens spirituel du terme. Liszt était d’ailleurs un être spirituel de A à Z. Et écrire sur lui, comme j’ai tenté de le faire, m’est apparu également de ce fait comme une forme de mission. La mission de l’artiste, écrivait Liszt en 1835, «  est de diviniser le sentiment humanitaire sous tous ses aspects »…

Quand il organisait ses récitals – forme nouvelle du « one man show » avant l’heure qu’il inventa -, c’était autant pour jouer la musique des autres que la sienne, pour être serviteur des créateurs qu’il admirait, de Bach à Verdi, de Schubert à Wagner qu’il transcrivait à tour de bras dans un geste à la fois re-créatif et altruiste. C’est ainsi que ses paraphrases et transcriptions ne peuvent être limitées à une quelconque parade technique : elles sont l’expression d’un démiurge seul de son espèce qui transfigure littéralement la matière musicale dont il s’empare pour de nouvelles métamorphoses…

Son histoire d’amour avec la poésie et la littérature est de même essence. La lecture de ses textes – plusieurs essais importants, lettres, critiques -, témoignent d’un grand écrivain, à l’instar de son ami Berlioz. Mais il est aussi un grand lecteur qui fertilise sa musique des auteurs qu’il aime et admire : Shakespeare, Hugo, Byron… Liszt est ainsi l’inventeur du Poème symphonique. Et Goethe, bien entendu ; notamment la figure de Faust qui lui inspire une symphonie et qui étend son emprise sur toute son œuvre. Car Liszt devient lui-même ce dont il se saisit. Lire la suite…

Catégories:Art, spiritualité

Ne perdons pas le nord !

De notre envoyé spécial en Suède (!)

J’ai fait un petit tour à Göteborg en Suède. Une région magnifique de forêts, de lac et d’îles. C’est là que se passe le trés beau roman : Une île trop loin de Annika Thor.
“Tu verras, il y a de grandes plages de sable doux, des palmiers, des marchands de glace et les gens se prélassent au soleil sous des parasols de toutes les couleurs”
dit une des deux enfants à sa soeur pour la rassurer dans le roman. En effet…

  

  

  

  

  

  

Religions en Suède
Ensuite je me suis rendu à Boras  65 000 habitants. Chaque année l’impot est reversé directement à l’Eglise Luthérienne de Suède. 7 millions de Suédois sur 8 sont membres de cette Église… mais seulement 1 Suédois sur 10 pense que la religion est importante dans la vie quotidienne, 3 Suédois sur dix seulement disaient avoir confiance en l’Église en 2006… Les catholiques représentent 1,7% de la population, les orthodoxes 1,1%, les musulmans 3,4% et les juifs sont 17 000.

Rendez à César…
Toujours curieux, je me suis demandé de quoi elle avait l’air cette église officielle. Un petit détail m’a amusé. Au fond de l’église, une machine à carte bleue pour récolter les dons des fidèles (photo). Il suffisait d’y penser !!!

Catégories:spiritualité

Saint Patrick à NYC

C’est la Saint Patrick . Tout le monde est habillé en vert dans la rue ici à NYC comme il se doit.La fête de Saint-Patrick est célébrée par les Irlandais du monde entier, expatriés ou descendants des nombreux émigrants. Les américains d’origine irlandaise sont plus de 45 millions aux US, le second groupe aprés l’immigration d’origine allemande.


La cathédrale Saint-Patrick de New York est la plus grande cathédrale des États-Unis. Elle se trouve à l’angle de la Cinquième Avenue et de la 50e Rue en plein cœur de Manhattan. La première pierre de la cathédrale a été posée en 1858. En pierre de Caen !

Catégories:spiritualité

Le Pape Benoît XVI fait un nouveau pas vers les juifs

Tout l’article du Parisien du 10 mars 2011 : Le pape fait un nouveau pas vers les juifs; et ma contribution en encadré :

Catégories:Judaïsme, spiritualité
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