Yerushalayim shel zahav

L’air des montagnes est pur comme vin
Et l’odeur des pins
Est portée par le vent du soir
Avec le son des cloches.

Et quand sommeillent l’arbre et la pierre
Enfouie dans son rêve,
S’abime la ville solitaire
Un mur dans le cœur.

Jérusalem d’or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)

Comme ils sont à sec les puits !
La place du marché est vide.
Et nul oeil ne guette le mont du Temple
Dans la Vieille Ville.

Et dans les grottes des rochers
Hurlent les vents
Et nul ne descend vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.

Jérusalem d’or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)

Mais venue aujourd’hui chanter pour toi
Et te tresser des louanges
Je ne suis pas à la hauteur du moindre de tes enfants
ni du dernier des poètes.

Car ton nom brûle les lèvres
Comme le baiser d’un séraphin
Si je t’oublie Jérusalem…
Toi qui es toute d’or.

Jérusalem d’or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)

Nous sommes revenus aux puits des eaux,
au marché et sur la place.
Un shofar appelle sur le Mont du Temple
dans la Vieille Ville.

Et dans les grottes des rochers
Des milliers de soleil rayonnent
Nous reviendrons et descendrons vers la Mer Morte
Par la route de Jéricho.

Jérusalem d’or, de bronze et de lumière,
Pour toutes tes chansons, ne suis-je pas un violon ? (bis)

Catégories:Sources juives

« Jésus, ce célèbre inconnu », au Furet du Nord

Pour la première fois depuis son lancement en 2008, « La baraque à livres », l’émission littéraire hebdomadaire de RCF a été enregistrée EN PUBLIC au FURET du NORD de LILLE le vendredi 7 octobre. L’émission est présentée par Bernard LECONTE et Michel BOUVIER.
Ecouter : Didier Long – La baraque à livres au Furet du Nord

ou écouter : >>> sur le site de RCF

Jésus de Nazareth, juif de Galilée est le premier volet d’une étude consacrée par Didier Long aux origines du christianisme. Il s’agit dans ce premier volume de faire ressortir tout ce qui dans la personne et l’enseignement de Jésus s’explique par le fait qu’il était Galiléen, et permet de mieux comprendre tout ce qu’il reste de juif dans le christianisme. Sans être entièrement nouveau, ce travail approfondi apporte des éclairages novateurs sur la personnalité de l’homme Jésus, sans hésiter à soutenir parfois des points de vue que condamne l’enseignement traditionnel de l’Église. (Communiqué RCF)

Manuscrits de la Mer Morte en ligne

Ca y est, les manuscrits de la mer morte découverts en 1947 dans les grottes de Qoûmran sur la rive ouest de la Mer Morte sont consultables en ligne !

Rouleau d’Isaïe (Is 1, 1-2):
“Oracle d’Isaïe, fils d’Amoç, qui prophétisa sur Juda et sur Jérusalem, du temps d’Ouzia, de Jotham, d’Achaz et d’Ezéchias, roi de Juda: Ecoutez, cieux! Terre, prête l’oreille! Car c’est l’Eternel qui parle: J’ai élevé des enfants, je les ai vus grandir, et eux se sont insurgés contre moi.”

C’est ici >>>>>>>>>>>>>> voir

Catégories:Sources juives

09-11: Le psaume d’Obama

 

Le ciel de Manhattan vide des twin towers en mars 2011, (pris du Rockfeller Center)

 
Ground Zero il y a
un an

 à Ground Zero, ce 11 septembre, Barack Obama a récité le psaume 46 :

” Dieu est pour nous un abri, une force, un appui dans les tourments, facilement accessible.
Aussi ne craindrons-nous rien, dût la terre bouger de sa place, et les montagnes s’abîmer au sein de l’Océan…”

Ce psaume était le psaume préféré de Martin Luther pour lequel il avait composé une musique : Notre Dieu est une forteresse ” ( Ein feste Burg ist unser Gott) devenue trés populaire  et réécrite par Jean-Sébastien Bach. Dans le psaume la ” ville de Dieu, demeure sainte du Très-Haut ” n’est pas NYC (qui ressemble plus à Babylone !) mais Jérusalem, mais bon!…  :)

 

Psaumes 46 – תְּהִלִּים

א  לַמְנַצֵּחַ לִבְנֵי-קֹרַח–    עַל-עֲלָמוֹת שִׁיר. 1 Au chef des chantres. Par les fils de Coré. Cantique sur les Alamoth.
ב  אֱלֹהִים לָנוּ, מַחֲסֶה וָעֹז;    עֶזְרָה בְצָרוֹת, נִמְצָא מְאֹד. 2 Dieu est pour nous un abri, une force, un appui dans les tourments, facilement accessible.
ג  עַל-כֵּן לֹא-נִירָא, בְּהָמִיר אָרֶץ;    וּבְמוֹט הָרִים, בְּלֵב יַמִּים. 3 Aussi ne craindrons-nous rien, dût la terre bouger de sa place, et les montagnes s’abîmer au sein de l’Océan;
ד  יֶהֱמוּ יֶחְמְרוּ מֵימָיו;    יִרְעֲשׁוּ הָרִים בְּגַאֲוָתוֹ סֶלָה. 4 dussent ses flots gronder et bouillonner, et les montagnes trembler quand il entre en fureur!
ה  נָהָר–פְּלָגָיו, יְשַׂמְּחוּ עִיר-אֱלֹהִים;    קְדֹשׁ, מִשְׁכְּנֵי עֶלְיוֹן. 5 Le fleuve…! Ses ondes réjouissent la ville de Dieu, demeure sainte du Très-Haut.
ו  אֱלֹהִים בְּקִרְבָּהּ, בַּל-תִּמּוֹט;    יַעְזְרֶהָ אֱלֹהִים, לִפְנוֹת בֹּקֶר. 6 Dieu réside au milieu d’elle: elle ne sera point ébranlée, Dieu venant à son secours dès le lever de l’aurore.
ז  הָמוּ גוֹיִם, מָטוּ מַמְלָכוֹת;    נָתַן בְּקוֹלוֹ, תָּמוּג אָרֶץ. 7 Les peuples s’agitent, les royaumes chancellent; il fait retentir sa voix: la terre se liquéfie!
ח  יְהוָה צְבָאוֹת עִמָּנוּ;    מִשְׂגָּב-לָנוּ אֱלֹהֵי יַעֲקֹב סֶלָה. 8 L’Eternel-Cebaot est avec nous, le Dieu de Jacob est une citadelle pour nous. Sélah!
ט  לְכוּ-חֲזוּ, מִפְעֲלוֹת יְהוָה–    אֲשֶׁר-שָׂם שַׁמּוֹת בָּאָרֶץ. 9 Venez, contemplez les œuvres de l’Eternel, qui a opéré des ruines sur la terre!
י  מַשְׁבִּית מִלְחָמוֹת,    עַד-קְצֵה הָאָרֶץ:
קֶשֶׁת יְשַׁבֵּר, וְקִצֵּץ חֲנִית;    עֲגָלוֹת, יִשְׂרֹף בָּאֵשׁ.
10 Il met fin aux guerres jusqu’aux confins du globe, il brise les arcs, met en pièces les lances, et livre au feu les chars [des combats].
יא  הַרְפּוּ וּדְעוּ, כִּי-אָנֹכִי אֱלֹהִים;    אָרוּם בַּגּוֹיִם, אָרוּם בָּאָרֶץ. 11 Tenez-vous cois et sachez que moi, je suis Dieu, grand parmi les peuples, grand sur la terre!
יב  יְהוָה צְבָאוֹת עִמָּנוּ;    מִשְׂגָּב-לָנוּ אֱלֹהֵי יַעֲקֹב סֶלָה. 12 L’Eternel-Cebaot est avec nous, le Dieu de Jacob est une citadelle pour nous. Sélah!

“A toi le bonheur !”

Le dirigeant qui recherche des chemins d’action dans l’Ecriture est souvent décontenancé par un monde rural dont elle parle, qui semble si éloigné de la réalité quotidienne de nos entreprises industrielles. Pourtant, celui qui le désire peut trouver de solides appuis dans l’Ecriture pour répondre à ses questions vitales. Prenons par exemple le psaume 128 tiré de ce Livre des « louanges » qui constitue à l’époque de Jésus comme aujourd’hui la prière juive et la prière des heures des chrétiens. Ce psaume éclaire singulièrement la question que chacun peut se poser « Comment allier vie professionnelle et vie de famille ? »…
>>>  lire l’article :  ” A toi le bonheur !” publié dans la revue Dirigeants Chrétiens, sept 2011.

Catégories:capitalisme, spiritualité

Le Pape et le Rabbin

Catégories:Judaïsme, Témoignage

Oradour-sur-Glane

Si vous passez prés de Limoges, allez visiter le village d’Oradour-sur-Glane. Vous verrez où a pu mener la folie en Europe. Le massacre (642 victimes) a été perpétré le 10 juin 1944 par des jeunes hommes, Waffen-SS  de la Panzerdivision Das Reich qui remontait sur la Normandie où avaient débarqué les américains. Des français (‘malgré-nous’ : enrolés de force) en faisaient partie. La vieille méthode ramenée du front de l’Est a été appliquée : rassembler la population civile sur une place, séparer les hommes des femmes et des enfants, puis tuer et incendier pour effacer les traces, enfin inventer un prétexte bidon. 
Le silence qui règne dans le village , l’atmosphère de fin du monde des batiments restés en l’etat, les voitures qui luttent contre la rouille, les rails du tramway de Limoges à une heure de là, l’église au coeur du village où trois-cent cinquante femmes et  enfants ont été tués, toujours debout , la cloche fondue par les flammes, donnent au lieu une  ambiance de mausolé sacré. “Dieu voit” dit la Bible (Gn 22, 14).
Pendant ce temps de jeunes américains donnaient leur vie sur les plages de Normandie pour mettre fin à ce reich qui devait durer 1000 ans. 
Puissions-nous ne pas oublier ces jours.
Quelques photos :

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Voir le récit sur Wikipedia

Le témoignage d’une des rares rescapées en novembre 1944 :

« Entassés dans le lieu saint, nous attendîmes, de plus en plus inquiets, la fin des préparatifs auxquels nous assistions. Vers 16 heures, des soldats âgés d’une vingtaine d’années placèrent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu’ils laissèrent traîner sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu fut communiqué à l’engin dans lequel une forte explosion se produisit et d’où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea. Les femmes et les enfants à demi asphyxiés et hurlant d’épouvante affluèrent vers les parties de l’église où l’air était encore respirable. C’est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible d’un groupe épouvanté. J’y pénétrai à la suite et, résignée, je m’assis sur une marche d’escalier. Ma fille vint m’y rejoindre. Les Allemands, s’étant aperçus que cette pièce était envahie, abattirent sauvagement ceux qui venaient y chercher refuge. Ma fille fut tuée près de moi d’un coup de feu tiré de l’extérieur. Je dus la vie à l’idée de fermer les yeux et de simuler la mort. Une fusillade éclata dans l’église. Puis de la paille, des fagots, des chaises furent jetés pêle-mêle sur les corps qui gisaient sur les dalles. Ayant échappé à la tuerie et n’ayant reçu aucune blessure, je profitai d’un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel. Il existe dans cette partie de l’église trois fenêtres. Je me dirigeai vers la plus grande qui est celle du milieu et, à l’aide d’un escabeau qui servait à allumer les cierges, je tentai de l’atteindre. Je ne sais alors comment j’ai fait, mais mes forces étaient décuplées. Je me suis hissée jusqu’à elle, comme j’ai pu. Le vitrail était brisé, je me suis précipitée par l’ouverture qui s’offrait à moi. J’ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu’au jardin du presbytère. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j’avais été suivie dans mon escalade par une femme qui, du haut de la fenêtre, me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands alertés par les cris de l’enfant nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin »

Catégories:spiritualité

Au coeur des mers

Un tableau d’Olivier Long (huille sur toile) : “Au coeur des mers” en référence à l’oeuvre d’Agnon.

 

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Catégories:Art

Judaïsme et christianisme à un tournant de leur relation

Catégories:Judaïsme

Tympan de la Création, abbaye de la Pierre-qui-Vire

14 juin 2011 1 commentaire
Le texte qui suit commente le “Tympan de la Création” du narthex de l’abbaye de la Pierre-qui-Vire (Yonne).
Œuvre de frère Marc (Didier Long). 1991. Biennale de Venise 1992- Architettura e spazia sacro nella modernita, architecte belge Jean Cosse pour les bâtiments (dont DL a réalisé l’étude matériaux et couleurs).
Matériaux : Granit, béton coloré, céramique émaillée à la cendre, fresque, cuivre. Largeur 4 mètre, poids du linteau 4 tonnes.

Le site
Le monastère est une petite citée perdue au coeur de la forêt du Morvan entre Avallon et Saulieu en Bourgogne. Tout l’urbanisme monastique à travers la prière des psaumes, le méditation de la Bible, les commentaires des anciens, le travail manuel et intellectuel… vise à écouter la parole de Dieu ici et maintenant et à faire UN avec le Dieu UN (c’est le sens de monos, moine). C’est étrange mais c’est ainsi. Toute la vie est donc ritualisée autour du cloître (cour carrée intérieure) qui distribue les fonctions : réfectoire, église,cellules, chapitre, bibliothèque, atelier (le monastère vit du seul travail des moines)… autour de ce coeur battant du monastère qui est entouré d’une cloture. La cloture est un espace de silence absolu où ne pénètrent que les moines. la cloche appelle 7 fois, jour et nuit, les moines à l’office divin (prière).

Les hôtes sont accueillis à l’hotellerie (photo de la porterie) où ils peuvent séjourner.

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