Livres : Un regard juif sur le Christianisme

Le regard juif sur le christianisme d’un ancien moine bénédictin devenu juif séfarade de la Halakha par racines et par conviction.Jérusalem-Didier-Marie-Pierre

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 Muratello, Corse du sud, 2016, le four à pain de mes ancêtres Valli

Tu sanctifieras le jour du reposTu sanctifieras le jour du repos,
Gérard Haddad et Didier Long
Salvator, 2012

Le shabbat est au coeur de la vie juive et il en est la spécificité. Commandement du Décalogue, cette célébration hebdomadaire affirme le dogme de la Création du monde et de la délivrance de l’esclavage, constituant ainsi une butée à la domination du maître et un appel à la liberté. C est ce que montre le psychanalyste Gérard Haddad. Ainsi, un peuple d esclaves affranchis a pu porter l’étendard de cette proclamation et créer la semaine de sept jours qui rythme toujours nos calendriers. Le shabbat contribue donc à la structuration symbolique du temps et de l’espace.
En contrepoint de cette Tradition juive immémoriale, l’historien du christianisme ancien Didier Long montre que Jésus était un juif gardien du shabbat. Tout comme ses disciples Pierre, Jacques, Paul. Cette mémoire et cette observance du shabbat se poursuivront jusqu au Ve siècle, chez les chrétiens, en Orient. Avant que la fête romaine du jour du Soleil, transformée en dimanche, ne conduise les chrétiens à oublier le shabbat. Ne devraient-ils pas, demande Didier Long, se souvenir à nouveau du shabbat ?

Gérard Haddad, psychanalyste, est né à Tunis. Après avoir été ingénieur agronome en Afrique, il a entrepris des études de médecine et de psychiatrie. Traducteur de Yeshayahou Leibowitz, il est l’auteur de nombreux livres, dont Le Jour où Lacan m’a adopté (2002), Manger le livre (1984), Le Péché originel de la psychanalyse (2007) et Lumière des astres éteints (2011).

 Ecoutez Gérard Haddad et Didier Long parler de leur livre (sur JFM)

L’invention du christianisme, et Jésus devint Dieu
Plon-presses de la renaisance, 2012

L’Invention du christianisme, suite de Jésus de Nazareth, juif de Galilée, retrace, à la lumière des dernières connaissances du judaïsme antique, la longue et fascinante histoire que fut la naissance du christianisme.

Jacques, Pierre ou Paul de Tarse n’étaient pas chrétiens, mais juifs. Leur projet n’était pas de remplacer la Loi juive (Torah) par une autre religion, mais de convertir les païens et de délivrer leur peuple du joug romain – qui conduira à la destruction du Temple en 70 puis à l’anéantissement de Jérusalem en 135. Il faudra près de quatre siècles pour que, de ce premier mouvement messianique juif aux multiples visages, naisse le christianisme.

Au cours du Ier siècle, Paul et les apôtres vont transmettre l’enseignement reçu de Jésus dans les synagogues de la diaspora de langue araméenne – Palestine, Syrie, Mésopotamie, Babylonie…–, et dans la diaspora juive hellénisée – Asie Mineure, Égypte, Rome…– au coeur de laquelle « s’inventera » le christianisme.
À partir du IIe siècle, le judéo-christianisme et le judaïsme rabbinique commenceront à se séparer. Une rupture qui sera consommée au IVe siècle avec la conversion de l’empereur Constantin et la tenue des grands conciles qui fixeront l’orthodoxie chrétienne : l’Empire abandonnera les cultes païens pour se tourner vers le Dieu UN d’Israël via le culte chrétien. Naîtront alors véritablement les deux religions que nous connaissons, toujours jumelles.

 EXTRAIT : Lire « L »invention du christianisme »-extrait complet (pdf)

Une recension de l’éxégète Pierre Gibert dans la revue « Etudes »:
« L’ouvrage de Didier Long, spécialiste en la matière, nous rend à la complexité de ces origines, insistant sur ces racines d’une dispora juive qui profita au christianisme naissant, lui assurant ses premiers développements. Un livre important qui mérite à la fois attention et discussion »
Une recension sur Livre-a-lire.net.
« Il ne reste aujourd’hui de cette longue histoire de l’invention du christianisme des cinq premiers siècles que la branche hellénisée, au départ minoritaire. Faute de considérer sérieusement le fait juif, les « histoires du christianisme  » modernes sont souvent des lectures anachroniques gréco-romaines. En réalité, jusqu’aux grands conciles du IVe siècle, il n’y a pas d’ »orthodoxie » chrétienne. Et les succès moraux incontestable de cette Révélation pour les païens jusqu’à nos jours ne doivent pas nous faire oublier la richesse de ses origines et de son cœur hébraïque »

Interview, Le Livre du jour, Philippe Vallet, sur France Info :


Jésus de Nazareth, juif de Galilée
 

Plon-presses de la renaisance, 2011

Depuis vingt siècles, Jésus, l’homme de Nazareth, reste un personnage trop souvent soumis à la fantaisie des interprétations les plus diverses. Pour comprendre qui il était, Didier Long invite à découvrir sa vie à la lumière du judaïsme du 1er siècle et des recherches historiques les plus récentes sur les écoles de sagesse de l’Antiquité. Les Evangiles doivent être lus pour ce qu’ils sont : des midrashim, ces recueils de commentaires oraux des paroles d’un maître juif, mis par écrit en temps de crise pour conserver son enseignement. On ne peut les comprendre qu’au coeur de la pratique qui les a vus naître et les a ensuite portés : à la lumière du livre des Psaumes et de la grande prière d’Israël. Sans cet arrière-fond de tradition vivante, Jésus nous reste inaccessible. Le lecteur le suit à la synagogue de son enfance à Nazareth ; au désert, où Jean-Baptiste pratique un curieux geste de baptême un jour de Kippour et où vivent les mystérieux Esséniens ; au coeur de cette  » Galilée des païens  » qui engendre exorcistes, révolutionnaires et messies. Il découvre l’enracinement de Jésus, sa proximité affective et sensible avec Dieu, son profond amour de la Torah. Peu à peu se dégage le portrait surprenant d’un maître spirituel pharisien appartenant à la mouvance populaire des hassidim, au coeur des conflits de mouvements religieux qui se disputent l’identité juive sous le joug romain.


Jésus l'homme qui amait les femmesJésus l’homme qui aimait les femmes 

Bourin éditeur 2014

Jésus le rabbi (« l’enseignant »), que nous décrivent les Evangiles, est suivi par ses disciples sur les routes poussiéreuses de Galilée. Fait inouï pour l’époque, et mal connu aujourd’hui, le petit groupe nomade est aussi composé de femmes seules.

A la lumière de nombreuses sources juives, évangéliques et historiques, Didier Long éclaire les relations féminines de Jésus sous un jour nouveau et livre ici des conclusions inattendues. L’idée de perfection du corps de la femme, celle de sa liberté individuelle, de la monogamie, de la vision égalitaire du couple humain, et de la spiritualité de l’amour à laquelle nous croyons sont directement issues de la vision juive multimillénaire qu’a enseignée l’homme Jésus.

Cet idéal juif révolutionnaire, via le christianisme, a subverti de l’intérieur un monde gréco-romain brutal où la domination des sexes exprimait la puissance du mâle et de l’Empire. Surtout, il a profondément influencé nos manières d’aimer. décapant et radical.

>>> Lire la Préface

 

Jésus le rabbin qui aimait les femmes 
Bourin éditeur 2008

Sur les pas de Jésus, Didier Long nous entraîne dans une enquête aux sources spirituelles de notre mémoire : la révélation juive et l’importance de la femme dans le message de Jésus.

Deux non-dits, deux origines refoulées qui fondent nos valeurs : la monogamie, l’égalité de l’homme et de la femme, l’égalité sociale, les droits de l’homme…

Dans le monde juif et gréco-romain du premier siècle, la vie est surtout une affaire d’hommes. En Palestine en particulier, la femme, régulièrement considérée comme impure, est source de péchés. Pourtant, au grand scandale de ses contemporains, Jésus est suivi sur les routes poussiéreuses de Galilée par un petit groupe hétéroclite composé d’hommes et de femmes. Il vit avec elles, leur enseigne la Torah et en fait ses disciples. Les femmes, dont Marie-Madeleine, qui est la plus proche de lui, l’accompagneront jusqu’à la croix, puis au tombeau, alors que les hommes le trahissent et s’enfuient.

Qui était vraiment Jésus, et ces femmes, qui sont-elles ? Quelle est la nature des relations entre elles et ce « rabbi » de Nazareth ? Didier Long a enquêté sur ce mystère et montre que, sans ces femmes, le message de Jésus aurait tout simplement disparu, enfoui sous la poussière de l’histoire. Sans elles, nous aurions perdu notre mémoire.

Lire le premier chapitre

 

  1. Guy Gaudefroy
    7 octobre 2009 à 12:22

    Merci Didier de nous avoir fait partager votre connaissance et votre conviction dans « Jésus, le rabbin qui aimait les femmes ». Ce livre passionnant, plein de modernité, met à jour et remet même parfois en question à merveille et pour le plus grand bien spirituel, tout ce que nous laissions mûrir en nous de notre foi enfantine. Ces pages sont lumineuses d’intelligence et de compréhension biblique pour des Textes connus et que nous ressentons tous comme tapis mystérieusement au plus profond de notre être, mais que nous avons beaucoup trop oubliés. Ils sont pourtant comme vous le dîtes si bien, fondateurs de notre existence réelle auprès de Dieu, et donc des autres. Dans le chapitre que vous ne nous obligez pas à lire, vous nous faîtes vivre concrètement cette intimité entre vous et cette « Expérience » biblique, et cela nous donne envie de connaître nous aussi par la relecture de la Bible, cette « divine caresse ». Merci Didier.

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  2. Didier Long
    11 juillet 2010 à 21:53

    Comme vous le savez Chesterton ne condamnait pas le capitalisme, il écrit « “Trop de capitalisme” ne signifie pas trop de capitalistes, mais pas assez », et Chesterton oppose au capitalisme « la religion de la petite propriété » et le distributisme : il s’agit de rendre les familles et les hommes vraiment libres en leur donnant à tous la propriété privée des moyens de production. Lisez ce livre et vous verrez que je ne me situe pas dans une apologie béate du capitalisme. Cordialement. DL

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  3. Blaise Join-Lambert
    11 juillet 2010 à 22:40

    Evidemment, par capitalisme je désignais le système économique libéral, qui s’est imposé au XIXe siècle. Si vous entendez le capitalisme au sens de Chesterton, comme étant « la religion de la petite propriété », alors évidemment il n’y a plus de problème. Simplement, dans ce cas le capitalisme cesse d’être une invention spécifiquement européenne : On trouve divers témoignages depuis l’Antiquité, dans et hors d’Europe, d’activités marchandes particulièrement structurées, mais qui n’ont pas abouti à ce qu’on appelle communément la société capitaliste ou libérale.

    C’est vrai, je n’ai pas lu votre livre. Par contre je vous ai écouté sur Canal Académie, où vous exprimiez vos convictions libérales, et votre désir de réconcilier celles-ci avec la foi chrétienne. De plus j’ai lu sur votre site la présentation qui est faite de votre livre, ainsi que son premier chapitre. Vous y parlez bel et bien de « civilisation capitaliste », donc de civilisation libérale. Aussi je trouvais contestable que vous citiez Chesterton, écrivain antilibéral s’il en est mais favorable à une redistribution plus large de la propriété.

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  4. 18 février 2012 à 10:09

    Salutations à vous, Didier Long ! J’ai récemment acheté vos 2 ouvrages sur le Rabbin Jésus ; j’attends la sortie de votre prochain livre, consacré à la naissance du christianisme… et je savourerai l’essence de votre travail lors de mes toutes prochaines vacances ! En ce qui me concerne, j’ai commencé mon éducation spirituelle au pied de Notre-Dame d’Amiens à l’âge de 12 ans… Très jeune, je m’étais aperçu que sa formidable façade occidentale (+ 3000 sculptures, aucune scène de crucifixion) professait un autre christianisme : le judéo-christianisme ! Depuis, je « milite » – à ma façon – pour que l’on revienne à la Source et suis ravi de trouver une voix comme la vôtre ! Que la Lumière soit ! Shalom.

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  5. Ronald
    20 décembre 2013 à 14:03

    Bonjour Didier Long,

    Je suis à la recherche de votre livre « Pourquoi nous sommes chrétiens », j’ai appelé l’éditeur mais l’on m’a dit que ce livre n’étais plus éditer, sauriez-vous où je pourrais le trouver ? Merci d’avance.

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  6. shmuel
    19 janvier 2014 à 08:57

    shalom האם ניתן לרכוש את הספר שלך בישראל ..תודה רבה.
    שמואל

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  7. 30 mars 2014 à 08:37

    Bonjour,
    Je viens de vous découvrir ce dimanche matin sur antenne 2 en regardant l’émission religieuse. Quel bonheur et quelle surprise de voir quelqu’un qui répond a ma recherche du christianisme des premiers temps … Il y a belle lurette que je porte une étoile de David avec ma croix de baptême, et que mon intuition me pousse vers le judaïsme.
    Nul doute que la haut on m’a donne un coup de pouce pour avancer en vous mettant sur mon chemin ce matin . Merci aussi a internet! Je vais donc dévorer vos ouvrages.
    Pas question de conversion pour moi, je pense que je dois rester la ou Dieu ma fait naître.
    Peu importe l’origine du passeport, l’important c’est la destination.
    J’espère que vos ouvrages ne sont pas trop compliques, car je suis infirmière, et je n’ai pas suivi d’études supérieures.
    Un grand merci pour éclairer le chemin.
    Marie Hélène .

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    • Arnaud M:.
      30 mars 2014 à 10:25

      Bonjour Marie-Hélène ! Bonnes lectures : le travail de Didier Long est remarquable et, rassurez-vous, très accessible. Bien à vous.

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  8. Eliane Gerep Fragnon
    8 avril 2014 à 22:06

    Bonsoir Didier,

    croyez vous que Jesus est Dieu?

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    • 11 avril 2014 à 08:36

      Adonaï ehad’…

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      • Eliane Gerep
        11 avril 2014 à 09:07

        nous sommes tous UN mais JESUS pour vous, est il l’incarnation de Dieu? Merci de m’éclaircir.
        Bien cordialement

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      • 11 avril 2014 à 10:05

        Seul l’Éternel est UN. Je ne crois pas à la divinité de Jésus mais ma question est celle-ci : que mettez vous sous le mot « dieu » ?

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  9. 11 avril 2014 à 10:29

    Il y a mardi une émission télé, et j’ai aperçu Didier Long dans la bande annonce. Jésus y est décrit comme un grand guérisseur , ce sera sûrement passionnant. Est il possible de penser que nous sommes tous les enfants de dieu, et Jésus un peu plus que tous les autres? Pour moi l’essentiel c’est le message qu’il a laisse, le vrai , débarrassé de tout ce qu’on a rajouté au cours des siècle, et c’est l’objet de ma recherche et de mes réflexion… Cordialement , Marie Hélène.

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    • Eliane Gerep
      23 avril 2014 à 09:36

      en fait il vaut mieux poser la question: que mettez vous sous le mot yeshoua, messie, jesus?
      merci DL

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      • 23 avril 2014 à 13:23

        Votre question demande quelque explication et ma réponse serait trop longue. Lisez mes 3 livres : « Jésus le Rabbin qui aimait les femmes, Jésus de Nazareth juif de Galilée, l’Invention du christianisme »… et on en parle.

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      • Arnaud M.
        23 avril 2014 à 17:45

        Bonsoir Éliane !

        Pour ma part, je dirai que Yeshoua était la Shekinah, le « Souffle de Dieu », comme il est surnommé dans le Coran.

        N’oublions pas que si l’Intéressé a réellement existé, aux dires des évangiles, il aurait passé son enfance en Egypte ; curieusement Yeshoua donne Ya-Shou en ancien Egypte, ce qui peut signifier… souffle de Dieu ! Hasard ? Non : les évangiles ou l’enseignement de Jésus trouvent leur source (la fameuse source Q) dans la « cabale » égyptienne (qui influença fortement le proto-judaïsme ; lire pour comprendre cela les ouvrages de Roger Sabbah). Circoncision, baptême, eucharistie (oui !) étaient des rituels pratiqués au temps des pharaon (lire l’ouvrage sérieux de feue l’égyptologue Christiane Desroche-Noblecourt Le Fabuleux Héritage de l’Egypte).

        Surprenant ? Non ! Les égyptologues sérieux savent que l’ancienne Egypte (nom donné par les envahisseurs grecs) était la terre d’Is-Râ (=Osiris, autre nom grec !) et, dans le secret des temples, elle était monothéiste ; pour elle, les Neters (faussement traduit par les dieux) étaient l’équivalent d’Elohim (dénomination plurielle pour décrire l’Un).

        Bien cordialement,
        Arnaud M.

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  10. Eliane Gerep
    23 avril 2014 à 13:47

    Bien, déjà commandés.; mais comment vous avez posez une question qui demande une réponse très longue, voire un livre, j’ai osé. Je pense trouver votre réponse donc dans vos livres.
    Merci

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    • 23 avril 2014 à 17:37

      Oui car les mots sont truqués quand on parle du premier siècle. Exemples :
      – Le mot machiah, le « messie ». Relu a la lumière chrétienne du XXe siècle il signifie Dieu. Au 1er siècle il n’en est rien. Le messie est l’oint, le Roi (ou le grand-prêtre), la fonction est donc d’abord politique, rien de divin à cela.
      – Le « Fils de l’homme » est une expression banale en hébreu « bar adam » un être humaine; mais elle a un contenu angélique dans la notion de « Fils de l’homme » au sens de Daniel VII ou de l’Apocalyptique juive non-chrétienne. Le terme « Fils de l’homme » est donc plus fort que « messie »,
      – Le « Royaume de Dieu » n’a rien de nouveau, il s’agit du « joug du Royaume » bien connu du judaïsme rien donc là d’un projet politique de type zélote (ceux-ci n’apparaissent qu’en 65 comme mouvement constitué) comme le fait croire un livre actuellement en ressassant des vieilles lunes… etc… etc…
      Il faut donc relire les évangiles comme des écrit juifs écrits par des juifs et adressés à des juifs, en dehors de ça on est dans la science fiction.

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      • 28 avril 2014 à 10:23

        Ok, des écrits juifs, par des juifs, pour des juifs….. Donc je ne peux pas les lire car je n’ai pas les connaissances pour débusquer les mots truques. Il me reste quoi, moi qui ne suis pas issue du peuple élu? Rester une gentille française en observant le petit nombre de commandements de base de Noé… Me convertir a la religion juive pour avoir le droit d’être initiée complètement ? Le peu de traduction qu’on peut lire du Talmud n’est pas tendre pour les peuples non juifs.
        Jésus m’avait ouvert les portes de la maison d’un dieu plein d’amour et de bienveillance, son père, qui accueillait tout le monde, et avait affranchi ceux qui avaient la foi de tout un tas de règles et d’observances inutiles! Aimez vous les uns les autres…
        Je fais quoi de mon baptême, de ma communion, de ma crèche de Noël, de mon rameau béni de Pâques ?
        Je n’ai pas la culture de tous les posteurs de ce blog, qui vont sûrement sourire de tant de naïveté.
        Mais alors qu’est ce qui est vrai?

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  11. 23 avril 2014 à 15:15

    Merci, très touchée de vous lire. Vous savez, j’ai été élevée au sein d’une famille catholique pratiquante, avec un Gand oncle prêtre, une grand´tante religieuse aux service des pauvres en Afrique, une maman qui « faisait le catéchisme »….. Il y a peu de temps que je m’autorise a me poser des questions ( sourires…)
    Moi je suis devenue infirmière ….et je travaille en soins palliatifs de cancérologie.
    Je vais lire vos livres avec intérêt, et encore un cordial merci pour mettre tant d’énergie a partager vos lumières.
    Marie.

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    • Le Chien
      1 mai 2014 à 10:58

      Bonjour Madame LEVEQUE,
      une lecture des livres œcuméniques d’André Chouraqui vous ferait le plus grand bien : les pratiques dogmatiques séparent les hommes ; personne n’est détenteur de la Vérité (à part Dieu). Vivons notre vie de manière Juste, tout simplement, en respectant la Morale Universelle : « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse et ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse »… Le reste n’est que tromperie.
      Bien cordialement.
      Le Chien.

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  12. Eliane Gerep
    1 mai 2014 à 20:53

    Je pense sans entrer dans de grandes lignes, qu’il faut tout d’abord se « DECHRISTIANISER ». Jesus a dit que les vrais adorateurs adoreront Dieu en esprit et en vérité. Ce n’est ni ici ni là-bas, et ce n’est surtout pas les « authorités » crées par l’Eglise qui vont nous sauver. C’est entre vous et Dieu. Le reste vient du malin. Dans Deut.6:5 vous lirez:  » tu aimeras ton Dieu de tout ton coeur, de toute ta force, de toute ton ame ».
    Lisez la Bible même si sa traduction n’est pas parfaite.

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  13. 2 mai 2014 à 23:11

    Ma bible est la version de David Martin, de 1744 qui reste fidèle au texte reçu .
    Je crois avoir saisi dans les grandes lignes le type d’échanges qu’on peut trouver ici.
    Entre l’oecumenisme et la déchristianisation… Me voilà en route pour la grande religion universelle, avec au sommet le dieu des nations.
    Tout cela me rappelle un peu trop la fausse universalité du relativisme maçonnique.
    Déjà que je ne suis pas fan de Vatican II, je ne risque pas de plonger.
    Le message de Jésus, le vrai message, est dans les évangiles.

    Bonne continuation a tous.

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    • 3 mai 2014 à 20:21

      Mais oui, vous y voilà… LE COMPLOT JUDEO-MACONNIQUE !
      FIN DE LA DISCUSSION

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  14. Fert mickael
    9 août 2015 à 09:23

    Bonjour Monsieur Long

    Pour moi, je ne saurais dire ce qu’est Jésus; au demeurant, est ce bien ce qu’il attendait de nous autres (chrétiens) que de se focaliser presque uniquement sur sa nature ou son essence et d’oublier la plupart du temps son enseignement.
    Pour ma part j’essaie de vivre comme ces premières communautés que l’on dénommes « Judéo-chrétiennes » respectant le sabbat ainsi que les lois de pureté lévitique et les loi alimentaires définies par la Thora. Cette même Thora que Jésus, loin de l’avoir déclarée  » caduque » n’en déplaise à Paul,en a bien au contraire exprimé -si je puis dire- l’essence et la profondeur. Ce n’est qu’à la lumière de la Thora et de ses commentaires que l’on peut vraiment appréhender toute la quintessence de l’enseignement de Jésus, et ceci chaque homme se disant « chrétien » devrait , selon mon avis, faire « teshouva » vers le judaïsme, non pas pour devenir juif, mais bien plus pour apprendre à être chrétien, à l’instar des compagnons de Jésus de la première heure, seul digne selon moi de porter ce titre.

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