Les Tsadikim Nistarim, les « Justes cachés », sont ces 36 justes dont l’existence sur terre à chaque génération garantit la survie du monde raconte le Talmud. ( TB Sanhédrin 97b; Sukkah 45b)
Nicholas Winton, jeune courtier en Bourse, avait 29 ans en ce mois de Décembre 1938 et il s’apprêtait à partir de Londres pour passer de bonnes vacances de Ski en Suisse . Mais il y renonça pour aller rejoindre un ami à Prague. Celui-ci était engagé dans le sauvetage de Juifs . La visite d’un camps de réfugiés achèva de convaincre Nicholas Winton de la menace nazie. Il ouvre alors un bureau de sauvetage : une simple table à manger dans un hôtel de la Place Venceslas.
Nicholas Winton organise ainsi le départ de 8 trains à destination de Prague et Londres. Le neuvième restera en gare de Prague à cause de l’entrée en guerre de la Grande Bretagne, les 250 enfants disparaîtront.Pour chacun des 668 enfants sauvés, le Britannique s’était chargé, à travers la fondation qu’il avait créée, de trouver une famille d’accueil.
Pendant cinquante ans, les enfants ne surent pas à qui ils devaient leur sauvetage, Nicholas Winton n’en parla simplement pas. Jusqu’à un beau jour de 1988 où sa femme Greta découvrit une serviette de cuir dans un grenier contenant des listes d’enfants et des lettres de leurs parents. 669 enfants qu’il avait sauvés. Les descendants de ces enfants sont plus de 5 000 aux UK, au Canada, et en Israël.
Jusqu’à ce que, ‘piégé’ par une émission de la BBC il retrouve ces personnes qu’il a sauvé 50 ans auparavant. Bien sûr, il ne les reconnaît pas au début…
Un docu-film a été réalisé sur lui :
En 2009 un train Prague-Londres avec les rescapés a été organisé en hommage au « Schindler britannique » agé alors de 100 ans. « Je suis assez émue et aussi un peu triste, car c’est ici que j’avais vu pour la dernière fois ma maman », a confié au moment du départ l’une des passagères , Hana Franklova, qui a vécu pendant la guerre à Stoke-on-Trent, dans le centre de l’Angleterre.
NB : Sir Nicholas Winton a été élevé au rang de Membre de l’Ordre de l’Empire britannique au début des années 1980 pour sa contribution à la création deAbbeyfields, un concept de résidence pour personnes âgées. Il a reçu en 1998 l’ordre Tomas Garrigue Masaryk des mains de Vaclav Havel. Et en 2010, le titre de « Héros britannique de l’ Holocauste », décerné par le gouvernement britannique. Il a eu 105 ans le 19 mai.
