Brûler le ‘hamets qui est en nous

 » Que tout ‘Hamets, qui se trouve en ma possession, que j’ai vu ou que je n’ai pas vu, que j’ai aperçu ou n’ai pas aperçu, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, dont je n’ai pas connaissance, soit considéré comme inexistant et sans valeur, comme la poussière de la terre. »

JEWISH TROUVETOU : fabriquer un Keli

Trucs et Astuces en temps de Coronavirus

Vous êtes coincé car vous n’avez pas de kéli pour faire Netilat Yadayim ?

Comment en fabriquer un avec un cintre, une bouteille de Shampoing et un élastique ?

Sobre, design, fonctionnel, efficace, less is more… Mies van der Rohe quoi…

RADIO JUDAIK PARK : COVID, Nouvelles du Front

CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS
Les Français parlent aux Français. « Les carottes sont cuites », je répète « les carottes sont cuites ».

Message personnel : « Le dress code du bal costumé est combinaison EBOLA » je répète «  Le dress code du bal costumé est combinaison EBOLA  »

Depuis 1940, des centaines de microbes pathogènes sont apparus ou réapparus qui n’avaient jamais été observés auparavant. VIH, Ebola en Afrique de l’Ouest, Zika sur le continent américain. La majorité d’entre eux (60 %) sont d’origine animale.

La plus grande partie de leurs microbes vivent avec eux depuis des siècles il s’y sont habitué. Le problème vient de la déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation effrénées, qui ont permis à des microbes d’arriver aux implantation humaines et jusqu’au corps humain.

Ça ne ressemble en rien à une grippe, symptômes très violents. 4 cas du front :

N.

N. est malade depuis jeudi dernier. Courbatures comme si on l’avait frappé. La fièvre est à 39 depuis, bon signe. Aucun problème cardiaque ou respiratoire

Y.

Dans un même appartement :

« Son frère 36 ans en à J+9 : Mieux ce jour après détresse respiratoire hier assez sévère.

Sa Maman 75 ans, à J+8 : aggravation ce matin assez sévère avec apparition de multiples nouveaux symptômes mais état stabilisé depuis 2/3 heures.

Up and Down violent inherent au COVID. 

Y 40 ans, elle parle avec une voix complètement brisée qui l’a surprise au détour d’une phrase

Y est malade depuis mercredi dernier 17h, aucun signe de fièvre, problème respiratoire

Hier… journée de merde… Gigantesque défaillance respiratoire.

Visite médecin des Urgences médicales de Paris (nb : 30, les meilleurs) arrive habillé avec des gants une combinaison et des protèges chaussures. A l’entrée il se recouvre d’une autre combinaison qu’il jettera à la sortie ; on n’est pas dans la série Techernobyl sur Netflix.

Le médecin fait ouvrir les fenêtre et évacuer l’air de la pièce.

Il ausculte Y avec des gants et précautions.

Poumons en surinfections en plus du COVID donc Pénicilline.

Electrocardiogramme qui détecte 2 anomalies… Bilan sanguin phase 1 : Infarctus du Myocarde semble écarté. Le reste semble normal.

Bilan sanguin sera connu demain.

Hospitalisée ? Non… pas encore assez grave.

Le cœur tient.

Plus de place à l’hopital, le médecins ne se déplacent plus. Les vieux urgentistes pleurent en réa’

Si le résultat de demain est ok pour le coeur on pourra donc dire que le souci à l’électrocardiogramme est une conséquence du COVID et de l’infection pulmonaire et non un problème cardiaque (elle n’en a jamais eu). Y est diagnostiqué COVID mais les seuls diagnostiqués sont les gens dans les hôpitaux. Donc les chiffres sont faux. Les gens crèveront à la maison.

Les labo d’analyses sont quasiment tous fermés à Paris.

Les labo qui se déplacent habituellement ne le font plus.
Pour Infos et si nécessaire un labo ouvert au 17 Avenue d’Eylau dans le 16ème, métro Tocadéro.

Le danger même si état stable survient entre J+8 et J+12

On considère qu’il faut être en J+10/J+12 pour être sorti d’affaire

Prions

CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS

Psaume 30 : « Avec le soir viennent les larmes mais au matin l’allégresse »

Cigognes à Marrakech, la ville de mon maître le Rav Haïm Harboun :
« Le fidèle se dit Hassid en hébreu, comme hassida la cigogne car le cigogne revient toujours, fidèlement, techouv (reviens) mon fils »

Hier après Chabbat un ami rabbin m’a dit que les portes des cieux étaient fermées depuis que notre Temple a été détruit. Seules les larmes brisent désormais ces portes de fer du Ciel.

Je dédie donc cette traduction du Tehilim 30 à celles et ceux d’entre vous qui ont beaucoup pleuré.

Les mots des psaumes d’Israël, ce résumé de la Torah en cinq livres, disent toujours la vérité.

Tout le Psaume 30 joue sur une opposition :

– de la descente : à la tombe, dans la poussière, du sang qui coule vers le sol…

– et de la montée, du relèvement, de l’exaltation : qui est en fait la résurrection des morts.

D. relève littéralement celui qui tombe.

Le hassid (fidèle) en deuil s’habille de la ceinture (Sac/ cilice) de deuil et D. la remplace par une ceinture de joie.

Car « Sa colère ne dure qu’un instant » Et le Talmud demande :

Et si l’on demande : Le Saint béni soit-il se laisserait-il aller à sa colère ? C’est bien le cas car une baraïta rapporte « Dieu fulmine chaque jour » (Ps 7,12). Quelle est la durée de la colère divines ? – Un instant [CF Ps 30, 6 : « Car sa colère ne dure qu’un instant, mais sa bienveillance est pour la vie; le soir dominent les pleurs, le matin, c’est l’allégresse »]. Et plus précisément ? Un cinquante-huit millième et huit cent quatre-vingt-huitième d’heure. (TB Berakhot 7a)

J’explique mes choix et commentaires en seconde partie :

א  מִזְמוֹר:  שִׁיר-חֲנֻכַּת הַבַּיִת לְדָוִד. 1 Psaume. Chant de la dédicace du temple; de David.
ב  אֲרוֹמִמְךָ יְהוָה, כִּי דִלִּיתָנִי;    וְלֹא-שִׂמַּחְתָּ אֹיְבַי לִי. 2 « Je t’exalterai Éternel : car tu m’as relevé, tu n’as pas donné la joie à mes ennemis.
ג  יְהוָה אֱלֹהָי–    שִׁוַּעְתִּי אֵלֶיךָ, וַתִּרְפָּאֵנִי. 3 Eternel, mon D.ieu, je t’ai invoqué, et tu m’as guéri
ד  יְהוָה–הֶעֱלִיתָ מִן-שְׁאוֹל נַפְשִׁי;    חִיִּיתַנִי, מיורדי- (מִיָּרְדִי-) בוֹר. 4  Éternel , tu as fait remonter mon âme du Cheol, tu m’as permis de vivre, de ne pas descendre au tombeau.
ה  זַמְּרוּ לַיהוָה חֲסִידָיו;    וְהוֹדוּ, לְזֵכֶר קָדְשׁוֹ. 5 Chantez l’ Éternel, vous qui lui êtes fidèles, souvenez-vous de sa Sainteté
ו  כִּי רֶגַע, בְּאַפּוֹ–    חַיִּים בִּרְצוֹנוֹ:
בָּעֶרֶב, יָלִין בֶּכִי;    וְלַבֹּקֶר רִנָּה.
6 Sa colère ne dure qu’un instant, la vie Sa volonté; avec le soir viennent les larmes mais au matin l’allégresse.
ז  וַאֲנִי, אָמַרְתִּי בְשַׁלְוִי–    בַּל-אֶמּוֹט לְעוֹלָם. 7 J’avais dit dans ma paix: « Jamais je ne chancellerai »
ח  יְהוָה–    בִּרְצוֹנְךָ, הֶעֱמַדְתָּה לְהַרְרִי-עֹז:
הִסְתַּרְתָּ פָנֶיךָ;    הָיִיתִי נִבְהָל.
8 Dans ta volonté, Éternel , tu m’avais fortifié sur ma puissante montagne ; pourtant, tu m’as caché ta face et je fus épouvanté
ט  אֵלֶיךָ יְהוָה אֶקְרָא;    וְאֶל-אֲדֹנָי, אֶתְחַנָּן. 9 C’est vers Toi que je crie, c’est vers Mon-seigneur que je supplie
י  מַה-בֶּצַע בְּדָמִי,    בְּרִדְתִּי אֶל-שָׁחַת:
הֲיוֹדְךָ עָפָר;    הֲיַגִּיד אֲמִתֶּךָ.
10 « Que gagnes-tu à ce que mon sang coule ? A ce que je descende au tombeau ? La poussière a-t-elle pour toi des louanges ? Raconte-t-elle ta fidélité ?
יא  שְׁמַע-יְהוָה וְחָנֵּנִי;    יְהוָה, הֱיֵה-עֹזֵר לִי. 11 « Écoute, Éternel , pitié pour moi ! Éternel , viens à mon aide ! »
יב  הָפַכְתָּ מִסְפְּדִי, לְמָחוֹל לִי:    פִּתַּחְתָּ שַׂקִּי; וַתְּאַזְּרֵנִי שִׂמְחָה. 12 Tu as changé mes lamentations en allégresse  Tu as délié mon sac et tu m’as ceint de joie
יג  לְמַעַן, יְזַמֶּרְךָ כָבוֹד–    וְלֹא יִדֹּם:
יְהוָה אֱלֹהַי,    לְעוֹלָם אוֹדֶךָּ.
13 Ainsi mon âme chantera Ta gloire. Je ne serai pas muet.
Éternel , mon D.ieu ! je Te louerai toujours. »

Choix de traduction

Chant de la dédicace de la maison ( bayit : le temple); de David.

Je t’exalterai (aroumiméra : comme arôme) Éternel : car tu m’as relevé (au sens de « relever » d’entre les morts, résurrection), tu n’as pas donné la joie (sim’ha) à mes ennemis.

Éternel , mon Dieu, je t’ai invoqué, et tu m’as guéri (refaeyini, « refoua » la santé, comme refoua chelema, la pleine santé)

Éternel , tu as fait remonter mon âme du Cheol [séjour des morts, vallée prés de yéroushalaim], tu m’as permis de vivre, de ne pas descendre au tombeau.

Chantez (zamerou) l’ Éternel , vous ses fidèles (hassid, hassidim au pluriel, « les pieux » comme hassida la cigogne car elle revient chaque année sur les rempart de marrakech), souvenez-vous de sa sainteté (lezerekh comme zakhor, le souvenir/ itzkor– prière des disparu de la shoah, quasho, comme quadosh);

Sa colère ne dure qu’un instant, la vie sa volonté (ratsono) ; avec le soir (erev), viennent les larmes, mais au matin l’allégresse.

J’avais dit en ma paix (chalom, la pais la complétude): « Jamais je ne chancellerai. » (Bal emot leolam, litt. : « sans soutien pour toujours »)

Dans ta volonté (retsonera, de ratson, volonté), Eternel, tu m’avais fortifié sur ma puissante montagne ; pourtant, tu m’as caché ta face et je fus épouvanté (nival, paniqué).

C’est vers Toi que je crie, c’est à Mon-seigneur que je supplie (et’hana, comme Oshia ha na ! Hosana, Hoshianot au pluriel, supplications de la fête de Souccot)

 « Que gagnes-tu à ce que mon sang coule ? A ce que je descende au tombeau?

La poussière a-t-elle pour toi des louanges ? (Ayodékha Afar

Raconte-t-elle ta fidélité?

 « Écoute (Chema ! comme la prière), Éternel , pitié pour moi (venanéni) ! Eternel, viens à mon aide ! »

Tu as changé mes lamentations en allégresse  (lamakhol li),  Tu as délie/ ouvert mon sac  [La toile grossière, portée sous la forme d’une ceinture autour des reins  est mentionnée dans la Torah comme symbole de deuil et de pénitence, cela a donnée le Cilice, une ceinture rugueuse ; Cf (Gn 37, 34 : « Et Jacob déchira ses vêtements et il mit un cilice (chak) sur ses reins et il porta longtemps le deuil de son fils », 2 Samuel 3, 31, Esther 4,1)] et tu m’as fait une ceint de joie (jeu de mot avec le cilice-ceinture remplacé par la joie –simha)

Ainsi mon âme chantera ta gloire (Kavod). Je ne serai pas muet (velo yidom) Éternel , mon D.ieu! je te louerai toujours.

Remember Jean-Louis Rambaud

Il y a dix ans, le 1er janvier 2010, mon ami Jean-Louis Rambaud (Apax Partners) disparaissait dans une avalanche aux Arcs (Combe des Lanchettes) avec ses deux compagnons.

Ces quelques vers de Leonard Cohen (Avalanche) en souvenir. Toute notre affection à Isabelle et à ses enfants. La vrai mort c’est l’oubli. Que sa mémoire soit une bénédiction (ZAL) :

Well I stepped into an avalanche,

It covered up my soul;

When I am not this hunchback that you see,

I sleep beneath the golden hill.

You who wish to conquer pain,

You must learn, learn to serve me well.

Avalanche, Leonard Cohen

En mémoire de Jean Andréani : la machine de mort industrielle nazie au KL de Dora.

Jean Andréani

Les Corses n’ont pas à rougir de ce qu’ils ont fait pendant la seconde guerre mondiale.

Je tombe ce jour ces documents sur le neveu de ma grand-mère maternelle : Jean Andreani. Fils d’Angèle sa cousine germaine d’Aix en Provence, né à Bougie (Algérie).

Etudiant en droit en 1940. Il habitait le 2 cours Gambetta à Aix-en-Provence et était étudiant en droit et… serrurier.
Pris le 3 mai 43 pour sabotage anti-allemand, il n’a pas de casier judiciaire, aucune organisation politique. Il passe par Compiègne (un des principaux camps de transit)
et est livré à Buchenwald le 27 juin 43 où on le tatoue du numéro : 14 366.

Dora, une usine de mort fabriquant des armes de mort

Dora est une annexe de Buchenwald , où les nazis fabriquaient les fusées V2 à partir d’août 43. Les milliers de déportés du camp étaient loués par la SS aux entreprises allemandes chargées de réaliser les fusées. Sous les hurlements des kapos, ils vivent dans un enfer souterrain, creusant le sol dans une étouffante poussière minérale. Il y a tous les jours des morts, victimes des mauvais traitements, de la faim, du typhus, du froid ou, simplement, tués pour l’exemple.

L’un de ses compagnons d’infortune dit de Dora :  » Il fallait pouvoir se relever. Une gifle vous envoyait par terre et puis, c’était les coups; et, si on ne pouvait pas se relever, les claques redoublaient; on était battus à mort.  »

Là, pas de four crématoire. A Dora, on mourait d’épuisement au travail. D’avril à Août 1944, Himmler, farouche partisan de l’élimination par le travail forcé l’avait emporté sur les industriels allemands partisans d’un régime plus léger (il fallait produire le missile qui devait pulvériser Londres).

Jean Andréani y est soigné de la cinquième molaire le 2 février 44.

Las, il meurt de tuberculose pulmonaire (typhus?) le 22 juin 1944 à 4h 30. En juin 44 les bâtiments de construction de Dora sont installés hors du tunnel-usine. Jean Andreani est Commando extérieur à Dora. Il meurt probablement dans la construction de l’usine des V2. Sa mort est constatée le 27 juin 1944 .

Le 9 sept 1944 on propose de renvoyer ses affaires contre facture. Pas de date, pas de signature du responsable des envois.

L' »oubli » de Dora

Pourquoi le KL de Dora a-t-il été ‘oublié’ ? Parce que les américains ont exfiltré (opération paperclip) en découvrant les milliers de cadavres de Dora en avril 1945 ont interpellé plusieurs savants et techniciens dans un petit hôtel du Tyrol.

Parmi eux, Werner von Braun, éminent ingénieur et père du V-2, le maître d’oeuvre invisible d’une usine bien particulière.

Loin d’être inquiété et jugé comme criminel de guerre, ce  » négrier distingué « , selon le mot d’un historien, est discrètement emmené aux Etats-Unis avec l’une de ses fusées. S’ensuit une brillante carrière dans la recherche spatiale, de la mise au point du premier missile balistique américain au lancement du satellite Explorer et à l’entrée à la NASA en 1960. Von Braun mourra en scientifique célèbre et couvert d’honneurs.

D’autres savants de son équipe participeront, côté soviétique, aux travaux qui mèneront au Spoutnik.

L’Amicale des déportés se bat pour raviver les mémoires.

Nous ne devons pas oublier ce qui s’est passé.

Que vive ta mémoire de Jean Andreani (zal). Soldat (presque) inconnu du peuple Corse.

Pourquoi les vrais Justes (tsadikim) ne sont pas des célébrités ?

Au bal des célébrités « Faisons-nous un nom ! »

Notre époque est avide de produire des célébrités et les gens se mesurent comme les marques de lessive à leur taux de popularité. Peu importe que l’œuvre n’existe pas (les « socialite » comme Paris Hilton) ou que ces gens n’aient absolument rien fait pour aider leur prochain (la téléréalité et ses flatulences a remplacé le Téléthon qui au moins soignait des gens), pour élever le degrés de science de l’humanité ou… donner leur vie comme n’importe quel prix Nobel ou mère de famille.

Le : « Faisons-nous un nom durable » (Gn 12, 4) de la tour de Babel règne en maître et les idoles du PAF et autres youtubeuses fleurissent comme narcisses au printemps.

Cette version gréco-romaine des dieux du stade par lequel, grâce à ses exploits, le héros s’élève au-dessus des hommes pour se rapprocher des dieux est étrangère au judaïsme.

Au royaume de l’Esprit ne règnent en réalité que des inconnus.

La Torah : misère des héros fatigués

Les deux premiers millénaires règne un chaos indescriptibe : Adam est déchu, le doux Abel est assassiné, après 10 générations d’idolatrie Noé apparait, c’est un tsadik mais « dans sa génération »… celle du déluge, un tsadik en pantoufles qui serait passé inaperçu 10 générations plus tard dans celle d’Abraham nous dit Rachi.

Lire la suite de « Pourquoi les vrais Justes (tsadikim) ne sont pas des célébrités ? »

Le ‘Rabbinou’ de Chirac

Quelques pages de mon Livre Des Noces éternelles, un moine à la synagogue paru il y a quelques années. Que la mémoire de cette homme qui a tant fait pour les Juifs soit une bénédiction.

Je débarquais un jour de février 2012, avec mon chapeau ! chez le Grand Rabbin Haïm Korsia en plein Shabbat, il n’était pas encore Grand Rabbin de France. En effet, un de mes amis artiste peintre, Olivier qui habitait Reims m’avait proposé de rencontrer l’ancien rabbin de la ville avec qui il avait sympathisé, le rabbin Korsia qui avait été le collaborateur le plus proche de Joseph Sitruk, Grand Rabbin de France. Il nous accueillit un jour de Shabbat dans son petit appartement des boulevards maréchaux.

Un énorme bouquet de fleur apparut dans l’entrebâillement de la porte. Marie-Pierre s’exclama :

« Oh le beau bouquet !

Chirac apparut hilare derrière les fleurs. Il chantonnait :

– C’est Shabbat, c’est Shabbat ! et déclara affectueusement

– Comment va mon rabbinou ?

L’ancien président même s’il avait perdu certains de ses moyens restait alerte.

– Très bien ! asseyez-vous Monsieur le président.

Chirac salua un des fils de Haïm dont il était le parrain et s’écroula dans le canapé en skaï dans ce salon de 15 mètres carré où une bibliothèque peinait à supporter tous les talmuds estampés de lettres d’or sur leur dos. Nous étions trois hommes sur deux canapés, face à face, les femmes entamaient une discussion passionnée de leur côté.

Je n’avais jamais vu Chirac, il avait exactement les mêmes mimiques qu’aux Guignols de l’info. Il me désigna en parlant à Haïm :

– Lui aussi il est juif !

– On peut le dire comme ça si vous voulez (je ne l’étais pas alors)… répondit Haïm

– Bon, où sont mes bières ?

Stéphanie, l’épouse du Grand Rabbin Korsia, précédait tous ses désirs, elle lui glissa une première bouteille de Corona.

– Ah parfait… Alors c’est Shabbat ? (Comme s’il ne le savait pas !)

Au loin les femmes riaient et parlaient fort.Ah mais c’est un monde ! Elles ne savent pas se taire !

– On ne se tait pas à Shabbat ? demanda Chirac.

– Non on invite plutôt ses amis, répondit Haïm.

– Ah bon ? Alors, taisez-vous mesdames ! Il y a une autre bouteille ?

La bouteille arriva comme par enchantement sur le rebord du canapé.… et… une petite Pizza, peut-être ?

– Oui mais froide, c’est… Shabbat.

–  Ça ira mon rabbinou.

Le vieux président semblait savourer sa bière quand il se réveilla subitement :

– Mais ça pue ! Haïm, tu ne peux pas remettre tes chaussures, non ?

Marie-Pierre parla avec Chirac qui se souvenait très bien de son père député des Yvelines et maintenant décédé, ami de rugby et du Conseil Général de Franck Borotra (Il siégeait à coté de Christine Boutin !). Une lueur s’alluma sur le visage du vieil homme qui avait dirigé la France et demandé pardon pour le Vel d’Hiv : « Ah oui, je me souviens… ». Marie-Pierre s’en souvenait, elle aussi. Elle avait couvert l’évènement. Yvan Levaï l’avait désignée pour cela alors qu’elle était journaliste à France Inter. Elle avait toujours vu dans cette tâche mémorielle une sorte de signe. 

Elkabbach qui avait embauché Marie-Pierre à France 2… Un jour, alors que nous croisions Elkabbach avec Nicole Avril son épouse (dans un restaurant à huitre à Montparnasse !), il m’avait dit : « C’est un peu grâce à moi qu’elle est venu vous voir dans votre monastère ! ». Je lui « devais » ma femme ! Lui, le juif laïc d’Algérie comme Haïm Korsia. Laïc comme Marie-Pierre. Les juifs de la république.

Le vieux président qui avait perdu sa mémoire courte avec l’âge, se souvenait du Vel d’Hiv’, et les juifs, eux, ne l’oublieront jamais. Même si Dieu oubliait, le peuple juif, lui, n’oublie pas.

De quoi MOIX est-il le nom ?

MOIX est un nom judéo-espagnol catalan. MOIX c’est Moisès, Moïse, en judéo Catalan … à mon avis ça explique beaucoup de toute cette histoire d’ambivalence : haine et admiration du judaïsme à la fois.

« Aliyah », de Salvator Dali au Musée de Figueras, Catalogne espagnole

Au musée Salavator Dali de Figueras en Catalogne espagnole au 4ème étage on trouve l’oeuvre « Aliyah » de Dali. Commande datée de 1968 elle commémore les vingt ans de la proclamation de l’État d’Israël.
Pour illustrer les différentes significations du mot hébreu aliyah, littéralement « migration vers la terre d’Israël », l’artiste s’inspire à la fois de la Torah et de l’histoire contemporaine.

Lire la suite de « « Aliyah », de Salvator Dali au Musée de Figueras, Catalogne espagnole »