Chabbat Chouva Chalom !

Plateau iranien, 18e siècle.

Un passage énigmatique tiré du Talmud de Jérusalem (Makot 11 a) nous éclaire sur la Techouva :

« On demanda à la Hokhmah, la Sagesse : Qu’adviendra-t-il d’une âme qui a fauté ? La hohkmah répondit : « Le fauteur ; le mal le poursuivra ».
On posa la même question à la prophétie. Elle répondit : « Le fauteur devra mourir ! »
On posa la même question à la Torah qui répondit : « Qu’il apporte un sacrifice et le pardon lui sera accordé. »
Enfin, on demanda à D.ieu ! D.ieu répondit : « Qu’il fasse Téchouva, qu’il retourne à D.ieu et il sera pardonné. »

Tout cela est bien étrange. Pourquoi la sagesse, la Prophétie, la Torah et D.ieu auraient quatre avis différents ? Les quatre réponses apportées par la sagesse, la prophétie, la Torah et D.ieu sont les quatre étapes indispensables au pardon. Elles ne s’opposent pas mais se suivent. On ne peut pas pardonner comme ça de but en blanc, d’un pardon à bon marché qui ne coute rien mais qui finalement ne vaut rien ! C’est un chemin en quatre étapes. Pour « faire Téchouva », pour opérer un retour sincère à D.ieu. il faut d’abord parcourir une première étape que nous suggère la sagesse, la Hokhmah quand nous prenons un peu de recul. « Le fauteur ; le mal le poursuivra ! »

Nous prenons d’abord conscience de la gravité de notre faute. Nous avons blessé inutilement, nous avons trompé, volé, blessé, peut-être tué en disant du mal à distance. Le lachion hara peut faire tant de mal à distance ! Tant que nous ne sommes pas hantés par notre faute en y pensant chaque fois que nous nous arrêtons, rien ne peut arriver, cette faute détruit notre entourage, mais surtout notre culpabilité détruit. Nous devons être rongés par la faute pour que nos mauvaises actions ne continuent pas leur œuvre de mort en nous, dans notre couple, dans notre famille, dans la communauté, dans la société.

Une fois que nous avons pris conscience du mal que nous avons fait, arrive le message de la prophétie : « Qu’il meurt ! ». Nous sommes écrasés de remords. Nous prenons alors conscience que D.ieu nous a donné un cœur, un corps, une intelligence, la santé et que nous les avons utilisé pour faire souffrir notre prochain. Celui qui est fermement repentant arrive à la conclusion qu’il a gaspillé le don de D.ieu. Nous avons réalisé l’opposé de qui est dit par la Torah qui veut nous faire vivre. Notre vie en ce monde ne vaut donc plus rien : « Qu’il meurt ! » dit la Prophétie.

La Torah rentre alors en piste, c’est le dernier espoir : « Qu’il apporte un sacrifice et le pardon lui sera accordé. ». Mais pourquoi un sacrifice ? D.ieu aurait-il besoin qu’on tue des bêtes pour le satisfaire ? Le sacrifice, le korban d’une bête au Temple, provoque un électrochoc dans l’esprit de celui qui est sincèrement traversé par un remord déchirant. Grâce à ce choc émotionnel, je vois mon plus beau bien, ma plus belle bête sans défaut (temim), mourir. Je prends alors conscience que c’est moi qui aurait dû me trouver sur l’autel à la place de cet animal.

A ce moment, c’est la quatrième étape. Ne peut y arriver que le repentant sincère ! L’Eternel dit simplement : « Qu’il fasse Téchouva, qu’il retourne à D.ieu et il sera pardonné. » D.ieu attend de nous que nous nous améliorions, que nous modifiions notre comportement, et que nous changions nos habitudes. Et à cette seule condition d’avoir franchi ces quatre étapes, nous dit le Talmud, la culpabilité est effacée.

Chana Tova !

Ticha BeAv: Pleurer (et rire) sur Jérusalem

« Et les places de la cité seront pleines de jeunes garçons et de jeunes filles qui s’ébattront sur ses places. » (Za 8, 4)

“De vieux hommes et de vieilles femmes s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem.”. (Za 8,4).

Le Talmud au traité Makkot page 24b (verso), se termine par une histoire paradoxale :

« Il arriva encore une fois que Rabban Gamaliel, Rabbi Elazar ben Azaria, Rabbi Josué et Rabbi Akiva se rendirent à Jérusalem. Quand ils atteignirent le mont Scopus, ils déchirèrent leurs vêtements. Quand ils arrivèrent au Mont du Temple, ils virent un renard qui sortait du lieu du Saint des Saints. Les autres se mirent à pleurer ; Rabbi Akiva rit.

Ils lui dirent : « Pourquoi ris-tu ? »

Il leur répondit : « Pourquoi pleurez-vous ? »

Ils lui dirent : « Un lieu [tellement saint] qu’il en est dit : “L’étranger qui l’approche mourra” (Nb 1,51) sur lequel s’est maintenant accompli : “Pour le mont Sion en ruines, traversé par les renards”, (Lamentations 5, 18) nous ne devrions pas pleurer ? »

Il leur dit : « C’est pour cela que je ris. Car il est écrit : “Je ferai témoigner en ma faveur des témoins fidèles, Urie le prêtre et de Zacharie, fils de Yebarékhyahou.”(Is 8, 2)

Quel est le lien entre Urie Et Zacharie ? Urie vécut à l’époque Premier Temple, et Zacharie à l’époque du Second Temple ! La Torah fait cependant dépendre la prophétie de Zacharie de celle d’Urie. Avec Urie, il est écrit : “C’est pourquoi, à cause de vous Sion sera labourée comme un champ ; [Le temple détruit Jérusalem redevient une terre inculte.] (Michée 3, 12). Avec Zacharie, il est écrit : “De vieux hommes et de vieilles femmes s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem.”. (Za 8,4). Tant que la prophétie d’Urie ne s’était pas accomplie, je craignais que la prophétie de Zacharie s’accomplisse pas non plus. Mais maintenant que la prophétie d’Urie s’est accomplie, il est certain que la prophétie de Zacharie s’accomplira elle aussi. »

Sur ces mots, ils lui répondirent : « Akiva, tu nous as consolés ! Akiva, tu nous as consolés ! »

Juifs berbères de l’Atlas – Exposition au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme

En ces temps post-covid le Musée sont vides. Le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (MAHJ) n’échappe pas à la règle. Et c’est bien dommage car celui qui s’y rendra visitera une magnifique exposition sur les juifs du Maroc, un monde juif rural largement disparu et tellement émouvant.

On y découvre les photos de Jean Beansacenot qui parcourt les communautés juives berbères du Protectorat français marocain entre 1934 et 1939.

Nè Jean Girard, Jean Besancenot, jeune émoulu des Arts Déco est l’héritier des ethnologues français du début du 20e siècle comme Paul Rivet (1876-1958) ou Marcel Mauss (1872-1950).

Passionné d’art, Besancenot photographie, filme, dessine et peint ce patrimoine de costumes marocains indemnes de l’influence occidentale qui le fascine. Ses photographies et croquis sont accompagnés de textes explicatifs. Il classifie ces images par origine géographique et populations.

Femme de Tinghir (JB, MAHJ)

Je porte le nom de Meïr en mémoire de Meïr Tolédano né en 1889 à Tibériade, enterré à Bastia où il est arrivé dans les années 30, fils d’une lignée de rabbins venue de Meknès et grand-père de Guy et Benny Sabbagh (le teinturier en arabe) qui m’ont tant aidé.

Leur grand-mère paternelle Bouda Pérès, née en 1895, dont les ancêtres avaient fui l’Inquisition Espagnole au XVème siècle, venait de Tinghir au Maroc, ce haut Tafilaleth, à 1300 mètres d’altitude sur le massif de l’Atlas. (https://didierlong.com/2015/05/20/les-juifs-en-corse-apres-1915-lile-des-justes/).

Voici ce qu’en dit Besancenot en 1934 :

Ces juifs berbères de l’Atlas, que présente l’exposition sont déjà décrit par Ibn Khaldoun l’un des plus grands philosophes du Moyen Âge au 14ème siècle. Il décrit l’attirance qu’ils représentent sur les Berbères. Un monde figé depuis des siècles que découvre Jean Besancenot.

Les juifs au Marco sont des Dhimmi à partir de l’islamisation du Maroc sous les Almohades au 12ème sicèle, ils ont le droit de pratiquer leurs rites mais en échange s’acquittent de l’impôt, subissent une ségrégation vestimentaire…

Type de vieillard juif de Tinghir, Todra,
portant dans la main un chasse-mouche fait d’une queue de vache,
sur la tête, un mouchoir bleu à pois blancs (JB, MAHJ)

Agdz, Goulmina dans le Fekla, vallée du Ziz, vallée de Mgoun, Midelt, Tahala, Bnei Sbih, Tamgrout, Tinghir, Tiznit, Erfoud, Onaouzgit, Mgouna, …

… ces lieux ne vous disent probablement rien, mais des communautés juives y ont vécu depuis plusieurs millénaires, bien avant les chrétiens et l’Islam, bientôt rejointes au XVIème siècle par les expulsés de Sefarad (meguorashim), d’un très haut niveau de culturel : des conseillers, financiers, cartographes, astronomes, ministres ou médecins des califes musulmans d’Al-Andaluz ; des juifs modernes qui ont alors pris l’ascendant culturel sur les communautés juives rurales autochtones (toshavim) en dehors des communautés des franges présahariennes.

L’effondrement au 17 ème siècle de la première dynastie chérifienne des sa’diens et le déclin du commerce transsaharien conduit à l’appauvrissement des populations juives. Elles sont sous la protection de système féodale de la dehiba, jusqu’à l’arrivée du protectorat en 1012 et jusqu’en 1955. Le protectorat va déstabiliser l’équilibre traditionnel millénaire entre juifs et berbères depuis l’Antiquité.

Le Maroc se videra ensuite de ses juifs berbères entre 1960 et 1970.

L’exposition est incroyable. Les femmes y portent des colliers de grosses perles d’ambre et de croix d’argent contre le mauvais œil.

Goulmima, région du Tafilalet
Jeune femme en drapé blanc

Les hommes dont certains portent la djellabah comme les musulmans mais celle-ci est noire, survivance d’un passé ou cette couleur était obligatoire pour les juifs seulement quelques années avant la capuche retombant sur l’épaule gauche pour gêner le mouvement, signe de servitude (photo ci dessous).

Nous découvrons devant nous la vie d’un monde perdu .

Combien de fois mon Rabbin Haïm Harboun m’a parlé les larmes dans les yeux de son maître au Heder (la chambre en hébreu), la classe où ils entraient dès l’âge de 4 ans et répétaient par cœur et par 40°, 12 heure par jour et au milieu des mouches des textes sacrés collés sur une planche. Et là, dans l’exposition, les voici ces élèves attentifs ou nonchalant et leur maître bienveillant comme une mère.

Des métiers complètement disparus comme le porteur d’eau réapparaissent devant nous. Le puits est quasi biblique.

Une femme met son pain à chauffer dans un four enterré…

Ce serait trop long de tout raconter ici et l’exposition propose pleins de commentaires qui ressuscitent sous nos yeux un monde juif perdu.

Grand hommage soit rendu à ceux qui l’ont réalisé et à ce Besancenot, un chrétien épris de ces juifs disparus et grâce à son regard généreux et affectueux pour ces femmes, ces hommes, ces enfants, les fait revivre devant nous.

Ces deux enfants sont les filles de Baba Salé.

Rouhama (Rissani, Maroc, 1922 – Ramlé, Israël, 2007) et Sarah (née à Rissani en 1925, vit en Israël) sont les filles du rabbin Israël Abehassera (1889-1984), dit Baba Salé, grand kabbaliste. L’une des deux jeunes filles porte le costume de fête en vigueur durant les huit jours des festivités, l’autre a revêtu celui en usage après le huitième jour, lorsque le mariage a été consommé et que la jeune femme porte la derra, chemise à longues manches évasées, et la coiffure à cornes recouverte de la sebniya, écharpe de soie à franges dont les pans retombent en arrière. La mariée est vêtue d’un manteau (qeftan) de brocart serré à la taille par une ceinture. La coiffure, en attendant celle à cornes, est le swalef à cheveux de soie recouvert d’un enroulement de soieries monté sur un large ruban gommé. (Source MAHJ)

Et voici une belle histoire à propos de Laila Sarah la fille de Baba Salé qui a 90 ans aujourd’hui et qui a du obéir à son oncle Baba Haké pour être photographiée contre son grès…

BLACK LIVES MATTER FOR JEWS !

« C’est pour cela que l’homme a été créé seul, pour t’apprendre que celui qui ôte une vie, détruit un monde entier ; et celui qui sauve une vie, sauve un monde entier.»

Talmud de Babylone, traité Sanhedrin 5, 5

Cette après midi à 18h00, à l’instant où George Floyd a été porté en terre aux US nous nous sommes réunis place de la République en sa mémoire pour huit minutes et 46 secondes de silence. Que la mémoire de ce père de deux enfants soit une bénédiction.

Pour nous les Juifs, les vies noires comptent.

On ne naît pas noir ou blanc ou juif ou musulman ou chrétien… on nait dans l’humanité.

MIMOUNA : Terbeh !!! Que tu réussisses

Il est de tradition juive marocaine, depuis trois siècles, de préparer à la sortie de Pessah la mufleta – une fine crêpe faite d’eau, de farine et d’ huile consommée chaude, tartinée de beurre, de miel, de sirop ou de  confiture… Au même moment dans certaines villes du royaume des familles musulmanes préparaient le nécessaire pour les crêpes, galettes, petit pain … qu’ils emmenaient ce soir chez leurs voisins ou amis juifs. On met sur la table  une assiette avec des pièces anciennes, des fèves. Le mot « Mimouna » viendrait d’Emouna, la foi en hébreu, la croyance en la venue du Messie. La Mimouna vient aussi de « Mimoun », la chance en arabe.
On mange aussi du couscous sucré.
L’explication de mon Rav Harboun sur l’oeuf dans la farine :

« Le dernier jour de Pessah s’appelle en araméen « Yoma dimchi’ha » en Hébreu « yom hamachiah » nous lisons le chapitre 11 du livre d’Isaïe qui traite du Messie.  Mais le problème est que le jour du Messie est précédé par  » Hévlé Machiah » qui signifie les souffrances à la suite de la venue du Messie. Pour échapper à ces souffrances les Juifs du Maroc ont institué la  ‘Mimouna’  mot arabe qui signifie la chance, au Maroc les juifs étaient particulièrement superstitieux et la peur de la souffrance les pétrifiaient. On a donc réservé le dernier jour de Pessah pour se persuader qu’on a de la chance et qu’on échappera à la souffrance du Machia’h. Pour donner corps à cette croyance il fallait la matérialiser par des symboles. L’oeuf symbolise une vie en puissance. Chaque oeuf peut devenir un poussin. La farine symbolise la vie :  un oeuf dans la farine cela veut dire que la chance ne reste pas en puissance mais qu’elle se manifeste dans la vie l’oeuf = vie en puissance;  la farine= vie manifeste. »


On fait cela en Corse aussi avec les campaniles : un œuf enserré dans le pâté qui n’est autre que le gâteau de Pourim au Maroc.

Brûler le ‘hamets qui est en nous

 » Que tout ‘Hamets, qui se trouve en ma possession, que j’ai vu ou que je n’ai pas vu, que j’ai aperçu ou n’ai pas aperçu, que j’ai détruit ou que je n’ai pas détruit, dont je n’ai pas connaissance, soit considéré comme inexistant et sans valeur, comme la poussière de la terre. »

JEWISH TROUVETOU : fabriquer un Keli

Trucs et Astuces en temps de Coronavirus

Vous êtes coincé car vous n’avez pas de kéli pour faire Netilat Yadayim ?

Comment en fabriquer un avec un cintre, une bouteille de Shampoing et un élastique ?

Sobre, design, fonctionnel, efficace, less is more… Mies van der Rohe quoi…

RADIO JUDAIK PARK : COVID, Nouvelles du Front

CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS | CONFINEZ VOUS
Les Français parlent aux Français. « Les carottes sont cuites », je répète « les carottes sont cuites ».

Message personnel : « Le dress code du bal costumé est combinaison EBOLA » je répète «  Le dress code du bal costumé est combinaison EBOLA  »

Depuis 1940, des centaines de microbes pathogènes sont apparus ou réapparus qui n’avaient jamais été observés auparavant. VIH, Ebola en Afrique de l’Ouest, Zika sur le continent américain. La majorité d’entre eux (60 %) sont d’origine animale.

La plus grande partie de leurs microbes vivent avec eux depuis des siècles il s’y sont habitué. Le problème vient de la déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation effrénées, qui ont permis à des microbes d’arriver aux implantation humaines et jusqu’au corps humain.

Ça ne ressemble en rien à une grippe, symptômes très violents. 4 cas du front :

N.

N. est malade depuis jeudi dernier. Courbatures comme si on l’avait frappé. La fièvre est à 39 depuis, bon signe. Aucun problème cardiaque ou respiratoire

Y.

Dans un même appartement :

« Son frère 36 ans en à J+9 : Mieux ce jour après détresse respiratoire hier assez sévère.

Sa Maman 75 ans, à J+8 : aggravation ce matin assez sévère avec apparition de multiples nouveaux symptômes mais état stabilisé depuis 2/3 heures.

Up and Down violent inherent au COVID. 

Y 40 ans, elle parle avec une voix complètement brisée qui l’a surprise au détour d’une phrase

Y est malade depuis mercredi dernier 17h, aucun signe de fièvre, problème respiratoire

Hier… journée de merde… Gigantesque défaillance respiratoire.

Visite médecin des Urgences médicales de Paris (nb : 30, les meilleurs) arrive habillé avec des gants une combinaison et des protèges chaussures. A l’entrée il se recouvre d’une autre combinaison qu’il jettera à la sortie ; on n’est pas dans la série Techernobyl sur Netflix.

Le médecin fait ouvrir les fenêtre et évacuer l’air de la pièce.

Il ausculte Y avec des gants et précautions.

Poumons en surinfections en plus du COVID donc Pénicilline.

Electrocardiogramme qui détecte 2 anomalies… Bilan sanguin phase 1 : Infarctus du Myocarde semble écarté. Le reste semble normal.

Bilan sanguin sera connu demain.

Hospitalisée ? Non… pas encore assez grave.

Le cœur tient.

Plus de place à l’hopital, le médecins ne se déplacent plus. Les vieux urgentistes pleurent en réa’

Si le résultat de demain est ok pour le coeur on pourra donc dire que le souci à l’électrocardiogramme est une conséquence du COVID et de l’infection pulmonaire et non un problème cardiaque (elle n’en a jamais eu). Y est diagnostiqué COVID mais les seuls diagnostiqués sont les gens dans les hôpitaux. Donc les chiffres sont faux. Les gens crèveront à la maison.

Les labo d’analyses sont quasiment tous fermés à Paris.

Les labo qui se déplacent habituellement ne le font plus.
Pour Infos et si nécessaire un labo ouvert au 17 Avenue d’Eylau dans le 16ème, métro Tocadéro.

Le danger même si état stable survient entre J+8 et J+12

On considère qu’il faut être en J+10/J+12 pour être sorti d’affaire

Prions

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Psaume 30 : « Avec le soir viennent les larmes mais au matin l’allégresse »

Cigognes à Marrakech, la ville de mon maître le Rav Haïm Harboun :
« Le fidèle se dit Hassid en hébreu, comme hassida la cigogne car le cigogne revient toujours, fidèlement, techouv (reviens) mon fils »

Hier après Chabbat un ami rabbin m’a dit que les portes des cieux étaient fermées depuis que notre Temple a été détruit. Seules les larmes brisent désormais ces portes de fer du Ciel.

Je dédie donc cette traduction du Tehilim 30 à celles et ceux d’entre vous qui ont beaucoup pleuré.

Les mots des psaumes d’Israël, ce résumé de la Torah en cinq livres, disent toujours la vérité.

Tout le Psaume 30 joue sur une opposition :

– de la descente : à la tombe, dans la poussière, du sang qui coule vers le sol…

– et de la montée, du relèvement, de l’exaltation : qui est en fait la résurrection des morts.

D. relève littéralement celui qui tombe.

Le hassid (fidèle) en deuil s’habille de la ceinture (Sac/ cilice) de deuil et D. la remplace par une ceinture de joie.

Car « Sa colère ne dure qu’un instant » Et le Talmud demande :

Et si l’on demande : Le Saint béni soit-il se laisserait-il aller à sa colère ? C’est bien le cas car une baraïta rapporte « Dieu fulmine chaque jour » (Ps 7,12). Quelle est la durée de la colère divines ? – Un instant [CF Ps 30, 6 : « Car sa colère ne dure qu’un instant, mais sa bienveillance est pour la vie; le soir dominent les pleurs, le matin, c’est l’allégresse »]. Et plus précisément ? Un cinquante-huit millième et huit cent quatre-vingt-huitième d’heure. (TB Berakhot 7a)

J’explique mes choix et commentaires en seconde partie :

א  מִזְמוֹר:  שִׁיר-חֲנֻכַּת הַבַּיִת לְדָוִד. 1 Psaume. Chant de la dédicace du temple; de David.
ב  אֲרוֹמִמְךָ יְהוָה, כִּי דִלִּיתָנִי;    וְלֹא-שִׂמַּחְתָּ אֹיְבַי לִי. 2 « Je t’exalterai Éternel : car tu m’as relevé, tu n’as pas donné la joie à mes ennemis.
ג  יְהוָה אֱלֹהָי–    שִׁוַּעְתִּי אֵלֶיךָ, וַתִּרְפָּאֵנִי. 3 Eternel, mon D.ieu, je t’ai invoqué, et tu m’as guéri
ד  יְהוָה–הֶעֱלִיתָ מִן-שְׁאוֹל נַפְשִׁי;    חִיִּיתַנִי, מיורדי- (מִיָּרְדִי-) בוֹר. 4  Éternel , tu as fait remonter mon âme du Cheol, tu m’as permis de vivre, de ne pas descendre au tombeau.
ה  זַמְּרוּ לַיהוָה חֲסִידָיו;    וְהוֹדוּ, לְזֵכֶר קָדְשׁוֹ. 5 Chantez l’ Éternel, vous qui lui êtes fidèles, souvenez-vous de sa Sainteté
ו  כִּי רֶגַע, בְּאַפּוֹ–    חַיִּים בִּרְצוֹנוֹ:
בָּעֶרֶב, יָלִין בֶּכִי;    וְלַבֹּקֶר רִנָּה.
6 Sa colère ne dure qu’un instant, la vie Sa volonté; avec le soir viennent les larmes mais au matin l’allégresse.
ז  וַאֲנִי, אָמַרְתִּי בְשַׁלְוִי–    בַּל-אֶמּוֹט לְעוֹלָם. 7 J’avais dit dans ma paix: « Jamais je ne chancellerai »
ח  יְהוָה–    בִּרְצוֹנְךָ, הֶעֱמַדְתָּה לְהַרְרִי-עֹז:
הִסְתַּרְתָּ פָנֶיךָ;    הָיִיתִי נִבְהָל.
8 Dans ta volonté, Éternel , tu m’avais fortifié sur ma puissante montagne ; pourtant, tu m’as caché ta face et je fus épouvanté
ט  אֵלֶיךָ יְהוָה אֶקְרָא;    וְאֶל-אֲדֹנָי, אֶתְחַנָּן. 9 C’est vers Toi que je crie, c’est vers Mon-seigneur que je supplie
י  מַה-בֶּצַע בְּדָמִי,    בְּרִדְתִּי אֶל-שָׁחַת:
הֲיוֹדְךָ עָפָר;    הֲיַגִּיד אֲמִתֶּךָ.
10 « Que gagnes-tu à ce que mon sang coule ? A ce que je descende au tombeau ? La poussière a-t-elle pour toi des louanges ? Raconte-t-elle ta fidélité ?
יא  שְׁמַע-יְהוָה וְחָנֵּנִי;    יְהוָה, הֱיֵה-עֹזֵר לִי. 11 « Écoute, Éternel , pitié pour moi ! Éternel , viens à mon aide ! »
יב  הָפַכְתָּ מִסְפְּדִי, לְמָחוֹל לִי:    פִּתַּחְתָּ שַׂקִּי; וַתְּאַזְּרֵנִי שִׂמְחָה. 12 Tu as changé mes lamentations en allégresse  Tu as délié mon sac et tu m’as ceint de joie
יג  לְמַעַן, יְזַמֶּרְךָ כָבוֹד–    וְלֹא יִדֹּם:
יְהוָה אֱלֹהַי,    לְעוֹלָם אוֹדֶךָּ.
13 Ainsi mon âme chantera Ta gloire. Je ne serai pas muet.
Éternel , mon D.ieu ! je Te louerai toujours. »

Choix de traduction

Chant de la dédicace de la maison ( bayit : le temple); de David.

Je t’exalterai (aroumiméra : comme arôme) Éternel : car tu m’as relevé (au sens de « relever » d’entre les morts, résurrection), tu n’as pas donné la joie (sim’ha) à mes ennemis.

Éternel , mon Dieu, je t’ai invoqué, et tu m’as guéri (refaeyini, « refoua » la santé, comme refoua chelema, la pleine santé)

Éternel , tu as fait remonter mon âme du Cheol [séjour des morts, vallée prés de yéroushalaim], tu m’as permis de vivre, de ne pas descendre au tombeau.

Chantez (zamerou) l’ Éternel , vous ses fidèles (hassid, hassidim au pluriel, « les pieux » comme hassida la cigogne car elle revient chaque année sur les rempart de marrakech), souvenez-vous de sa sainteté (lezerekh comme zakhor, le souvenir/ itzkor– prière des disparu de la shoah, quasho, comme quadosh);

Sa colère ne dure qu’un instant, la vie sa volonté (ratsono) ; avec le soir (erev), viennent les larmes, mais au matin l’allégresse.

J’avais dit en ma paix (chalom, la pais la complétude): « Jamais je ne chancellerai. » (Bal emot leolam, litt. : « sans soutien pour toujours »)

Dans ta volonté (retsonera, de ratson, volonté), Eternel, tu m’avais fortifié sur ma puissante montagne ; pourtant, tu m’as caché ta face et je fus épouvanté (nival, paniqué).

C’est vers Toi que je crie, c’est à Mon-seigneur que je supplie (et’hana, comme Oshia ha na ! Hosana, Hoshianot au pluriel, supplications de la fête de Souccot)

 « Que gagnes-tu à ce que mon sang coule ? A ce que je descende au tombeau?

La poussière a-t-elle pour toi des louanges ? (Ayodékha Afar

Raconte-t-elle ta fidélité?

 « Écoute (Chema ! comme la prière), Éternel , pitié pour moi (venanéni) ! Eternel, viens à mon aide ! »

Tu as changé mes lamentations en allégresse  (lamakhol li),  Tu as délie/ ouvert mon sac  [La toile grossière, portée sous la forme d’une ceinture autour des reins  est mentionnée dans la Torah comme symbole de deuil et de pénitence, cela a donnée le Cilice, une ceinture rugueuse ; Cf (Gn 37, 34 : « Et Jacob déchira ses vêtements et il mit un cilice (chak) sur ses reins et il porta longtemps le deuil de son fils », 2 Samuel 3, 31, Esther 4,1)] et tu m’as fait une ceint de joie (jeu de mot avec le cilice-ceinture remplacé par la joie –simha)

Ainsi mon âme chantera ta gloire (Kavod). Je ne serai pas muet (velo yidom) Éternel , mon D.ieu! je te louerai toujours.