« Je vous ai portés sur l’aile des aigles »

EXODE 19, 4 : « Je vous ai portés sur l’aile des aigles »

Capu Rossu, Golfe de Porto, Corse

latitude: N 42°14’25 » – longitude: E 8°35’12 ».

Vendredi 18 Sivan 5779,

quelques heures avant la sortie des étoiles

MARE D’ARGENTU

Mare d’argentu, veni à ballà cù lu ventu

e porta cullà e centu rime di lu vaghjime.

Mare d’argentu, tra e to sciume cum’è lu pientu

sbocca lu fiume falla furiosu è diviziosu

Mare d’argentu, l’ai capita, ch’ogni mumentu

di la to vita sbuccia l’albore, è cresce l’amore.

Mare d’argentu, sta riturnella, ùn hè lamentu,

mancu paghjella, solu una prova di vita nova.


MER D’ARGENT

Mer d’argent, viens danser avec le vent

et porter là-bas les cents rimes de printemps

Mer d’argent, entre tes écumes comme des pleurs

aboutit le fleuve, il chute furieux et divisé

Mer d’argent, tu l’as compris que chaque moment

de ta vie éclate l’aube et crois l’amour

Mer d’argent, cette ritournelle n’est pas une complainte

ni une polyphonie, mais une preuve de vie nouvelle…

Paroles des Prophètes, en Corse

 רָנּוּ שָׁמַיִם וְגִילִי אָרֶץ, יפצחו (וּפִצְחוּ) הָרִים רִנָּה:  כִּי-נִחַם יְהוָה עַמּוֹ, וַעֲנִיָּיו יְרַחֵם.  {ס}13 Cieux, jubilez, terre, sois dans l’allégresse, et vous, montagnes, entonnez des chants joyeux! Car Dieu console son peuple, il prend en pitié ses humbles. [veaniyaiv irakhem : les ‘courbés’ D. ressent pour eux le déchirement des entrailles d’une mère -Meïr]
יד וַתֹּאמֶר צִיּוֹן, עֲזָבַנִי יְהוָה; וַאדֹנָי, שְׁכֵחָנִי. 14 Sion avait dit: « L’Eternel m’a délaissée, l’Eternel m’a oubliée. » (Je suis parti de l’Eternel, l’Eternel m’a oublié – Meïr)
טו הֲתִשְׁכַּח אִשָּׁה עוּלָהּ, מֵרַחֵם בֶּן-בִּטְנָהּ; גַּם-אֵלֶּה תִשְׁכַּחְנָה, וְאָנֹכִי לֹא אֶשְׁכָּחֵךְ. 15 Est-ce qu’une femme peut oublier son nourrisson, ne plus aimer [mérakhem : ne pas ‘matricer’ -Meïr] le fruit de ses entrailles? Fût-elle capable d’oublier, moi je ne t’oublie point!
טז הֵן עַל-כַּפַּיִם, חַקֹּתִיךְ; חוֹמֹתַיִךְ נֶגְדִּי, תָּמִיד. 16 Oui, j’ai gravé ton nom sur la paume de mes mains, tes remparts sont constamment devant mes yeux. (Is 49, 13-16)
 כִּי-כֹה אָמַר יְהוָה, רָנּוּ לְיַעֲקֹב שִׂמְחָה, וְצַהֲלוּ, בְּרֹאשׁ הַגּוֹיִם; הַשְׁמִיעוּ הַלְלוּ, וְאִמְרוּ, הוֹשַׁע יְהוָה אֶת-עַמְּךָ, אֵת שְׁאֵרִית יִשְׂרָאֵל. 6 En vérité, ainsi parle l’Eternel: « Eclatez en chants joyeux au sujet de Jacob, en cris d’allégresse au sujet de la première des nations; publiez à voix haute des louanges et dites: Assure, ô Eternel, le salut de ton peuple, des derniers restes d’Israël! [Le « reste d’Israël » est un thème biblique qui prends toute sa force avec les prophètes pour Sophonie (3, 2) il reste « un peuple humble (anaw, « humble » comme Moïse,d’un racine qui signifie « courbé ») et modeste » – Meïr]
ז הִנְנִי מֵבִיא אוֹתָם מֵאֶרֶץ צָפוֹן, וְקִבַּצְתִּים מִיַּרְכְּתֵי-אָרֶץ–בָּם עִוֵּר וּפִסֵּחַ, הָרָה וְיֹלֶדֶת יַחְדָּו:  קָהָל גָּדוֹל, יָשׁוּבוּ הֵנָּה. 7 Oui, je veux les ramener du septentrion, les rassembler des extrémités de la terre; l’aveugle même et le boiteux, la femme enceinte et l’accouchée se joindront à eux: en grande foule, ils reviendront ici.
ח בִּבְכִי יָבֹאוּ, וּבְתַחֲנוּנִים אוֹבִילֵם–אוֹלִיכֵם אֶל-נַחֲלֵי מַיִם, בְּדֶרֶךְ יָשָׁר לֹא יִכָּשְׁלוּ בָּהּ:  כִּי-הָיִיתִי לְיִשְׂרָאֵל לְאָב, וְאֶפְרַיִם בְּכֹרִי הוּא.  {ס}8 En pleurs ils reviendront dans les supplications, je les transporterai.
Je les ferai aller vers les torrents d’eaux, sur la route droite où ils ne trébucheront pas , par une route unie, où ils ne trébucheront pas; car je suis un père pour Israël , et Ephraïm est mon premier-né. »
[les lévites ont pris la place des premiers nés vus comme plus sanctifiés au départ, aprés le faute du veau d’or nous dit le Maharal de Prague – Meïr]
ט שִׁמְעוּ דְבַר-יְהוָה גּוֹיִם, וְהַגִּידוּ בָאִיִּים מִמֶּרְחָק; וְאִמְרוּ, מְזָרֵה יִשְׂרָאֵל יְקַבְּצֶנּוּ, וּשְׁמָרוֹ, כְּרֹעֶה עֶדְרוֹ. 9 Ecoutez la parole de l’Eternel, ô nations! Annoncez-la sur les plages lointaines, dites: « Celui qui disperse Israël saura le rallier, et il veille sur lui comme le berger sur son troupeau. » (Jr 31, 6-9)

Mikvéh מִקְוָה, un bain d’espoir et d’éternité

La racine kvh’ (kaf, vav, hé) est une racine primitive araméenne qui signifie « lier ensemble » (parfois par torsion), « rassembler »; de manière figurée: « attendre », « espérer ». 

L’eau apparaît dés de le début de l’histoire de la création: veRuakh al peneï amaïm « L’esprit de Dieu sur le visage des eaux» (Gn 1, 2). Dés le commencement, l’eau est liée au divin, au spirituel. La pureté juive n’est pas une question de ‘propreté’ ; est « impur » (tamé) tout ce qui est marqué par la mort et sépare du culte du Temple. Il s’agit d’une impureté rituelle .

וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יִקָּווּ הַמַּיִם מִתַּחַת הַשָּׁמַיִם אֶל-מָקוֹם אֶחָד, וְתֵרָאֶה, הַיַּבָּשָׁה; וַיְהִי-כֵן

« L’éternel dit: « Que les eaux répandues sous le ciel se réunissent (ikavou) sur un seul lieu (makom e’had), et que le sol apparaisse. » Cela s’accomplit. »

וַיִּקְרָא אֱלֹהִים לַיַּבָּשָׁה אֶרֶץ, וּלְמִקְוֵה הַמַּיִם קָרָא יַמִּים; וַיַּרְא אֱלֹהִים, כִּי-טוֹב.

« L’éternel nomma le sol la Terre, et l’agglomération des eaux (miqvéh amaïm) , il la nomma les Mers. Et Dieu considéra que c’était bien. » (Gn 1, 9-10)

Le retour à notre source nous réunit et nous réunifie quand nous sommes ‘morts’, en vrac, incapables de nous recueillir.

Le second sens de la racine kvh’ est « l’espoir » (ha Tikvah) d’Israël.

Le prophète Jérémie en parle :

מִקְוֵה יִשְׂרָאֵל יְהוָה, כָּל-עֹזְבֶיךָ יֵבֹשׁוּ; יסורי (וְסוּרַי) בָּאָרֶץ יִכָּתֵבוּ, כִּי עָזְבוּ מְקוֹר מַיִם-חַיִּים אֶת-יְהוָה.

« O espérance (Miqvéh) d’Israël, Éternel, tous ceux qui te délaissent seront confondus! Oui, ceux qui se tiennent éloignés de moi seront inscrits sur la poussière, car ils ont abandonné la source d’eaux vives (maïm ‘haïm) : l’Eternel » (Yirmiyahu / Jérémie 17, 13)

L’immersion n’a rien à voir avec la propreté physique. Celui qui passe au Mikvé choisit de passer de la « mort » à la « vie »; c’est un acte spirituel avec intention. 

Maïmonide termine sa codification des lois du mikveh en disant:

« Il est évident que les lois sur l’immersion en tant que moyen de s’affranchir de la souillure sont des décrets établis par les Écritures et non des sujets sur lesquels l’intelligence humaine est capable de former un jugement ; car voici, elles sont incluses parmi les statuts divins. Maintenant, la «malpropreté» n’est pas de la boue ou de la crasse que l’eau peut éliminer, mais une question de décret scripturaire et dépend de l’intention du cœur. Par conséquent, les Sages ont dit: « Si un homme se plonge, mais sans intention particulière, c’est comme s’il ne s’était pas plongé du tout. » Tosefta (Ḥaguiga 3, 2 )

Celle, Celui qui plonge dans le bain rituel du mikvéh – sans aucune barrière entre lui et l’eau, – entièrement entourée d’eau, fait le choix de revenir à sa source spirituelle. Il ressemble au fœtus dans le ventre de la mère. L’immersion dans le mikvéh est un retour à la source, un recommencement à zéro.

D. est toujours proche c’est seulement nous qui nous sommes éloignés de Lui. Voilà ce que j’ai appris à Carghjese.

Que D. bénisse la Corse et son peuple.

NB : La Michna (Mikvaoth 1, 1–8) indique qu’il existe au moins six grades de mikva’ot , classés du pire au meilleur: les étangs; les étangs pendant la saison des pluies; les piscines d’immersion contenant plus de 40 se’ah d’eau; les puits d’eaux souterraines naturelles;  l’eau salée de la mer et des sources chaudes; et les aux naturelles « vivantes » des sources et des rivières. 

Immortelles de Corse

Havdala bessamim : immortelle

Mare d’argentu

CHABBAT CHALOM
PACE DI U SABBATTU A TUTTI

Mon D-ieu, mon D-ieu,
’Éli, ’Éli,
אֵלִי, אֵלִי
Que ne finissent jamais,
Shè-lo yigamér le-‘olam,
שֶׁלֹּא יִגָּמֵר לְעוֹלָם

Le sable et la mer,
Ha-hol ve-ha-yam,
הַחוֹל וְהַיָּם,

Le murmure de l’eau,
Rishrush shèl ha-mayim,
רִשְׁרוּשׁ שֶׁל הַמַּיִם,

L’éclair dans le ciel,
Beraq ha-shamayim,
בְּרַק הַשָּׁמַיִם,

La prière de l’Homme.
Tefillat ha-adam.
תְּפִלַּת הָאָדָם

Poeme de Hanna Szenes (1921-1944)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Hannah_Szenes

Hannah Szenes ou Chana Senesh (19211944), d’origine hongroise fut l’une des 37 personnes juives vivant en Palestine , qui ont suivi l’entraînement spécial britannique pour être parachutées ou infiltrées en Europe en vue d’aider à sauver les Juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique. Elle fut arrêtée à la frontière hongroise, emprisonnée et torturée, mais refusa de révéler les détails de sa mission et fut finalement jugée et fusillée. C’est une héroïne en Israël : parmi les rues portant un nom de femme, le sien est celui qui revient le plus fréquemment (devant celui de Golda Meir), et ses poèmes sont très connus.

Béhar, sur la montagne

Mon commentaire de la Paracha ce Chabbat

Désert de Juda, mai 2019

La Paracha de Bé’har suit celle d’Emor qui parle de la sainteté des Cohanim qui suit celle de Quedochim qui parle de la sanctification d’Israël. Elle précède celle de Be’houkotaï qui dit les conséquences de ce que va nous arriver si nous sanctifions ce monde… ou pas…

Je vais vous parler de trois sujets de notre paracha : de la Chemita et du Yovel, d’Erets Israël et de la Guéoula.

Faut-il préciser que je n’aurais absolument rien à vous dire aujourd’hui si je n’avais pas vu « le dos du rabbin Harboun » comme disait Yéhouda Ha Nassi, le compilateur de la Michna, en parlant de son vénéré maître Rabbi Meïr[1].

J’ai été aussi éclairé par l’enseignement de Jacob (Ouanounou) sur Quedochim.

Be’har, sur la montagne

Tous les commentateurs à commencer par Rachi se demandent, pourquoi préciser à propos de la Chemita qu’elle a été donnée « sur la montagne » ce qui en fait un point central ?

Mais surtout les Hakhamim ne sont pas d’accords : Les lois de la Chemita et du Yovel ont-elles été données de manière générale sur le Sinaï[2] et en détail dans la tente d’assignation et au pays de Moab (Rabbi Ishmaël) ou en détail avec les secondes tables de la Loi (Nahmanide) ? De son côté R. Akibba pensait qu’il n’y avait pas 3 révélations mais une seule au Sinaï ?  Et c’est l’avis retenu par la tradition.

Ceci un premier et précieux enseignement.

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« L’empreinte d’un geste ». Crypto-judaïsme en Corse. Didier Meïr Long. Musée d’Art et d’histoire du Judaïsme.

Ce matin, jour de la Hiloula de Rabbi Méïr j’ai vécu un très beau moment au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme. Céline Masson, psychanalyste avec Georges Perla, metteur en scène et conteur ont créé L’empreinte d’un Geste. Un Pilpoul à 3 temps.

On y a parlé des gestes dans les familles converties ou crypto-juives. La mérouza, le loulav… Il y a eu de très belles interventions, dont celles de la psychanalyste Gorana Bulat Manenti; … et des chercheurs : Cyril Aslanov (Linguiste, Université Hébraïque de Jérusalem) -> à écouter sur cette vidéo ; Joëlle Allouche-Benayoun, sociologue ; Cyril Aslanov, linguiste ; Isabelle de Mecquenem, philosophe ; Francine Kaufmann, traductologue ; Andrée Lerousseau, germaniste ; Regine Waintrater, psychanalyste.

J’ai parlé des juifs des crypto-juifs de Corse. … et des gestes du crypto judaïsme.

Mékoudéchet !

En cet anniversaire de notre Kiddouchine quelques photos de celles et ceux qui nous ont accompagnés jusqu’à cet instant du 13 mai, veille de l’anniversaire de la création de l’Etat d’Israël. Que soient bénis les Rabbanim Harboun et Korsia, tous deux Haïm !

La médecine de Maïmonide, quand l’esprit guérit le corps

Ariel Toldéano, La médecine de Maïmonide, quand l’esprit guérit le corps, in Press 2018.

Le sommet de la sainteté : prendre soin d’autrui

Ce chabbat nous avons lu la Paracha Quédochim :

Quédochim Tiyou : « Soyez saints… comme moi je suis Saint ».

J’ai entendu cet enseignement ce Chabbat de mon ami Jacob Ouanounou qui lui-même parlait à la suite de son maître de l’ENIO Emanuel Lévinas :

On peut se demander quel est ce commandement qui nous demande d’êtres Saints c’est à dire « séparés » comme Dieu est séparé de notre condition et de notre monde profane, comment être « comme D-ieu » en une sorte de  » miroir » ? Quadosh comme le « méqoudechet » que dit le Hattan (fiancé) à la Kala lors du mariage signifie « particulariser », et particulariser dans un but, pour un usage. Israël est la kallah de l’Eternel, des gens un peu « particuliers » donc, pour Lui. Comme nos actions doivent être pour Lui. Mais comment faire ?

Jean Cocteau accompagnent écrivait : « Le verbe aimer est difficile à conjuguer… Son passé n’est pas simple… Son présent n’est qu’indicatif… Et son futur est toujours au conditionnel. » Comment, alorsaimer D-ieu, ce qui est la première injonction du Chema. Et rappelait notre ami Jacob, En hébreu l’impératif et le futur sont le même temps.

S’agit-il d’être meilleur ou exalté ou consumé de l’amour de D-ieu jusqu’à son dernier nerf ? D’envisager le ciel en oubliant le sol partout et jusqu’au dernier souffle ? De poser deux paires de téfilines, trois ? ? ? De s’enfermer dans un monastère au désert ou une yechiva dans un monde oublié jusqu’à ce que mort s’ensuive ? Avec une poignée d’élus ?

Quédochim à la suite de cet ordre ne nous donne aucune indication sur la sainteté de l’Eternel mais nous donne simplement 51 des 613 mitsvoth[1], des injonctions très concrètes qui nous demandent de ne pas garder de haine dans son coeur, de protéger la vie d’autrui, de na pas couper l’angle de sa moisson pour la laisser au pauvre ou de payer l’ouvrier aprés le coucher du soleil… on n’est pas loin de la Phénoménologie de l’Esprit ou d’un discours programmatique sur les « voies de la Providence ». Ces injonctiosn se finissent par, « car je suis l’Eternel » et consistent en des obligations envers le prochain ; à commencer par : Veahavta lereakha kamokha qu’il faut traduire non pas par « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » mais par « Tu aimeras ton prochain car il est comme toi-même » et donc a les mêmes droits que toi, un appel à la justice d’abord donc :  » ton prochain a autant que toi le droit de vivre « . Une sentence qui résume toute la Torah si l’on en croit le Rabbi Hillel. Les versets « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis l’Éternel » (Lv 19, 18) et « Tu aimeras l’Éternel ton D.ieu » (Dt 6, 5) ont d’ailleurs la même valeur numérique ! 

Et, c’est dans cette paracha Quédochim nous explique le docteur Ariel Toledano, qui vient d’écrire La médecine de Maïmonide, quand l’esprit guérit le corps, que le Rambam va trouver le fondement de son activité de Médecin.

« Ne sois pas indifférent au danger de ton prochain : je suis l’Éternel. » (Lv 19, 16)

Manuscrit médical hébraïque médiéval, Musée de Gérone

L’obligation de prendre soin de la vie d’autrui

Tout semble avoir été écrit sur Maimonide… sauf sur ce que lui-même considérait comme le sommet de sa pratique… la médecine. Il fallait donc un médecin, un praticien pour comprendre ce savoir de D-ieu en acte.

Si une personne à même de sauver la vie de son prochain ne le fait pas nous dit Maimonide elle enfreint la mitsva :

« Ne sois pas indifférent au danger de ton prochain » (Lv 19, 16)

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Les pierres (even) du Temple de Jérusalem

Ces lignes sont dédiées à Ruthy Selinger, d’origine russe, épouse de Shelomo Selinger qui a 90 ans sculpte encore des pierre de plusieurs tonnes, parents de notre ami Rami aux multiples talents et mérites.

La Techouva qui venait du froid

Si vous allez à Jérusalem rendez-vous au Kotel. Le Kotel, ou Mur Occidental à l’air libre, accordé aux juifs mesure à peine 57 mètres de longueur mais en réalité le mur occidental, ancienne enceinte du Temple mesure 497 mètres. Une rivière longeait ce mur de Jérusalem avant que la ville arabe ne soit construite aprés le reconquête de Jérusalem parSaladin en 1187. Pour voir la suite, rendez-vous dans les fouilles sous le temple qui prolongent le kotel sous la ville arabe. Et là vous comprendre ce que cela signifie se rendre là où « Adam fut créé » et aussi ce que signifie la techouva.

Arrivé à la moitié du tunnel, on arrive à un endroit faisant directement face au Kodesh Ha’Kodashim, le Saint des saints. Là, vous verrez des femmes qui prient avec ferveur. Ce sont des harédites russes, les mains agrippées à leur Sidour.

Parfois l’une d’elles se blottit dans un recoin du rocher comme l’a fait Moïse, l’anaw-l’Humble de mémoire bénie. Dans le silence où l’on n’entend que les gouttes qui ruissellent et tombent du ciel et parfois ce sanglot étouffé. Ce cri de l’âme russe qui monte vers D. vous pénètre au fond de l’âme.

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