La parole de nos pères et de nos mères est Torah


Un grand merci à ceux qui nous ont accompagnés :

Le Rav Haïm Harboun

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0270

Le Grand Rabbin Haïm Korsia

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03280311

Gaston Madar et Jacob Ouanounou

0276

Gérard Haddad

0370

 

Rabbi Raphaël Ohayon

0106

Toute notre communauté et nos très proches

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Nos ‘matriarches’

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Ruth Selinger (et Shelomo, Rami…)

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J’ai trouvé cette coupe dans une brocante sur la plage de Saint Cyprien, en Corse. Je l’ai fait réargenter avant de m’apercevoir que c’était un quiddouch juif. Mes ancêtres sont arrivés sur cette plage et ont nommé cet endroit Benciugnu, « On est arrivé au bon endroit ». Y régnaient la malaria et les corsaires turcs. Nous sommes revenus à Israël. La boucle est bouclée.

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L’Éternel, ton Dieu, te prenant en pitié, mettra un terme à ton exil, et il te rassemblera du sein des peuples parmi lesquels il t’aura dispersé. Tes proscrits, fussent-ils à l’extrémité des cieux, l’Éternel, ton Dieu, te rappellerait de là, et là même il irait te reprendre. Et il te ramènera, l’Éternel, ton Dieu […] Et l’Éternel, ton Dieu, circoncira ton cœur et celui de ta postérité, pour que tu aimes l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme (Dt 30, 4-6)

 

HaTikva !


Hatikva (l’espoir) a été composée par Naftali Herz Imber (1856, Zolochiv, Galicie austro-hongroise – 1909, New York City) à partir d’une mélodie populaire roumaine.
En 1877 Naftali Herz Imber arrive à Iași en Moldavie roumaine, un an après la naissance dans cette ville du premier théâtre Yiddish. Accueilli chez l’érudit homme d’affaires Moché Waldberg, il entame l’écriture, en hébreu, d’un poème intitulé Tikvatenou (notre espoir):

Notre espoir

Tant qu’au fond du cœur
l’âme juive vibre,
et dirigé vers les confins de l’Orient
un œil sur Sion observe.

Notre espoir n’est pas encore perdu,
cet espoir vieux de deux mille ans
être un peuple libre sur notre terre,
terre de Sion et de Jérusalem.

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Le poème va être transmis, reçu et transformé jusqu’à sa dernière version effectuée en 1905 par Dr. Metmann-Cohen, alors professeur à l’école de Rishon LeZion.

CHAVOUOT : Ruth la convertie, Rabbi Meïr, Elicha Ben Abouya… et le monde qui vient


La fiancée juive

Rembrandt, La fiancée juive, Amsterdam, 1665
(Certains interprètes y ont vu Ruth et Boaz ou Isaac et Rebecca,
à qui des contemporains juifs de Rembrandt ont prêté leurs traits)

Quelques étincelles jaillies du Sinaï qui m’ont illuminé en cette fête de Chavouot où nous lisons les dix commandements et la Meguila (rouleau) de Ruth, une princesse moabite qui se convertie au judaïsme et épouse Boaz. J’ai fait entrer en résonance deux lectures midrachiques celle du midrach de Ruth et celle du midrach Piha que nous a été expliqué notre ami Jacob.

Avertissement sur le Midrach : Le Midrach, (de darach, chercher) fonctionne comme un rêve éveillé, une ivresse poétique, il rapproche des passages de l’écriture, des événements semblables ou dissonants, des personnages antithétiques pour expliquer le texte écrit et faire vivre sa profondeur de transmission orale que l’écrit ne fait que fixer pour mieux ensuite renvoyer à la Torah orale. Le midrach comme le processus de rêve fonctionne par condensation et déplacement, métaphore et métonymie. Il a donc une immense valeur poétique mais lui attribuer une visée historique reviendrait à une lecture littéraliste qui ne correspond pas à l’intention de ses auteurs qui font se croiser Ruth et Elicha Ben Abouya, Adam et Job afin de dégager des significations spirituelles et non pour faire œuvre d’historien ou de ‘reporter’.

 

Ruth, la convertie

Le Zohar de Ruth nous livre la clé du livre de Ruth  :

« Ce rouleau fait allusion à la Torah écrite, à la Torah orale et au monde à venir »

Une « rédemption »

Résumons l’histoire :

A l’époque des Juges d’Israël (10ème siècle avant notre ère) Élimélec et sa famille fuient la famine qui sévit en Israël et quittent la ville de Bethléem vers le royaume voisin de Moab. Après la mort de son époux et de ses deux filles en Moab, Noémi (Naomi : « la beauté » en hébreu) propose à ses deux filles de rester en Moab. Mais sa belle-fille lui répond :

« Partout où tu iras, j’irai; où tu demeureras, je veux demeurer; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu; là où tu mourras, je veux mourir aussi et y être enterrée. Que l’Eternel m’en fasse autant et plus, si jamais je me sépare de toi autrement que par la mort! » » (Ruth 1, 16-17)

Ruth revient donc avec sa belle-mère Noémi à Bethléem au sud de Jérusalem en Juda. C’est la période de la moisson des orges (Comme la fête des tentes, Souccot, est la fête de la joie de l’engrangement de la récolte à l’automne, Chavouot est la fête agraire des moissons). Ruth glane dans les champs de Boaz un de ses lointains et généreux parents. Noémi dit alors à Ruth de se rendre à l’aire de vannage et de se coucher aux pieds de Boaz quand il dort. Celui-ci se réveille en sursaut et lui demande de décliner son identité. Elle lui dit qu’elle est sa parente.

Il va lui proposer d’épouser un parent plus proche d’elle, mais ce dernier, cupide et qui ne voit pas la ‘valeur’ de Noémie veut bien des biens mais pas d’elle ! et il va refuser de la « racheter » : « Je ne puis faire ce rachat à mon profit, sous peine de ruiner mon patrimoine à moi. »(Ruth 4, 6). Boaz, homme de coeur, va donc exercer son droit de « rachat » et Ruth et Boaz vont se marier. Lire la suite de « CHAVOUOT : Ruth la convertie, Rabbi Meïr, Elicha Ben Abouya… et le monde qui vient »

Kiddouchine ! Mariage de Rachel et Meïr, le 13 mai 2018


וְאֵרַשְׂתִּיךְ לִי לְעוֹלָם וְאֵרַשְׂתִּיךְ לִי בְּצֶדֶק וּבְמִשְׁפָּט וּבְחֶסֶד וּבְרַחֲמִים

וְאֵרַשְׂתִּיךְ לִי בֶּאֱמוּנָה; וְיָדַעַתְּ אֶת-יְה

 » Alors, je te fiancerai à moi pour l’éternité;
tu seras ma fiancée par la droiture et la justice,
par la tendresse et la bienveillance;
Ma fiancée dans la foi, et alors tu connaîtras l’Eternel. » (Os 2, 22)

Kiddouchine, (le mariage juif) : signifie, « sanctification » en hébreu, « sanctifier » c’est-à-dire particulariser, séparer, choisir. Le Hattan (fiancé) choisit la Kalla (fiancée) en lui passant l’anneau à l’index droit après un kiddouch sur le vin; comme D-ieu « choisit » c’est à dire particularise Israël au service de toute l’humanité. En cette veille de Chabbat et de la fête de Chavouot (Pentecôte) nous vous souhaitons la paix en vous et feu de la Torah dans vos coeurs.

Rachel et Meir LONG 05

Bénédiction du Taleth

Rachel et Meir LONG 03

Discours du Grand Rabbin de France Haïm Korsia

Rachel et Meir LONG 04Rachel et Meir LONG 06 (1)

AnneauRachel et Meir LONG 06

Chant de la Ketouba et discours par le Rav Haïm HarbounRachel et Meir LONG 07

Rachel et Meir LONG 08

Chant de la Ketouba en araméen

La ‘Houpa (le dais) sous les étoiles, est un signe de la bénédiction de D.ieu au patriarche Abraham, le père de tous les croyants, en lui promettant que sa descendance sera aussi nombreuse que “les étoiles du ciel”. La ‘Houpa , symbolise le foyer que le couple construit. Un espace ouvert aux quatre horizons, de la même façon que l’était la tente d’Abraham et de Sarah, afin de pouvoir offrir l’hospitalité aux amis et aux membres de la famille sans aucune restriction.

Houppa

 

Discours de Jacob Ouanounou sur l’Amour (Hahava = 13 = e’ahd/ 13 mai !)Rachel et Meir LONG 09Rachel et Meir LONG 10

Le Rav Harboun et notre président Gaston MadarRachel et Meir LONG 11

Yom Yérouchalaim (le 13 mai), 50 ans de la réunification de la ville de Jérusalem
70 ème anniversaire civile de la Naissance de l’Etat d’Israël le 14 mai.

La communauté qui nous a accueillis il y a 8 ans s’appelle Ohel Abraham (la tente d’Abraham), un symbole d’accueil entre la terre et le Ciel ouvert aux 4 horizons , alors pour l’occasion nous avons construit  une tente pour notre communauté et nos invités dans le jardin de la synagogue.

Tente

Rachel et Meir LONG 16Rachel et Meir LONG 18

Rachel et Meir LONG 17

 

 

Storytellings au Moyen-Orient


Une tribune de mon ami Frank Tapiro

Quelques photos que j’avais faites en 2010 dans un no mans land à Hébron prés du tombeau des patriarches, Ramallah, le check point de Kalandia, les 4 x 4 de l’Europe qui abreuvent Ramallah comme une manne (j’en ai toute une collection photo), les toits d’Hébron… Je suis passé à peu prés partout dans le West Bank. Sauf Gaza bien sûr, le « pavillon témoin ».

En plein Festival de Cannes, nous assistons depuis quelques jours à l’un des plus incroyables scénarios jamais écrit de l’histoire de la politique moderne.

La crise de l’accord iranien se déroule comme un épisode de 24 heures chrono. Sans déterminer qui interprète Jack Bauer, chaque protagoniste y joue un rôle précis, parfaitement maitrisé en fonction de son positionnement pour le bon déroulement du conflit et de l’objectif à atteindre : la renégociation du traité.

Tout commence par une visite de Macron chez Trump. Lire la suite de « Storytellings au Moyen-Orient »

Rabbi Chimon Bar Yohai, un spirituel en temps de persécution


 

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Pour comprendre les feux de Lag BoOmer, et son ambiance « messianique » en même temps que la désolation du massacre des 24 000 disciples de Rabbi Akiva il faut le restituer dans son contexte historique qui est central pour comprendre comment est né et s’est structuré le Talmud, une littérature en temps de guerre pour une époque d’une brutalité sans pitié.

Peu avant le seconde guerre Judéo romaine (115-135), Chimon ben Yohaï natif de Galilée est le disciple préféré de Rabbi Akiva avec qui il a étudié treize ans à Bene-Braḳ (Lv Rabba 21) après avoir étudié à Yavné sous Gamaliel II (TB Berakhot 28a). Rabbi Akiva l’appelait ” mon fils “. Il avait pour condisciple Rabbi Meïr lui aussi disciple de Rabbi Akiva. Akiva n’ordonna rabbin R. Chimon qu’après R. Meïr, ce qui le blessa (TJ Ter., 46b, TJ Sanhédrin, 19a).

On le célèbre à Lag Ba Omer, le 18 iyar, le 33ème jour du Omer – période située entre Pessah et Chavouot, de 7 x 7 = 49 jours (d’où penta-Kosté, le 50 ème jour en grec). On y allume de grands feux qui rappellent cette désolation.

Les années de persécution romaine

Les persécutions des Juifs sous le règne de l’empereur Hadrien qui culminera avec la seconde guerre judéo-romaine d’inspiration messianique (115-135) va mener au massacre de nombreux juifs.

L’Imperium règne en maître sur ses provinces taxées et fournisseurs du commerce international d’esclave, la première énergie de Rome. La Judée, est une de ces province « normalisée », marginale mais verrou stratégique vers l’empire Parthe (Babylone) un immense Empire d’Asie qui finira par déstabiliser la puissance romaine en 161 en conquérant le royaume Arménie.

Déjà, la première guerre judéo-romaine en 65-70 a abouti à la destruction du Temple et au massacre de 25% de la population de Judée.

Lire la suite de « Rabbi Chimon Bar Yohai, un spirituel en temps de persécution »

Le Sable et le Soldat, Gainsbourg


 

 » Oui, je défendrai le sable d’Israël,

La terre d’Israël, les enfants d’Israël;

Quitte à mourir pour le sable d’Israël,

La terre d’Israël, les enfants d’Israël;

 

Je défendrai contre tout ennemi,

Le sable et la terre, qui m’étaient promis.

 

Je défendrai le sable d’Israël,

Les villes d’Israël, le pays d’Israël;

Quitte à mourir pour le sable d’Israël,

Les villes d’Israël, le pays d’Israël;

 

Tous les Goliaths venus des pyramides,

Reculeront devant l’étoile de David.

 

Je défendrai le sable d’Israël,

La terre d’Israël, les enfants d’Israël;

Quitte à mourir pour le sable d’Israël,

La terre d’Israël, les enfants d’Israël;

 

Quitte à mourir pour le sable d’Israël,

La terre d’Israël, les enfants d’Israël. »