Hineni, me voici


Le psaume 40 inspire la chanson de Léonard Cohen «You Want It Darker», la plus juive de ses chansons. C’est ce que je vis en ces jours. « Hineni, me voici je viens! »

Il y a aussi la première phrase du Kaddish Itgadal, Veitkadash Shémé Rabba, « Magnifié, sanctifié, soit le Grand Nom (D.) »

ז  זֶבַח וּמִנְחָה, לֹא-חָפַצְתָּ–    אָזְנַיִם, כָּרִיתָ לִּי;
עוֹלָה וַחֲטָאָה,    לֹא שָׁאָלְתָּ.
7 Tu ne souhaites ni sacrifice ni oblation, tu as ouvert mes oreilles, tu n’exiges ni holocaustes ni victimes.
ח  אָז אָמַרְתִּי, הִנֵּה-בָאתִי. 8 Aussi je dis: « Voici, je viens ! (Hiné Bati)

«You Want It Darker» de Leonard Cohen

Tu veux que ce soit plus sombre

If you are the dealer, I’m out of the game
Si tu es le croupier, je suis hors- jeu
If you are the healer, it means I’m broken and lame
Si tu es le guérisseur, ça signifie que je suis brisé et bancal
If thine is the glory then mine must be the shame
Si la gloire est tienne, alors la honte est mienne
You want it darker
Tu le veux plus sombre
We kill the flame
Nous tuons la flamme

Magnified, sanctified, be thy Holy Name
Magnifié, sanctifié, soit ton Saint Nom

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Catégories :Art, Témoignage

Chabbat chalom


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Cette montre que j’ai photographiée au Printemps à Yad Vachem (Jérusalem) est celle de Wladimir Potschter né à Vilnius en 1901. Cet homme est arrivé au camp de de concentration de Klooga en Estonie avec son épouse Slawa née en 1913 et a donné sa montre à ses deux fils -dont l’un s’appelait, si je me souviens bien, Itzaak- en leur disant que désormais il n’en aurait plus besoin et eux oui.

A Klooga ont péri 1800 à 2000 prisonniers.

Pour moi, ce geste est le symbole même du judaïsme, le juif c’est celui qui sanctifie le temps. D’un juif, on dit qu’il est Chomer Chabbat, gardien du Cahbbat, gardien du temps. Le Chabbat est cet arrêt du temps de l’activité profane pour retrouver son âme (Chabbat vayinafach de Nefech l’âme »), pour prendre conscience de la plénitude de l’instant humain quand il loue l’Éternel.

Le geste de Wladimir Potschter nous rappelle notre être au monde dans le temps. La sanctification du temps. Que sa mémoire soit une bénédiction ad olam.עד עולם . Pour l’Eternité.

Chabbat Chalom.

Catégories :Holocauste

Shtisel : au Nom du Père

18 septembre 2016 2 commentaires

Je viens de terminer la seconde saison de SHTISEL qui est parue en français.

Shulem Shtilsel le père et son fils Akiva (Michael Aloni) sont toujours sur leur balcon du quartier haredi de Geula à Jérusalem et dans le huis clos de leur cuisine.

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le Rav Shulem, malgré toutes ses déclarations et tentatives, vit dans le souvenir de son épouse disparue qui lui apparaît à chaque moment important du film. Il perd sa mère, celle qui dans un hospice dans la série 1 disait à propos d’un western qu’elle découvrait à la télévision (les harédim ne regardent pas la TV) à une de ses compagnes : « Ils portent des grands chapeaux comme à Hébron… mais ils n’ont aucune morale ! ils se tirent dessus en permanence ! ».

Bref, exit la maman et l’épouse idéalisées, bienvenue la voisine. La séquence où Shulem fait des efforts pathétiques pour se marier avec l’inénarrable veuve d’un chadkhan (« marieur », le chidoukh est un mariage arrangé par un intermédiaire) qui a récupéré le carnet d’adresse du défunt pour marier le fils de Shulem… et qui, dés les fiançailles, veut immédiatement lui faire refaire la cuisine de son ex-épouse. Le sketch est désopilant.

Le rav Shulem, père omniprésent, « coriace » comme il se définit lui-même (épisode 12) vit sous l’emprise du souvenir de ces femmes et… manipule tout son entourage.

On lui doit des répliques cultes comme : « Ta mère aurait voulu que j’étudie plus… ou que je me douche plus souvent… mais elle ne l’a jamais demandé de changer ! tu m’entends bien ? JAMAIS. Ne te marie jamais avec une femme qyu te demande de changer ! ». Résultat le Rav Shulem vit dans une solitude pathétique.

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Catégories :Art

Histoire d’un âme


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« Mémoires juives de Corse » et exposition à Bastia chez AKI ESTAMOS


La voix du judéo-espagnol , Aki estamos

Bella Lustyk fait découvrir et partager la culture judéo espagnol  à travers son émission mensuelle « La voix du judéo-espagnol Aki Estamos » avec Lise Gutman depuis de nombreuses années sur JFM.

avec Lise Gutmann et Bella Lustyk :

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Catégories :Corse et Juif

« Juifs exilés en Corse pendant la première guerre mondiale » l’expo


Catégories :Corse et Juif

Exposition sur « les Juifs de Corse en 1915 » dans Corse Matin

6 septembre 2016 1 commentaire

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Catégories :Non classé
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