BIO

article Psycho Mag Didier Long

Marie-Pierre et Didier LongMarie-Pierre et Didier Long

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Delémont (Jura Suisse), septembre 2014

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Hégenheim (Alsace), septembre 2014

Didier Long à Tel Aviv

Tel Aviv, novembre 2013


Didier Meïr Long est un essayiste et écrivain français né en 1965. Il est marié à Marie-Pierre Samitier (blog)

  • Moine bénédictin de 1985 à 1995 (Abbaye de la Pierre-Qui-Vire), Didier s’appelle alors frère Marc. Il est éditeur des Éditions Zodiaque (maison d’édition d’art roman), artiste plasticien (Galerie Froment et Putman , Biennale de Venise, architecture, 1992) et responsable de la formation théologique permanente de la communauté.
  • Il quitte la vie monastique en 1995 et rencontre une journaliste de France 2. Depuis, ils sont mariés et élèvent leurs 4 enfants.
  • Dans le domaine professionnel, depuis 1995, Didier a d’abord conçu et réalisé 2 CDRom (dont La Bible).
    Puis en 1997, il est devenu consultant en technologies Internet : il conçoit Fnac.com et 01Net.
  • En 2000 et 2001 Didier est consultant chez McKinsey.
  • Depuis 2002, Il fonde et préside le cabinet de conseil en stratégie Internet Euclyd qui aide des dirigeants de grands groupes et des fonds d’investissement à définir leur stratégie internet et à la déployer.
  •  
  • D’un point de vue religieux Didier rejoint le judaïsme traditionnel séfarade et il a reçu le nom de Méir du rabbin Haïm Harboun lors de sa Brit Mila le 26 octobre 2016, paracha de Berashit (voir dans la revue du Consistoire, et  ici et ici)

Didier Long, ex-moine bénédictin, et son épouse Marie-Pierre, en 2014. (Photo Bruno Charoy) pour Libération (source)

Didier Long à Jérusalem Jérusalem novembre 2013

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Amsterdam, mai 2013 

Time Square- New York City-2011

Istanbul – Bosphore – mai 2011

ahrida Synagog Istanbul – Balat, Synagogue Ahrida – mai 2011

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Jérusalem -mai 2010

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Hébron – Shuhada street- mai 2010

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Naples- Pompéi- novembre 2007

Didier

Frère Marc, abbaye de la Pierre-qui-Vire, 1990

73 commentaires sur « BIO »

  1. Cher Ecrivain. Je viens de mettre deux de vos ouvrages dans la « bibliohèque » de notre Eglise, l’Eglise unitarienne francophone (EUfr)
    http://eglise.unitarienne.francophone.over-blog.fr/categorie-10728015.html

    Il s’agit d’une Eglise linguistique (pour tous les unitariens francophones ou francophiles !) et qui est « on line » comme disent les Anglo-saxons car fonctionnant à 100% sur la Toile avec toutes les institutions et activités d’une Eglise, culte y compris. Je vous dis cela car vous vous intéressez au fonctionnement des entreprises sur Internet.

    J’apprécie vos analyses sur les religions de la mondialisation. L’unitarisme contemporain est très soucieux d’orienter les religions particulières vers un universel qui puisse être partagé par tous.

    Avec tous mes encouragements pour vos travaux (j’étais déjà un admirateur de la collection Zodiaque !). Jean-Claude Barbier (chrétien unitarien, Bordeaux)

  2. Monsieur,
    Ce que je veux formuler ici est à la fois un commentaire et une interrogation personnelle.
    Je vous ai écouté avec le plus grand intérêt lors de l’émission « Prise directe » de B. Schönberg. Votre expérience et celles de ces moniales est fascinante.
    Je suis athée et l’idée de Dieu, d’une puissance surnaturelle m’est étrangère, je n’aime pas du tout le clergé, les Eglises et leur pompe, et pourtant je peux dire que je suis très préoccupé depuis toujours par la foi, jusqu’à essayer de me convaincre de celle-ci en allant assister, dans ma jeunesse, à la messe et communier dans une abbaye.
    Peut-on parvenir à la foi? Peut-être pouvez-vous me conseiller une lecture, un témoignage qui m’éclaireraient un peu dans cette recherche.

    1. Bonsoir Monsieur,
      Je ne découvre qu’aujourd’hui – à quelques années d’intervalle – votre message, mais qu’importe !… Si votre question est toujours d’actualité, peut-être aimeriez-vous découvrir le cours du Rav Ron CHAYA « LA PREUVE IRREFUTABLE » au lien suivant: http://www.leava.fr/cours-torah-judaisme/veracite-de-la-torah/400_la-preuve-irrefutable.php
      Le titre peut paraître prétentieux, mais j’affirme quant à moi, pour en avoir visionner le contenu, qu’il n’en est rien. Quoiqu’il en soit je vous laisse juge, en espérant que cela pourra vous être d’une quelconque utilité.
      Bien cordialement,
      Jean-Yves Ringeissen

  3. Bonjour!
    Je vous avais rencontré il y a une quinzaine d’années au monastère, faisnat partie d’un groupe de jeunes qui venait passer un week-end. Je suis heureuse de votre chemin parcouru et de votre épanouissement. Auriez-vous des nouvelles de frère Luc (Damien)?
    Cordialement

  4. Bonjour cher monsieur , je viens de terminer 2 de vos ouvrages , -defense a Dieu d entrer- et -Jesus,le rabbin qui aimait les femmes- J ai ètè baucoup èmu par votre temoignage sur votre foi profonde exprimee dans le chapitre que je n etais pas oblige de lire , a la fin du dernier livre citè .J ai donc voulu vous ecrire pour vous remercier , mais aussi pour vous demander ceci : saviez-vous que dans votre règion natale , en auvergne , il existe une communautè de chrètiens , composè d hommes et de FEMMES , respectant le shabbat et encore d autre chose , si bien que pour leur voisinage ce son des juif ! N es ce pas extraordinaire ?

  5. sHALOM DE JERUSALEM, Monsieur Didier Long. ET tous mes compliments pour votre courage. Vos ouvrages ne seront pas, je le crains fort, bien recus par les dominicains francais et les franciscains italiens a Jerusalem, qui font preuve en ce moment d un antisemitisme feroce.
    Myriam

    1. Shalom, cela me touche ce que vous écrivez. Serait- il possible de vous contacter par mail? Bien cordialement, Valérie

  6. @Myriam Pelli : ses livres sont salvateurs et gagnent les coeurs ! Enfant, j’ai été baptisé par tradition ; plus tard, je n’ai jamais admis que Jésus fut Dieu, aussi saint puisse-t-il être ! Didier Long m’a offert, à travers ses ouvrages, un nouveau baptême : il a fait de moi un néo judéo-chrétien, il a oeuvré à ma conversion. Je redécouvre le sens des Écritures et cela me libère. Nous, ses lecteurs, faisons lui la meilleure des publicités, pour combattre les dogmatiques crispés ! Shalom à vous !

  7. Monsieur,

    Analyste jungienne, je me suis régalée de votre livre « Jésus, le rabbin qui aimait les femmes »… Un livre précieux que je garde près de moi « religieusement »… Merci pour cette transmission…

    Amicalement,

    Isabelle Nail

  8. J’ai pris connaissance de vos travaux avec beaucoup d’intérêt et en ressentant de grandes convergences.
    Merci de vos apports,
    fraternellement,
    abbé Alain René Arbez, Genève.

  9. Shalom didier
    Je ne sais pas ou vous ecrire.pourtant g besoin de 2 reponses primordiales pour moi
    1.que faut il penser des sources talmudiques parlant de jesus et refutees par rabenou tam pour cause de chronologie.
    2.a la lumiere de votre propre parcours jesus etait il le messie attendu par les juifs.autrement dit les juifs auraient ils du rejoindre jesus selon vous

    Mon adresse email est yvaviv@gmail.com.
    Si vous ne pouvez pas repondre je comprendrai egalement

  10. je suis tombé sur votre blog en cherchant des infos sur Amsterdam .

    TRES INTERESSANT et surtout de trés bonne qualité.

  11. bonjour
    je viens de vous écouter sur judaica/france 2 ce dimanche matin
    je ne suis pas convertie au judaisme mais me pose vraiment la question
    ayant travaille depuis plus de 30 ans sur « quand le christianisme s’est il séparé du judaisme » je suis comme vous :le christianisme est un judaïsme revu par Constantin
    mais tout est judaisme dans le christianisme
    ensuite l empereur romain a mis Rome dans le christianisme ( d’ou les aristocrates en France!!!)

    merci

  12. Bonjour,
    Moi aussi j’ai vu l’émission judaïca ce matin et je suis très perplexe.
    J’ai également décidé d’aller vers la source, puisque Christ était juif, je me suis inscrite à un cours d’hébreux.
    Cependant, vos propos ce matin m’ont fort perturbée dans la mesure où vous semblez dire que pour finir le christianisme n’est qu’une fumisterie inventée par Rome.
    Donc tous les gens qui ont marqué l’église, St Thomas d’Aquin, Therèse d’Avila, François d’Assise, Saint Bruno, Saint Benoit, Seraphin de Sarov, Silouane, Don Bosco, le Curé d’Ars, Theillard de Chardin, Charbel, Theillard de Chardin, tous ces gens ne sont que des illuminés qui ont suivi une fumisterie inventée par Rome?
    La passion, le « faites ceci en mémoire de moi » du vent? c’est assez dur à entendre. Pourriez-vous clarifier votre pensée, après tout vous avez été bénédictin pendant quelques années, cela aussi serait du vent?

    1. Chère Madame,
      Il n’y a chez moi aucune volonté de dévaloriser vos croyances et je vous respecte profondément. Lisez mes livres. J’y dis simplement que le christianisme a perdu sa source juive et qu’à partir de là, au croisement de l’empire romain qui s’est servi de ce judaïsme hétérodoxe, il a intégré de nombreuses croyances idolâtriques (abandon des solennités juives et du Shabbat, culte des statues, pompe impériale, apothéose/ divinisation d’êtres humains…) qui n’ont rien a voir avec les croyance de Jésus le hassid juif et de ses disciples.
      Après, toutes les personnes dont vous parlez ont sans aucun doute réalisé l’amour de Dieu et du prochain avec des spiritualités un peu bancales mais n’est-ce pas le lot de tous les êtres humains (juifs compris) de passer d’une connaissance imparfaite de D. au D. UN de la Bible qui ne peut être instrumentalisé ? Jésus aurait sans nulle doute possible été horrifié qu’on puisse qualifier une être humain de Saint (qadosh), D. seul est Saint et c’est ce qui nous sépare de Lui. Le « faites ceci en mémoire de moi » du Jésus juif, renvoie au Zakhor (Souviens-toi, le mémorial) qui ne signifie absolument pas pour un juif ce qu’en disent en général les chrétiens , etc…
      Il faut donc avoir le courage d’un christianisme non idolâtrique qui était la foi de Jésus (Yeshoua), Jacques (Yacov), Pierre (Even). C’est forcément un peu déstabilisant.
      Il faut revenir à la source juive et approfondir. Revenir à la source scripturaire hébraïque originaire (Torah) avant une traduction orale grecque particulière (évangiles) pour « brancher le décodeur »… tout le monde dit cela jusqu’au Moyen Age dans l’église : Origène, Augustin d’Hippone, Thomas d’Aquin… étaient avant tout des commentateurs de l’Ecriture. Peu de chrétiens ont ce courage.

      1. Merci pour votre réponse. Je n’ai pas pu vous répondre tout de suite, je n’étais pas chez moi.
        Mais alors qu’est le Christ?
        Quel est le sens de sa passion? Du sacrifice de sa vie pour sauver les hommes du péché. Tout cela n’existe pas alors? Donc, on va à la messe pour rien?
        Il n’y a pas de rédemption, l’esprit saint n’existe pas?
        Donc, les grands mystiques chrétiens sont des affabulateurs?
        Toutes ces grandes figures de la chrétienté sont des idiots?
        Je dois dire que j’ai beaucoup de mal avec Dieu le Père, j’ai eu un père infect, donc je ne peux pas imaginer qu’un Dieu puisse être aimant. J’ai le même problème avec le Christ je dois dire mais quand même, c’est plus facile avec lui, il a vécu.
        Je crois que je vais tout laisser tomber, tout cela n’a pas de sens. C’était tellement plus facile quand j’étais athée. Au moins je ne me posais pas de question.
        C’est triste quand même.

      2. Chère Madame,
        Non, non, non, vous ne devez pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Il faut croire en D. Il faut croire qu’il vous aime, comme une mère, comme un père, comme un ami peu importe. D. n’est pas comme les créatures de ce monde. Toutes ces expériences mystiques, prophétiques… humaines d’abord, ne sont pas laissées au néant. Elles disent seulement que toute femme, tout homme peut avoir l’intuition de la profondeur de ce monde qui est le D. d’Israël, l’Esprit, etc… par des chemins détournés. D. aime celui qui aime la justice, pratique la pardon et marche humblement avec Lui. Ne restez pas seule. faite le point avec un homme de D. expérimenté qui vous aidera a voir clair en vous. Amitiés. Didier Long

  13. oui et les historiens travaillent dessus
    je me permets de vous conseiller
    reza aslan/zealot ‘en anglais)
    dan jaffe/ le judaisme et l’avenement du christianime
    et bien sur le livres de daniel sibony

    un chrétien qui oublie qu’il est en fait judeo est perdu
    enfin relisons franz rosenzweig

  14. Bonjour,
    Votre passage sur Judaica ce matin m’a interpellée et confortée dans mes choix. Issue d’une famille catholique pratiquante, je ne trouvais malheureusement pas réponse à bon nombre de mes questionnements. Ma conversion au judaisme a non seulement résolu tous ces questionnements mais a transformé mon existence et fait de moi un autre être. Intéressee par votre parcours, je vais me procurer certains de vos ouvrages sans oublier le dernier sur le shabat. Cordialement

  15. Bonjour,
    J’ai été très touché de votre témoignage sur France 2 dans l’émission du rabbin josy eisenberg.
    Je partage votre analyse et suis un ancien seminariste du séminaire des aînés de vienne rue de vingtaine et du grand séminaire de Lille.
    Je suis en cours de conversion avec le mouvement massorti.
    Le judaïsme n’apporte la paix, l’impression d’aller vers soi même pour trouver l’autre et l’un…de travailler à l’édification d’un temple intérieure grâce au temps et à la cacherout,
    Merci, mille fois merci

  16. La définition de la date du jour de Pâques a été établie en 325 par le concile de Nicée : « Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après. » Autrement dit… le dimanche qui suit le 14 nisan juif qui correspond à la pleine lune du premier mois du printemps. Les Églises syriaques attachées à la tradition johannique suivaient cette tradition juive jusqu’au IVème siècle, elles respectaient aussi le shabbat (samedi). La Pâque chrétienne est donc le dimanche qui suit la première lune (théorique et non astronomique) qui suit l’équinoxe de Printemps dans l’hémisphère nord.

  17. Bonjour, je dois vous dire que j’ai eu un choc en vous voyant sur France 2 dans l’émission du Rabin Josy Eisenberg, ça m’a remplie de joie. Je suis née Catholique, comme vous… A l’âge de 7 ans, je suis allée visiter l’Abbaye de la Pierre qui Vire. En sortant, j’ai dit à mon père que je voulais être moine ! Ma mère est originaire d’Autun en Saône et Loire. J’ai passée mon enfance entre Neuilly-Sur-Seine et le Morvan (entre Saulieu et Autun). j’ai promis à Jesus que j’irai à
    sa rencontre et je me suis révoltée, dès l’âge de 10 ans, contre l’Eglise Catholique et son enseignement. Je disais haut et fort qu’on était loin, très loin, de l’enseignement de Jésus. C’est, comme vous, que j’ai trouvé la pleine essence de Jésus dans le Judaïsme; je me suis tournée vers une synagogue libérale pour apprendre. Petite communauté où les femmes peuvent porter et monter à la Torah, comme au temps de Jésus. Je pratique le Shabbat, comme Jésus. J’ai fait Teshouva mais je ne me suis pas convertie. Pour moi, c’est inutile car il faudrait renier Jésus ou faire abstraction de son existence.
    Et je ne veux pas m’égarer en route : l’Esprit plus que la lettre …Et je suis plus « Kadoch » que « cacher ». Je pense, comme vous, que je suis une âme juive. nous appartenons peut-être à la treizième Tribue : les Ivritimes. ?
    Pourquoi se convertir alors qu’au temps de Jésus le christianisme n’existait pas ? Tout est dans le coeur, n’est-ce-pas ? Les chants des Moines de la Pierre qui Vire montent jusqu’au ciel…
    Je vais beaucoup apprendre en vous lisant et avec une joie immense.
    Merci pour votre témoignage.
    Catherine Rameau de La Pierre

  18. Cher monsieur
    je regarde tous les dimanches l’émission Source de vie. (Malheureusement j’ai omis d’enregistrer cette fois-ci) Je ne vous connaissez pas avant l’émission. Monsieur Haddad vous a présenté comme ayant une âme juive dans un corps de chrétien. Je suis perplexe, car vous semblez nier la divinité du Christ. C’est votre droit, mais alors, il faut enlever toute ambiguïté et dire clairement que vous êtes juif. Sinon, comment expliquer la résurrection et les premiers martyrs qui ont refusé d’abdiquer leur foi? Pensez à Étienne, mort lapidé. Il n’y a pas de honte à être juif. Moi j’assume entièrement ma religion. Je suis catholique et je n’ai pas honte de mon Église, ni du Christ mort et ressuscité. Vous ne pouvez naviguer entre deux courants différents. Je suis tout à fait d’accord avec vous qu’on ne peut pas comprendre les évangiles sans connaître l’hébreu. Mais je ne vois pas concrètement ce que l’Église a « inventé ». Je ne vois pas qu’est-ce qu’il y a de non juif dans l’Église catholique, dans les Évangiles ou dans la liturgie? Qu’est-ce qui vous choque dans l’Église. Le rabbin Eisenberg vous a posé une excellente et intelligente question : « pourquoi l’Église a abandonné la shabbat pour le dimanche. Votre réponse était lamentable. Je ne me vexerai pas si vous ne me répondez pas. Je ne veux pas vous embarrasser et vous mettre mal à l’aise auprès de « vos amis ». Je suis professeur d’histoire et votre point de vue m’intéresse intellectuellement.

    1. Mais vous ne m’embêtez pas du tout. Vous êtes libre de vos croyances. Je suis un juif traditionnel. Pour le reste, sur le passage du Shabbat au dimanche je peux difficilement réécrire mon livre dans ce post de blog. Lisez aussi « Jésus de Nazareth juif de Galilée » et « L’invention du christianisme »

  19. Monsieur Long

    J’ai vu avec intérêt l’émission de hier avec Josy Eisenberg.
    J’aimerais savoir qui était vraiment Jésus.
    Etait ce un juif fondamentaliste qui croyait à la fin imminente des temps ?
    Peut on croire à sa résurrection ou est ce un mythe inventé ?
    Quel rôle on jouer les femmes dans son enseignement ?
    Etait il violent ? Pourquoi a t’il été executé et qui la condamné ?
    Je suis catholique mais je suis plus attiré par la religion juive ou les philosphies asiatiques.
    Peut on encore croire à Jésus après tout les mensonges qu’a peut être créé l’Eglise ?
    Merci d’avance si vous pourriez me donner un cours résumé du Jésus historique
    (je n’est hélas pas le temps de lire vos livres) t’elle que vous le voyez et que les dernières recherches le voit.

    Bien cordialement

  20. En effet, je ne puis rien faire à moitié. Je me rends compte que depuis toujours je suis une âme Juive. Et tout ce que D. m’a donné dans l’église catholique, je puis enfin mettre des mots juste dessus. Simplement, je n’ai rien renié, et on ne m’a pas demandé de renier qui que ce soit. Aujourd’hui, je vis ma Foi Juive pleinement (enfin j’essaie de tout mon coeur), et depuis je ne suis plus bancale !!! Comprenne qui pourra !!!, ,

  21. J’ai lu « Défense à Dieu d’entrer » 2 fois en essayant de comprendre votre engagement dans votre vie professionnelle actuelle.Si j’ai bien saisi vous êtes en lien avec la haute finance.Comment un chrétien se situe-t-il dans ce milieu? »Il est plus facile à un riche de passer par le trou d’une aiguille…. »Pouvez-vous trouver quelques instants pour m’éclairer?Merci.Monique Arnold

    1. Chère Madame, Effectivement après quelques années chez McKinsey je travaille avec des présidents, fonds, dirigeants. Rien à voir avec les petits mozarts des salles de trading ou le casino des vulture funds (fonds vautours). Le bon vieux capitalisme tel qu’il est né au… XIIIème siècle lancé par les premières world companies : les monastères de Cluny et Citeaux en Bourgogne, puis les premières market-places, les places de marché tournantes des marchés de Bourgogne-Champagne. Je crois au capitalsme comme moteur de création de richesses et à son imbrication et interaction profonde avec la démocratie. Les premières Républiques d’Italie furent aussi des cités marchandes où le christianisme médiéval réfléchissait au bonheur citadin. je crois donc que la Révélation venu du judaïsme a libéré, via le shabbat l’homme moderne de sa condition d’esclave dans l’antiquité gréco-roamaine (80% de l’énergie venait des esclaves à Rome contre 80% d’énergie non humaines vers l’an 1300). J’ai aussi écrit un livre « Capitalisme et Christianisme »,
      qui raconte cette tumultueuse histoire. Mon point de vue désormais juif m’a confirmé dans toutes ces recherches et dans le lien profond entre la Révélation juive et le judéo-christianisme. J’oppose l’hypercapitalisme-casino né dans les années 80 et ses fausses valeurs à court terme à ce capitalisme lié à la démocratie convaincu de son devoir de justice sociale en même temps que de création de richesse.
      J’essaie modestement dans mon métier de consultant en transformation digitale d’aider des entreprise à entrer dans le monde qui vient. une révolution numérique semblable à celle de l’électricité. Bien à vous. DL

  22. Cher Monsieur. Je l’avoue, je ne vous connaissais pas jusqu’à ce jour où j’ai retrouvé votre livre « défense à Dieu d’entrer », dans ma bibliothèque.
    J’en ai commencé la lecture toute affaire cessante, cependant arrivé page 63 j’avais déjà relevé qq « bricoles » qui me gênaient , et une petite voix s’imposaient à mon esprit…. Sur la sincérité de ce que vous écriviez.
    Je suis donc partie à votre recherche sur internet afin de mieux vous connaître et ce dont je me doutais s’est révélé exact, vous êtes de religion juive. Je ne vous en fais pas procès étant moi même, par mes ancêtres, issue de cette religion, que je respecte profondément.
    Mais je vous le dis avec franchise, il fallait l’annoncer clairement en 4ème de couverture….. Pour ceux qui , comme moi sont chrétiens, toujours en recherche , et qui ont lu votre « rencontre avec le Christ » comme un témoignage immense pour leur propre vie spirituelle et qui découvre que « non finalement c’est le judaïsme la vérité »… Je vous assure que c’est dévastateur.
    J’ai le sentiment d’être la seule à exprimer ces réserves, mais qu’importe ,
    Je vous demande de ne pas me répondre en me donnant une quelconque référence d’ouvrage à lire, ce soir je suis fâchée.

    1. Hélas Madame, ce livre a été écrit en 2005, je suis devenu juif entre les deux en 2010… lisez donc : « Des noces éternelles, un moine à la synagogue ». Je suis redevenu qui j’étais en vérité. Ne soyez pas inquiète, ni en colère, ni dévastée… tous les chemins mènent à Jérusalem et l’Eternel veille non seulement sur son peuple mais sur tous ses enfants. Bien à vous.

  23. J’ai beaucoup aimé votre réponse…… Il est vrai que nous suivont le même chemin qui mène à Dieu car il veille sur ses enfants……

  24. Je suis d’accord avec Madame Le Breton Reuche. C’est dévastateur et je ne comprends pas comment vous pouvez en parler avec tant de légèreté. Ce n’est pas votre prochain qui vous étouffe. mais il est vrai que vous êtes un homme de finance.

    1. La question que pose mon chemin aux chrétiens est celle des origines juives du christianisme. Cet effort d’un autre regard sur soi est déstabilisante c’est vrai mais certainement pas « dévastateur »… je suis juif et ne demande pas aux chrétiens de se convertir au judaïsme ! Je n’aurai pas de « disciples ». Il est vrai que ce sentier qui va du christianisme au judaïsme est peu fréquenté. Une compréhension de la foi chrétienne dans sa genèse juive me semble au contraire profondément vivifiante et revigorante.

  25. Bonjour
    « D. aime celui qui aime la justice, pratique le pardon et marche humblement avec Lui. »
    Vous êtes ce que D. vous a fait et il vous accompagne sans cesse. Vous avez vécu avec courage et zéle Didier.
    Chrétien depuis mon origine…je m’étonne que vous juxtaposiez et discutiez en mélangeant croyance et religion.
    «  »La première est respectable (sincérité)la deuxième est perfectible (organisation humaine). » »
    Nous sommes fait de nos croyances et nous « Aiguisons notre Âme » chaque jour que D. nous donne à vivre en espérant passer la prochaine ´´porte étroite  » devant nous.
    Rien n’est Sûr : que la mort.
    Et pour le reste , nous vivons avec nos certitudes, nos croyances.
    Vous avez choisi la croyance juive, soit: c’est votre choix. Vous êtes érudit , actif…pourriez vous juste ne pas mélanger Religion et Croyance.
    J’ai du mal à Vous lire à Vous suivre alors que vous êtes Sain.
    Merci pour votre simplicité de tous les jours.
    Unis dans la prière.
    marc

  26. Didier, Vous avez dit; « … tous les chemins mènent à Jérusalem et l’Eternel veille non seulement sur son peuple mais sur tous ses enfants. »

    L’Éternel aurait il un peuple, préféré, et par ailleurs des enfants moins élus ?
    Cela m’a toujours interrogé qu’un Dieu universel puisse envisager des différences entre peuples, et disqualifie de facto la religion élue de ceux qui s’en réclament.

    1. Il ne faut pas faire de contresens concernant l’élection  » vous serez saints car Moi je suis saint » « un peuple de pretres ». Qadosh (saint) signifie « particulariser ». Le quidouch sur une coupe, la bénédiction sur le pain, les particularise, les rend signifiants. Il consacre le reste,l’ensemble du vin ou de la récolte… il ne les pourrit pas !!! Ainsi d’Israël parmi les nations. Israël est signifiant pour l’humanité. Le respect de la singularité juive est garant de la possibilité de l’altérité.

  27. Bien d’accord sur une singularité juive et l’altérité ou reconnaissance de l’autre dans sa différence religieuse. Alors, altérité signifie aussi absence de valeur comparative entre religions; et non prosélytisme.
    Mais vous êtes restés abstrait sur la question ; quid du peuple élu ?
    Considérez vous qu’un autre « peuple » puisse être qualifié aussi d’élu ou est ce une exclusivité?
    En quoi un peuple collectivement mériterait il cette distinction de sainteté, puisqu’il s’agit avant tout d’une  » élection » qui ne peut s’entendre et se gagner qu’ individuellement et non pas collectivement !

  28. LE DEROULE DE LA MESSE
    Un témoin qui parle de son identité et ce qui en découle

    Que s’aperçoit-on si on veut bien y prendre garde.
    Autour du sacrement central qu’est l’eucharistie et qui est le motif de la messe, son déroulé fait état d’une déclaration appuyée d’identité par le canal du prêtre mandaté pour l’occasion. C’est Jésus qui proclame avec persistance afin que cela nous entre bien dans le crâne, son identité, à savoir qu’il est le Verbe incarné annoncé dans les Ecritures de son époque, avec le sens de sa mission et ce qui en découle.

    C’est cette déclaration de Jésus proclamant son identité qui « ouvre l’esprit » pour identifier dans les Ecritures de son époque (ce que l’on appelle maintenant « l’ancien testament », en se limitant au « canon » juif à ce sujet), que le Verbe, à savoir Hachem (qui cela peut-il être d’autre) devait s’incarner pour une mission précise.
    Hors la proclamation par Jésus lui-même, cette affaire d’incarnation est inaccessible à la compréhension, que l’on soit ou non juif. Car, les textes qui sont mis en avant par Jésus peuvent aussi avoir une autre interprétation, c’est d’ailleurs bien ici la querelle – stérile – entre juifs et chrétiens.
    Cette querelle est stérile car tous deux ont raison.
    Le non-croyant, qu’il soit juif ou non, ne peut croire à cette affaire d’incarnation qui dépasse l’imagination, alors « il brode » avec ses préjugés. Pour l’un ce sera un « scandale », un blasphème, et pour l’autre une « folie ».

    Et pour reprendre le titre d’une série télévisée ou d’un film célèbre, attention à « orgueil et préjugés ».
    Risque sans cesse d’actualité, comme on ne peut que le constater par exemple avec les « quinze maladies » de la curie relevées par le pape François (cela d’une certaine manière semble faire écho à Matthieu 23 :13 et le travers Laodicéen – « tu ne sais pas que tu es pauvre, aveugle et nu » – évoqué dans la révélation de Saint-Jean). Rien de nouveau sous le soleil, l’homme reste toujours l’homme avec son instabilité chronique depuis son exil du jardin d’Eden, Eglise ou pas Eglise.

    La messe, notamment « ouvre l’esprit » par l’action directe de Jésus, sur ce que l’on doit comprendre de lui dans « l’ancien testament » (pour faire court). Mais pour le reste, tout ce qui ne tourne pas sur le sujet précis de l’incarnation avec tout ce qui en découle, c’est la tradition pré-apostolique qui elle « ouvre » l’esprit Et quand on dit que les juifs « sont nos frères aînés dans la foi », ce n’est pas une formule aimable plus ou moins creuse et qui ne mange pas de pain, elle implique des conséquences concrètes au niveau même de la foi pour ce qui est du « collatéral » (l’essentiel du message étant l’incarnation aboutissant à la fin de la damnation de l’homme pour reprendre une formule eucharistique – le chemin de « l’arbre de vie » est à nouveau accessible).

    Alors, attention à veiller à ce que chacun reste bien à sa place en se respectant mutuellement. Vaste programme.

    Pour la suite, voir ci-dessous le développement.

    DEVELOPPEMENT

    Le problème tourne toujours autour de la prise au sérieux ou non d’un témoignage.

    Moïse n’a pas été pris au sérieux par tous, c’est le moins qu’on puisse dire, puisque seulement un cinquième des descendants d’Israël sont sortis d’Egypte.
    L’affaire de la traversée à pied sec de la mer rouge est invraisemblable, sauf pour ceux qui ont vécu l’événement de visu. Ne parlons pas de DIEU qui parle directement au peuple au Sinaï, au point que les témoins oculaires ont préféré la médiation de Moïse. Quand à l’épopée du désert, elle est hors d’atteinte à l’imagination.

    Il en est de même pour Jésus. Le christianisme repose non pas directement sur les Ecritures inscrites dans la Torah et commentées par les maîtres d’Israël, mais sur le témoignage de ceux qui ont de leurs yeux vu Jésus avant et après sa mise à mort au gibet. L’événement est hors du sens commun, sauf à ce que l’on ait devant soi, en chair et en os, mangeant et buvant, celui que l’on a vu précédemment souffrir et mourir dans les conditions terribles que sont la crucifixion, supplice infligé par les autorités romaines. Impossible pour ces témoins de ne pas constater, encore une fois de visu, que l’être en chair et en os qui est devant eux est ce même Jésus qu’ils avaient côtoyé avant sa mort publique, et qui plus est, de le constater non pas fugitivement, mais pendant cinquante jours. Cela a beau dépasser l’entendement, l’événement n’en est pas moins incontestable devant leurs yeux. Aussi, en face de ce personnage, n’ont-ils pas pu faire autrement que de croire ce qu’il leur a décrit sur son identité et le sens de sa mission. Tout le christianisme repose là-dessus, sur Jésus et sur ce qu’il dit lui-même notamment des Ecritures, et non directement sur les Ecritures elles-mêmes. Comme d’ailleurs pour les Israélites sortis d’Egypte et présents au désert du Sinaï, qui n’ont pu pas faire autrement que de croire ce qu’ils ont vu de leurs propres yeux, ils ne se sont pas appuyés sur un ouvrage, sur des Ecritures, mais sur ce qu’ils ont vu.

    Aussi, quand les chrétiens, c’est-à-dire ceux qui adhèrent sans réserves (mais comment peut-il y avoir des réserves de leur part quand vous avez le mort devant vous qui n’est plus mort !) à ce que Jésus leur a dit, après l’événement de sa mort dans les conditions terribles que l’on sait, polémiquent avec les juifs sur la base des Ecritures, cela n’a absolument aucun sens. Ce n’est pas à cause des Ecritures que les chrétiens ont cru et que s’est formé la tradition dite apostolique, mais à cause de ce personnage qu’ils ont eu devant eux, qui mangeait et buvait avec eux, durant cinquante jours après sa mise à mort validée par les autorités romaines et religieuses juives de l’époque. Ces témoins ont prit pour argent comptant ce que Jésus leur a dit de son identité et du sens de sa mission, ce qu’il leur a dit de son interprétation des Ecritures et notamment ce qui le concernait, lui, dans ces Ecritures. Jamais Jésus n’a contredit que DIEU était unique, il a expliqué qu’il y avait son Père et le Saint-Esprit et que tout cela faisait un tout unique (hors d’atteinte à l’intelligence humaine cette affaire de « ils sont trois mais il n’y en a qu’un » !), difficile de contredire ce qui sort de la bouche de l’acteur de l’événement que l’on a devant soi. De même de l’identification qu’il fait de lui-même au travers de la Torah, ce qui constitue une interprétation alternative, bien évidemment incroyable mais tout aussi valable que l’interprétation commune ne voyant en aucune manière décrit dans ces Ecritures l’incarnation du Verbe. Car en définitive, ces Ecritures décrivent les deux et l’on peut, en toute bonne foi et avec juste raison croire en l’une et rejeter l’autre. Aussi, quand le chrétien polémique avec le juif ou l’inverse sur ce point, il est absolument impossible de se comprendre.
    Quand le chrétien prétend expliquer dans le texte cet événement au juif, se rend-il compte combien il se ridiculise ? S’il y en a bien un qui est à même de savoir ce qu’il en retourne sur la base du texte, ce ne peut-être que le Juif qui a dans ses gènes profonds, le sens de la Torah.

    Le christianisme n’est pas une « religion » (ce terme est utilisé ici par commodité) du livre, comme le judaïsme d’ailleurs. Ce sont des « religions » du témoignage. Alors bien sûr qu’il y a un « livre », mais ces livres sont pour faire court, l’un du témoignage de Moïse et l’autre du témoignage de Jésus.

    Quand à la polémique entre juifs et chrétiens, il semble qu’elle relève plus du conflit Esav/Jacob que d’autre chose. Et la providence a réservé le sens profond de ce conflit, avec ses tenants et aboutissants aux seuls « maîtres » juifs de la Torah ; pour les chrétiens puisqu’il est question d’eux ici, impossible de faire cavalier seul pour ne serait-ce qu’approcher la compréhension du phénomène dans sa dimension concrète et son, actualité. Impossible car ce n’est pas leur charisme.
    Car c’est bien de volonté divine que sont venus les jumeaux Esav et Jacob et que l’aîné devait être « soumis » au cadet. Mais soumis, dans le sens du partage des rôles (pour citer un exemple avec le « partage des rôles », on le voit bien avec Esav qui d’après la tradition juive a réglé son compte à Nemrod), ce qui n’a rien à voir avec une domination au sens courant.

    Le christianisme a rejeté la branche juive de l’Eglise – l’Eglise dite de Jacques (soit les juifs « hérétiques » aux yeux du judaïsme, observant la loi de Moïse mais adhérant en même temps à l’école de Jésus) – au cours du troisième siècle de l’ère dite chrétienne, c’est ce que rapporte en particulier le cardinal Lustiger (d’origine juive) dans un de ses ouvrages (l’alliance) où il précise qu’il s’est agi d’un « drame » et d’un « péché ». Il n’est resté jusqu’à ce jour que la « branche des nations » (donc celle d’Esav…) avec, au cours du quatrième siècle l’acceptation par l’empire romain du christianisme sous Constantin, et surtout sa montée en puissance avec Théodose, puis les sept ou huit premiers conciles oecuméniques convoqués par les empereurs. Au passage, il est assez curieux de noter une sorte de similitude entre l’exil des juifs (terminé depuis 1948) et celui, en quelque sorte de « l’Eglise de Jacques, » « exil » toujours en cours pour cette dernière.
    Ce faisant avec cette affaire de « l’Eglise de Jacques », l’Eglise est privée de la sagesse « pré-apostolique » sur les points réservés, réservés justement, à la compréhension juive…
    Ce qui fait que cette Eglise, l’Eglise catholique pour ne pas la nommer, présente aujourd’hui tout simplement le visage de celle des « nations », ce qui signifie qu’elle a été marquée par l’attitude d’Esav (« nations » = Esav , sans la sagesse juive, il est impossible de faire ce lien.) vis-à-vis de Jacob. C’est vraisemblablement ici la racine de l’antisémitisme, que Jean Paul II, sous l’influence notamment du cardinal Lustiger, a eu le courage de dénoncer publiquement (le « péché » évoqué par Lustiger).

    Mais cette affaire d’Esav et de Jacob, sans les juifs, elle est impossible à comprendre. C’est ici le charisme explicite et exclusif du judaïsme dans son interprétation des Ecritures du témoignage de Moïse et des prophètes. Il est impossible au chrétien de comprendre cela s’il n’admet pas la supériorité juive sur l’interprétation des Ecritures hors bien sûr l’incarnation. Pourquoi « hors l’incarnation » ? Sûrement pas parce que les juifs manquent d’intelligence, mais tout simplement parce que l’événement de l’incarnation, celle d’Hachem donc, ne peut être reçue hors l’affirmation de Jésus lui-même (c’est ici le charisme spécifique et exclusif de l’Eglise catholique de saisir tout ce qui concerne Jésus), et s’ils ne croient pas à Jésus, il n’y a rien à leur reprocher avec un ton plus ou moins condescendant. Ils ne croient pas, comme d’autres ne croient pas à Moïse et aux prophètes, un point c’est tout, il n’y a pas à les critiquer pour autant ; quant à la providence, ne la mettons surtout pas en avant car elle saura bien s’occuper de tous en temps utile, tant de celui qui croit tout savoir que de celui qui ne s’intéresse à rien.

    C’est peut-être ici également, l’apprentissage de l’humilité.

    L’Eglise catholique s’est adressée tant aux juifs (celle de Jacques) qu’aux nations (celle de Paul pour faire court, lesquelles relevant des « sept lois de Noé »). Que depuis le troisième siècle elle ait abandonné son volet juif, cela est une affaire curieuse que la providence éclairera le moment venu, cet abandon n’est en effet pas normal, car l’Eglise c’est ces deux volets (on le voit bien par exemple avec Paul qui circoncit lui-même Timothée de père grec mais de mère juive). Dans cette affaire de division, on peut pressentir la « marque d’Esav ». Et quand il est question de « l’unité de l’Eglise », c’est peut-être en réalité de l’unité de ces deux volets dont il s’agit…

    Tout ceci ne pourra pas se dénouer hors l’action d’événements extraordinaires, et aujourd’hui incroyables pour le sens commun, de la providence. Comme il y en a eu par le passé, avec la sortie d’Egypte par exemple et l’incarnation sous Ponce Pilate.

    Mais, qu’enseigne t’on à la Pierre qui Vire ?

  29. Je viens de voir sur TV5 l’émission « L’ombre d’un doute » dans laquelle vous intervenez. Vous y êtes présenté comme « théologien » et vous vous employez à exempter les Juifs (en fait les dignitaires religieux) de la responsabilité de la mort de Jésus et vous chargez Les Romains (Ponce Pilate). Cela m’a apparu trop forcé et, l’émission terminée, j’ai vérifié sur internet et ai compris. vous ne croyez pas qu’il aurait été plus franc (plus honnête) de vous présenter comme « théologien juif » (et en tout bien, tout honneur)…

    1. Bonjour, Je suis théologien du judéo-christianisme ancien et historien. (Comme vous le savez les chrétiens des 2 premiers siècles étaient majoritairement juifs). Mes conclusions n’ont pas de parti pris religieux mais seulement historique que ça plaise ou non et des deux cotés. Au moment de lire le Talmud je suis intervenu avec une kippa comme vous l’avez peut-être remarqué . Vous suggérez d’identifier les juifs à la télé avec d’autres signes ? DL

  30. Bonjour, je n’ai pas vu cette émission mais je suis d’accord avec vous quand vous dites que la majorité était juive et on ne peut qu’incriminer les chefs religieux. Il faut étudier la Bible pour avoir un regard objectif. Vous auriez dû vous présenter en tant que chrétien converti au judaïsme….

  31. Bonjour Monsieur LONG

    Permettez-moi quelques remarques au sujet du procès de Jésus, suite à la façon de vous le présentez dans un de vos ouvrages que j’ai lu.

    Concernant les polémiques sur la réalité historique du procès de Jésus, et en particulier pour ceux qui en déduisent que la relation qui en est faite dans Matthieu et Marc est erronée, leur position apparaît à la fois juste et fausse. Elle est effectivement correcte par rapport aux usages institutionnels de l’époque. Mais, l’usage habituel et bien balisé est une chose – comme on peut le constater en d’autres occasions de procès dans les Actes où la convocation du sanhédrin attend tranquillement le lendemain (1) -, les « aménagements » aux usages en fonction de l’urgence d’une situation en sont une autre. Or, Jésus – considéré sans doute comme un « plouc » (par l’intelligentsia politique et religieuse dominante, travaillée par d’incessantes intrigues diverses et variées de pouvoir comme cela se passe depuis la nuit des temps, les hommes étant ce qu’ils sont ; par ailleurs il n’était même pas de lignée sacerdotale) galiléen de la campagne profonde – rendait quasiment folles les autorités de l’époque à cause de la puissance de sa notoriété publique. Sa présence leur était insupportable, il fallait l’éliminer. Pour l’éliminer, il n’y avait pas d’autres solutions que d’agir très vite, ce qui ressort très nettement d’une sorte de précipitation dans les événements. Aussi, après son arrestation, de l’avoir présenté très rapidement à la foule qui pourtant l’avait adulé il y a peu, complètement défiguré après la terrible épreuve de la flagellation romaine, le choc de l’image a validé l’accusation d’imposture. En effet, celui qui prétendait pardonner les péchés, donc être l’égal de DIEU, en était réduit à cet état lamentable effrayant ! Cette image choc l’a décrédibilisé dans l’esprit du public qui s’est ainsi, sous le coup de cette émotion, immédiatement retourné ; l’opération d’intox avait atteint son but, il était possible maintenant de passer à l’étape suivante, il n’y avait plus à craindre un éventuel soulèvement de la foule : l’élimination. L’histoire en est pleine à foison de ce genre de manipulations.
    Cf ci-joint un lien concernant un document d’étude de Cambridge sur le sujet
    http://www.tyndale.cam.ac.uk/Tyndale/staff/Instone-Brewer/prepub/Sanhedrin%2043a%20censored.pdf

    (1) ce qui signifie que si l’objet de la relation de Matthieu et de Marc était d’enjoliver la question pour « intoxiquer » et « charger les juifs » (2) comme l’insinuent au bout du compte certains, cette attitude de « camouflage » se serait retrouvée dans les autres récits du corpus dit « le nouveau testament ». Or ce n’est pas le cas.
    (2) Ceux qui on « chargé » les juifs, l’ont fait au mépris de leur propre corpus (3), et sur ce point ils auront à rendre compte le moment venu. Poussés sans doute par le fond latent d’antisémitisme, cette antique obscure jalousie à l’encontre des Hébreux vissée au fond de l’âme – pas forcément uniquement au fond de celle des « goys »… – et dont la tradition hébraïque décrit admirablement bien les arcanes de « derrière le rideau » (Balaam, Ismaël, Esav, Balak, etc. etc.).
    (3) Actes 3 :17
    17. Maintenant, frères, je sais que vous avez agi sans savoir, vous comme vos chefs.

    1. Vos remarques sont intéressantes mais la condamnation de Jésus « par la foule » est peu probable. Il faut comprendre que le pouvoir d’un préfet romain, le jus gladi, c’est à dire de tuer était total donc sa remise de peine à la foule est fort improbable. Ensuite à part des suppositions, on n’en a pas d’autres exemples dans l’histoire romaine. La justice romaine normalisait sans pitié. Il faut d’autre part garder des yeux d’historien. Jésus n’était pas connu au point de rendre « fous les romains », il n’est qu’un point sur l’écran radar des historiens romains de l’époque, un inconnu. Le Baptiste occupe un long passage chez Flavius Josèphe, Jésus une ligne… et on n’est même pas sûr qu’elle ne vienne pas d’un copiste postérieur dans le texte slavon.
      Le pardon des péchés ne posait pas le problème de « se faire l’égal de D. » Le Baptiste et probablement de nombreux séparatistes retirés au désert loin de Jérusalem qui s’opposaient à la légitimité du Temple (CF Les esséniens), faisait de même et personne ne les a « divinisés ». Cette attitude de rupture posait problème parce que seule l’autorité du Temple et son clergé avaient ce pouvoir via les sacrifices, dont Jésus les esséniens ou le Baptiste posaient là un geste de défi politico-religeux. Il n’y a pas là de contenu théologique. L’idée qu’un homme puisse « être D. » est impossible pour un juif de l’époque de Jésus comme pour un juif d’ aujourd’hui. L’observance des commandements et des mitsvots de la loi juive que Jésus enseigne au jeune homme riche comme le coeur de l’éthique juive le montre.
       » Jésus se mettait en route quand un homme accourut et, tombant à ses genoux, lui demanda : « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? » Jésus lui dit : « Pourquoi dire que je suis bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » (Mc 10, 17)

      Les compagnons de jésus ont probablement cru qu’il était « le grand Prophète » de la fin des temps mais cette titulature comme celle de « messie » n’a rien de divin à l’époque.
      La tache de l’historien, la mienne, s’appuie sur des documents (la Mishna en l’occurrence, le droit et les usages romains) et des probabilités mais on ne peut pas reconstituer les faits, pour autant qu’ils soient atteignables! sur une château de cartes d’hypothèses.

  32. La grande difficulté avec les affaires « collatérales » à la foi – c’est-à-dire les événements concrets qui se sont réellement passés, l’histoire donc – c’est toujours ce curieux mystère qui les entoure. Quand en plus la foi ne se démontre pas, on risque tout simplement l’impasse. Car la foi, en fait elle ne vient pas de nous et c’est le « pilote qui est dans l’avion » qui décide.
    Alors, hypothèses, probabilités, contestations de la réalité même des faits rapportés, se succèdent à n’en plus finir. Et le drame intervient quand la polémique tourne à l’affrontement.
    Admettons que le procès de Jésus n’ait jamais eu lieu comme rapporté par Matthieu et Marc, que Jésus a raconté des histoires sur sa divinité, que les apôtres qui l’ont accompagné et vu mourir puis revus ensuite, bien vivant devant eux pendant quarante jours, sont des menteurs ou des imbéciles complètement allumés – allumés sans discontinuer pendant quarante jours -, alors effectivement, il faut prendre les Ecritures dites du « nouveau testament », les jeter au panier et faire la fête jusqu’à plus soif : « mangeons et buvons car demain nous mourrons ». On a autre chose à faire qu’à perdre son temps avec des illusions ridicules.
    Mais, au niveau historique puisque c’est de cela dont il s’agit, ont peut dire la même chose de Moïse au Sinaï avec DIEU qui lui parle dans le buisson notamment, les tables des dix paroles écrites tracées du doigt même du Maître du monde, la traversée de la mer rouge à pieds secs, etc. Certes, il doit y avoir des relations historiques de pays voisins suggérant ou décrivant la réalité d’un peuple identifié comme pouvant être ou étant celui des hébreux, mais de là à valider la réalité de la « montagne qui fume » et tout le reste, il y a une marge.
    Hors cette affaire curieuse de foi, qui par définition ne se démontre pas, il n’y a pas plus de preuves historiques validant la charge de l’épopée divine de Moïse que celle de Jésus. Si on reste sur le plan historique, rien n’oblige à prendre au sérieux les Ecritures dites de « l’ancien testament ». Allez, hop, tout l’ensemble à la poubelle, pourquoi s’embêter ?
    Sous l’angle historique on ne pourra rien vraiment trancher. On n’a pas d’autres choix, que de lire entre les lignes, comme le font les hébreux (depuis 1948 après leur exil quasi bi millénaire, les juifs sont redevenus hébreux, ils ont renoué avec l’identité dont l’origine remonte à Héber, d’où vient le nom « hébreu », datant, au-delà de Jacob, d’avant la diaspora – géographique et linguistique – des soixante dix autres nations (exil qui lui dure toujours, on n’en a pas fini avec « nos ancêtres les gaulois ») , événement contemporain de Peleg, consécutif à l’orgueil de la tour de Babel). On notera au passage l’étonnante contemporanéité de tous ces grands acteurs : SEM qui était le desservant de l’époque sous l’ordre de Melchisédech n’est séparé d’Adam que par un patriarche : Mathusalem, et SEM a été contemporain d’Abraham, d’Isaac et de Jacob – ces trois derniers étant séparés d’Adam que par… deux patriarches. Le tableau ainsi dressé donne toute sa saveur. Mais, allez donc chercher les preuves historiques…et qui croit à ce tableau ? C’est un mythe, comme sera sans doute un mythe quand je serai étendu dans la caisse, situation que je souhaite la plus tardive possible.
    C’est la foi qui parle et ce n’est seulement que dans le futur qu’elle sera validée, selon l’habituel déroulé des schémas prophétiques et en particulier le calendrier de la providence, le contenu de ce dernier pouvant évoluer au gré de la réponse des hommes, car si le pire n’est pa forcément certain, il peut toutefois se réaliser si la folie humaine ne veut rien entendre. L’homme a une responsabilité entière sur sa marge de manœuvre qui reste complètement autonome. Il n’y a rien d’écrit à l’avance.
    Sur ce sujet des prophéties, il est d’ailleurs étonnant ce grand silence, tant chez les catholiques d’aujourd’hui que chez les juifs, au sujet de la fameuse prophétie dite des « 70 semaines » dans Daniel, évoquée par Saint Augustin lui-même dans la Cité de DIEU, annonçant le moment de l’apparition dans l’histoire – justement, dans l’histoire – du « serviteur souffrant » d’Isaïe (1). Les évangélistes en parle, mais motus ailleurs. Pourquoi ? c’est vrai, c’est faux, c’est insensé ?.
    Quand à la divinité de Jésus, je vous rejoins en ce sens qu’il n’est pas possible de l’admettre avant d’avoir revu le crucifié bien vivant, l’affaire de Thomas est bien là pour nous le démontrer. Hors la croyance en ce témoignage des apôtres, ce ne peut être qu’un « scandale pour les juifs et une folie pour les grecs ». Mais impossible d’avoir des témoignages « historiques » sur ce point comme au sujet de Moïse dans sa relation avec DIEU au Sinaï.
    Pour revenir à la relation du procès de Jésus dans Matthieu et Marc, il y a « retournement de foule », l’histoire – cette fois-ci – est coutumière de ce genre de situation, c’est peu probable, mais, la tête sur le billot, peut-on affirmer que c’est impossible au motif qu’on ne trouve rien sous l’angle historique ; la capacité de ruse et de dissimulation des hommes, ayant autorité sur d’autres ou non, étant ce qu’elle est ?
    A rapprocher cette relative discrétion historique que vous soulevez justement sur Jésus dans Flavius Josèphe, de ce que j’ai entendu de la part d’un rav dans une vidéo, rav d’ailleurs particulièrement érudit et brillant, à savoir (je paraphrase de mémoire) ; le messie – qui est un homme dans la tradition juive, et en l’occurrence ici Ben David, donc rien à voir avec le Jésus chrétien – est annoncé, il entre, , il a l’air non seulement insignifiant mais il se dégage de lui une sorte de familiarité gaie étonnante, ll n’a pas l’air sérieux ni l’aspect solennel attendu. Et pourtant le messie, c’est bien lui. Tout le monde est stupéfait car il ne correspond pas du tout à l’image mentale attendue, au phantasme humain.
    Et enfin, pour reprendre votre phrase « mais on ne peut pas reconstituer les faits, pour autant qu’ils soient atteignables! sur une château de cartes d’hypothèses. », ces faits là, comme ceux de Moïse ne sont effectivement pas atteignables. Alors que fait-on, on balance tous les témoignages ou on devient athée pour ne plus avoir alors à se prendre la tête avec toutes ces histoires « à dormir debout ». Mais le problème, avec la foi, c’est qu’au fond de soi, on croit que tel ou tel témoignage est vrai… on n’a seulement à notre disposition que des indices qui nous aident à valider, mais pas de preuves, à l’instar de Miss Marpple, le personnage de fiction d’Aghata Christie, qui a l’art de déceler des pistes intuitives.
    Mais cette foi, quelque qu’elle soit, quand elle débouche sur de la violence vis-à-vis d’autrui, il y a à se poser des questions. Et si certains chrétiens ont rendu les juifs responsables de la mort de Jésus, c’est qu’ils ont manqué de clarté par rapport à leur propre foi, c’est le moins que l’on puisse dire : car si effectivement Jésus a été rejeté dans ce milieu judéo/romain de l’époque, la foi catholique enseigne que c’est le péché de l’homme qui est responsable de la mort de Jésus, et le péché de l’homme c’est le péché de tous ; la focalisation qu’en ont fait certains sur le peuple juif est une abominable hérésie, au sujet de laquelle, par rapport à leur propre foi, ils auront à rendre de sévères comptes. Ce point précis aurait du être martelé à chaque recension de l’événement, une telle omission ici est pire que le mensonge.
    Tout cela me fait un peu penser au fameux suaire de Turin : il est impossible de démontrer que c’est vrai, c’est impossible aussi de démontrer que c’est faux.
    Et pour terminer, concernant cette fois-ci l’exégèse catholique, je ne peux résister à communiquer l’extrait succulent ci-après, d’un prêtre qui fut ou qui est toujours ermite de son état. Vous qui avez vu la situation de l’intérieur, ce texte vous parlera peut-être :
    « Il n’y a pas plusieurs traditions, il n’y a qu’une seule Tradition. Il y a des opinions. Luther a une opinion ? C’est son problème. Je suis très intéressé par l’opinion de Luther, philosophiquement, mais dans ma foi non. Je suis très intéressé par l’opinion de Karl Rahner, pour prendre un catholique, parce que Karl Rahner a joué un rôle très important : c’est lui qui commande pratiquement toute la théologie que nos prêtres, évêques, et moines, ingurgitent
    dans les années 50 à 90. Avec d’autres, quand même : Karl Bart, en philosophie : Blondel, etc…Mais Karl Rahner a gommé, il a fait totalement disparaître le Créateur : plus d’adoration ! Il faut supprimer tout cela : C’est une opinion théologique, ce n’est pas une tradition. Cela vient de son a priori philosophique. Il est hégélien : ‘‘je trouve Dieu par
    le développement de la négation, je trouve Dieu par la dialectique de l’esprit, et je trouve Dieu simplement dans le point’’. Prenez Teillard de Chardin : ‘‘je trouve Dieu dans le point oméga, lorsque je serai purement spirituel, je ne le trouve pas du tout comme Créateur, donc Dieu ne s’adore pas, j’arrive à la spiritualisation, complexification, évolution’’. C’est une opinion, c’est en vertu d’un a priori philosophique. Et la philosophie en question, pour l’un ce
    sera par exemple Crocé, voilà pour l’évolutionniste, ce sera Hegel pour l’autre.
    Un théologien est quelqu’un qui a la foi (on l’espère : si tu n’as pas la foi, tu n’es plus théologien). Mais il va falloir qu’il formule sa foi, dans un langage qui passe par son intelligence, ce qui donne une importance énorme à ses opinions philosophiques. La foi plus la philosophie va donner une théologie. Vous reconnaissez une théologie (je ne parle pas de la théologie qui est la connaissance de Dieu, et elle vient de l’Esprit Saint, mais d’une théologie parmi d’autres), à ce qu’elle part d’un a priori philosophique.
    Quel est l’a priori de l’exégèse historico-critique ? C’est tout simplement le positivisme, Auguste Comte : ‘‘est-ce que c’est prouvé scientifiquement ?’’. ‘‘Le suaire, est-ce que c’est prouvé scientifiquement ?’’ Le positivisme dit qu’il n’y a que la science instrumentale qui me permet d’affirmer que quelque chose est vrai : donc il n’y a que l’approche de la quantité qui me permet de déterminer l’existence de la substance. Il faut être cinglé ! Par la quantité, je n’arrive même pas à déterminer la qualité. Et par la qualité, je n’arrive pas à déterminer la substance, alors comment avec la quantité vais-je arriver à la substance ? Il ne faut pas rêver, mais il faut être complètement idiot pour être positiviste. Alors, j’ai la foi, mais je suis imbibé par Auguste Comte, je ne peux affirmer aucune vérité humainement que par la
    science, et du coup j’aboutis à une théorie historico-critique, une exégèse qui me retourne tous les principes d’exégèse globale rabinique dans ma lecture de la Parole de Dieu. Du coup, je ne suis plus jamais nourri. D’où l’importance aujourd’hui de faire de la philosophie. On respire en faisant de la philosophie. Il faut qu’on déboutonne les chakras de la philosophie théologique, faire exploser les chakras des idéologies athées, des propagandes, des fausses idéologies, pour arriver à une philosophie réaliste à partir de l’expérience et en finir avec tous les a priori. Retrouver une intelligence native, de bon sens, qui aboutit à une certitude inrenversable à partir de l’expérience, (et non pas à partir de mes idées), à partir de la réalité. Rentrer de là dans une intelligence inductive. Sans laquelle je demeure dans le mental des idées. Je pars de mon idée, et j’en fais un discours : je crée une idé-ologie ; mais cela demeurer une invention, une simple opinion. Le Sage se dépouille de toutes ses opinions, de toutes ses impressions, il se nourrit de la réalité, il y cherche la vérité, il la contemple et la commente : à ce moment-là il devient intelligent. Mais si je gobe le positivisme, si je gobe Freud… et autres propagandes : ces espèces de logorrhées sont
    effrayantes. J’aimais beaucoup Maurice Clavel parce qu’il a donné un grand coup de pied dans cette fourmilière, même si, hélas, il lui restait encore le positivisme comme boulet au pied jusqu’à la fin. A la télévision, dans certaines bonnes émissions, on écoutait Maurice Clavel, qui invitait Glugsman, Foucault, et d’autres penseurs, pour discuter entre eux : ‘‘Que sont donc ces maîtres penseurs, Freud, Machin, Hegel, Kant !! Marx, Lénine, boum boum… qu’est ce que c’est que cette logorrhée, ce grabouillis, il faut partir à zéro’’. C’était en 1969, 70, 71, des émissions de philosophie passionnantes ; le survivant, c’est Gluksmann. Clavel est mort en sortant un bouquin (son bouquin est sorti de manière posthume) où il dit que finalement toutes ces philosophies ne sont Rien, mais qu’il ne sait pas ce qu’il faut proposer comme philosophie à la place. C’est donc à nous de la trouver, cette philosophie. Aristote avait déjà travaillé, donc nous pouvons être aidés par Aristote, et par d’autres génies de la philosophie réaliste, …
    La question était : pourquoi choisir une tradition plutôt qu’une autre ?
    Parce qu’elle vient de Dieu, elle ne vient pas d’une philosophie. La Tradition ne vient pas de la foi et d’une pensée philosophique, la Tradition que reçoit Moïse vient de la foi et de la Révélation divine directe. »

    Bonne journée avec mes cordiales pensées

    (1)
    http://www.bible-ouverte.ch/messages/livresretranscrits/90-livres-restranscrits-jesus-etait-juif/341-jesus-etait-juif-2.html?showall=1&limitstart=
    extrait : « C’est à cette époque que pour la première fois dans l’histoire de la théologie juive nous voyons germer l’idée que ce passage prophétique ne s’appliquerait pas au Messie mais au peuple d’Israël dans son ensemble. Elle a été avancée par Rabbi Salomon bar Isaac (1040-1105), mieux connu sous le nom de Rashi, nom formé à partir des premières lettres Rabbi Salomon ben Isaac. Mais comme il allait à contrecourant de la pensée juive traditionnelle sur ce texte, il suscita une réaction immédiate de la part des autres autorités juives. »

  33. Bonjour,

    Je voulais vous demander s’il est possible de se convertir au judaisme tout en étant chrétien (je ne crois pas que Jésus soit Dieu lui-même, mais le Christ , le Fils de Dieu, mort et ressuscité par Dieu, je ne crois donc pas en la trinité), en fait comme les premiers chrétiens, d’autant que je suis déjà circoncît. Car j’aimerais me convertir mais tout en continuant à croire en Jésus.

    Merci.

    Est-ce votre cas ?

    1. Bonjour, Non Jésus n’a pas de signification messianique pour le judaïsme. Moi je suis juif de strict observance, en cours de conversion formelle. Bien à vous. Bien à vous. Didier Long.

      1. Mais vous avez été chrétien, Donc vous savez que Jésus est le messie comme l’a certifié Pierre en 2 Pierre 1:16-20.

         » 16 Car ce n’est point en suivant des fables composées avec artifice, que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus-Christ; mais c’est après avoir vu de nos propres yeux sa majesté. 17 Car il a reçu de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque cette voix lui a été adressée par la Gloire suprême: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. 18 Et nous avons entendu cette voix venue du ciel, lorsque nous avons été avec lui sur la sainte montagne.  »

        Je comprend que vous ayez rejeter le pagano-christianisme (catholicisme et protestantisme, orthodoxisme et autres), vous avez raison.
        Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
        Comme je l’ai dit, Jésus ne fait pas partie d’une trinité, celle-ci est une invention.

        En fait le christianisme authentique existe bel et bien, c’est celui-ci.

        http://www.jw.org/fr/

        De plus, vous n’ignorez pas (car vous êtes un homme très cultivé j’ai lus 2 de vos livres) que le judaïsme tel que nous le connaissons de nos jours est le judaïsme de la tradition orale des pharisiens.
        Mais cela ne veut pas dire que le judaïsme est mauvais en soit, bien au contraire la « Loi est excellente » comme l’a dit Paul.
        Encore une fois, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain (c’est le cas de dire surtout pour Moshe).

        Bien à vous.

      2. Sans vouloir faire de polémique inutile, je vous dirais que la connaissance « avec le coeur » du judaïsme et de la terre d’Israël ne font que nourrir et augmenter mon amour du Christ, messie d’Israël et le bonheur inénarrable d’être catholique. Pas assez d’une vie pour dire la beauté d’être catholique.

  34. Bonjour
    Je finis à instant de lire « Des noces éternelles ». Je souhaitais vous remercier de tout ce que vous m ‘avez appris. Moi juif de Kippour et de Pessah, vous me donnez une grande envie de Chabath. Je suis convaincu que vous obtiendrez votre conversion. Vous la méritez. On m a toujours dit que les rabbins considèrent que ceux qui abandonnent ne sont en fait pas si motivés que cela et ils le testent dans la durée. Je pense quand même que pour vous il est grandement temps.
    Petite remarque : page 15 , je pensais que le hain hara était le mauvais œil, mauvaise langue étant plutôt lachon hara.

    Encore bravo et bon courage. Hazak !

  35. Les commentaires m’étonnent par leurs préoccupations j’allais dire purement religieuses. D. (je l’écris ainsi par respect pour vous-même) est-il dont juif, chrétien ou musulman ? Le Dieu que je connais dirait : « je suis juif avec les juifs, chrétiens avec les chrétiens, musulman avec les musulmans ; invisible mais présent pour les agnostiques et les athées ; pauvres avec les pauvres, et riches avec les riches, car je ne fais acception de personne et je ne regarde pas à l’extérieur mais au coeur de chaque homme ; c’est ainsi que je me réjouis du bonheur de celui qui est heureux, et je souffre avec celui qui est dans l’épreuve ». Mais de ce D. dont j’ai fait la rencontre intérieurement, hélas, je n’ai jamais trouvé à l’extérieur, parmi les hommes, et tout particulièrement, ceux qui font profession de croire en Lui, un amour tel que le sien. Pourtant, n’est-ce pas notre vocation de vivre avec D. une union si intime et si pleine, plus intime et pleine encore qu’entre deux êtres humains ? (cela aussi, c’est mon expérience, et D. sait que je suis marié et combien l’amour qui nous unit, ma femme, nos enfants et moi-même, est grand ! Mais, sans qu’il y ait concurrence entre l’amour de D. et l’amour d’une femme, d’un homme ou d’un enfant, comme on dit, il n’y a pas photo : l’amour de D. est infini et d’une pureté absolue au sens propre, un amour-source dont tout autre amour procède comme un rayon procède du soleil). Cette révélation sera l’heureux sort, tôt ou tard, de chacun. Je prie pour que ce soit plus tôt que tard, car la vie prend une toute autre dimension. Le maître Hassidim Dov Baer de Loubavitch notamment en témoigne merveilleusement dans la tradition juive.

  36. Étant spécialisé dans la symbolique biblique et me trouvant tous les mois de juillet en Corse depuis un demi-siècle, je vous signale à tout hasard un article dans mon site biblique http://symbole.chez.com/noms.htm
    Vous verrez que Corsica est d’origine hébraïque et signifie Pierre levée vers le maquis.
    Coïncidence étonnante: depuis quelques années, les municipalités de porticcio et pietrosella ornent leurs square de pierres levées. La Corse à la plus grande concentration de menhirs d’Europe

  37. Voir http://symbole.chez.com/noms.htm
    Corsica, comme la plupart des noms de lieu de Méditerranée occidentale sont d’origine hébraïque. Corsica signifie Pierre levée vers le Maquis.La Corse du Sud contient le plus grand nombre de menhirs d’Europe.
    Je suis spécialisé dans la symbolique biblique et depuis un demi-siècle je passe tous les mois de juillet dans la région de pietrosella, au sud D’Ajaccio. 30% des patronymes sont d’origine juive; il suffit de visiter les cimetières…

  38. Bonjour,

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre livre « Mémoires juives de Corse ». Vous parlez dans le livre d’un Maguen David sur le faîte de l’église (St. Jean Baptiste à Bonifacio) au pied d’une croix de pierre. J’y étais la semaine passée, mais avant de lire votre livre, je ne l’ai donc pas vue avez vous éventuellement une photo des cette étoile de David ?
    Merci
    Fred

  39. bonjour didier
    j’ai acheté ton bouquin hier  » memoire d’un …  »
    et j’ai adoré , il faut que tu m’envoi ton mail

    ( on s’est vu a une soirée la semaine derniere mais il y a avais trop de monde )

    amicizia bastiacciu

    jerome

  40. Monsieur Long
    Votre chemin de retour a été bien long, mais heureux, Il me semble. Tout d’abord Bravo!
    Puis- je avoir votre mail?
    Merci
    Dr Michele Bokobza

  41. Bonjour Didier
    je ne sais si ce blog fonctionne encore …..
    j ai fait votre connaissance grâce à Cyrille Putman ,d abord avec « Pourquoi nous sommes Chretiens »puis « Interdit à Dieu d entrer »dans le premier ouvrage j ai trouvé la chronologie que prétentieusement je cherchais ….il est mon livre de chevet
    je vois que votre chemin de passeur continue…..je vais m y intéresser
    je vous remercie
    marie Christine

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