Figures du mal

Serpent de la Genèse, Béatus mozarabe, Escorial IXè s.

C’est une discussion un peu inactuelle que je vous propose ici : parler du mal, de ce Satan biblique, diable grec, antique serpent de la Genèse qui nous semble aujourd’hui si désuet. A tort.

Pourtant le mal existe. Vertigineux. N’importe quel personne qui a un peu écouté les âmes et d’abord la sienne croise cette réalité. On peut même dire que le sens de ce monde est un affrontement de la Lumière et des ténèbres et un dévoilement du mensonge, un accomplissement de la vérité finalement. Et la vie spirituelle un combat sur un champ de bataille : Ki tetésé dit la paracha… « quand tu partiras en guerre »… contre toi-même dit la Tradition.

Aucun fascinatus à cela. Le mal n’est pas un dieu, il se présente plutôt comme une fêlure à l’intérieur du libre arbitre de l’homme qui ouvre un abysse.

Des personnes aiment voir d’autres se fracasser les unes contre les autres, l’organisent par procuration, prennent plaisir au viol ou à la gifle de l’innocent. Je ne parle pas là de l’ignorance ou d’états de fatigue qui peuvent conduire à des catastrophes, je parle de la passion pour la destruction, l’attirance sans frein pour ce qui est sale, vicieux, tordu et sombre. Certaines personnes éprouvent un vrai plaisir à détruire leur semblable et cela constitue parfois un vrai projet de toute une vie. Le diable n’existe pas. Le mal incarné par des personnalités désaxées oui.

La psychanalyse et la psychiatrie modernes semblaient nous avoir affranchis des bons vieux exorcistes, et autres chasseurs de mauvais œil. Elles nous ont prévenu des circonstances atténuantes qu’il faut attribuer aux « pervers narcissiques » et autres psychopathes qui  détruisent leur entourage de manière cachée, commettent des petits meurtres psychiques sur leur entourage. La schizophrénie parfaitement socialisée est plus banale qu’on ne le croit. Et « L’effort pour rendre l’autre fou » et le faire habiter dans deux parties de sa personnalité incompatibles (Double Bind) a été parfaitement expliqué par Harold Searles : « L’individu devient schizophrénique, en partie, à cause d’un effort continu –largement ou totalement inconscient – de la ou des personnes importantes de son entourage pour le rendre fou. »

Lire la suite de « Figures du mal »

Pourquoi l’amour est sans condition

« Tout amour qui est gagé sur une condition, lorsque la condition n’est plus remplie, l’amour s’éteint ; et celui qui n’est gagé sur aucune condition dure pour l’éternité. »
כָּל אַהֲבָה שֶׁהִיא תְלוּיָה בְדָבָר, בָּטֵל דָּבָר בְּטֵלָה אַהֲבָה, וְשֶׁאֵינָהּ תְּלוּיָה בְדָבָר, אֵינָהּ בְּטֵלָה לְעוֹלָם

Pirkei Avot 5, 16. 2ème siècle
Rembrandt, La fiancée juive, Rijksmuseum , Amsterdam, Photo Didier Long


« L’homme commence par s’aimer lui-même, parce qu’il est chair et qu’il ne peut avoir de goût que pour ce qui se rapporte à lui; puis, quand il voit qu’il ne peut subsister par lui-même, il se met à rechercher par la foi, et à aimer D.ieu, comme un être qui lui est nécessaire. Ce n’est donc qu’en second lieu qu’il aime D.ieu; et il ne l’aime encore que pour soi, non pour lui.

Mais lorsque, pressé par sa propre misère, il a commencé à servir D.ieu et à se rapprocher de lui, par la méditation et par la lecture, par la prière et par l’obéissance, il arrive peu à peu et s’habitue insensiblement à connaître D.ieu, et, par conséquent, à le trouver doux et bon

enfin, après avoir goûté combien il est aimable, il s’élève au troisième degré; alors, ce n’est plus pour soi, mais c’est pour D.ieu même qu’il aime D.ieu. Une fois arrivé là, il ne monte pas plus haut

et je ne sais si, dans cette vie, l’homme peut vraiment s’élever au quatrième degré, qui est de ne plus s’aimer soi-même que pour D.ieu. Ceux qui ont cru y être parvenus, affirment que ce n’est pas impossible; pour moi, je ne crois pas qu’on puisse jamais s’élever jusque-là, mais je ne doute point que cela n’arrive. »

Bernard de Clairvaux, Traité de l’amour de D.ieu, 12ème siècle

Dans un traité de droit talmudique écrit en Languedoc au XIIe siècle, les Maîtres de l’âme, Abraham Ben David de Posquières (l’actuelle Vauvert), pose la question du désir et du rapport amoureux . En fondant l’authenticité de ce rapport sur l’intention, il esquisse une philosophie du couple visant à préserver la personne dans l’être désiré, à éviter de l’instrumentaliser à des fins de jouissance égoïste.

Antonietta Haddad : Heureuse qui comme l’eau…

Baroukh Dayan Haemet.

Antonietta Haddad, zikhrona Livrakha, nous a quittés cette nuit suite à une très longue maladie.

Puisse cet article apporter le réconfort à son mari Gérard et à toute sa famille.

Antonietta c’est celle qui agissait. Celle qu’on ne voyait pas. C’est elle qui nous a préparé le Msouki à chaque Seder de Pessah depuis nos premiers pas dans le judaïsme il y a 10 ans. Celle qui nous a accueillis à chaque Seder de Roch Achana dans cet étrange repas de mots décrit par son mari psychanalyste Gérard dans Manger le livre.

Gérard parle (et écrit) et Antonietta cuisine, c’est l’image qui s’est gravée dans ma mémoire.

Antonietta, sert de l’eau aux convives et elle dit doucement : « Tu en veux Didier ? », un puits de bonté.

Elle avait écrit : Freud en Italie : psychanalyse du voyage, avec Gérard.

Originaire de Venise, elle venait de la ville bâtie sur l’eau , convertie par le Rav Raphaël Yaakov Israël de Sarcelle. L’eau c’est la Torah pour nos sages.

Une de ces juives du fond de l’âme qu’on ne voit pas. Généreuse. Aimante. Patiente. Miséricordieuse.

Elle est partie là-bas. Là-haut. Là d’où vient la pluie de Souccot et où s’évaporent les larmes.

Son souvenir nous élève.

Elle nous a quittés à Hocha’ana Raba, dernier jour de Souccot, jour du « jugement sur l’eau », la fête des femmes par excellence. [1] Jour étrange que ce septième jour de Souccot où la joie doit culminer, fête de l’eau qui précède Sim’ha Torah, le joie de la Torah.

A l’époque du second Temple, c’était la liesse dans la cour des femmes du Temple pour cette fête de l’eau.

Le Talmud dit :

« Celui qui n’a pas vu la joie de Sim’hat Beth Hachoéva (littéralement : « la joie de puiser de l’eau ») n’a pas vu de joie de sa vie. »

TB Soucca 5,1

Etrange Sim’ha, comme si en ce monde la joie c’était aussi les larmes.

Moi je pleure.

Baroukh Dayan Haemet


[1] Mishna Roch Hachana 1,2, cf. ;  Zacharie 14, 16-19.

Coronavirus, retrouver l’Unité psychique et la santé de l’âme et du corps à Pessah

Cette méditation est adressée à Maurice B. en salle de réanimation du Coronavirus et à un autre de mes amis qui se reconnaîtra.

Le psalmodie des Thehilim – psaumes

La prière qui souhaite la pleine guérison se dit Refoua Chelema en hébreu. On souhaite à la personne de retrouver le Chalom (Chelema). Ce Chalom ne désigne pas seulement la paix mais l’état profond de l’Unité intérieure. le Chalom c’est la complétude; C’est pourquoi on dit en hébreu : « Ma Chlomer ? « – Comment vas-tu ? Comment est ton chalom ? es-tu unifié ce matin (ou en vrac) ?

La maladie, les trauma, la mort nous laissent en vrac, incapables de nous accueillir et surtout recueillir.

Le psaume raconte ce cri primitif du vivant :

« Unifie (iha’ed comme e’had) mon cœur pour qu’il craigne ton Nom »

יַחֵד לְבָבִי,    לְיִרְאָה שְׁמֶךָ

Ps 86,11

Le « Nom » dans la Torah, imprononçable, est celui de D.ieu, révélé à Moïse. Il renvoie à tous les noms et à tous les mots du monde et des rêves et à toute parole qui pourrait être prononcée. D. sait donc bien de quoi nous avons besoin avant même que s’ouvrent nos lèvres. Il n’a nul besoin de nos prières. Alors pourquoi prions nous ? Parce que celui qui prie accomplit la crainte du Nom, il fait révérence à D. et ainsi accomplit sa vocation d’être humain en se remplissant de l’amour de D. et surtout du prochain sans lequel toute prière est vaine. Il s’unifie comme D. est Un.

Coronavirus, la prière d’Israël : NIchmat Kol ‘Haï

L’enseignement spirituel du Coronavirus

Dans 7 jours c’est le mois de Nissan. Le Printemps. Cette année Pessah (le 14 au soir et pour une semaine) sera forcément cacher à la maison
En attendant on peut étudier pour comprendre.

Le message aux vivants est le suivant : c’est la vie et l’univers bactérien qui vous portent depuis 3,8 milliards d’années et non l’inverse. Vous, les humains, êtes juste des passagers de dernière minute. Si vous tuez la vie, ce n’est pas vous qui gagnerez mais elle. Cette planète et les bactéries que portent les animaux s’occuperont de vous.

C’est l’absence de conscience du vivant qui a conduit au Coronavirus, cette crise n’est pas seulement une question scientifique mais en profondeur une question spirituelle que la Vie nous adresse.

L’univers bactériel : l’homme à la dernière minute

En quelques jours avec le Coronavirus notre planète vient de se rappeler que ce n’est ni le capitalisme, ni la politique, ni la guerre qui mènent ce monde mais l’Univers bactériel dont nous ne sommes que les passagers.

La vie a commencé bien avant nous et a créé des processus de symbiose et de cooptation d’une intelligence dont l’homme est absolument incapable. Elle a commencé sans nous et continuera probablement sans l’humanité. Le fait de nous croire au sommet est une illusion. La vie nous porte dans toutes nos cellules et bactéries. A l’échelle de l’évolution planétaire, nous venons juste de naître. La période des cavernes à aujourd’hui ne représente que 1% du temps écoulé depuis la naissance de la vie. Les micro-organismes nous précèdent , nous sommes leurs hôtes.

Un jour il y a 3 milliards d’années une bactérie a commencé à battre sous la lumière dans l’océan des origines. Les cellules eucaryotes (avec noyau) seraient le résultat d’une suite d’associations symbiotiques avec différents procaryotes (cellules sans noyau). C’est ainsi que seraient nées les cellules complexes il y a 4 milliards d’années, les végétaux et les animaux. Nous portons tous en nous, les traces de cette fusion originelle.

Un jour des bactéries se sont entendues pour coopérer et s’informer à distance. Un jour l’assimilation chlorophyllienne a commencé a produire la fine couche d’oxygène à la surface de cette planète. Un jour, au temps des dinosaures, des sociétés intelligentes d’insectes sociaux comme les abeilles sont apparus et ont vaincu par leur intelligence collective : ils représentent 2 % des espèces d’insectes mais la moitié de la biomasse des insectes et sans eux la vie disparaît.

Les micro-organismes ont inventé toutes les formes d’organisation et de coopération, d’intelligence que nous découvrons à peine. Ainsi des lichens, unions entre une algue unicellulaire photosynthétique et un champignon : le champignon retire de l’algue le glucose que l’algue produit par photosynthèse ; l’algue retire de la relation un apport important en eau et en sels minéraux ainsi qu’un gîte. La découverte de l’ADN ne date que de… 1944. Grâce à lui, la cellule se recode et… ressuscite.

Arrivant seulement au crépuscule de l’histoire de l’évolution, nous portons comme « compilée » en nous la trace de la coopération originaire des bactéries qui a produit la vie et la conscience. 

C’est la vie qui commande et pas nous. Et si nous ne nous réveillons pas, le voyage continuera sans nous car l’aventure humaine c’est 1 minute à l’échelle de l’âge de l’univers. Regardez la nature, elle n’a pas besoin de nous pour accomplir chaque jour son miracle. Il suffit d’ouvrir les yeux.


L’homéostasie de chacun de nous, ses systèmes régulateurs en rééquilibre permanent (ce qui suppose une ‘conscience’ cachée) qui règlent nos battements de coeur, notre température, la quantité d’eau dans notre sang, notre respiration, sont le fruit de millénaires de coopération des bactéries, de lois innommables, d’une intelligence et d’une algorithmie dont le substrat est biologique et dont nos IA peinent à imiter les balbutiements.

De la prédation à la prise de conscience

A la fin, à la dernière minute de l’Univers donc, l’homme, conscient de lui-même et de son humanité est apparu avec comme seul but de garder et maintenir la vie et poursuivre l’aventure (comme toutes les espèces vivantes, survivre-se reproduire), mais avec quleque chos en plus, une conscience d’nu don originaire, qu’on nomme Création en théologie. Dit en termes religieux : Nous avons été créés par amour.

La volonté de l’homme pilote son destin. C’est parce que des êtres humains ont eu pitié d’autres, on voulut ne plus souffrir qu’est née la médecine et non pas comme une science séparée née de l’observation qui se serait ensuite constituée comme médecine. La conscience ne s’origine pas dans des algorithmes

L’homme est le plus grand des prédateurs… et il peut aussi se suicider.

Notre vision darwinienne de l’évolution, de la vie sociale, du capitalisme… est en fait un mythe néo-darwinien que nous sommes en train de payer avec le Coronavirus. Le soucis d’autrui, de ses émotions et de ses droits, la coopération humaine pilote l’évolution et non pas les guerres qui n’en sont que des crises de croissance. Les symbioses mutualistes nous entourent. L’escherichia coli dans notre intestin aide à la digestion, régule le système immunitaire et empêche la colonisation par des organismes pathogènes.

Car comme l’a montré Lynn Margulis (1938-2011) dans l’Univers bactériel :

« La vision de l’évolution comme étant le produit d’un combat sanglant entre des individus et des espèces – une distorsion populaire de la notion darwinienne de la « survie du plus apte » – se dissout alors que de nouvelles visions émergent de coopération continuelle, d’interaction et de dépendance forte entre les formes de vie »

De la Vie et de la Conscience le reverse engineering est impossible. L’Univers bactériel, l’homéostasie du vivant en ce monde est un système de coopération et de lutte qui se maintient selon ses propres lois et il n’y a pas de place pour un prédateur qui l’anéantirait.

L’être humain n’est que le berger de la Vie et pas son auteur, et nous devrions prendre cette crise comme un avertissement spirituel de dame Nature.

La franchissement de la barrière des espèces facteur de pandémies

Quelle est la crise écologique planétaire qui est en train de se passer et dont le Coronavirus est juste un début.

L’origine du Coronavirus comme du VIH (38 millions de morts), d’Ebola (20 000 morts) ou de Zika est un franchissement de la barrière des espèces de l’animal vers l’homme.

La destruction des habitats animaux par l’homme conduit les espèces à se rabattre sur l’espace d’habitat humain pour survivre et a franchir des barrières que le vivant a organisé pour maintenir la vie de tous.

L’origine du Coronavirus est la transmission à l’homme du Sars-CoV-2 transmis à l’homme via un animal (pangolin, chauve souris ? on ne sait pas). Le piège s’est refermé sur plusieurs centaines de millions de personnes en Chine avant de se propager à d’autres pays.

Le VIH est un virus simien le SIVcpz, dont le VIH est une réplique, qui vient du Zaïre qui est passé du chimpanzé à l’homme par consommation mais s’est répandu par l’urbanisation et l’industrialisation. La grande diversité des souches présentes à Pointe-Noire, Kinshasa et plus largement au Congo confirme qu’il s’agit bien du berceau de l’épidémie de sida.  L’urbanisation intense de Léopoldville (devenue Kinshasa), la diffusion par la ligne de chemin de fer Congo-Brazzaville, ont lancé l’épidémie en Afrique.  37 millions de morts.

Ebola aussi est un franchissement de la barrière des espèces de l’animal vers l’homme. La carte de la déforestation en Afrique de l’Ouest suit celle d’Ebola. La déforestation massive en Afrique de l’ouest et l’exploitation minière ont favorisé le contact du virus avec les populations humaines. L’hôte de l’animal, des roussettes, une espèce de chauve-souris frugivores produit des flambées du virus Ebola quand il déborde vers des populations humaines.

Zika sur le continent américain provient lui aussi d’un réservoir bactérien animal. Le virus provient du singe macaque rhésus utilisé comme « sentinelle » (animal en captivité faisant l’objet d’examens périodiques) lors d’une surveillance de la fièvre jaune dans la forêt Zika, au bord du lac Victoria sur la presqu’île d’Entebbe en Ouganda.La transmission à l’homme s’est faite par un moustique.

parfois l’homme utilise le franchissement de cette barrière des espèces comme un apprenti sorcier. Ainsi La maladie de Lyme l’a fait dans un cadre de guerre bactériologique… ( voir ici et ici). La transmission par la tique de la Borrelia Burgdoferri et de nombreuse co-infections n’en est qu’à son début.

Le seul remède contre les pandémies est la prise de conscience par l’homme de la puissance de l’univers bactériel et l’écologie.

L’apport du judaïsme à l’humanité : un art de vivre écologique intégral ( Léavdil)

Les traditions spirituelles de l’humanité sont simplement des arts de vivre millénaires. Quand l’humain oublie D. il n’est pas plus libre comme on le croit généralement… il commence juste à adorer n’importe quoi, son argent, son pouvoir ou son sexe.

Des milliards de personnes pendant des millénaires ont réfléchi à ce que signifiait une vie humaine. C’est à dire qui ne soit pas une prédation d’autrui et des faibles ou de la planète mais qui permette de faire sens pour le plus grand nombre sur fond d’incommensurable et d’Eternité. Voici quelques idées venues du judaïsme.

Dans la Bible D. cré les monde en séparant (léavdil) : la lumière des ténèbres, le jour de la nuit, les eaux du haut de celles du bas, la terre de l’herbe, les espèces. Et D. finit sa création en ordonnant à l’homme de séparer le temps profane du travail de celui sacré du repos (Chabbat) ou il retrouve son âme en étudiant, priant, recevant ses amis, faisant l’amour (Chabbat Vayinafash de nefesh âme). Chabbat qui se finit par le rite de la Havdala (de léavdil) la colture qui rend le temps au travail profane pour le sanctifier c’est à dire le rapporter ) D. Bref en rendant la création et le Travail de la semaine à son Origine ultime. D. Cette séparation originaire est une sanctification du temps (zeman) qui structure à travers le Chabbat et les fêtes et les Roch hodech (lunaison, début du mois) toute la vie juive. On devrait réfléchir à cette séparation d’un point de vue écologique.

Cacher veut dire « convenable » (Esther 8, 5), qui respecte la vie.

Par exemple, nous, les juifs ne mangeons pas de crustacés. Nous laissons aux poissons leur nourriture. Les « animaux interdits » visent à ne pas briser la chaîne et l’équilibre écologique. Les fruits de la mer, les crabes, les moules, les langoustes, les crevettes etc… constituent la nourriture pour les autres poissons. En les consommant, l’homme détruit un équilibre écologique ce qui a pour conséquence la disparition de nombreuses races de poissons privés de la nourriture qui leur était destinée.

Dans le Chema que nous disons deux fois par jour, le coeur de la prière juive, nous disons :« tu aimeras » et tout de suite après de manière très étrange on nous parle d’écologie et des résultats d’un comportement éthique ou non sur notre environnement écologique:


« si vous écoutez bien Mes commandements que Je vous ordonne aujourd’hui, d’aimer l’Éternel votre D.ieu et le servir de tout votre coeur et de toute votre âme. Je donnerai la pluie de votre terre en son temps, averse d’automne et ondée printemps, et tu récolteras ton blé, ton vin et ton huile. Je donnerai l’herbe dans ton champ pour ton bétail, tu mangeras et tu seras rassasié. »

Mais si nous nous laissons à retourner à la confusion idolâtrique, au mélange des genres, au viol de la nature et au tohu bohu primitif décréateur :

« La colère de l’Éternel s’enflammerait contre vous. Il fermerait les cieux, il n ‘ y aurait plus de pluie et la terre ne donnerait plus sa récolte, et vous disparaîtriez bientôt du bon pays que D.ieu vous donne. »

Nous ne mélangeons pas le lait et la viande pour rappeler l’interdiction du mélange des générations. La Torah nous enseigne à 3 reprises :

“Tu ne cuiras pas l’agneau dans le lait de sa mère”

La clôture, la séparation sont une structuration de toute notre vie dans ses moindres détails pour laisser la place : aux autres qui ont eux aussi le droit de vivre (‘Tu aimeras ton prochain car il est comme toi-même » est la juste traduction de l’injonction du Lévitique); aux vivants; à D. sont les fondements de notre art de vivre.

La circoncision du prépuce (orla) qui signifie la séparation d’avec D. et donc l’Alliance est une réalité écologique de apparaît quand la Torah elle dit que le fruit de l’arbre fruitier qui vient d’être planté « est incirconcis (orla) pendant trois ans… on n’en mangera pas » selon le code Lévitique (Lv 19, 23).  La Tradition juive a remarqué que, chaque fois que le terme orla est employé dans la Bible, il désigne une barrière faisant obstacle à un résultat favorable. Ainsi, la résistance de quelqu’un au repentir est appelé la orla du cœur : « Supprimez donc la ‘orla de votre cœur  » (Dt 10, 16). La suppression de l’obstacle rétablit donc l’alliance avec D. en même temps qu’elle frustre le corps de sa prétention à l’unité sans Dieu. En enlevant le prépuce, l’homme juif signifie la séparation qui le fait entrer dans l’humanité juive, qui n’a d’autre prétention que de signifier aux autres êtres humains l’humanité tout court, la sortie de l’animalité pour accéder à l’humanité sociale. C’est d’ailleurs ce jour-là que l’enfant reçoit son nom, il entre dans la filiation qui le rend redevable de son humanité dont le nom –la psychanalyse l’a suffisamment montré, est le sceau symbolique et la porte d’accès au langage et au Réel.  C’est en ce sens qu’il faut comprendre le : « Et le Seigneur, ton Dieu, circoncira ton cœur et celui de ta postérité. » (Deut. 30, 6). L’homme n’est donc pas le dominateur de la création mais il  est celui qui la protège et qui veille sur elle. Lé’ovdah oulchomrah. Par son action et ses choix il peut conduire l’humanité au désastre, mais il a aussi  et surtout la possibilité de parfaire le monde.
L’éthique et l’écologie du vivant sont donc liés. Ce n’est pas le capitalisme ni l’avidité ni les délires des puissants qui pilotent la Vie.

Voilà ce que mon Maître, le Rabbin Haïm Harboun, m’a appris.

Voir ici : Tou Bichvat, le judaïsme est une écologie

« L’associé principal de l’homme dans l’aventure du vivant n’est rien d’autre que D. lui-même. c’est pourquoi, toute action de l’homme ne doit pas détruire la part de D. »

Rav Haïm Harboun

« Ô Éternel, D. vrai, qui ne sommeille ni ne dort, qui réveille ceux qui dorment et ranime ceux qui somnolent, qui ressuscite les morts et guérit les malades… »

A toi Yaël J., à ton frère à ta Maman guéris Baroukh Achem ! Cette Tefilah (prière) adressée à tous les vivants et ceux qui peinent dans la douleur du Coronavirus.
Au Rav Hamou.
A Néda.
Que le Chomer- Gardien d’Israel vous donne la couronne de la Refoua Chelema.
Que le Chomer veille sur les vaillants soldats des corps qui risquent leur vie jour et nuit et veillent au péril de leur vie.
Que soit béni le Grand Rabbin Haïm Korsia qui court d’un malade à l’autre sans relâche avec son téléphone et qui m’a réconforté en mon confinement dans une autre peine en ce jour.


 » Vois il ne dort ni ne veille, le Chomer (gardien) d’Israël. »

Ps 121, 4

Si tu doutes de ce que je te dis crois en au moins nos Sages, je n’invente rien qu’ils n’aient dit, regarde en note [1]).

« Nichmat Kol ‘Haï » : Que l`âme de tout vivant

Le « Nichmat Kol ‘Haï » composé à l’époque des Tannaïm est chanté dans la prière du matin de Chabbat, des fêtes, et aussi le soir du Séder de Pessa’h (traité Pessa’him 118).

D’Autres attribuent la paternité de ce chant à Chimon Ben Chatah le frère de la Reine d’Israël Salomée Alexandra qui régna en 75-67 avant notre ère.
Ce « Bircat Achir » (la bénédiction du chant) est aussi mentionné dans le Talmud qui dit qu’il était chanté après le Cantique du passage de la mer (on en retrouve des expressions). Il date donc au moins de l’époque talmudique.

La coutume est de réciter « Nichmat Kol ‘Haï » après avoir été délivré d’une souffrance après s’en être sorti sain et sauf; et en public lorsqu’on doit traverser une période dangereuse. C’est seulement à l’époque des guéonim (8e-11e siècle) qu’on ne l’a plus prononcé principalement qu’à Chabbat.

La 3ème partie se compose de quatre versets courts qui enchâssent les noms d’Isaac et Rivka. Ce Quidouchine (fiançailles, mariage, de quadosh, « Saint » = « choisir, particulariser » en hébreu et non pas « être un petit saint », un petit dieu… ce uies t de l’idolâtrie) d’Issac et Rebecca a la signification de l’amour dans notre Tradition. Isaac symbolise la prière de l’après midi, celle de Minha.

« Parmi les saints d’Israël (nous !) » et pour tous nos frères et soeurs humains « que l’Éternel soit loué ». « Aux gens intègres et aux tsadikim convient la louange ».

L' »efficacité »de la prière ?

Pourquoi Issac et Rebecca sont-ils évoqués à la fin du Nichma Kol ‘Haï ? Allez au bout de ce post et vous découvrirez ce secret.
Voici explication une hypothèse de moi et qui ne vaut pas plus : dans ‘Hayé Sarah nous lisons que lorsqu’Abraham envoya son serviteur Eliézer, chercher une épouse pour Issac celui-ci pria pour que sa mission soit couronnée de succès et… fut immédiatement exaucé.

« Il n’avait pas encore fini de parler lorsque Rébecca apparut… »

Gn 24, 15

Le Midrach dit :

« Il y eut trois personnes dont la prière fut immédiatement exaucée : Eliézer le serviteur d’Abraham, Moïse et Salomon. « 

Béréchit Rabba 9:4

La prière n’a pas pour fonction de provoquer une événement surnaturel qui irait contre les lois de la nature ou l’ordre du monde. C’est l’ordre du monde qui est lui-même surnaturel tout comme la guérison. D.ieu n’est pas un super ministre de la santé ou des finances qui nous comblerait de ce qui nous manque. Il ne peut être instrumentalisé, ce qui en ferait une idole, une chose de ce monde. Or D. est Un et un jour son Nom sera Un pour tous les être humains comme le dit la bénédiction à la fin de toute tefilah (Adonaï E’had Ouchmo E’had).

En réalité, celui qui prie est déjà exaucé nous a enseigné le Professeur Yechayahou Leibowitz via son disciple et traducteur Gérard Haddad; Celui qui ne sait pas cela n’a jamais prié véritablement.

« La prière n’est pas une tentative pour provoquer l’intervention du Créateur dans l’ordre de sa Création, tel qu’il l’a fixé. Le monde de D.ieu suit son cours selon les lois imprimées en lui par son Créateur. La signification de la prière n’est pas une demande pour que Dieu modifie le cours de son monde pour le bien de celui qui prie, mais elle est l’acte d’attachement à Dieu par le fait de Le servir, sans lien aucun avec ce qui se produit dans la réalité naturelle. Celui qui ne sait pas cela n’a, de sa vie, jamais accompli une prière croyante en D.ieu. (…)

« Pourquoi la prière des justes, des droits et des purs n’est-elle pas exaucée ? » la réponse est la suivante : Il n’est pas de prière qui ne soit exaucée ! Du fait que la prière n’est que l’expression, par celui qui prie de l’intention de servir D.ieu, il s’ensuit que cette prière  en elle-même constitue le succès de cette intention (…) De quoi s’agit-il alors ? De prier avec intention, c’est-à-dire avec l’intention religieuse de servir Dieu : ‘D.ieu est proche de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’appellent en vérité‘. (…) Voilà le grand principe de l’éducation religieuse, et cela suffit à celui qui le comprend. »

Dans : Les fondements du judaïsme, causeries sur le Pirqé Avot (Aphorismes des Pères) et sur Maïmonide. Traduction de Gérard Haddad. Cerf, 2007, pg. 69-70.

L’Eternel « trône au milieu des louanges d’Israël » et c’est pourquoi nous continuons de chanter dans l’épreuve :

ד  וְאַתָּה קָדוֹשׁ–    יוֹשֵׁב, תְּהִלּוֹת יִשְׂרָאֵל.4 Tu es Saint, trônant (yoshev s’asseoir- comme chabbat) au milieu des louanges (tehilot) d’Israël.
ה  בְּךָ, בָּטְחוּ אֲבֹתֵינוּ;    בָּטְחוּ, וַתְּפַלְּטֵמוֹ.5 En toi nos pères (avoténou) ont espéré, ils ont eu confiance, et tu les as sauvés.
ו  אֵלֶיךָ זָעֲקוּ וְנִמְלָטוּ;    בְּךָ בָטְחוּ וְלֹא-בוֹשׁוּ.6 Ils ont crié vers toi et ont été délivrés; ils ont espéré en toi et n’ont pas été déçus. (Ps 22)

Seules les larmes brisent les portes d’airain des Cieux fermées depuis la destruction de notre Temple. Que viennent Machiah’ en notre génération.

Bircat Achir

« Que l`âme de tout vivant bénisse ton nom ; Éternel notre D.,
et que l’esprit de toute chair glorifie et magnifie ton souvenir, o notre roi,
constamment d’éternité en éternité tu es D.
Hormis toi, nous n’avons pas de roi qui délivre et sauve, qui rachète et libère, qui répond et a pitié dans chaque moment de malheur et d’oppression.
Nous n’avons pas de roi qui secoure soutient si ce n’est Toi,

D. des origines et de la fin, D. de toutes les créatures, seigneur de tous les événements, célébré par toutes les louanges, qui dirige son univers avec amour et ses créatures avec miséricorde ;
ô Eternel, D. vrai, qui ne sommeille ni ne dort, qui réveille ceux qui dorment et ranime ceux qui somnolent, qui ressuscite les morts et guérit les malades, qui dessille les yeux des aveugles et redresse ceux qui sont courbés, qui fait parler les muets et dévoile les secrets, c’est à toi seul que nous rendons hommage.


Et quand bien même notre bouche serait pleine de cantiques comme la mer ; notre langue, de chants, comme la multitude de ses vagues, et nos lèvres, de louanges, comme les espaces du firmament ; quand bien même nos yeux seraient lumineux comme le soleil et la lune, et nos mains déployées comme les aigles des cieux, et nos pieds rapides comme les biches
nous ne pourrions épuiser l’hommage qui t’est dû, ô
Eternel, notre D., bénir ton nom, ô notre roi,
ne serait-ce que pour un seul des milliers de milliers, des myriades de myriades de bonté que tu as accomplis pour nos ancêtres.

Avant, déjà, tu nous avait délivré d’Egypte, o Etrenl notre D. rachetés de la maison d’esclavage; nourris pendant la famine, sustentés avec abondance, délivres du glaive, tirés de la peste, sortis de maladies graves et nombreuses.

Jusqu’à présent, ta miséricorde nous a secourus et ton amour ne nous a pas abandonnés.
C’est pourquoi, les membres que tu as répartis en nous, l’esprit et l’âme que tu as insufflés dans nos narines et la langue que tu as placée dans notre bouche, te rendent hommage, bénissent, louent, glorifient et chantent ton nom, ô notre roi !


Oui, toute bouche doit te rendre hommage ; toute langue doit te louer ; tout œil doit espérer en toi, tout genou doit plier devant toi, tout être dressé doit se prosterner devant toi, les cœurs te craindre, les entrailles et les reins chanter ton nom, ainsi qu’il est dit :
« Que tous mes os clament, ô Éternel : « qui est comme toi qui délivre le pauvre d’un plus fort que lui, l’indigent et le malheureux de leur voleur ». (Ps 35, 10)

Tu entends la plainte des pauvres, tu es attentif au cri du faible et tu sauves ! Il est écrit « Chantez Justes l’Eternel ! Aux intègres convient la louange » [à D.] (Ps 33, 1)


Par la bouche des gens intègres, sois magnifié !

Par les lèvres des justes, sois béni !

Par la langue des pieux, sois sanctifié !

Parmi les saints, sois loué !

Nichmat


(Les noms de Isaac- Itsrak et de Rebecca-Rivka, son épouse, apparaissent en acrostiche dans chacune des colonnes)

[1] L’Éternel, Chomer Israël :

Danny Trom, Persévérance du fait juif – Une théorie politique de la survie. Éd. de l’Ehess/Gallimard/Éd. du Seuil, 2018.

Tou Bichvat, le judaïsme est une écologie

Tou Bichvat : Je vous souhaite le bonheur d’être un arbre vivant et enraciné et que pleins d’ami(e)s s’assoient à votre ombre en chantant.

Tou Bichvat signifie que nous fêtons ce soir est le «15 (du mois) de Chevat », il est qualifié de “Nouvel An des arbres » et correspond au moment de la montée de la sève dans l’arbre, avant le printemps.

Il est de coutume qu’un père plante un arbre avec son fils. Pourquoi ?

En différents endroits, la Torah compare l’homme à un arbre :

  •  Un homme est comme un arbre des champs… (Deut. 20, 19)
  • Comme les jours des arbres seront les jours de mon peuple… (Isaïe 65, 22)
  • Il sera tel un arbre planté au bord de l’eau… (Jérémie 17, 8)
  • « Le juste est comme un arbre planté près d’un cours d’eau qui donne du fruit en son temps et jamais son feuillage ne meurt ». (Ps 1, 3)
  •  » La Torah est un arbre de vie pour ceux qui s’en rendent maîtres : s’y attacher, c’est s’assurer la félicité… » (Proverbes 3, 18).

et le Talmud explique :

« Une personne dont la sagesse dépasse ses bonnes actions est comparée à un arbre dont les branches sont nombreuses, mais les racines clairsemées. Le vent souffle, le déracine et le retourne.   Mais une personne dont les bonnes actions dépassent sa sagesse est comparée à un arbre dont les branches sont peu nombreuses, mais dont les racines sont nombreuses. Même si tous les vents du monde venaient à souffler, ils ne seraient pas en mesure de le faire chuter. » (Avot 3, 22).

Voici ce que nous en dit le Grand Rabbin Haïm Rabbin Harboun :

 » Le Judaïsme est l’unique doctrine qui a instauré une journée commémorative de la protection de la nature. La qualité de la vie dépend de  la relation de l’homme avec la nature. Dès le début de la Torah l’Eternel  plaça l’homme et la femme dans un  jardin  qui aura le caractère de paradis, à la condition que les humains le  maintiennent et ne le polluent  pas.

Le jour que la  Torah nous a  prescrit est le Tou Bichvath (Le 15 Chevath) Apparemment ce jour dans la Michna, est le Jour de l’An des arbres. Il a une fonction juridique  qui consiste à distinguer les fruits récoltés avant le 15 chevath et ceux  récoltés après cette date. Cette dernière constitue l’ultime délai  pour s’acquitter  de la dîme. Passée cette date une année nouvelle commence   Cependant, nos Maîtres  ont vu dans ce jour, le point zéro dans le cycle de la vie des arbres. Ils ont par conséquent  institué ce jour  pour susciter une réflexion sur les rapports de l’homme avec son cadre de vie. L’homme, nous dit la Torah a, l’obligation  de protéger la nature et le compare lui-même à un arbre. Celui-ci a ses racines bien enfoncées dans le sol et ses branches s’étendent vers le ciel. Ainsi l’homme est un composé de matières matérielle et spirituelle. L’homme doit avoir pour objectif dans sa vie sur terre, de tendre constamment vers le spirituel, à l’instar des branches d’un arbre. Pour cette fin, il doit maintenir en permanence un équilibre  dans la nature.

Ce n’est pas une chose simple parce que  la civilisation dominante actuellement, est entièrement déterminée par le progrès de la technologie. Pour que l’homme puisse se pencher sur les problèmes qui l’assaillent, il faut qu’il  mette fin à sa soumission à la technologie. Plus la technique progresse et plus l’homme est dans le désarroi car  il se trouve face au temps qu’il n’arrive pas à dominer. […]

Tout ce qui peut porter atteinte à l’écologie est interdit par le Judaïsme : La chasse, la culture en même temps de deux espèces  de graines différentes, le tissage d’un vêtement  de fil provenant d’un animal et d’un végétal etc. L’homme est considéré comme un partenaire  dans la création. Celle-ci ne lui appartient pas pour qu’il puisse y agir à sa guise. L’associé  principal n’est rien d’autre que D. lui-même. c’est pourquoi, toute action de l’homme ne doit pas détruire la part de D. »

source : article Judaïsme et écologie par Haïm Harboun

Kaddich pour Charles Brami – zal

Pour les 11 mois du départ du regretté Charles Brami (zal)

Jacob Ouanounou : « Comment toute terre peut devenir la terre d’Israël par le respect des parents et quand on prépare l’avenir de ses enfants »

TECHOUVA, Le retour – Didier Meïr Long – DocuWeb

C’est l’histoire d’un ado qui hésite entre voyou et ouvrier chez Michelin… Il devient moine à l’Abbaye de la Pierre Qui Vire. Au bout de dix ans de cloître en silence dans la forête, il tombe amoureux d’une journaliste venue l’interviewer, puis il devient consultant chez Mckinsey puis un des pionniers de l’Internet en France.

Il découvre ses origines juives en Corse et celles de sa femme en Alsace et devient juif de stricte observance via la conversion orthodoxe. On rencontre dans cette histoire un rabbin oriental truculent: Haïm harboun, une communauté juive chaleureuse : Gaston, Jacob, Fabrice, le Grand Rabbin de France Haïm Korsia… un psychanalyste disciple de Lacan : Gérard Haddad.

On voyage en Corse, en Bourgogne et en Alsace, A New York City, à Amsterdam ou Gérone en Espagne. Une série en 13 épisodes.

Une Techouva (תשובה : « le retour », « la réponse » en hébreu).