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Archive for the ‘Art’ Category

Musique Juive Yéménite contemporaine : Sagiv Cohen


‘Les Juifs yéménites et leurs ancêtres vivaient dans la pointe sud de la péninsule arabique. Ces juifs orientaux ont été rapatriés en Israël par l’opération « Tapis volant » en 1949. 49 000 personnes firent leur alya face aux pogroms et il ne resta que 1 200 juifs au Yémen. Les Yéménites forment un groupe majeur du judaïsme très proche de ce que furent les communautés de l’Antiquité.

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La prononciation des Yéménites est différente de celle des sefardim. Le Sègol est prononcé comme un A grave, le Holam, comme un é mouillé, un peu comme chez les… lituaniens, ou comme un eu. Le Kamats n’est pas comme un A, mais comme un O fermé. Ils font la différence entre le Sheva et le Tséré. Il en résulte que le mot éhad, (un) et le mot aher (un autre) ont une ressemblance, et nous voyons une trace de ce problème dans un texte de la Guemarah. Certains en déduisent que cette prononciation est plus proche de celle qui était à l’origine.

Sagiv Cohen (né le 20 février 1975) est un chanteur israélien de musique Mizraḥi, il tente de faire vivre la musique yéménite avec des créations contemporaines parfois avec de trés vieux textes. Ecoutez c’est magique.

Poème de Rabbi Shalom ben Yosef Shabazi (1619 – ca. 1720), Abba Sholem Shabbezi ou Salim al-Shabazi (Hebrew: שלום שבזי‎‎, Arabic: سالم الشبزي‎‎), Un de splus grands poètes du 17th siècle au Yemen :

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Catégories :Art, Judaïsme

Kaddish pour Léonard Cohen, chabbat chalom


« Magnified, sanctified, be thy holy name »
Itgadal veitkedash sheme rabba (kaddish קדיש qaddich, « sanctification »)

יִתְגַּדַּל וְיִתְקַדַּשׁ שְׁמֵהּ רַבָּא

« Hineni, hineni (« me voici » en hébreu)
I’m ready, my lord »
Leonard Cohen, You want it Darker
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«  Rabbi Yossi a dit : un jour, je me promenais sur le chemin, et je suis entré dans une ruine parmi les ruines de Jérusalem afin de prier. Vint Eliyahou le prophète de souvenir béni, qui se posta à la porte (et m’attendit) jusqu’à ce que j’aie fini ma prière. Après que j’ai fini ma prière, il me dit :’Paix sur toi, Rabbi’ et je lui dis :’Paix sur toi, Rabbi et mon maître’.Il me dit:’mon fils, à cause de quoi as-tu pénétré dans cette ruine?’; je lui dis:’pour prier'[…] Il me dit :’mon fils, quelle voix as-tu entendu dans cette ruine ?’ et je lui dis :’j’ai entendu un écho roucoulant comme une colombe [la bat kol , l’écho de la voix littéralement, roucle comme une colombe dit le talmud], disant: Malheur aux fils par les péchés desquels J’ai détruit Ma maison, brûlé Mon autel et les ai éloignés au sein des nations.
Il me dit :’Sur ta vie et la vie de ta tête, ce n’est pas en cette seule heure que l’écho de la voix (bat kol) dit cela, mais chaque jour, trois fois par jour; non seulement cela, mais à l’heure où Israël entre dans les synagogues et les maisons d’étude, et répondent Yèhè shèmè hagadol mevorakh [« que le Grand nom soit sanctifié », le kaddish] »

Talmud Bavli Berakhot 3a

Catégories :Art, Non classé

Hineni, me voici


Le psaume 40 inspire la chanson de Léonard Cohen «You Want It Darker», la plus juive de ses chansons. C’est ce que je vis en ces jours. « Hineni, me voici je viens! »

Il y a aussi la première phrase du Kaddish Itgadal, Veitkadash Shémé Rabba, « Magnifié, sanctifié, soit le Grand Nom (D.) »

ז  זֶבַח וּמִנְחָה, לֹא-חָפַצְתָּ–    אָזְנַיִם, כָּרִיתָ לִּי;
עוֹלָה וַחֲטָאָה,    לֹא שָׁאָלְתָּ.
7 Tu ne souhaites ni sacrifice ni oblation, tu as ouvert mes oreilles, tu n’exiges ni holocaustes ni victimes.
ח  אָז אָמַרְתִּי, הִנֵּה-בָאתִי. 8 Aussi je dis: « Voici, je viens ! (Hiné Bati)

«You Want It Darker» de Leonard Cohen

Tu veux que ce soit plus sombre

If you are the dealer, I’m out of the game
Si tu es le croupier, je suis hors- jeu
If you are the healer, it means I’m broken and lame
Si tu es le guérisseur, ça signifie que je suis brisé et bancal
If thine is the glory then mine must be the shame
Si la gloire est tienne, alors la honte est mienne
You want it darker
Tu le veux plus sombre
We kill the flame
Nous tuons la flamme

Magnified, sanctified, be thy Holy Name
Magnifié, sanctifié, soit ton Saint Nom

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Catégories :Art, Témoignage

Shtisel : au Nom du Père

18 septembre 2016 2 commentaires

Je viens de terminer la seconde saison de SHTISEL qui est parue en français.

Shulem Shtilsel le père et son fils Akiva (Michael Aloni) sont toujours sur leur balcon du quartier haredi de Geula à Jérusalem et dans le huis clos de leur cuisine.

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le Rav Shulem, malgré toutes ses déclarations et tentatives, vit dans le souvenir de son épouse disparue qui lui apparaît à chaque moment important du film. Il perd sa mère, celle qui dans un hospice dans la série 1 disait à propos d’un western qu’elle découvrait à la télévision (les harédim ne regardent pas la TV) à une de ses compagnes : « Ils portent des grands chapeaux comme à Hébron… mais ils n’ont aucune morale ! ils se tirent dessus en permanence ! ».

Bref, exit la maman et l’épouse idéalisées, bienvenue la voisine. La séquence où Shulem fait des efforts pathétiques pour se marier avec l’inénarrable veuve d’un chadkhan (« marieur », le chidoukh est un mariage arrangé par un intermédiaire) qui a récupéré le carnet d’adresse du défunt pour marier le fils de Shulem… et qui, dés les fiançailles, veut immédiatement lui faire refaire la cuisine de son ex-épouse. Le sketch est désopilant.

Le rav Shulem, père omniprésent, « coriace » comme il se définit lui-même (épisode 12) vit sous l’emprise du souvenir de ces femmes et… manipule tout son entourage.

On lui doit des répliques cultes comme : « Ta mère aurait voulu que j’étudie plus… ou que je me douche plus souvent… mais elle ne l’a jamais demandé de changer ! tu m’entends bien ? JAMAIS. Ne te marie jamais avec une femme qyu te demande de changer ! ». Résultat le Rav Shulem vit dans une solitude pathétique.

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Catégories :Art

ידיד נפש yedid nefesh


Yedid Nefesh (hébreu : ידיד נפש yedid nefesh, « Amant de l’âme ») est le nom d’un poème liturgique traditionnel, du Rabbi Elazar Azkari,  chanté  le jour du chabbat.- il a été écrit au 16ème siècle à Safed

Youd : Compagnon de l’âme, Père miséricordieux, incite Ton serviteur à réaliser Ton désir. Il accourra alors comme un cerf, pour se prosterner devant Ta grandeur ! Douce est pour lui Ton affection, plus suave que le miel le plus pur.

Hé : Source rayonnante de ce monde, mon âme languit, dolente de Ton amour. Je T’implore, mon Dieu, guéris-la donc, en lui dévoilant la splendeur de Ton éclat ! Elle se ranimera et la santé elle recouvrera, pour Te servir à jamais.

Vav : Ô Vénérable, que s’éveille Ton émoi, prends en pitié Ton fils qui Te chérit tant. Car au plus profond de lui, à contempler la magnificence de Ta puissance il aspire ! Je T’en prie, mon Dieu, désir de mon âme, ne tarde pas, ne Te dérobe pas.

Hé : Révèle-Toi, Ami intime, sur moi Ton pavillon de paix déploie. Éveille la Terre à Ta gloire, et nous exulterons, ferons éclater notre joie ! Hâte-Toi, Bien-aimé, il me tarde de te rencontrer. Accorde-moi, je Te prie, Ta tendresse comme au temps passé.

 

יְדִיד נֶפֶשׁ, אָב הָרַחְמָן
מְשךְ עַבְדָךְ אֶל רְצונָךְ
יָרוּץ עַבְדָךְ כְמו אַיָל
יִשְתַחֲוֶה מוּל הֲדָרָךְ
כִי יֶעְרַב לו יְדִידוּתָךְ
מִנּפֶת צוּף וְכָל טָעַם

הָדוּר, נָאֶה, זִיו הָעולָם
נַפְשִי חולַת אַהֲבָתָךְ
אָנָא אֵל נָא, רְפָא נָא לָהּ
בְהַרְאות לָהּ נעַם זִיוָךְ
אָז תִתְחֵזֵק וְתִתְרַפֵא
וְהָיְתָה לָךְ שִפְחַת עולָם

וָתִיק, יֶהְמוּ רַחֲמֶיךָ
וְחוּס נָא עַל בֵן אוהֲבָךְ
כִי זֶה כַמֶה נִכְסף נִכְסַף
לִרְאות בְתִפְאֶרֶת עֻזָךְ
אָנָא אֵלִי, מַחְמָד לִבִי
חוּשָה נָא, וְאַל תִתְעַלָם

הִגָלֵה נָא וּפְרשׂ, חָבִיב
עָלַי אֶת סֻכַת שְלומֶךְ
תָאִיר אֶרֶץ מִכְבודָךְ
נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בָךְ
מַהֵר, אָהוּב, כִי בָא מועֵד
וְחָנֵנִי כִימֵי עולָם

Catégories :Art

La rosa enflorece en el mes de mayo, La rose fleurit en mai


Un très beau chant juif espagnol du XIV siècle en ladino. Raiz de son vrai nom Gennaro Della Volpe est né à Naples en 1967, le Radicanto est un groupe musical italien, dont le nom contient « les racines » et « le chant ». Cette production a été présentée au Festival de la littérature juive de Rome en 2013 en collaboration avec le journaliste Roberto Saviano.

Ladino (Judéo-espagnol)

La Rosa Enflorece

La rosa enflorece, en el mes de mayo

Mi alma s’escurece, sufriendo de amor

Sufriendo de amor

Los bilbílicos cantan, suspirando el amor

Y la pasión me mata, muchigua mi dolor

Muchigua mi dolor

Más presto ven palomba,

más presto ven a mí

Más presto tú mi alma, que yo me voy morir

Que yo me voy morir

La rosa enflorece, en el mes de mayo

Mi alma s’escurece, sufriendo de amor

Sufriendo de amor

Sufriendo de amor

La rose fleurit

La rose fleurit au mois de mai,

Mon âme s’obscurcit, elle souffre d’amour

Elle souffre d’amour.

Le rossignol chante, et soupire d’amour,

La passion me tue, ma douleur redouble

Ma douleur redouble.

Viens plus vite, ma colombe,

Plus vite viens à moi,

Plus vite toi mon âme, car je me sens mourir

car je me sens

mourir.

La rose fleurit au mois de mai,

Mon âme s’obscurcit, elle souffre d’amour

Elle souffre d’amour

Elle souffre d’amour

 

Catégories :Art

Salon des écrivains du B’nai Brith Ben Gourion

5 novembre 2015 2 commentaires

Salon du Bnei Brith

J’y signerai mes livres ainsi que Marie-Pierre !

Catégories :Art
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