Terra Eretz Corsica Israël ! au Sénat


Discussion de Pessah :  » Guy il sont là depuis quand à Bastia les Bianchi ? Depuis toujours  Meïr ! « 

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Mon compatriote juif et corse Frédéric-Joseph Bianchi a monté l’association Terra Eretz Corsica Israël qui fait le lien entre Israël et la corse, que je vous conseille vivement de rejoindre. Il m’avait demandé de parler au Sénat lors de leur première assemblée. Voilà ce que j’ai dit de mémoire :

Discours de Didier Long lors de l’Assemblée générale de lancement de l’Association Terra Eretz Corsica Israël, présidée par Frédéric Joseph Bianchi, au Sénat le jeudi 30 mars 2017.

DES GENEALOGIES

On parle beaucoup de deux peuples frères, de deux peuples aux valeurs, aux tradition communes et aux mœurs partagée… mais il s’agit plus que ça. Entre le peuple juif et la Corse il s’agit d’une histoire d’âme.

Dans un rapport sur la Corse qu’il adresse au Directoire en 1799 sur les Mœurs et coutumes des Corses Gabriel Feydel note :

« La seule science dont s’occupent les Corses est celle des généalogies »,

Chaque Corse a son village, et dans tous les villages on est « le petit de… », « le fils de… ». Toute personne en Corse peut citer qui sont ses ancêtres sur plusieurs générations.

Dans la tefilah on remémore les noms des disparus pour les faire revivre. Pour le judaïsme, comme dit le Izkor : « la vraie mort c’est l’oubli ». Lire la suite de « Terra Eretz Corsica Israël ! au Sénat »

L’association Terra-Eretz veut renforcer les liens entre la Corse et Israël


Jeudi 30 mars 2017 s’est tenue à Paris, dans les salons du Sénat, l’assemblée générale de l’association Terra Eretz Corsica Israël. Le président-fondateur, Frédéric-Joseph Bianchi, a livré entouré de ces deux vice-présidents Sabrina Gandolfi-Scheit et Jean-Marc Mimouni les objectifs et les ambitions de cette association. Elle travaille au développement des relations entre Israel et la Corse sur les plans culturel, universitaire, scientifique, économique et touristique.

 Au cours de l’assemblée générale le président a rappelé les objectifs de l’association : « Faciliter la découverte de l’autre, faire tomber les barrières que l’ignorance dresse entre les peuples, afin que chacun apprécie la diversité des cultures, leur complémentarité, et les origines partagées entre la Corse et Israël, ces deux peuples méditerranéens très imbriqués. »
Pour l’illustrer, l’association a mis à son effigie, outre les célèbres tête de Maure et maghen David, U Culumbu et le shoffard, qui représentent pour chacune des cultures l’appel aux consciences, à la solidarité et à la vie.Yael Nahon, écrivain, a développé ces thèmes en rappelant que « l’idée d’un rapprochement entre la Corse et Israël prend ici tout son sens, car ces deux peuples forts luttent pour pérenniser leur patrimoine culturel, leur tradition séculaire et leur identité. »
Le vice président a rendu un hommage émouvant à Augustin Saliceti figure emblématique de la Corse, homme de bien et d’honneur et soutien indéfectible du peuple juif et d’Israel.
Didier Meir Long historien et écrivain a évoqué la mémoire juive de la Corse, présente tout au long de son histoire : généalogie, traditions et patronymes.
Moshe Abraham, érudit, a mis en relation les valeurs que le peuple corse a démontré dans son accueil et la protection qu’il a accordé aux juifs au cours de l’histoire.

La suite sur le site Corse Net Infos

L’incroyable aventure des Juifs de Tinghir (Maroc) arrivés à Bastia


Guy et Benny Sabbagh nous racontent l’aventure qui a amené leur famille de l’Atlas au Maroc à Bastia en Corse en passant par Tibériade, l’Egypte et la Crète en 1915. La Corse où ils furent accueillis avec chaleur et avec une aussi émouvante qu’incroyable solidarité. Les instituteurs retirèrent de leur paie pour habiller 744 juifs « syriens ».

L’exposition sur les « Juifs réfugiés en Corse pendant la Première guerre mondiale » se tient au Centre Communautaire de la rue Lafayette du 13 au 26 mars.

Meguila d’Esther : « Tout homme qui rejette l’idolâtrie est juif » (Talmud, Meguila 13a)


Un jour de la Hilloula de Rabbi Meïr, deux corses qui avaient lu mon livre Des noces éternelles, un moine à la synagogue m’ont écrit un SMS.

« J’ai lu votre livre. Mon nom est Guy Sabbagh, né à Bastia en 1947, Je suis le fils de David Sabbagh ancien président de la communauté juive de Corse et le petit-fils du rabbin Méier Tolédano qui a été le guide spirituel de cette communauté pendant toute sa vie…, votre contact m’a été donné par Laurianne B. J’espère à très bientôt »

Deux hommes corses sont venus me voir à mon bureau : Guy et Benny Sabbagh. Ils m’ont présenté la Meguila de leur grand-père (photo), venu du Maroc et à qui avait attiré à Bastia via Tibériade et La canée (Crète) en 1915, le Rav Meïr Tolédano (zal) rabbin de la seule synagogue de Corse au pied de chez ma grand-mère, rue du Castagno à Bastia qui y avait officié de 1920 à 1970 et est enterré au carré juif du cimetière de Bastia. La beit Knesset Meïr. Son nom était marqué en bas de la Méguila en argent.
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C’est comme ça que le 26 octobre 2016, jour de ma brit Mila, le Rav Harboun m’a donné le nom de Meïr, et pour moi c’est comme si la boucle était bouclée.

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Ce matin dans notre synagogue avec mes amis.

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Ma méguila achetée à un Sofer de Jérusalem de passage

Contraints de rendre un culte caché, les marranes s’identifiaient à Esther, la juive cachée d’un livre où n’est cité nulle part le nom de D-ieu. Leur rite majeur était Pourim. Leur idée était de rester fidèles dans le secret et de sauver le peuple. Ces représentations d’Esther en Reine des marranes sont courantes dans les images de la Nation juive Portuguaise à Amsterdam, Leide, Anvers ou au Brésil.(voir le livre : Représentations d’Esther entre écritures et imagesPar Elisabetta Limardo Daturi). 

Dans la Méguila d’Esther, Mardochée, un judéen de la tribu de Benjamin qui vit incognito à Suse (Iran actuelle), envoie au palais Esther, une cousine orpheline qu’il a adoptée. Elle vit anonymement au Harem du roi et il vient la visiter chaque jour suscitant la jalousie d’Aman chambélan du palais. La septième année de règne, Esther (« cachée » en hébreu) présentée au roi le séduit. Choisie comme reine elle va sauver le peuple juif de la jalousie d’Aman.
Esther et Mardochée, avec la figure biblique de Joseph bien sûr, sont les prototypes des juifs cachés auxquels s’identifieront les marranes.

Aman, s’apercevant que Mardochée ne s’agenouillait ni ne se prosternait devant [le roi], fut rempli d’une grande colère. Mais il jugea indigne de lui de s’en prendre au seul Mardochée, car on lui avait fait savoir de quelle nation il était. Aman résolut donc d’anéantir tous les juifs établis dans le royaume d’Assuérus, la nation entière de Mardochée. (Meguila d’Esther 3, 5)

le Talmud commente :

Rabbi Yo’hanan dit : Et pourquoi l’appelle t-on Yehoudi (juif)[1] ? Parcequ’il a renié l’idolâtrie, car tout homme qui renie l’idolâtrie est appelé Yéhoudi (juif). Comme il est écrit : Il y a des hommes qui refusent… (Dan 3, 12) [2](Talmud de Babylone Meguila 13a)

Selon un Midrach celui qui renie l’idolâtrie est appelé yéhoudi parcequ’il croit au D-ieu unique (yi’houdi) ;

D’après Maharcha[3] parceque le nom Yehouda contient toutes les lettres du tétragramme.

Enfin pour Meiri[4], rejeter l’idolâtrie revient à accepter tout la Torah, comme un juif à part entière.

un auteur dit: « si les tyrans sont grands c’est parceque nous sommes à genoux. » Aujourd’hui… relevons nous.

Hag Pourim Sameah !

Dona Gracia Nassi

Dona gracia Nassi, « l’ange des anoussim »et la boîte a tsedaka de ma fille

[1] Le Talmud demande pourquoi on appelle Mordékhaï « juif » ? et il répond en faisant référence au passage de 2 Sam 16, 5-7 : « Le roi David venait d’atteindre Bahourim lorsqu’il en vit sortir un homme de la famille de Saül, nommé Séméi, fils de Ghêra, qui, tout en s’avançant, l’accablait d’injures, lançait des pierres à David et à tous ses serviteurs, à toute la foule et à tous les guerriers qui l’entouraient à droite et à gauche. Et Séméi s’exprimait ainsi dans ses imprécations: « Va-t’en, va-t’en, homme de sang, homme indigne!». A son serviteur qui lui demande « Pourquoi laisse-t-on ce chien mort insulter le roi mon maître? Permets-moi d’avancer et de lui trancher la tête. »  Il y a là un jeu de mot sur le nom de Simei » le fils du Guer– de « l’étranger » – un converti de la tribu de Benjamin. Et le Talmud argumente : « Car David n’a pas tué Chim’i, duquel est né Mordéchaï dont Aman a été jaloux ». Mordéchaï est donc un descendant de guer de la tribu de Benjamin, un benjaminite qui est appelé  « juif ».

La guemara rapporte que les tribus de Benjamin et celle de Juda revendiquaient toutes deux la naissance de Mordékaï qui a refusé l’idolatrie dans le récit d’Esther

[2] Le Talmud cite en parallèle le livre de Daniel (Dan 3, 12) un passage qui se déroule lors de l’exil en Babylonie et durant dans lequel trois jeunes gens Chadrac, Mêchac et Abêd-Nego, des juifs qui vont être garrottés et envoyés dans une fournaise parce qu’ils refusent d’honorer la statue en or de Nabuchodonosor qu’il a érigée: « Or, il y a là des hommes, des Judéens (Yéhoudaïn), que tu as préposés à l’administration de la province de Babylone, Chadrac, Mêchac et Abêd-Nego; et ces hommes-là n’ont pas tenu compte de ton ordre, ô roi: ils n’honorent point ton Dieu et n’adorent pas la statue d’or que tu as érigée. »

[3] Rabbi Samuel Eliezer Eidels – le «Maharcha» (5315-5392 ; 1555-1631), est un grand talmudiste né à Posen en Galice vers le milieu du seizième siècle est un grand commentateur du Talmud, auteur d’un commentaire classique sur les portions législatives et narratives du Talmud de Babylone ainsi que leurs commentaires par Rachi et les Tossafistes.

[4] Menahem Hameïri (1249 – c. 1310) (Don Vidal Solomon de Perpignan) est un rabbin catalan des 13 et 14ème siècles, considéré comme l’un des commentateurs les plus brillants du Moyen Âge.

VOYAGE EN CORSE : A LA RENCONTRE DE L’HISTOIRE D’AMOUR INCROYABLE ENTRE LA CORSE ET LE PEUPLE JUIF


Annonce :

TGMM se propose d’organiser un voyage de 4 jours à Ajaccio et Bastia du Jeudi 23 mars matin au Dimanche 26 mars 2017 au soir sur l’histoire incroyable et méconnue des Juifs avec l’Ile de Beauté. 

Nous aurons le plaisir de partager nos repas avec le Beth Habad d’Ajaccio dirigé par le Rav Pinson petit fils du célèbre et vénéré Rav Pinson de la rue Durand-Clay à Tunis.

Nous avons prévu à Paris début mars une conférence avec l’écrivain Didier Meïr LONG un marrane corse revenu au Judaïsme.

Renseignements : Pierre MAMOU  

06.63.33.16.57 ou par mail : pierre.mamou@pappopaulin.com

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Ajaccio

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Bastia


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Corse du Sud, L’uomu di cagana

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L’histoire des relations entre les juifs et la Corse est effectivement extraordinaire :

Aux alentours de l’an 800 une importante migration juive venue d’Egypte s’installe dans l’Ile et se fond dans la population comme le prouvent plusieurs documents écris en hébreu retrouvés dans certaines églises confirmant cette première arrivée.

Vers 1500 un millier de juifs fuyant Naples et l’inquisition s’installent dans les régions montagneuses et en 1684 la ville de Padoue en Italie où vivait une importante communauté juive, suite à des persécutions s’exile en Corse où les habitants les nomment Padovani nom de famille très répandue aujourd’hui dans l’Ile.

Mais la vague la plus importante en Corse se situe dans les années 1750-1769 où le célèbre leader Pascal Paoli accueille prés de 10 000 juifs venant du Nord de l’Italie et fait cette célèbre déclaration : «  Les Juifs ont les mêmes droits que les Corses puisqu’ils partagent le même sort « 

Aujourd’hui d’après plusieurs sources concordantes prés de 20% de la population corse aurait des origines juives. L’absence d’antisémitisme et de dirigeants religieux charismatiques et l’accueil bienveillant des Corses ont fait quasiment disparaître toute trace du judaïsme suite à des mariages mixtes et une assimilation presque totale.

Cependant, de nombreuses traces juives existent comme des noms de villages à consonance hébraïque ainsi que des prénoms d’origine juive donnés aux nouveau-nés ainsi que les noms de famille.

Napoléon 1er judéophile a pris des décisions importantes pour les communautés juives en les libérant des ghettos et des contraintes partout où ses troupes entraient victorieuses.

Il a abolit l’inquisition et envisagea même la création pendant le siège de St Jean d’Acre en 1799 de créer un état Juif en Palestine.
Plus prés de nous la Corse fut l’un des rares départements français pendant la deuxième guerre mondiale où il n’y eu aucune déportation grâce à la protection de la population locale.
Enfin la Corse apporta une contribution significative à la création de l’état d’Israël en accueillant des avions bourrés d’armes qui faisaient escale sur l’Ile avant de repartir vers des lieux gardés par la Haganah.
Pour toutes ces raisons nous sommes fiers d’organiser ce voyage où la beauté des paysages contribuera à faire de voyage un weekend de détente et d’hommages.

Serge Klarsfeld : la Corse « île des justes »


Notre amie Dominique Pietri a interrogé Serge Klarsfeld pour l’Informateur Corse Nouvelle alors que le B’naï B’rith a choisi de remettre deux Ménoras d’Or au peuple corse.

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Une Yiddish Mamma affirme que les Corses sont des Mensch…


Entendu ce soir dans une soirée de la Wizo que j’animais :