Kaddich pour Charles Brami – zal

Pour les 11 mois du départ du regretté Charles Brami (zal)

Jacob Ouanounou : « Comment toute terre peut devenir la terre d’Israël par le respect des parents et quand on prépare l’avenir de ses enfants »

Comment des Juifs de Corse sont arrivés en Provence en 1140

Juifs de Provence au temps du roi René

1140

La Provence médiévale comprenait une importante minorité juive dispersée dans l’ensemble du comté qui seront regroupée en 1348 dans les villes : Aix, Arles, Marseille, Tarascon… les Juifs comptaient pour 5 à 8 % de la population de ces villes. Cette Provence au delà du Rhône est séparée de la « Provence » telle qu’on la nomme dans la littérature juive médiévale, qui correspond au domaine français, de langue d’oc, des comtes de Toulouse et du roi de France.

En 1140 Al Andalus et ses lettrés et poètes juifs mais aussi commerçants ou conseillers politiques des rois, est à son zénith. La conquête musulmane a sauvé le judaïsme de Séfarad de la persécution exterminatrice des chrétiens Wisgoths. Mais c’est la fin. Car cette même année les Almohades , berbères musulmans partisans d’un islam austère et rigide venus de Fès , prennent le pouvoir il seront à Cordoue en 1148 et ne laisseront aux Chrétiens et aux Juifs qu’un choix : la conversion ou la mort.

La même année 1140 Juda Halevi le chantre de Sion meurt au Caire avant d’avoir pu s’embarquer pour la Terre d’Israël. L’immense Maïmonide… n’a que 2 ans. Benjamin de Tudèle le « rabbin routard » rêve de voyages mais il a encore le temps… il n’a que 10 ans.

Du coté de la Chrétienté, en 1140 le principal code juridique (droit canon) occidental, le code de Gratien interdit de s’en prendre aux personnes et aux biens des juifs ou de profaner leurs tombes. Cependant selon la théologie d’Augustin d’Hiponne, un bon Juif est un Juif qui subit, qui est humilié pour toute la durée de l’humanité, il doit expier son crime : son incrédulité face au « Christ ». Aussi entre le XIe et le XIIIe siècle les juifs d’Occident vont passer de la liberté à la servitude.

En 1140 la Corse entière est plongée dans l’anarchie : Les lois n’ont plus d’empires, la guerre civile désole les provinces et sépare les familles.

Des juifs de Corse se réfugient alors à Toulon.

Des juifs de Corse réfugiés à Toulon

Comment sait-on que des juifs vivaient en Corse dés le XIIème siècle ? Grace à l’historien français Georges-Bernard Depping né à Munster en 1784 et mort en 1853 qui consacre toute sa vie à des recherches historiques. Il écrit dans Les Juifs dans le Moyen-Age: essai historique sur leur état-civil, commercial et littéraire publié par l’imprimerie royale en 1834 :

Les juifs dans le Moyen Age pg. 332

D’autre part, on le sait par Emmanuel Eydoux[1] 

« les Juifs de Corse («Nous sommes de la tribu de Benjamin et de la tribu de Lévi» disent-ils) se réfugient à Toulon en 1140, mais ils sont égorgés peu après » 

Emmanuel Eydoux, « Sept litanies », 1968.

Cette attestation de juifs en Corse au XIIème siècle est la plus ancienne d’un point de vue documentaire à ma connaissance, même si les échanges avec des juifs de la péninsule ibérique largement reliée à la Corse par la mer est probable bien avant.

Source docmentaire : Guy Bescond

[1] De son vrai nom Roger Eisinger ,Emmanuel Eydoux est ne a Marseille en 1913. Poete et penseur ,il occupe une place considerable parmi les auteurs Juifs Français. Il reçoit la médaille de la ville de Marseille en 1991. Il a consacre 24 ans de sa vie à l’enseignement de la Civilisation Juive aux élèves de l’ ORT à Marseille.


Remember Jean-Louis Rambaud

Il y a dix ans, le 1er janvier 2010, mon ami Jean-Louis Rambaud (Apax Partners) disparaissait dans une avalanche aux Arcs (Combe des Lanchettes) avec ses deux compagnons.

Ces quelques vers de Leonard Cohen (Avalanche) en souvenir. Toute notre affection à Isabelle et à ses enfants. La vrai mort c’est l’oubli. Que sa mémoire soit une bénédiction (ZAL) :

Well I stepped into an avalanche,

It covered up my soul;

When I am not this hunchback that you see,

I sleep beneath the golden hill.

You who wish to conquer pain,

You must learn, learn to serve me well.

Avalanche, Leonard Cohen

En mémoire de Jean Andréani : la machine de mort industrielle nazie au KL de Dora.

Jean Andréani

Les Corses n’ont pas à rougir de ce qu’ils ont fait pendant la seconde guerre mondiale.

Je tombe ce jour ces documents sur le neveu de ma grand-mère maternelle : Jean Andreani. Fils d’Angèle sa cousine germaine d’Aix en Provence, né à Bougie (Algérie).

Etudiant en droit en 1940. Il habitait le 2 cours Gambetta à Aix-en-Provence et était étudiant en droit et… serrurier.
Pris le 3 mai 43 pour sabotage anti-allemand, il n’a pas de casier judiciaire, aucune organisation politique. Il passe par Compiègne (un des principaux camps de transit)
et est livré à Buchenwald le 27 juin 43 où on le tatoue du numéro : 14 366.

Dora, une usine de mort fabriquant des armes de mort

Dora est une annexe de Buchenwald , où les nazis fabriquaient les fusées V2 à partir d’août 43. Les milliers de déportés du camp étaient loués par la SS aux entreprises allemandes chargées de réaliser les fusées. Sous les hurlements des kapos, ils vivent dans un enfer souterrain, creusant le sol dans une étouffante poussière minérale. Il y a tous les jours des morts, victimes des mauvais traitements, de la faim, du typhus, du froid ou, simplement, tués pour l’exemple.

L’un de ses compagnons d’infortune dit de Dora :  » Il fallait pouvoir se relever. Une gifle vous envoyait par terre et puis, c’était les coups; et, si on ne pouvait pas se relever, les claques redoublaient; on était battus à mort.  »

Là, pas de four crématoire. A Dora, on mourait d’épuisement au travail. D’avril à Août 1944, Himmler, farouche partisan de l’élimination par le travail forcé l’avait emporté sur les industriels allemands partisans d’un régime plus léger (il fallait produire le missile qui devait pulvériser Londres).

Jean Andréani y est soigné de la cinquième molaire le 2 février 44.

Las, il meurt de tuberculose pulmonaire (typhus?) le 22 juin 1944 à 4h 30. En juin 44 les bâtiments de construction de Dora sont installés hors du tunnel-usine. Jean Andreani est Commando extérieur à Dora. Il meurt probablement dans la construction de l’usine des V2. Sa mort est constatée le 27 juin 1944 .

Le 9 sept 1944 on propose de renvoyer ses affaires contre facture. Pas de date, pas de signature du responsable des envois.

L' »oubli » de Dora

Pourquoi le KL de Dora a-t-il été ‘oublié’ ? Parce que les américains ont exfiltré (opération paperclip) en découvrant les milliers de cadavres de Dora en avril 1945 ont interpellé plusieurs savants et techniciens dans un petit hôtel du Tyrol.

Parmi eux, Werner von Braun, éminent ingénieur et père du V-2, le maître d’oeuvre invisible d’une usine bien particulière.

Loin d’être inquiété et jugé comme criminel de guerre, ce  » négrier distingué « , selon le mot d’un historien, est discrètement emmené aux Etats-Unis avec l’une de ses fusées. S’ensuit une brillante carrière dans la recherche spatiale, de la mise au point du premier missile balistique américain au lancement du satellite Explorer et à l’entrée à la NASA en 1960. Von Braun mourra en scientifique célèbre et couvert d’honneurs.

D’autres savants de son équipe participeront, côté soviétique, aux travaux qui mèneront au Spoutnik.

L’Amicale des déportés se bat pour raviver les mémoires.

Nous ne devons pas oublier ce qui s’est passé.

Que vive ta mémoire de Jean Andreani (zal). Soldat (presque) inconnu du peuple Corse.

TECHOUVA, Le retour – Didier Meïr Long – DocuWeb

C’est l’histoire d’un ado qui hésite entre voyou et ouvrier chez Michelin… Il devient moine à l’Abbaye de la Pierre Qui Vire. Au bout de dix ans de cloître en silence dans la forête, il tombe amoureux d’une journaliste venue l’interviewer, puis il devient consultant chez Mckinsey puis un des pionniers de l’Internet en France.

Il découvre ses origines juives en Corse et celles de sa femme en Alsace et devient juif de stricte observance via la conversion orthodoxe. On rencontre dans cette histoire un rabbin oriental truculent: Haïm harboun, une communauté juive chaleureuse : Gaston, Jacob, Fabrice, le Grand Rabbin de France Haïm Korsia… un psychanalyste disciple de Lacan : Gérard Haddad.

On voyage en Corse, en Bourgogne et en Alsace, A New York City, à Amsterdam ou Gérone en Espagne. Une série en 13 épisodes.

Une Techouva (תשובה : « le retour », « la réponse » en hébreu).

Pourquoi les vrais Justes (tsadikim) ne sont pas des célébrités ?

Au bal des célébrités « Faisons-nous un nom ! »

Notre époque est avide de produire des célébrités et les gens se mesurent comme les marques de lessive à leur taux de popularité. Peu importe que l’œuvre n’existe pas (les « socialite » comme Paris Hilton) ou que ces gens n’aient absolument rien fait pour aider leur prochain (la téléréalité et ses flatulences a remplacé le Téléthon qui au moins soignait des gens), pour élever le degrés de science de l’humanité ou… donner leur vie comme n’importe quel prix Nobel ou mère de famille.

Le : « Faisons-nous un nom durable » (Gn 12, 4) de la tour de Babel règne en maître et les idoles du PAF et autres youtubeuses fleurissent comme narcisses au printemps.

Cette version gréco-romaine des dieux du stade par lequel, grâce à ses exploits, le héros s’élève au-dessus des hommes pour se rapprocher des dieux est étrangère au judaïsme.

Au royaume de l’Esprit ne règnent en réalité que des inconnus.

La Torah : misère des héros fatigués

Les deux premiers millénaires règne un chaos indescriptibe : Adam est déchu, le doux Abel est assassiné, après 10 générations d’idolatrie Noé apparait, c’est un tsadik mais « dans sa génération »… celle du déluge, un tsadik en pantoufles qui serait passé inaperçu 10 générations plus tard dans celle d’Abraham nous dit Rachi.

Lire la suite de « Pourquoi les vrais Justes (tsadikim) ne sont pas des célébrités ? »

« Fais-toi un maître… et juge tout homme sous un jour favorable »

Nous autres Corses sommes liés à Marseille… capitale du Continent.

J’y ai passé ce Chabbat de mon anniversaire avec mon Rav Haïm Harboun. Paracha de Vayera : il m’accueilli avec son épouse et la mienne comme Abraham a accueilli les anges !

Je l’ai revu le dimanche dans sa bibliothèque d’une vie entière consacrée à l’Etude.

Il a eu son doctorat d’État en histoire en écrivant sur la pensée de Rabbi Nissim de Marseille. Nissim ben Moshe de Marseille fut un penseur des XIIIe et XIVe siècles. Il a écrit un commentaire philosophique sur le Pentateuque vers 1306, lorsque la lutte entre les orthodoxes et les amis de la philosophie était à son comble. Cela n’empêche cependant pas Nissim de donner des explications rationnelles aux miracles et aux récits de la Torah. Ainsi, il explique que la destruction de Sodome et de Gomorrhe était due à une éruption volcanique, semblable à celle qui en 1302 avait dévasté l’île d’Ischia. Une pensée rationnelle qui est bien celle de mon maître.

A la musique aussi.

Pirkéi Avot nous dit :

Yehochouâ, fils de Prahia disait : « Fais-toi un maître, acquiers toi un compagnon d’étude et juge tout homme sous un jour favorable. »

(PA 1, 16)

« Fais-toi un maître, défais-toi du doute et ne prélève pas la dîme avec approximation. »

(PA 1, 16)

Rabbi Elâzar, fils de Chamouâ, disait : « Que la dignité de ton disciple te soit aussi chère que la tienne ; que la dignité de ton compagnon soit comme la déférence envers ton maître ; et que la crainte (considération) révérencielle pour ton maître soit aussi grande que celle que tu voues envers Dieu. »

(PA 1, 15)

Comment Francine Acher, descendante d’une famille rescapée du ghetto de Varsovie, est devenue une chercheuse en train de vaincre la maladie de Parkinson

From Warsaw Ghetto

Entre 1995 et 2010 je prenais le train de banlieue tous les matins avec une amie dont la famille maternelle est l’une des rares familles survivantes (il y en a deux) qui ont réussi à sortir du ghetto de Varsovie, Francine Acher.

Francine m’a amené à Kippour 2010 à la synagogue de Montevidéo où je suis arrivé pour la prière de Neila. Ce jour là, moi l’ancien moine, j’ai compris que le peuple juif vivait encore et continuait son chemin, que ma famille était là et que j’étais juif. Francine, sa mère, tout comme notre amie Régine Frydman qui avait 8 ans en 1940 dans le ghetto, a l’énergie de ceux qui ont vaincu la mort.

Dans le train, Francine me racontait les histoires du Ghetto :

Sa grand-mère Lucie, sa tante Irène et sa mère Marguerite avaient été coincées dans le Ghetto de Varsovie en 1940. C’était un mouroir à ciel ouvert.

Sa mère avait réussi à faire sortir les enfants et les deux fillettes avaient été cachées dans un couvent catholique.

Lucie Frydman Mirska, la maman d’Irène et Marguerite

En 1942 la mère supérieure de cet ordre Sœur Matylda Getter responsable provinciale des Sœurs Franciscaines de la Famille de Marie a décidé au péril de leur vie de sauver des enfants juifs en les cachant.

Soeur Matylda Getter

Soeur Matylda Getter a sauvé entre 250 et 550 enfants juifs dans différentes installations d’éducation et de soin pour enfants à Anin, Białołęka, Chotomów, Międzylesie, Płudy, Sejny, Vilnius et d’autres endroits. 70 membres de son ordre ont été eux-mêmes déportés dans des camps de concentration parce que les Nazis les soupçonnaient de défier leurs ordres. Soeur Matylda Getter a été reconnue comme une Juste Parmi les Nations par Yad Vashem en 1985. (voir ici)

C’est ainsi que Marguerite et Irène ont débarqué dans son couvent à Varsovie .

Irène et Marguerite Mirska (1939 ?)
Soeur Aniela et soeur Antonieta

Ainsi La soeur Aniela a pris un train bourré de SS avec les enfants pour les transférer vers un l’orphelinat dans la campagne polonaise. Ces chrétiennes que leur souvenir soit une bénédiction, ont été des justes qui ont sauvé de nombreux enfants au péril de leur vie.

Elles ont donc envoyé les filles dans un orphelinat dans la campagne qui cachait les enfants juifs dans le village de Buda où elles arrivent le 10 octobre 1942 (photos ci-dessous).

L’orphelinat de Bouda
Registre de l’orphelinat avec les noms des deux soeurs
Irène et Marguerite Mirska

Les deux filles ont même été envoyées à l’école du village.

Pendant ce temps, leur maman, Lucie Frydman Mirska est, elle, enfermée dans le Ghetto où les juifs meurt jusqu’à 4000 par jour comme dans une souricière. Elle entre dans la résistance polonaise au ghetto.

Lucja (Lucie) Frydman Mirska, la grand-mère de Francine Acher
Le papa Roman Frydman Mirsk, la maman, Lucja Frydman Mirska , et les deux soeurs Irène et Marguerite

« Dans le ghetto un choux valait un diamant »

Après la destruction du Ghetto de Varsovie il ne resta que cette église

Lucie Frydman Mirska, elle, lors de la révolte puis la chute le 16 mai 1943 va passer du coté catholique de la ville polonaise. Rattrapée par les nazis arrêtée comme résistante, elle  finit à Revensbruck où elle passe 6 mois. Elle survit aux marches de la mort.

Francine m’a raconté une autre histoire, celle de son grand-père (à gauche sur la photo) arrêté par les nazis arrivés à Budapest en 1944 alors qu’il était à l’armée.

Alors qu’il était brutalement interrogé à la Gestapo, avant d’être envoyé à Auschwitz, Roman Frydman Mirsk voit un jeu d’échec prés d’une fenêtre et demande à l’officier :

– « Excusez moi, mais vous jouez aux échecs

– Qu’est-ce que ça peut te faire ?

– J’ai appris à jouer avec mon grand frère,

– Je suis le meilleur jouet d’échec de la ville de Cologne. C’est qui ton frère ?

– Paulin Frydman…

– J’ai joué avec lui dans un concours en 1932.

Ça ne vous dit probablement rien mais Paulin Frydman était un Maître d’échecs très connu avant-guerre champion de Pologne et d’Europe.  Il était à Buenos aire pour un championnat d’échec quand la guerre a éclaté, il y est resté jusqu’à sa mort

Le ton du commandant SS change alors. Il lui mets un jeu sous les yeux et commence la partie.
– A toi, tu joues ta vie… »

Le jeune Friedman gagne. Il va passer le reste de la guerre à jouer chaque midi une partie contre le commandant nazi de la Gestapo. Il survivra miraculeusement à la guerre.

Son mari a passé la guerre à Budapest et sa femme et ses filles le croyaient mort quand elles l’on retrouvé après guerre.

La famille a alors été réunie et les deux enfants partent faire leurs études dans des écoles à Londres via le réseau juif. Elles se marieront. Irène deviendra dentiste à Londres et Marguerite ouvrira une agence de voyage à Paris.

Les parents reviennent en Pologne où les communistes vont leur mener la vie dure.

Voici le documentaire sur sa maman :

La guerre des neurones

Francine a transformé les difficultés de sa famille en source d’inspiration pour une vie centrée sur la révolution des traitements des maladies neurologiques (Parkinson). La réalisation de ce rêve est désormais imminente.

« Ma famille m’a donné toute mon énergie et ma motivation».

 » Ma mère a eu une vie très difficile pendant la guerre. Par conséquent, le seul fait de traverser la journée était importante pour elle. Elle m’a transmis son enthousiasme. Quand je fais quelque chose, je le fais de toutes mes forces. « 

Francine Acher a eu besoin de cette énergie quand elle a perdu son père à tout juste 14 ans. Une autre partie de sa familles est aux US. Elle est la première de sa famille à être née en France, et s’est toujours sentie différente de ses amis. Francine comme France.

« Je n’allais jamais laisser les mauvaises expériences m’empêcher de réussir dans la vie »

« J’étais différente, mais cela m’a rendu encore plus déterminé à bien faire »

Francine Acher révolutionne les traitements des maladies neurologiques. Elle d’abord obtenu un diplôme d’ingénieur en chimie organique puis un doctorat de biochimie, elle a obtenu un poste au Centre national de recherche scientifique (CNRS), puis poursuivi ses études à l’Université de Californie à Berkeley au Chemistry Department of UC Berkeley (laboratory of Paul A. Bartlett). À son retour à Paris, elle a rejoint comme directrice de recherche un labo du CNRS de la Faculté de médecine Paris Descartes où elle travaille depuis 32 ans.

Elle et son équipe y ont fait un certain nombre de  découvertes révolutionnaires ayant des implications importantes pour les troubles du système nerveux central (SNC),  y compris la maladie de Parkinson.  Ses travaux initiaux ont consisté à fabriquer des molécules qui pourraient aider les chercheurs à comprendre le mécanisme de la coagulation du sang.

«Actuellement, 70% à 80% des personnes atteintes de la maladie de Parkinson prennent de la lévodopa, un médicament développé dans les années 60 qui, bien qu’il soit efficace dans le traitement de nombreux symptômes de la maladie, a également des effets invalidants», déclare-telle «Un médicament issu de notre découverte moléculaire initiale pourrait réduire bon nombre de ces effets secondaires. L’un de ces médicaments est actuellement en attente d’approbation par la US Food and Drug Administration, si l’efficacité est prouvée sur un grand nombre de patients. 

 » En cas de succès, ce médicament pourrait transformer la vie de plus de 10 millions de personnes atteintes de la maladie. Le travail de ma vie serait complet.  »

Article-source

Francine Acher
Roman Frydman Mirsk et Lucja Frydman Mirska , le grand-père de Francine et son épouse après guerre
Tombe de Roman Mirsk à Varsovie (mort en 1964)
Tombe de Lucia à Londres dans le quartier de Golders Green au nord de Londres. Elle y est enterrée seule, il n’y a plus de famille en Angleterre… La diaspora se deplace.
Lucie Frydman Mirska

Rambam : « Un bâtard instruit a le pas sur un grand-prêtre ignorant « 

Le Livre de la connaissance de Moïse Maïmonide forme la première partie du Michné Thora ( מִשְׁנֶה תּוֹרָה : « Répétition de la Torah » ). Compilé au Caire entre 1170 et 1180, il tente de réaliser une Somme de la loi pour les communautés qui ont fui l’Espagne et rejoint l’Afrique du Nord, parfois persécutées comme au Yémen. Dans la 3ème section sur L’ETUDE DE LA LOI au chapitre trois  » Que le devoir d’étudier la loi égale en importance de l’ensemble de tous les commandements. Conduite à tenir pour étudier la loi et mériter sa couronne », Le maître cordouan réaffirme la primauté de l’étude sur tout autre activité, fut elle la prière, ou l’exécution d’une mitsva. Mais il subordonne celle-ci au devoir de gagner sa vie sous peine d’être amené à voler son prochain.

Nous utilisons la traduction du Mishneh Torah de Rubinstein et Rabinovitch, Sefer rishon bu sefer bamada, Editions Rishonim, Tel-Aviv, 1946 et je cite les sources talmudiques citées par le Rambam (Entre crochets en gras), on découvre ainsi une pensée avec une puissance de références talmudiques sans équivalent.

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Hag Souccot Sameah ! Joyeuse fête des cabanes !