LIVRES

Jérusalem-Didier-Marie-Pierre

le-rabbin-aux-mille-viesHaïm Harboun, le rabbin aux mille vies, préface de Didier Long
Lemieux Editeur, 2017

Qui est le rabbin Haïm Harboun ? Certes, un rabbin, mais bien plus que ça ! Il est des vies en lesquelles il est plusieurs existences. En hébreu, le prénom Haïm signifie « la vie », toujours au pluriel. Et ce n’est pas usurpé !
Le lecteur découvre ici les fragments picaresques et ensoleillés de son enfance dans le mellah de Marrakech, puis suit l’homme de la mémoire juive, l’érudit de l’histoire médiévale, le linguiste hébraïque. Dans les années cinquante, il devient le disciple du professeur Baruch, grand maître de l’ethnopsychiatrie moderne ayant réfléchi sur la fragilité des hommes et affronté l’antisémitisme. Il est aussi rabbin depuis plus de soixante ans, de Boulogne-Billancourt à Versailles, d’Aix-en-Provence à Vaucresson…
Par son humour tendre et son esprit de curiosité infatigable, cette autobiographie dépasse largement la seule personne d’Haïm Harboun : elle peut se lire comme un roman d’apprentissage du siècle qui nous concerne tous, celui des temps obscurs et des rais d’espérance.


Mémoires juives de Corse,
Lemieux Editeur, 2016

Mémoires juives de Corse

Retrouvant à l’âge de 45 ans ses racines juives jusque là profondément enfouies, Didier Long explore l’histoire étonnante mais refoulée des juifs corses, et mesure l’influence de la judéité dans une île qui ne compte pourtant qu’une synagogue minuscule et que l’on aurait pu croire essentiellement chrétienne. Pourtant, dès en 1492, l’expulsion des juifs des provinces sous domination aragonaise favorisa la première rencontre entre la Corse et les Juifs.
Dans ce pays, la mémoire juive a laissé des traces. L’auteur exhume des figures étonnantes du judaïsme corse, celles des exilés génois et des marranes utopistes de Porto-Vecchio. Une exploration étonnante et émouvante qui ravive une facette méconnue de l’identité corse.

L’humanité : « Sur les traces de la mémoire juive en Corse »

L’Arche Mag : « Entre le Corse et les juifs c’est une histoire d’âme »

 


Des noces éternellesDes noces éternelles, un moine à la synagogue
Lemieux Editeur, 2015

Didier, moine bénédictin pendant dix ans, dit les psaumes dans le silence d’une
forêt. Un jour, coup de foudre, il quitte le monastère pour la journaliste de télévision venue l’interviewer.

Quinze ans plus tard, alors qu’il enterre son meilleur ami emporté par une avalanche, les mots des psaumes viennent à ses lèvres… en hébreu. Tel un amnésique, sa mémoire familiale remonte lentement à la surface. L’ancien moine découvre en Jésus un simple homme juif, commence à pratiquer le shabbat, et se résout à pousser la porte de la synagogue au bout de sa rue. Depuis, le moine bénédictin y prie encore.

Rencontre avec un religieux du 3e type

On croise bien d’autres figures dans ce livre : un Waffen SS français, un bénédictin érudit amoureux d’Israël, un rabbin de conte oriental né dans le Mellah de Marrakech, Jacques Chirac, le Grand rabbin Haïm Korsia, une communauté de juifs séfarades magnifiques… De la Corse à l’Alsace en passant par l’Algérie, Gênes, Amsterdam, et Jérusalem, Didier Long nous entraîne dans une émouvante aventure spirituelle.

À travers cette aventure singulière et fourmillante, Didier Long témoigne aussi du « bricolage religieux » né dans la mondialisation, et phénomène émergent d’un xxie siècle de plus en plus spirituel.

Didier Long dans Le livre du jour ( France Info ) et une interview de Philippe Vallet.

« Les religions peuvent nous apprendre à vivre en frères »

Logo_France_Info

La chronique de Philippe Vallet : http://www.franceinfo.fr/player/resource/648253-1402615

La vidéo sur le site de France Info (>>>>cliquer ici)  :

 Sur le site de France Info sur Dailymotion :


Tu sanctifieras le jour du reposTu sanctifieras le jour du repos,
Gérard Haddad et Didier Long
Salvator, 2012

Le shabbat est au coeur de la vie juive et il en est la spécificité. Commandement du Décalogue, cette célébration hebdomadaire affirme le dogme de la Création du monde et de la délivrance de l’esclavage, constituant ainsi une butée à la domination du maître et un appel à la liberté. C est ce que montre le psychanalyste Gérard Haddad. Ainsi, un peuple d esclaves affranchis a pu porter l’étendard de cette proclamation et créer la semaine de sept jours qui rythme toujours nos calendriers. Le shabbat contribue donc à la structuration symbolique du temps et de l’espace.
En contrepoint de cette Tradition juive immémoriale, l’historien du christianisme ancien Didier Long montre que Jésus était un juif gardien du shabbat. Tout comme ses disciples Pierre, Jacques, Paul. Cette mémoire et cette observance du shabbat se poursuivront jusqu au Ve siècle, chez les chrétiens, en Orient. Avant que la fête romaine du jour du Soleil, transformée en dimanche, ne conduise les chrétiens à oublier le shabbat. Ne devraient-ils pas, demande Didier Long, se souvenir à nouveau du shabbat ?

Gérard Haddad, psychanalyste, est né à Tunis. Après avoir été ingénieur agronome en Afrique, il a entrepris des études de médecine et de psychiatrie. Traducteur de Yeshayahou Leibowitz, il est l’auteur de nombreux livres, dont Le Jour où Lacan m’a adopté (2002), Manger le livre (1984), Le Péché originel de la psychanalyse (2007) et Lumière des astres éteints (2011).

 Ecoutez Gérard Haddad et Didier Long parler de leur livre (sur JFM)

FRANCE-CULTURE, Des racines et des ailes, Frédéric Lenoir Leïli Anvar, « Les jours du Seigneur » avec Gérard Haddad et Didier Long.


Petit guide des égarés en période de crise

Salvator – carte blanche 2012 

L’acédie, maladie de l’égo qui vide l’âme, hante notre modernité parvenue à son zénith : le monde de l’entreprise, le couple, la vie familiale, les amitiés. Le vide politique, les paroles creuses, les promesses sans lendemains, les vaniteux comme modèles, la dictature du « on », la finance qui dépasse la démocratie, les pervers narcissiques aux commandes… La course au toujours plus et au toujours-plus-vite a engendré le Rien. L’acédie définie par les Pères du désert au IVe s. comme la plus terrible des maladies de l’âme.

« Dans l’acédie, continue de tresser tes paniers. Pose des actes d’amour même si tu as perdu foi en l’amour ! » Ainsi parlaient les Pères du désert. La perte de soi, l’insensibilité à autrui, le temps qui suspend son vol dans un ennui mortel sont en réalité une rupture avec la profondeur de l’existence. Seuls le rite et la régularité permettent de rompre l’acédie. Sans la sanctuarisation d’espaces désintéressés d’amitié et de paix, la fraternité s’épuise ; en réalité, la bénédiction généreuse de la vie la fertilise. Ainsi, la crise peut ouvrir la porte d’un autre monde. Alors, notre existence jaillit en plénitude, du présent surgit l’éternité, nos errances d’égarés font chemin, ensemble, vers la liberté.

 Lire un extrait : Petit guide des égarés en période de crise – Chapitre1


L’invention du christianisme, et Jésus devint Dieu
Plon-presses de la renaisance, 2012

L’Invention du christianisme, suite de Jésus de Nazareth, juif de Galilée, retrace, à la lumière des dernières connaissances du judaïsme antique, la longue et fascinante histoire que fut la naissance du christianisme.

Jacques, Pierre ou Paul de Tarse n’étaient pas chrétiens, mais juifs. Leur projet n’était pas de remplacer la Loi juive (Torah) par une autre religion, mais de convertir les païens et de délivrer leur peuple du joug romain – qui conduira à la destruction du Temple en 70 puis à l’anéantissement de Jérusalem en 135. Il faudra près de quatre siècles pour que, de ce premier mouvement messianique juif aux multiples visages, naisse le christianisme.

Au cours du Ier siècle, Paul et les apôtres vont transmettre l’enseignement reçu de Jésus dans les synagogues de la diaspora de langue araméenne – Palestine, Syrie, Mésopotamie, Babylonie…–, et dans la diaspora juive hellénisée – Asie Mineure, Égypte, Rome…– au coeur de laquelle « s’inventera » le christianisme.
À partir du IIe siècle, le judéo-christianisme et le judaïsme rabbinique commenceront à se séparer. Une rupture qui sera consommée au IVe siècle avec la conversion de l’empereur Constantin et la tenue des grands conciles qui fixeront l’orthodoxie chrétienne : l’Empire abandonnera les cultes païens pour se tourner vers le Dieu UN d’Israël via le culte chrétien. Naîtront alors véritablement les deux religions que nous connaissons, toujours jumelles.

 EXTRAIT : Lire « L’invention du christianisme »-extrait complet (pdf)

Une recension de l’éxégète Pierre Gibert dans la revue « Etudes »:
« L’ouvrage de Didier Long, spécialiste en la matière, nous rend à la complexité de ces origines, insistant sur ces racines d’une dispora juive qui profita au christianisme naissant, lui assurant ses premiers développements. Un livre important qui mérite à la fois attention et discussion »
Une recension sur Livre-a-lire.net.
« Il ne reste aujourd’hui de cette longue histoire de l’invention du christianisme des cinq premiers siècles que la branche hellénisée, au départ minoritaire. Faute de considérer sérieusement le fait juif, les « histoires du christianisme  » modernes sont souvent des lectures anachroniques gréco-romaines. En réalité, jusqu’aux grands conciles du IVe siècle, il n’y a pas d’ »orthodoxie » chrétienne. Et les succès moraux incontestable de cette Révélation pour les païens jusqu’à nos jours ne doivent pas nous faire oublier la richesse de ses origines et de son cœur hébraïque »

Interview, Le Livre du jour, Philippe Vallet, sur France Info :



Jésus de Nazareth, juif de Galilée
 

Plon-presses de la renaisance, 2011

Depuis vingt siècles, Jésus, l’homme de Nazareth, reste un personnage trop souvent soumis à la fantaisie des interprétations les plus diverses. Pour comprendre qui il était, Didier Long invite à découvrir sa vie à la lumière du judaïsme du 1er siècle et des recherches historiques les plus récentes sur les écoles de sagesse de l’Antiquité. Les Evangiles doivent être lus pour ce qu’ils sont : des midrashim, ces recueils de commentaires oraux des paroles d’un maître juif, mis par écrit en temps de crise pour conserver son enseignement. On ne peut les comprendre qu’au coeur de la pratique qui les a vus naître et les a ensuite portés : à la lumière du livre des Psaumes et de la grande prière d’Israël. Sans cet arrière-fond de tradition vivante, Jésus nous reste inaccessible. Le lecteur le suit à la synagogue de son enfance à Nazareth ; au désert, où Jean-Baptiste pratique un curieux geste de baptême un jour de Kippour et où vivent les mystérieux Esséniens ; au coeur de cette  » Galilée des païens  » qui engendre exorcistes, révolutionnaires et messies. Il découvre l’enracinement de Jésus, sa proximité affective et sensible avec Dieu, son profond amour de la Torah. Peu à peu se dégage le portrait surprenant d’un maître spirituel pharisien appartenant à la mouvance populaire des hassidim, au coeur des conflits de mouvements religieux qui se disputent l’identité juive sous le joug romain.

Un article dans Le Parisien



Jésus l'homme qui amait les femmesJésus l’homme qui aimait les femmes 

Bourin éditeur 2014

Jésus le rabbi (« l’enseignant »), que nous décrivent les Evangiles, est suivi par ses disciples sur les routes poussiéreuses de Galilée. Fait inouï pour l’époque, et mal connu aujourd’hui, le petit groupe nomade est aussi composé de femmes seules.

A la lumière de nombreuses sources juives, évangéliques et historiques, Didier Long éclaire les relations féminines de Jésus sous un jour nouveau et livre ici des conclusions inattendues. L’idée de perfection du corps de la femme, celle de sa liberté individuelle, de la monogamie, de la vision égalitaire du couple humain, et de la spiritualité de l’amour à laquelle nous croyons sont directement issues de la vision juive multimillénaire qu’a enseignée l’homme Jésus.

Cet idéal juif révolutionnaire, via le christianisme, a subverti de l’intérieur un monde gréco-romain brutal où la domination des sexes exprimait la puissance du mâle et de l’Empire. Surtout, il a profondément influencé nos manières d’aimer. décapant et radical.

>>> Lire la Préface


Jésus le rabbin qui aimait les femmes 
Bourin éditeur 2008

Sur les pas de Jésus, Didier Long nous entraîne dans une enquête aux sources spirituelles de notre mémoire : la révélation juive et l’importance de la femme dans le message de Jésus.

Deux non-dits, deux origines refoulées qui fondent nos valeurs : la monogamie, l’égalité de l’homme et de la femme, l’égalité sociale, les droits de l’homme…

Dans le monde juif et gréco-romain du premier siècle, la vie est surtout une affaire d’hommes. En Palestine en particulier, la femme, régulièrement considérée comme impure, est source de péchés. Pourtant, au grand scandale de ses contemporains, Jésus est suivi sur les routes poussiéreuses de Galilée par un petit groupe hétéroclite composé d’hommes et de femmes. Il vit avec elles, leur enseigne la Torah et en fait ses disciples. Les femmes, dont Marie-Madeleine, qui est la plus proche de lui, l’accompagneront jusqu’à la croix, puis au tombeau, alors que les hommes le trahissent et s’enfuient.

Qui était vraiment Jésus, et ces femmes, qui sont-elles ? Quelle est la nature des relations entre elles et ce « rabbi » de Nazareth ? Didier Long a enquêté sur ce mystère et montre que, sans ces femmes, le message de Jésus aurait tout simplement disparu, enfoui sous la poussière de l’histoire. Sans elles, nous aurions perdu notre mémoire.

Lire le premier chapitre

 


Un ange dans le rétroviseur
Roman – Salvator 2007 

C’est le quinzième anniversaire de mariage d’Amancio, à Jaén en Andalousie. À cette occasion, Amancio acquiert le 4 x 4 de ses rêves qui couronne une carrière de représentant en peinture pas franchement palpitante. Ironie du sort, c’est là que sa vie va basculer. Tout est fini… mais tout commence. Dans un étrange no man’sland Amancio va rencontrer deux mystérieux personnages.Guidé par eux, comme dans un rêve, il va voir défiler toute son existence sous une lumière complètement nouvelle. Les choses auxquelles il n’avait pas vraiment prêté attention vont alors ressurgir du passé : la tendresse de ses proches, de ses enfants, et l’amour d’Esperanza sa pétillante épouse.

Il découvre qu’un toro mystérieux, mort dans une corrida légendaire, détient le secret de sa vie et de sa destinée…Il va faire des rencontres bouleversantes et se réconcilier avec les fantômes de son passé.

Lire le premier chapitre


Défense à Dieu d’entrer
Denoël  2005
Prix Maisons de la Presse 2005

QU’A-T-ON A DIRE AU MONDE d’aujourd’hui quand on est resté dix ans dans un monastère ?

Dans ce livre audacieux, Didier Long raconte sa vie hors normes, depuis les usines Michelin de Clermont-Ferrand jusqu’à l’abbaye de la Pierre-qui-Vire, en Bourgogne. Ouvrier, puis moine bénédictin, puis artiste et enfin consultant pour une grande firme américaine, rarement expérience aussi diverse aura été traversée en si peu d’années.

Raconté avec verve et tendresse, ce récit autobiographique fait surgir des univers que nous frôlons sans les connaître, du silence intemporel du cloître à la machine inhumaine de la nouvelle économie. Il retrace l’irruption de cet événement radical qu’est la vocation religieuse et restitue la vie secrète d’une communauté monastique où l’archaïsme fait bon ménage avec la création.

Il raconte enfin comment la relation amoureuse a bouleversé cette vie recluse, faite d’ascétisme et de prière. Un destin porté par la recherche d’un sens fragile à l’existence, sens peut-être aujourd’hui plus caché, plus enfoui que jamais.

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