Esther, Reine des marranes

Le livre d’Esther est le seul livre où le nom d’Achem n’apparaît pas. Pourquoi ?


La figure d’Esther occupe une place unique dans la pensée juive. Plus que toute autre héroïne biblique, elle est associée au thème du caché, au point que les sages du Talmud ont vu dans son nom même une allusion à la dissimulation de la présence divine.

À travers Esther, la tradition juive exprime une conception particulière de la providence : Dieu agit dans l’histoire sans se montrer, surtout dans les périodes d’exil.

La fête de Pourim devient ainsi la célébration d’un miracle invisible. D’un miracle humain.

Les pervers peuvent toujours se cacher, s’enterrer,  D.ieu, lui, dévoile leurs coups tordus en pleine lumière. Suivez mon regard… ou plutôt écoutons ce que nous dit la Meguila.

2 commentaires sur « Esther, Reine des marranes »

  1. Esther s’appelait également Hadassa … la myrthe un parfum entêtant.
    Et le prénom de Mordekhaï selon la racine araméenne se rapporte l’encens.
    Car certains évènements, s’ils demeurent cachés peuvent se « pré-sentir »
    La parasha commence par כִּי תִשָּׂא אֶת רֹאשׁ בְּנֵי יִשְׂרָאֵל
    Quand tu élèveras la tête des enfants d’Israël.
    La Torah ne dit pas : “quand tu les compteras.”
    Elle dit : quand tu relèveras leur tête.
    Car il a existé des moments où notre peuple a marché courbé.
    Et il existe des moments où il s’est redressé.
    Il y a 2 500 ans, un homme se leva et voulut effacer notre peuple.
    Nous avons survécu, comme toujours.
    Les empires qui nous menaçaient sont tombés : Babylone, Rome, l’Inquisition, le Nazisme.
    Et aujourd’hui encore, il existe des voix qui promettent notre disparition.
    L’histoire change de costumes, mais l’esprit d’Amalek revient.
    Le 7 octobre fut un pogrom.
    Un massacre.
    Une tentative de nous courber, de nous humilier, de nous faire peur.
    Et comme l’humiliation seule n’était pas suffisante, on a accusé la victime et relativisé l’horreur.
    On a exigé de l’État juif une perfection morale qu’aucune autre nation n’a jamais dû démontrer sous le feu.
    Ki Tissa nous enseigne quelque chose :
    On peut tomber, être attaqué, être trahi.
    Mais on doit se relever.
    Élever la tête, ce n’est pas l’arrogance.
    Ce n’est pas la vengeance.
    C’est la dignité.
    C’est refuser la honte imposée.
    Nous ne nous excuserons pas d’exister et d’avoir été désigné par D…
    Le demi-shekel dans Ki Tissa nous rappelle que chaque Juif compte.
    Chaque vie compte, pas comme un numéro, mais comme une âme.
    Quand Israël protège ses enfants, ramène ses otages, ce n’est pas de la cruauté.
    C’est la responsabilité d’un peuple qui lève la tête dignement.

Laisser un commentaire