Mémoire transgénérationnelle et généalogie juive


C’est bon, vous pouvez couper la TV… et vous remettre à une activité spirituelle…

Didier Long

Ma conférence donnée hier soir à la loge Anne Frank du Bnei Brit, à lire  :

à Télécharger ici : Conférence Généalogie Bnai Brit 02 MAI 2017 (39 pages)

Introduction : Mémoire et mémoire juive. 3

  • La mémoire comme processus d’hominisation. 3
  • La mémoire juive. 6
  • La renaissance de l’hébreu/ Yom Haatsmaout 8
  • Mémoire transgénérationnelle, la piste scientifique. 9

« … Et ceux qui viennent de Sefarad » : une approche historique. 10

  • Généalogies en Corse. 12
  • Espagne 1391. 13
  • Espagne 1492. 15
  • Portugal 1497. 16
  • Italie 1492- XVIIème siècle. 18
  • La mémoire marrane. 20

« De qui sommes-nous le nom ? » : une approche psychologique. 22

  • La mémoire transgénérationnelle du nom, Pierre Beck. 23
  • La mémoire de la mitsvah. 24
  • La mémoire cachée. 28
  • Les images de nos disparus. 29
  • Nos tiroirs comme des tombeaux. 31
  • Notre petite histoire et la grande. 33
  • Les coïncidences. 35

Généalogies : une approche théologique. 37

  • Jusqu’à la millième génération. 37
  • Even, de père en fils  38
Catégories :Marranes, Sources juives

« Didier Long must get the medal for the ultimate chameleon »


 » Didier Long must get the medal for the ultimate chameleon. As a young man he was a tearaway and a rebel, but all that changed when he joined a Benedictine monastery as a novice. Ten years later, he fell in love with a woman who had come to interview him as the editor of the theology imprint he was running from the monastery. Didier Long left his vocation, moved to Paris to start a business producing and selling theological CD-ROMs, married the woman who had visited him in the monastery and settled down to an unremarkable life. At least, until the death of a close friend prompted another violent alteration in him, and he converted to Judaism. How’s that for identity-altering transformation ?  » ( Shiny New Books )

Polly Morland quotes Didier, a monk who became a successful businessman “You believe something then you do it. You do what you believe” Delicious dieting : “Excellent new book on how and why we change”  

« Les histoires réelles du changement, avec toute leur individualité désordonnée, peuvent convaincre les gens que le changement est possible – même si c’est la norme. Cela peut s’avérer plus puissant que n’importe quel paradigme de changement… » Polly Morland, au Guardian

Toutes les réflexions sur la transformation individuelle du livre de Polly Morland « Metamorphosis, How and why we change » -un des meilleurs livres que j’ai lus sur la transformation et le changement, pourraient être appliquées à nos entreprises dans la révolution digitale, à nos Etats et à la politique dans la grande mutation qui s’opère sous nos yeux, à nos vies individuelles et à ce que nous transmettons à nos enfants.

9781781254127_1Polly Morland a travaillé quinze ans pour la BBC, Channel Four et Discovery Channel, recevant des prix comme le Vega Science Trust Award. Les sujets qu’elle a abordés dans ses films comprennent: les crimes de guerre en ex-Yougoslavie, les théories de conspiration autour du 11 septembre, l’économie du crime organisé, le terrorisme politique en Europe et en Amérique latine… Puis elle a écrit The Society of Timid Souls: or How to be Brave ( Royal Society of Literature / Jerwood Award); et  Risk Wise – Nine Everyday Adventures. Elle vit dans la Wye Valley avec son mari et ses trois enfants.

Son livre raconte l’histoire des personnes qui voulaient juste vivre leur vie. Elle raconte l’histoire d’Ed Coxon, cet homme né dans une famille de musiciens et que son avenir ne prédisposait pas à devenir autre qu’un virtuose violoniste. Ce qu’il devint… avant de devenir sergent de police enquêteur.

« Chaque jour il arrive des choses terribles aux gens», dit-il avec son accent d’Édimbourg « mais vous apprenez à faire face à cela et cela m’a fait une meilleure personne, étant un officier de police. Mon esprit a été élargi de façon démesurée, sur ce que je vois qui se passe réellement dans le monde. » Il regarde la rue à l’extérieur, où un homme siffle alors qu’il lave sa voiture. « ça m’a donné une grande foi dans la nature humaine et c’est essentiel pour se lever le matin ». (source, The Independant)

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Extraits du chapitre sur votre serviteur :

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Catégories :spiritualité, Témoignage

Que penser du pouvoir ?


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Le Pirké Avot que nous relisons en ces jours de décompte du Omer nous a prévenu :
Chemayah disait : « Aime le labeur, hais la hauteur (le pouvoir et ses signes d’élévation) et ne cherche pas à te faire remarquer auprès de ses détenteurs. » (Pirkei Avot 1, 10).
« Méfiez-vous du pouvoir en place, car il n’est favorable à l’individu que lorsque cela lui profite. Il paraît conciliant lorsqu’il en tire avantage et n’assiste pas les gens lorsqu’ils sont dans le besoin. » (Pirkei Avot 2, 3).
Ces Sages parlaient… au 1er siècle. Ils disaient aussi  :
« Rabbi ‘Hanina, l’assistant du grand-prêtre dit : « Prie pour la paix du gouvernement, car si on ne le craignait pas, les hommes s’entre-dévoreraient vivants. » (Pirkei Avot 3, 2)
« L’assistant du grand prêtre »… on parle d’avant la destruction du Temple en 70… Rome qui n’avait pas la réputation d’être tendre. Voilà comment Flavius Josèphe raconte le comportement des soldats des légions, le bras armé de Rome qu’il a combattu en Galilée à l’époque  :
« Ils n’attendent pas pour apprendre à faire usage de leurs armes que la guerre les y oblige : on ne les voit point se croiser les bras durant la paix pour ne les remuer qu’à l’heure du danger. Bien au contraire, comme s’ils étaient nés les armes à la main, ils ne cessent point de s’y exercer sans attendre l’occasion de s’en servir. […] On pourrait dire de leurs exercices que ce sont des combats sans effusion de sang, et de leurs combats que ce sont des exercices sanglants.[…] Si j’ai placé ici ces réflexions, c’est moins dans le dessein de louer les Romains que pour consoler ceux qu’ils ont vaincus et faire perdre à d’autres l’envie de se soulever contre eux. (Guerre des Juifs Livre III, chapitre 5)

Il faut donc un Etat sans quoi : « les hommes s’entre-dévoreraient vivants ». L’interdiction « d’arracher le membre d’une animal vivant », c’est à dire de la cruauté, est le premier commandement pour les noachides (non-juifs) . L’absence d’Etat conduit au delà, à la barbarie.

Les Hakamim nous mettent en garde contre l’abus de pouvoir :

« La (connaissance de la) Tora est supérieure à la prêtrise et à la royauté, car la royauté demande trente qualités, le sacerdoce n’en exige que vingt-quatre, tandis que pour acquérir la (connaissance de la) Tora, il en faut quarante-huit, » comme : « ne pas abuser du pouvoir de décision » (Pirkei Avot 6, 6)

Il faut aussi se méfier non seulement du pouvoir politique ou de de l’ascension sociale mais aussi de la volonté de briller et de se faire une bonne réputation. Il faut étudier de tout son cœur mais celui qui utilise cette Torah pour briller est un homme mort. Un idolâtre qui instrumentalise D.

Hillel disait aussi : « Celui qui veut se faire un nom en perd sa renommée. Celui qui n’ajoute plus rien est à son terme. Celui qui ne cherche pas à s’instruire est passible de mort. Celui qui instrumentalise la couronne de la Torah en périra. » (Pirkei Avot 1, 13)

On ne peut pas se retirer du monde sans travailler pour étudier, l’idée est qu’il y a une interaction, un cercle vertueux, entre l’étude et la construction du monde :

Rabban Gamliel, fils de Rabbi Yehouda ha Nassi, disait : « Il est bon de concilier l’étude de la Torah avec le gagne-pain, car leurs efforts associés occultent [la tentation de] la faute ; et toute étude de la Torah qui n’est pas accompagnée d’un travail est vouée à la perte et entraîne la faute. « (Pirkei Avot 2, 2)

 

Enfin il est bon de se consacrer à son prochain et à la communauté :

 » Ceux qui œuvrent en faveur de la collectivité et travaillent avec ses responsables pour la gloire du Nom céleste (divin, et non pour des considérations bassement intéressées) seront soutenus dans leur tâche par le mérite de leurs ancêtres, et le souvenir de leur équité perdurera à jamais. Quant à vous, grande serait votre récompense comme si vous aviez vous-mêmes agi. »

Tout cela n’a pas d’époque. Celui qui fait cela sort de la vie objectale c’est à dire d’un rapport aux autres qui cherche à les contraindre, à en faire des objets sous la main, des esclaves, en devenant… un objet à son tour. Il est alors seul et, se piégeant lui-même, perd son rapport au monde comme une création, une surprise permanente, et à la surprise des autres .

Maïmonide, dans son Mishneh Torah (Lois des rois, chapitre 5, par. 7) , mentionne la Halakha selon laquelle on n’est pas autorisé à résider en Egypte et il cite aussi cet enseignement de nos Sages :

« A trois reprises, les enfants d’Israël ont été mis en garde de ne pas retourner dans le pays de l’Egypte ». (Les Hakhmamim commentent ce pasouk : « Il ne fera pas revenir le peuple en Egypte… alors que l’Eternel vous a dit : vous ne reprendrez plus ce chemin » Dt 17, 16)

Il est interdit de « séjourner en Egypte », c’est à dire en esclavage, sous la contrainte.

Le Chabbat, célébration de la création et de la sortie d’Egypte, nous ramène à notre vraie vie de sujets alors que nous sommes objectivés, abrutis par la contrainte profane, des objets sous la main comme les esclaves. Nous redevenons alors des sujets de notre liberté, nous sortons de l’abrutissement. C’est pour cela que celui qui ne fait pas Chabbath est un homme mort. Le but est de vivre. D’être libres de tout pouvoir, de prendre le joug de Cieux pour nous débarrasser de celui des hommes.

Catégories :Non classé, Sources juives

Terra Eretz Corsica Israël ! au Sénat


Discussion de Pessah :  » Guy il sont là depuis quand à Bastia les Bianchi ? Depuis toujours  Meïr ! « 

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Mon compatriote juif et corse Frédéric-Joseph Bianchi a monté l’association Terra Eretz Corsica Israël qui fait le lien entre Israël et la corse, que je vous conseille vivement de rejoindre. Il m’avait demandé de parler au Sénat lors de leur première assemblée. Voilà ce que j’ai dit de mémoire :

Discours de Didier Long lors de l’Assemblée générale de lancement de l’Association Terra Eretz Corsica Israël, présidée par Frédéric Joseph Bianchi, au Sénat le jeudi 30 mars 2017.

DES GENEALOGIES

On parle beaucoup de deux peuples frères, de deux peuples aux valeurs, aux tradition communes et aux mœurs partagée… mais il s’agit plus que ça. Entre le peuple juif et la Corse il s’agit d’une histoire d’âme.

Dans un rapport sur la Corse qu’il adresse au Directoire en 1799 sur les Mœurs et coutumes des Corses Gabriel Feydel note :

« La seule science dont s’occupent les Corses est celle des généalogies »,

Chaque Corse a son village, et dans tous les villages on est « le petit de… », « le fils de… ». Toute personne en Corse peut citer qui sont ses ancêtres sur plusieurs générations.

Dans la tefilah on remémore les noms des disparus pour les faire revivre. Pour le judaïsme, comme dit le Izkor : « la vraie mort c’est l’oubli ». Lire la suite…

Catégories :Corse et Juif

« La Mémoire juive de Corse » sur Fréquence Protestante


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Emission diffusée ce samedi 15 février 2017 à 20h00. (voir ici)

Avant Pessah, mon compatriote Corse Olivier Betti-Séréni de Lévie, m’a interviewé pour Fréquence Protestante sur les mémoires juives de Corse, l’exode des séfardim via Gênes vers notre île sous la pression de l’Inquisition, les juifs de Paoli, les cédrats judéo-corses, les armes de la Haganah livrées via l’aéroport d’Ajaccio à la fondation de l’Etat d’Israël en 1947… c’était un moment très émouvant. Ecoutez.

Catégories :Marranes

Quelques étincelles tirées de la nuit de Pessah


De Corse et d’ailleurs

Les familles de Guy et Benny Sabbagh (dont je porte le nom du grand-père le rabbi Meïr Tolédano-zal, rabbin de Bastia de 1920 à 1970) étaient avec nous.

  • Leur père David, président de la communauté de Bastia, chaque veille de Pessah passait une annonce dans Corse Matin pour inviter tout juif de Corse à faire le Seder avec eux.
  • Un jour il a demandé à tous les fabricants de Matsots du continent d’envoyer des échantillons. Puis il a convoqué ses fils pour les tester. Seules celles de Rosinski (les carrées craquantes ashkénazes) ont passé le Blind test. Alors après il vidait son magasin à l’approche de la fête et le remplissait de matsot et faisait la tournée de Bastia avec ses fils pour les distribuer aux juifs.
  • Une femme d’origine corse petite fille de Rabbin d’Alsace et venue avec son mari et sa fille. Parfois la Nechama des Zera Israël parle de loin.

De Tunisie

Gérard Haddad a célébré tout le Seder et il a eu bien du mal avec tous car nous sommes indisciplinés. On a fini à 2 heures du matin…

Il a écrit un nouveau livre : « Monsieur Jean » (hémisphères Zellige), un roman. Il s’agit de l’histoire (vraie) d’un cambrioleur surpris en pleine action par celui qu’il vole… et qui l’invite à prendre le thé… il n’est autre que Jean Rostand. C’est beau non ?

De Riga, d’Israël et d’Ukraine

La cinéaste – poétesse Nurith Aviv est venue de Tel Aviv. J’adore sa manière de parler hébreu. Pas du tout comme Gérard pur tunisien.

Je lui ai lu en arrivant une phrase qu’elle a écrit et qui me hante :

« La mère de ma mère est née à Prague. Sa mère également. Elle parlait allemand comme bien des juifs de Prague. Ma grand-mère a quitté Theresienstadt dans un train à destination de Riga. Le lieu de sa mort est inconnu. Ma mère est morte en Israël. Son dernier mot elle l’a prononcé en allemand. Elle a dit : ‘‘ Aussteigen’’, ‘‘terminus, je veux descendre’’. »

Elle m’a offert un livre que vous devez lire absolument : Trente pages d’Avot Yeshurun (Editions de l’éclat).

Avot Yeshurun (1904-1992) est un poète israélien, né en Ukraine et qui a émigré en Palestine en 1925. Toute sa famille, restée en Ukraine et qui était opposée à son départ, a été assassinée au camp de Maidanek.

Un jour il retrouve par hasard dans un tiroir les lettres de sa famille restées sans réponse. Il écrit trente poèmes comme les trente jours du deuil des lettres des siens. L’édition est bilingue hébreu français. En les lisant, ton âme est convoquée :

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Parfois il arrive que les rêves deviennent réalité

On a reparlé du rêve d’Eliezer Ben Yehouda, qui comme on le sait est un refondateur de la langue hébraïque comme langue de la rue. On a lu « le rêve traversé » traduit par Gérard Haddad où Ben-Yehouda dit :

« J’entendis une étrange voix intérieure m’appeler :

“Résurrection d’Israël et de sa langue sur la terre des Pères.”

Tel fut mon rêve. Sur le coup en effet, ce phénomène m’apparut comme un rêve, une vision nocturne. Mais très vite je ressentis qu’il ne s’agissait pas d’un rêve, et si c’en était un, qu’il ne m’abandonnerait plus. Sentiment et idées contradictoires d’affrontaient en moi : le grand peuple russe d’une part et les idées sublimes de lutte pour sa libération, mais de l’autre une vision qui emplissait mon âme d’une joie sans bornes, Israël renaissant sur sa terre sainte. Mais à un autre moment cette dernière vision se trouvait repoussé et surgissait devant moi l’image d’un petit peuple abbatu et souffrant. […] En mon esprit luttaient deux peuples le russe et le juif qui étaient tous deux en moi se livraient un terrible combat.

Et le juif triompha. Mon sort était scellé. Ma vie et mes forces seraient consacrés à cette tâche de la résurrection d’Israël et de sa langue sur la terre des Pères.»

“Résurrection d’Israël et de sa langue sur la terre des Pères.”, c’est ainsi que commence Langue sacrée langue parlée de Nurith.

Parfois il arrive que les rêves deviennent réalité. Le Talmud dit :

« Il y avait vingt-quatre interprètes de rêves à Jérusalem.

Un jour j’ai fait un rêve

Et je suis allé auprès de tous.

L’interprétation de l’un n’était pas l’interprétation de l’autre.

Or toutes ses sont accomplies pour moi.

Comme il est dit :

« Les rêves suivent la bouche »

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Et le Saint, béni soit-Il, nous sauve de leur main !

Après les deux premiers jours de la fête, hier soir, j’ai reçu des images de Ruthy Selinger. Shelomo Selinger 88 ans-son mari, continue de sculpter dans un granit monumental le futur mémorial aux juifs déportés de Luxembourg :

Dans la Haggadh de Pessah on a chanté :

Vehi Che’amda laavoteinou velanou,
chelo e’had bilvad ‘amad aleinou lekhaloténou,
ela chébekhol dor vador omdim aleinou lekhaloténou,
veHakadoche Baroukh Hou matsilénou miyadam.

Voici ce qui a soutenu nos pères et nous !
Car ce n’est pas qu’un seul qui s’est levé contre nous pour nous détruire,
mais, dans chaque génération, ils se lèvent contre nous pour nous détruire ;
et le Saint, béni soit-Il, nous sauve de leur main !

Et le Saint, béni soit-Il, nous sauve.

Catégories :Solennités et fêtes

Pessah, le grand nettoyage (du ‘hamets) de Printemps

10 avril 2017 1 commentaire

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Nettoyer toute la maison de fond en comble; faire disparaître ce qui ressemble de prés ou de loin (aliment ou boisson, ex whisky) à du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre et tous leurs dérivés ayant FERMENTE.  Cachériser toute la vaisselle par le feu (four sur pyrolyse, aciers à la flamme…), ou à l’eau bouillante (éviers inox ou résine, micro onde…). acheter à manger cacher lePessah pour tous ses amis : trop! nous on est excessifs !  Mettre ce qui reste de ‘hamets dans une armoire fermée à clé ou par adhésif, en vendre le contenu par contrat dimanche avant 21h14. Faire un don aux pauvres, il y a pleins de gens qui n’ont pas de quoi faire le repas ! A Bnei brak j’ai vu des soupes populaires. Un dernier check-up : chercher la nuit avec une bougie dans toute la maison ce qui pourrait rester, la petite avait planqué un paquet de gâteaux ! Le mettre dans un sac en papier. Arrêter de manger du ‘hametz avant 11h30. Brûler le sac de ‘hamets avant 12h30.

Faire disparaître le ‘hamets qui est en nous, ce qui fermente et pourrit. Oui y a un coté obsessionnel, cathartique. C’est fou la fermentation qui est en nous et comme c’est difficile de s’en débarrasser. Mais après cela on est prêt pour la première lune de Printemps cette nuit du 14 Nisan. C’est la Pâques, la nuit de notre délivrance. Pendant sept jours nous ne mangerons plus que du pain non levé. Ce soir nous sortons d’Egypte, de l’esclavage vers la liberté. Que D. vous bénisse. Hag Pessah Sameah !

Contrat de Hametz

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Si quelqu’un a la possibilité de réserver une vaisselle spéciale pour Pessah (qui n’a jamais touché de ‘hamets), qu’il soit béni !

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