Didier Long dans Le Point : « 150 000 juifs sont en danger aujourd’hui en France »

EXCLUSIF. Ancien moine et consultant, Didier Long publie avec Dov Maïmon, conseiller du gouvernement israélien, un livre-enquête sidérant, « La Fin des juifs de France ? »

Alors que le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau vient de se voir remettre un rapport explosif sur l’entrisme des Frères musulmans en France, sort un livre alarmiste dont Le Point a eu la primeur. Son titre : La Fin des juifs de France ? (éd. Le Cherche Midi). Il est signé par Dov Maïmon, chercheur au Jewish People Policy Institute à Jérusalem, docteur en islamologie et conseiller du gouvernement israélien sur les relations avec le monde musulman, ainsi que par Didier Long, ancien moine bénédictin, consultant, écrivain et théologien français, auteur de plusieurs ouvrages sur les liens entre judaïsme et christianisme.

Nourri de nombreuses statistiques, dont certaines proviennent des services de renseignements israéliens et français, les auteurs dressent un constat direct, implacable et tragique de la situation des juifs de France, dont, affirment-ils, 150 000 – sur 440 000 – courent un danger immédiat face à la progression de l’antisémitisme et s’apprêtent à quitter le pays. Selon leur enquête, si l’on ne fait rien, il n’y aura plus de juifs en France en 2050.

Propos recueillis par Jérôme Cordelier

Publié le 20/05/2025 à 19h00

 

Le Point : Le titre de votre livre fait évidemment songer au maître ouvrage de Raul Hilberg sur la Shoah, La destruction des Juifs d’Europe. Faut-il être aussi alarmant ?

Didier Long : C’est un titre brutal parce que les faits sont brutaux. Oui si l’on ne fait rien la seconde diaspora mondiale va hélas disparaitre. Et il faut se réveiller.

Nous avons voulu dresser un constat, un rapport d’enquête. Nous avons interrogé plusieurs centaines de personnes partout en France et cette enquête de terrain en agrégeant tous les chiffres sur la situation des Juifs en France. Et nous nous sommes aperçus que la situation était réellement catastrophique. Non pas à Neuilly ou Boulogne Billancourt, mais partout. A Sarcelles, à Toulouse, à Villeurbanne, à Nice, à Villeurbanne où vivent 10 000 juifs – sur les 30 000 juifs lyonnais, à Marseille qui compte 50 000 Juifs. Sur les 440 000 français juifs que nous avons comptés aujourd’hui en France, avec des situations locales spécifiques, il y en a à peu près 150 000 qui sont en danger. 

 

Comment aboutissez-vous à ce chiffre ?

Ce livre est un constat, pas un plaidoyer. Nous avons fait remonter des datas françaises, israéliennes, nous avons interrogé des forces de renseignement et de sécurité des deux pays qui nous ont parlé, des politiques, des communautés, des associations, lu des centaines de rapports… pour comprendre la réalité. Et nous avons tout compilé en proposant un maximum de sources ouvertes.

 

A quelle conclusion, parvenez-vous ?

Nous sommes deux intellectuels habitués à des analyses nuancées et nous aurions préféré ne pas découvrir une réalité si brutale. Car le constat est alarmant. Un choc. D’une part, on voit un antisémitisme qui monte de manière galopante et qui a accéléré depuis le 7 octobre. Mais à l’antisémitisme classique (34 % des sympathisants du RN estiment que « les juifs ont trop de pouvoir ») s’agrège un autre antisémitisme, celui des partisans de l’ultra gauche : ainsi 34 % des sympathisants de La France insoumise (LFI) adhèrent à l’affirmation selon laquelle « les juifs ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance ». Et cet antisémitisme-là utilise et est poussé par l’islam politique, autrement dit l’islamisme, avec un risque de fragmentation de la société française dû à la puissance d’expansion de l’islam politique partout dans le monde. Et les juifs en France sont entre l’enclume et le marteau. Ces 0,6 % de la population française subissent 60% des agressions religieuses. Donc dix fois plus que les musulmans alors qu’ils sont vingt fois moins nombreux !

Et comble du ridicule, ce « nouvel antisémite cool » manipule tout le vocabulaire de la persécution passée des juifs dans une concurrence rhétorique victimaire : on parle de sionistes, de peuple génocidaire, d’islamophobie, etc… pour s’en prendre de manière décomplexée en mots et en actes aux français juifs, et fracturer le pacte républicain.

 

Ces 150 000 Juifs en danger, vous les avez repérés où ? 

Nous les avons décomptés lieux par lieux. Ils sont à la périphérie des métropoles. Nous avons isolé les enjeux, les facteurs conduisant à un tel niveau d’antisémitisme. Il y a l’exclusion sociale bien entendu qui cherche des boucs émissaires à son propre malheur, mais la première explication est l’influence de l’islam politique, des islamistes dans les quartiers où sont arrivés de nombreux juifs eux aussi issus du Maghreb.

Nous avons donc essayé de comprendre précisément qui étaient les musulmans de France et l’islam politique. Mon coauteur, est responsable des relations d’Israël avec le monde musulman au JPPI, un think tank israélien. Il est docteur en islamologie et a mené des centaines de discussions avec des groupes musulmans de tous les pays. nous avons donc une vraie estime et affection pour l’Islam, les musulmans et leurs pratiques religieuses. Nous avons donc cherché à comprendre.

Les musulmans représentent 10 % de la population française métropolitaine, selon l’Insee, soit 6,6 millions de personnes qui se déclarent musulmans. Mais en réalité le déclaratif ou la fréquentation des lieux de culte ne disent pas la pratique quotidienne. Nous avons donc choisi de mesurer les ventes de halal, 7 millions de personnes en France qui mangent halal sont musulmans, 80% des musulmans environ mangent halal. Mais aussi les prénoms musulmans – comme l’a établi Jérôme Fourquet : 22% des garçons naissent avec des prénoms arabo-musulmans. On a fait tourner nos modèles et on parvient au chiffre de 15% de musulmans, soit 9 millions de personnes en France. En prenant en compte l’expansion démographique, ce chiffre va grimper à 20-25% de musulmans en France en 2050. Ce n’est certes pas un « grand remplacement » mais c’est significatif. Or les études mondiales du JPPI ne connaissent pas de pays où vivent 25% de musulmans où il reste des juifs.

Le problème n’est pas l’islam ou les musulmans en soi. Le problème c’est que si on met en corrélation les chiffres de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) – qui vérifient le rapport d’Hakim el Karaoui de l’Institut Montaigne il y a 10 ans, on arrive à environ 28 % de musulmans qui pratiquent un islam qui vise un sécessionnisme politique et social. 2,5 millions de personnes. Et ce taux monte entre 35% et 50% pour les plus jeunes. 37 % des musulmans français déclarent éprouver de la sympathie pour les Frères musulmans selon l’Ifop. Ça fait plus de 3 millions de personnes… qui désirent l’avènement d’une contre-société sur le territoire national… et au milieu vivent 150 000 juifs. Des politiques locaux nous ont dit tout simplement qu’il fallait les « évacuer ».

Donc, d’un côté, un antisémitisme qui grimpe de manière forte, et de l’autre côté, un islam qui se radicalise. Avec des juifs au milieu. C’est juste un coktail explosif. 

 

Vous avez une vision purement mathématique ?

Pas seulement. Nous sommes d’abord partis de 200 entretiens de personnes un peu partout en France. Ça commence toujours par « Ici, jusque-là tout va bien ! » comme dans le film La haine. C’est le type qui tombe d’un immeuble de dix étages et qui dit « jusque-là tout va bien » ; le problème ce n’est pas la descente. C’est l’atterrissage. La plupart finissent par nous dire : « … mais on ne finira pas notre vie ici », « Mes enfants ne pourront pas vivre en France comme juifs ». Les juifs se sentent seuls et tristes. Ils vont mal.

Je prends juste un exemple, parce qu’il est emblématique :  Sarcelles. Les juifs ont fui Sarcelles au cours des vingt dernières années. Ils sont partis vers Créteil pour ceux qui avaient le moins d’argent, et ceux qui ont réussi ont atterri à Levallois ou dans le 17ème arrondissement de Paris. La présence des Frères musulmans est très importante sur ce territoire, à travers le Millî Görüs, la confédération islamique sous obédience turque – qui est aussi l’organisation islamiste la plus influente d’Allemagne, et fédère maintenant tous les courants musulmans de la ville. Ceux-ci ont milité contre l’ancien maire et tracté pour faire élire le maire actuel comme nous l’ont rapporté des témoins sur place, puis l’élu fraichement en poste leur a cédé un terrain pour construire un « Centre culturel » en face du collège, alors que le permis avait été attaqué par la préfecture à la demande du Ministère de l’intérieur. Tout cela quelques jours après la tuerie du 7 octobre. Le Millî Görüs avance en costume cravate avec des fleurs pour les fêtes juives… mais les textes de ses fondateurs sont très clairs sur le sort réservé aux juifs. Le « Milli Görüs » ou « Vision nationale » de Necmettin Erbakan, son fondateur, désigne l’islam politique. Il appelle au rejet radical des valeurs laïques « occidentales », à une islamisation de la société mêlée d’un antisionisme et d’un antisémitisme profonds.

Et ce qui se passe à Sarcelles où vivent 12 000 juifs n’est pas un cas isolé.

Dans ces territoires perdu de la république, l’État recule. Ce n’est pas tant que les Frères musulmans avancent, c’est que l’État se retire. Les Frères musulmans prennent en charge les jeunes, ils font du soutien scolaire, font des clubs de femmes pour s’entraider et pratiquer, montent des clubs de boxe ou de foot, font de la prévention… et ils grignotent du terrain. Ils sont en costumes-cravates, très gentils avec les Juifs, on a l’impression qu’ils s’intègrent dans la République, ils dialoguent parlent de « vivre ensemble ». Mais, derrière cette apparence tactique, il y a un tout autre programme stratégique.

Dans tous les pays du monde les Frères musulmans ciblent clairement l’Etat comme nous l’ont dit les juges antiterroristes, mais les juifs sont dans la ligne de mire. Nous les avons vus en action et les rapports mondiaux du JPPI où travaille le docteur Dov Maïmon mon coauteur sont assez clairs. Ce sont des faits.

 

Comment ?

Cela ne date pas d’hier. J’étais moine dans un monastère entre 1985 et 1995. Nous nous intéressions au dialogue interreligieux avec les bouddhistes tibétains à cause de nos fondations en Asie. Et en ce début des années 1990 nous avons reçu à l’Abbaye de la Pierre Qui Vire des représentants de l’Institut Européen des Sciences Humaines (IESH) qui s’était installé près de Château-Chinon – à l’initiative de François Mitterrand, dans son fief. Tous ces imams et fidèles, dans la mouvance des frères musulmans étaient algériens, ils sont arrivés avec des filles de Lyon, des converties qui étaient voilées et qui disaient entre elles que nous étions des « kouffars ». Ils bénéficiaient de capitaux algériens puis du Qatar pour former de imams. Il y a 35 ans déjà !

L’islam politique est un problème non pas pour les juifs… mais pour les démocraties et pour la France qui est infiltrée depuis 35 ans alors que cet islam politique est interdit dans de nombreux pays arabes.

 

Pouvez-vous nous préciser votre parcours ? Vous êtes un ancien moine bénédictin converti au judaïsme ? 

J’étais moine avec des frères qui étaient passionnés par le judaïsme, qui étaient des amoureux de la tradition juive à la suite du Concile Vatican II. Ainsi j’ai écrit de nombreux livres sur le Jésus juif. Et, chemin faisant, un jour j’ai retrouvé mes origines juives, dans la famille de ma mère en Corse. Et j’ai rencontré en 2010 un truculent rabbin âgé de 80 ans, né dans le Mellah de Marrakech, le Rabbin Haïm Harboun. Il était docteur en histoire et docteur en psychologie clinique. Et c’est comme cela, grâce à l’enseignement de cet homme de foi et de science que j’ai voulu devenir juif. Un juif de Corse. Aidé par le Grand Rabbin Haïm Korsia.

 

Votre livre est porté par vos convictions religieuses à tous deux ? 

Oui, nous sommes Juifs tous les deux. Mais nous sommes avant tout des chercheurs spécialiste de sociologie et de dialogue interreligieux. Nous partons des chiffres et des faits. Face à ce que nous avons vu nous ne pouvons pas ne pas témoigner, pas seulement pour les juifs mais pour ce pays que nous aimons. Pour les musulmans qui eux-mêmes sont les premières victimes de l’islam politique dans le monde. Ce « soft power » qui rejette mais aussi parfois s’accommode du « hard power » violent. 72% des musulmans sont de formidables français dont 100 000 sont morts pour la France !

Nous sommes des lanceurs d’alerte. Nous disons ce que les politiques ou les institutions ne peuvent pas dire et que nous ne pouvons pas ne pas révéler. Nous sommes convaincus que les 150 000 Juifs qui sont menacés en France vont devoir partir si rien n’est fait, et mécaniquement les autres suivront. Il est tard mais jamais trop tard. Nous ne sommes pas des extrémistes, nous sommes pour que les Juifs qui le désirent restent en France. Surtout qu’il n’y a guère de solution pour eux en Israël. Les 150 000 personnes concernées sont le plus souvent pauvres, dépendantes de l’aide sociale, âgées. Il n’y a pas de logements sociaux en Israël. Ils se retrouveraient avec 3 jobs, dans un petit appartement. Notre objectif est donc de faire en sorte que ces 150 000 personnes fassent leur Alyah si possible… en France.

La montée de l’islam politique, de la violence, de l’antisémitisme et la peur conduisent au départ des Juifs de France de manière inéluctable. Comme le disait Alfred Sauvy : c’est la démographie qui pilote. Il faut savoir que, d’après nos calculs, entre 60 000 et 80 000 juifs ont déjà quitté la France depuis l’an 2000, en 25 ans. A cause de l’antisémitisme principalement qui n’a fait que proliférer et qui a tué : Ilan Halimi, les trois enfants Sandler et leur père à Toulouse, quatre français juifs à l’Hyper-Cacher de Vincennes, Sarah Halimi, Mireille Knoll… juste parce qu’ils étaient juifs; un antisémitisme aujourd’hui instrumentalisé par des extrémistes politiques irresponsables prêts à faire exploser la société française pour passer au second tour des élections en gagnant 450 000 voix musulmanes !

Si nous ne lançons pas l’alerte, il n’y aura plus de Juifs en France en 2050. Et nous aurons un pays qui comptera 25 % de musulmans, soit, mais avec une forte présence de mouvements comme les Frères Musulmans. Avec quelle place pour les femmes ? Les juifs ? En France l’islam politique avance là où l’Etat recule.

Mais mettez-vous à la place d’un jeune des quartiers, si le choix se fait entre le narcotrafic et l’islam politique et ses associations chaleureuses d’entraide. Vous feriez quoi ? Si vous ne rencontriez que des narcos ou des pseudo-imams, vous iriez vers le « frérisme » ou vers la fraternité républicaine qui n’a plus de représentants ?

 

À qui s’adresse votre livre ? 

Ce livre s’adresse aux autorités de l’État et aux français, aux institutions juives qui font ce qu’elles peuvent et aux Français juifs qui se disent qu’il y a un problème et qu’il faut agir. Ce qui est en jeu ce ne sont les juifs mais la République qui est en jeu.

Les Juifs sont comme le canari dans la mine : quand le canari arrête de chanter, c’est qu’il y a un danger d’explosion. Depuis le 07 octobre les juifs ont cessé de chanter en France.

Comme le disait Frantz Fanon : « C’est mon professeur de philosophie, d’origine antillaise,

qui me le rappelait un jour : ‘‘ Quand vous entendez dire du mal des Juifs, dressez l’oreille, on parle de vous’’ » (Peau Noire, Masques Blanc, Seuil 1952, pg 98).

Réflexions sur le  » Tu aimeras ton prochain »

« Véahavta Léréakha Kamokha » est écrit avec le suffixe (« lé » et non « èt ») comme dans le Chéma : « Véahavta èt Hachem Elokékha »
Ibn Ezra explique cela de la façon suivante : « Tu aimeras ton prochain parcequ’il est comme toi même » en clair tu aimeras le bien pour ton prochain comme pour toi.

Il ne s’agit donc pas d’une extension du domaine du narcissisme personnel. « Je m’aime tellement que je finis par t’aimer ». Ni de « tendre un miroir à son prochain » pour qu’il analyse ses fautes, selon le même mouvement qui va de soi à soi… mais de considérer le droit d’autrui.
Une injonction d’auto-responsabilisation face au droit à vivre, respirer, aimer de celle où celui qui est devant moi.

Le judaïsme n’est pas un idéalisme, une forme d’amour platonique ou courtois, surplombant autrui du Ciel en donnant des leçons de morale. Qui garderait les mains propres parcequ’il n’en a pas. Une éthique émotionnelle minaudant pour mieux anéantir autrui de son mépris céleste. « La Torah n’est plus au ciel » résume l’adage talmudique.

Non, il s’agit d’une horizontalité où chacun est sommé de répondre ici et maintenant du droit rationnel de son prochain. D’où l’étude. D’où le fait que l’éducation juive commence par les prescriptions concrètes du livre du Levitique ou le traité des préjudices (baba batra)… et non pas par un « Traité de l’amour de Dieu » sur le mode augustinien de Bernard de Clairvaux.

Dans la paracha de ce jour (Aharemot Kedochim) le « kedochim tiyou » (« vous serez saints comme Moi je suis saint) ne consiste pas à laver « plus blanc que blanc » (c’est transparent ! disait Coluche) mais énonce immédiatement de multiples obligations envers le pauvre et l’étranger à qui on doit laisser le coin du champs (peah), le salarié qui doit être payé avant le soir, le parent (le senior) qui doit être honoré comme le Chabbat… etc.

Les juifs ne sont pas une idée mais un peuple. Leur République n’est pas céleste mais le temple de Jérusalem qui est un lieu de culte mais aussi un tribunal (beth Din) et un abbatoir, mon rabbin harboun ajoute : un hopital psychiatrique ! (le sacrifice purge la culpabilité).

Les juifs ont une vraie terre, Israel. Ils se fient à une « marche à suivre » (halakha), « la torah ne condamne que la haine » dit le Choulhan Aroukh.

Dans ce cadre le droit international, celui de la guerre, etc… sont des sujets religieux.

Oui un État a le droit et le devoir d’envoyer ses enfants au combat quand son ennemi a programmé dans sa charte de naissance fondatrice et ses actes de guerre récents l’anéantissement de son propre peuple.

Oui le droit international de la guerre condamne celui qui envoie ses soldats entourés d’un bouclier d’enfants ou de malades et non celui qui les abbat pour s’en défendre.

Oui la guerre est inévitable quand un proto état zombie de l’iran refuse toutes les propositions de paix légales et à programmé son suicide collectif.

Le Véahavta fait droit à l’existence de tout peuple à exister, peuple juif compris. Et à partir de là toutes les discussions sont possibles sur la manière de mener son couplé, ses amitiés, la politique ou la guerre.

« La fin des juifs de France ? » en librairie de 22 mai

Avec « LA FIN DES JUIFS DE FRANCE ? » je signe mon 16ème livre.

En voici le site : https://lafindesjuifsdefrance.fr/


C’est une longue enquête de terrain commencée début 2023 en collaboration avec mon complice Dov Maimon du JPPI un think tank israélien à Jérusalem.

Didier LONG et Dov MAIMON, Jérusalem

On y parle des juifs de la rue, de l’influence des frères musulmans dans les quartiers et des 150 000 juifs qui y vivent en danger, de l’archipel des ghettos qui sont en train de se créer partout, des espoirs aussi.
Et des scénarios d’avenir.

Un constat chiffré, lucide pensons-nous, car basé sur des centaines d’entretiens avec des politologues, des élus, des flics, des hommes de renseignement, des chefs de communautés, des rabbins, des responsables de communautés musulmanes… partout en France, à Sarcelles, Créteil, Vincennes, dans le 93, à Toulouse, Strasbourg, Villeurbanne, Nice, Marseille,… des milliers de données, des rapports nombreux. Des visites aux États Unis et au Canada.

Parler des juifs c’est juste parler de l’état de la France. Elle va mal et on va devoir réfléchir.

A paraître le 22 mai.

From my window

 

מַה-יְּדִידוֹת מִשְׁכְּנוֹתֶיךָ יְהוָה צְבָאוֹת

Que tes demeures sont aimables, Seigneur des armées

נִכְסְפָה וְגַם-כָּלְתָה, נַפְשִׁי לְחַצְרוֹת יְהוָה

Mon âme soupirait et languissait après les parvis du Seigneur

לִבִּי וּבְשָׂרִי יְרַנְּנוּ אֶל אֵל-חָי

que mon cœur, tout mon être célèbrent le Dieu vivant!

גַּם-צִפּוֹר מָצְאָה בַיִת וּדְרוֹר קֵן לָהּ אֲשֶׁר-שָׁתָה אֶפְרֹחֶיהָ

Même l’oiseau trouve un abri, le moineau un nid où il dépose ses petits.

אֶת-מִזְבְּחוֹתֶיךָ יְהוָה צְבָאוֹת מַלְכִּי וֵאלֹהָי

[Moi, je rêvais] de tes autels, Eternel des armées, mon roi et mon Dieu.

(Tehilim 84, 1-4)

Notre dame de Paris : quand on brûlait le Talmud (puis les juifs!) au Moyen Age

Je republie ici un article écrit quand la cathédrale de Paris à brûlé. Ancien éditeur des éditions Zodiaque (expert de l’art roman et gothique jai crée les collections sur l’art gothique), désormais juif orthodoxe, je montre ici à quel point l’antisémitisme chrétien s’est inscrit dans un veritable programme dans la pierre, même s’il est politiquement incorrect de le rappeler. Des rois de France à De Gaulle en 1945 en passant par Louis XIV et Napoléon tous ceux qui aspirent à la grandeur et à la  consécration de l’histoire ont rêvé de manipulation idolatrique du pouvoir sous prétexte religieux. Le pape Francois, grand philosémite a compris tout cela et s’est abstenu du carnaval.

Le Pirke avot ordonne « éloigne toi du pouvoir ». Ce samedi alors que les présidents Macron et Trump  y célèbreront leur culte nous autres juifs resteront dans nos synagogues… en attendant que notre Temple soit reconstruit. Ce qui ne saurait tarder… mais tout autrement.

Chabbat chalom !

Un rabbin a suggéré que l’incendie de la cathédrale de Paris pouvait être la réponse divine aux 24 chariots de Talmud brûlés sur la place de Grève en 1242. L’idée que D-ieu joue avec des allumettes la veille de Pessah semble quand même improbable. Mais surtout les incendies de toiture d’églises sont banals au Moyen-âge: la cathédrale de Chartres a brûlé deux fois avant son inauguration; les Annales de saint Nicaise rapportent qu’en 1210 « l’église de Reims a brûlé en la fête de Saint Jean, devant la Porte latine », et on a du tout reconstruire, un nouvel incendie en 1481 détruit la charpente : une négligence des ouvriers a mis le feu dans les combles , Reims le 06 mai 1210, etc…. Mais revenons sur le « brûlement du Talmud », que s’est il réellement passé à l’époque ?

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Le sentier pour aller à D.ieu

« D.ieu a créé le monde avec un plan et un but. Son plan était la Torah, qui précède le monde » (Chabbat, 88b).

Le monde phénoménal tel que nous le voyons n’est que l’apparence d’une réalité plus profonde qui est la Torah.

Qu’est ce que la Torah ? Ce n’est pas le texte de la Bible mais une réalité orale tramsmise sur les lèvres, Chebe al pé qui entoure le texte écrit.

Une réalité à la fois de vérité (emet) et de générosité altruiste désintéressée (hessed).

La Torah est une sorte de génome du monde, son code secret.

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Début 2025 dans les bacs : « France : les derniers juifs d’Europe? »


Sur tous les sites e-commerce et bientôt chez vos libraires : https://www.fnac.com/a20948573/Dov-Maimon-France-les-derniers-Juifs-d-Europe

Les Français juifs ont-ils encore un avenir dans leur pays ? Face à la multiplication des actes antisémites depuis quelques années et leur déferlement après le 7 octobre, leur inquiétude grandit. Les Juifs sont-ils les seuls menacés ou bien la République est-elle aussi en péril ?

Lire la suite de « Début 2025 dans les bacs : « France : les derniers juifs d’Europe? » »

A bandera testa mora

Tantu Ch’un Bracciu tenera a BANDERA nantu l’altare sacru di a PATRIA a razza un si Spinghjera

RICCORDU DI U SETTE UTTOBRI, Corse du sud

Valérie Bozzi, Frédéric-Joseph Bianchi

L’association TERRA ERETZ CORSICA ISRAEL a organisée en partenariat avec la Ville de GROSSETO PRUGNA PORTICCIO ainsi que le KKL et RADIO QUALITA une cérémonie d’hommage aux victimes des massacres de masse perpétrés par les terroristes du HAMAS le 7 octobre 2023.

En présence de Valérie Bozzi, Maire de Grosseto-Prugna-Porticcio. Avec la participation de François Pupponi, Renée Fregosi et du Culletivu di u sette Uttobri.

La cérémonie a eu lieu à PORTICCIO le 9 octobre à 12H00 au CENTRE CULTUREL DE PORTICCIO.

Un olivier à été planté.

Ricordu di u Sette Uttobri, Musée de Bastia, 07 oct. 2024, Terra Eretz Corsica-Israël. Avec le soutien du KKL

La citadelle de Bastia

Les témoignages

Voici le témoignage de Galit Dan, franco-israélienne via la radio Qualita donné hier soir au Musée de Bastia devant une centaine de corses venus en soutien à la souffrance du peuple juif suite aux pogroms du 07 octobre 2023.

Frédéric-Joseph Bianchi – Terra Eretz Corsica Israël – Culletivu Ricordu di u sette Uttobre

Galit Dan est une survivante : pendant plusieurs heures elle s’est terrée avec sa petite fille Tamar dans l’abri de sa maison du kibboutz de Kissoufim, à une poignée de kilomètres de Gaza. Les commandos du Hamas ont tué, maison après maison, les habitants des kibboutz, de la zones frontalières de la bande de Gaza… sa fille, Noya Dan (zal)-12 ans, et sa mère, Carmela Dan (zal), 80 ans, Erez Kalderon, 12 ans (libéré), Sahar Kalderon, 16 ans (libéré), et le beau-frère de Galit, Ofer Kalderon, 53 ans (retenu en otage) : cinq membres d’une même famille, à 10 km plus au sud ont toutes les deux été enlevées par les terroristes du Hamas alors qu’elles se trouvaient dans un kibboutz proche de la bande de Gaza.

Noya Dan (zal)

Galit Dan raconte « l’horreur »…

« Ils ont voulu nous écraser, nous effacer »


Le père des enfants Sahar et Erez Kalderon, est toujours retenu en otage à Gaza, la vie des deux enfants 16 et 12 ans, qui sont revenus est dans une attente insupportable, comme suspendue nous a dit Ichai Dan, leur grand-père :

« Je remercie tous les Corses qui se souviennent de la date »

Des lettres de rescapées ont été lues par des femmes corses :

Les analyses

Renée FREGOSI, philosophe et politologue française qui a dirigé pendant de nombreuses années l’ISER, de l’Internationale socialiste et du PSE, nous a ensuite livré une puissante réflexion sur le caractère génocidaire du pogrom du 7 octobre opéré par le Hamas :

… Puis sur la désinformation du Hamas reprise en boucle (nb : dans une guerre classique le ratio militaire/civils tué est de 1/9)

François Pupponi, Maire de Sarcelles durant plus de 20 ans, et député de la 8e circonscription du Val d’Oise, est resté fidèle à la Corse et à sa terre l’Alta Rocca, terre marrane. Il a donné quelques explications et décrit les ressorts du drame (la trahison).

Il a ensuite donné une perspective sans langue de bois pour la poursuite (ou non…) de la vie juive en France.

Laetitia HIMO , violoncelliste franco-israélienne, est reconnue par les plus grands artistes, ayant étudié à Moscou elle multiplie les concerts à travers le monde. Elle a témoigné de sa vie de corso-israélienne dont la famille est engagée au combat, 10 de ses cousins sont sur le front à Gaza et au Liban

La Prière

La lettre testament d’un soldat a été lue :

Les rabbins de Bastia ont ensuite proposé la lecture du psaume 121 : Essa Enaï... « Je lève les yeux vers les montagnes… »

א  שִׁיר לַמַּעֲלוֹת:אֶשָּׂא עֵינַי אֶל הֶהָרִים מֵאַיִן יָבֹא עֶזְרִי.1 Cantique des degrés. Je lève les yeux vers les montagnes, pour voir d’où me viendra le secours.
ב  עֶזְרִי מֵעִם יְהוָה עֹשֵׂה שָׁמַיִם וָאָרֶץ.2 Mon secours vient de l’Eternel, qui a fait le ciel et la terre.
ג  אַל יִתֵּן לַמּוֹט רַגְלֶךָ אַל-יָנוּם שֹׁמְרֶךָ.3 Il ne permettra pas que ton pied chancelle, celui qui te garde ne s’endormira pas.
ד  הִנֵּה לֹא יָנוּם וְלֹא יִישָׁן שׁוֹמֵר יִשְׂרָאֵל.4 Non certes, il ne s’endort ni ne sommeille, celui qui est le gardien d’Israël.
ה  יְהוָה שֹׁמְרֶךָ יְהוָה צִלְּךָ עַל יַד יְמִינֶךָ.5 C’est l’Eternel qui te garde, l’Eternel qui est à ta droite comme ton ombre tutélaire.
ו  יוֹמָם הַשֶּׁמֶשׁ לֹא יַכֶּכָּה וְיָרֵחַ בַּלָּיְלָה.6 De jour le soleil ne t’atteindra pas, ni la lune pendant la nuit.
ז  יְהוָה יִשְׁמָרְךָ מִכָּל רָע יִשְׁמֹר אֶת-נַפְשֶׁךָ.7 Que l’Eternel te préserve de tout mal, qu’il protège ta vie!
ח  יְהוָה יִשְׁמָר צֵאתְךָ וּבוֹאֶךָ מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם8 Que le Seigneur protège tes allées et venues, désormais et durant l’éternité!

U Cullettivu ‘Ricordu di U Sette Uttobri’

Fréderic Joseph BIANCHI, Didier Meïr LONG, François PUPPONI, Cullettivu Ricordu di u Sette Uttobri

Et à Ajaccio

Une autre manifestation d’une cinquantaine de personnes était organisée en parallèle à Ajaccio par le Rav Levi Pinson.