Hag Souccot Sameah !!!

2 commentaires sur « Hag Souccot Sameah !!! »

  1. Jolie Souccah ! Gaie et fleurie … ! mais que fait-on quand il pleut ? Hag Sameakh à votre chaleureuse famille, amf

    1. La michna (Soucca 28b) affirme que l’on n’est plus tenu de rester dans une soucca à partir du moment où les eaux qui s’écoulent dans la soucca suffisent à détériorer un plat. Et la michna indique qu’il n’est pas recommandé de rester dans une soucca où l’on n’est plus tenu de manger car cela ressemblerait à un esclave venu accomplir une action d’agrément pour son maitre qui, en retour, le renverrait avec rigueur. Rachi explique que cette allégorie illustre le principe selon lequel les pluies sont un signe de malédiction pendant la fête de Souccot « גשמים סימן קללה בחג ».
      L’école Beth Chamaï dit qu’un skakh (toit de branches) qui ne laisse pas passer des rayons de soleil n’est pas cachère. Tandis que celle de Beth Hillel tranche qu’un tel skakh est bien cachère. L’avis de Beth Hillel est celui que la halakha a retenu. (TJ Soucca Chapitre 2 – Halakha 3).
      Au Moyen Age le Tour (Rabbi Yaakov Ben Asher-1270, Allemagne – 1340), établit une distinction sur le fait que ceci a été voulu à priori ou constaté à postériori (elle ressemble au toit d’une maison). Dans le second cas la souca est cachère dans le premier elle ne l’est pas.
      Le Choulkhane Aroukh (OH 631-3) synthétise ces débats… et ne tranche pas !
      « La manière habituelle de couvrir une soucca est de mettre un skakh assez fin de telle manière qu’on puisse voir les grandes étoiles à travers. Si son toit était épais comme celui d’une maison, même si les étoiles ne se voient pas à travers, elle sera cachère. »
      En réalité selon le Or Haïm (1696 -1743, Salé Maroc) une personne incommodée par le froid ne doit pas dormir dans la Soucca. (Rama O.H 639 :2)
      Et s’il pleut ? « Tant que la personne n’aurait pas quitté son propre domicile si la pluie y pénétrait, elle ne quittera pas non plus sa Soucca » (Rama O.H 639 :5)
      Rav ’Ovadia Yossef (né en 1920 à Bagdad en Irak, ancien Grand Rabbin d’Israël, décisionnaire rabbinique de grande renommée pour les séfarades) dans son livre ‘Hazon ’Ovadia (Souccot, Dinei Haskakh, Saïf 18) , a la même lecture du Shoul’han ’Aroukh que le Birkei Yossef, à savoir qu’a priori on préfèrera une soucca qui laisse passer la pluie mais qu’a posteriori, dans les cas où il serait impossible d’enlever un peu de skakh pour une raison quelconque, on pourra s’appuyer sur les avis moins rigoureux.
      L’objectif de tous ces raisonnement comme toute la guemara du début du traité Souccot sur les détail de la Soucca est moins une discussion technique ou visant à obtenir une conclusion halkhique définitive que de comprendre ce que signifie « résider sous la cabane » avec sa famille et ses amis devant Achem.
      Plus de détail ici : http://www.lesitedesetudesjuives.fr/medias/files/sej-la-soucca-et-la-pluie-v2.pdf

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