Antisionisme : quand l’extrême gauche parle comme la propagande soviétique des années 70

Un article d’Isabelle Tabarovsky publié dans Quillette (Australie) – voir ci-dessous, met en lumière les filiations entre le discours de l’extrême gauche très répandu en France grâce à un certain Jean-Luc Mélenchon depuis le 07 octobre qui essaie de faire passer la guerre à Gaza pour un « génocide orchestré par Israël », les palestiniens pour les juifs du 21eme siècle, affrontés à une « solution finale du peuple palestinien »… etc.

Toutes ces personnes recyclent en réalité la vieille propagande du Kremlin contre le complot d’Israël et des sionistes du bloc de l’est.

Quand la russie, Aljazeera et Le Monde reprennent l’argumentaire terroriste iranien

Les nuits de Téhéran

La Russie, dénonce l’ « assassinat politique inacceptable »  à Téhéran de Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas. Le Monde dénonce lui aussi : « Israël montre que les dirigeants politiques, pas seulement militaires, du Hamas sont des cibles », ou AlJazeera, reprend en choeur cette réthorique.

Ils ont l’air d’avoir oublié que le Hamas est un simple satellite de Téhéran où Ismaïl Haniyeh a été tué dans une résidence des ‘gardiens de la Révolution’ de sinistre mémoire, et où on l’enterre aujourd’hui . Haniyeh voyageait en jets privé, vivait à l’étranger dans des hôtels cinq étoiles et pesait des millions de dollars, alors que la moitié de la population de Gaza vit sous le seuil de pauvreté. Le Hamas est juste l’une des organisations terroristes les plus riches (2,3 milliards d’euros de budget annuel) et les plus meurtrières au monde dont l’objectif comme le montre sa charte est l’éradication de l’Etat juif.

Depuis 1990, le Hamas a commis des attentats terroristes contre des cibles aussi bien civiles que militaires. Pendant l’Intifada, qui a commencé en septembre 2000, le Hamas était l’un des principaux groupes impliqués dans les attentats suicide contre les Israéliens. En 2007, le Hamas a renversé l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza et a pris le pouvoir par la violence . Il a orchestré le massacre du 07 octobre.

Ce monsieur était juste un vulgaire chef de bande de violeurs et d’assassins pilotés par Téhéran.

Déroute à Beyrouth, quand Jean-Luc Mélanchon appuie le Hezbollah

Jean-Luc Mélenchon (post ci-dessous)-un ancien trotskyste lambertiste (voir ici) longuement formé au léninisme qu’il prétend imposer aujourd’hui au pays, reprend, on s’en étonnera ? exactement la même rhétorique soviétique des années 70 et dénonce (toujours avec Le Monde) « l’agression intolérable » du Liban, en réalité l’assassinat ciblé de Fouad Chokr, chef militaire du Hezbollah, Cerveau de l’attentat-suicide contre les Marines américains en 1983.

Le Leader Maximo n’hésite pas un seul instant :

Le Hezbollah né en 1982 est un groupe radical chiite dont l’idéologie s’inspire de la révolution iranienne. De tous les groupes terroristes dans le monde, il est parmi ceux qui disposent des meilleurs moyens techniques et financiers. Ses objectifs sont la libération de Jérusalem, la destruction d’Israël et, finalement, l’établissement d’un État révolutionnaire chiite au Liban reprenant le modèle de l’Iran. 

Le Hezbollah, simple satellite chiite de l’Iran, créé de toute pièce pour agresser l’Etat d’Israël, a mis le Liban en coupe réglé et l’a précipité dans le terreur.

Le Hezbollah est responsable de certains des attentats terroristes les plus tristement célèbres de la guerre civile libanaise, notamment de l’attentat suicide contre des casernes des Marines américains et des parachutistes français à Beyrouth et du détournement du vol 847 de la TWA.

Le Hezbollah est responsable de la mort de nombreux civils au Moyen Orient mais aussi en France. En 1986, un réseau terroriste lié au Hezbollah commet une série d’attentats à la bombe en France : 10 attaques causent la mort de 14 personnes et en blessent 300 autres, notamment rue de Rennes à Paris, le 17 septembre 1986. (source DGSI).

Le dernier exploit de ce grand chef militaire est d’avoir assassiné à coup de missile 12 enfants druzes de 10 à 12 ans à Majdal Shams, qui voulaient juste jouer au foot.

Voilà qui défend l’extrême gauche avec qui a pactisé la « gauche républicaine » de François Hollande et Olivier Faure à Jean-Luc Mélenchon.

Et assez naturellement cette vieille gauche inoxydable recycle tout naturellement les vieux classiques antisémites nés à l’ère soviétique dans les années 70.

Antisionisme : quand l’extrême gauche parle comme la propagande soviétique des années 70

« À son image et à sa ressemblance », A. Zenin, Sovietskaya Moldavia, 22 janvier 1972. (Extrait de The Israeli-Arab Conflict in Soviet Caricatures, 1967–1973 de Yeshayahu Nir, Tcherikover Publishers, 1976). (D) Un panneau de protestation vu à Sydney, en Australie, en novembre 2023.

Comme le montre Isabelle Tabarovsky dans Quillette :

 » L’affirmation selon laquelle Israël commet un génocide contre les Palestiniens est l’un des mensonges les plus anciens sur Israël. « Génocide à la manière israélienne » ; « génocide orchestré par les sionistes » ; « la solution finale de la question palestinienne » : ces mots peuvent ressembler à des extraits d’une proclamation universitaire récente, mais ce n’est pas le cas. Ils sont apparus dans un pamphlet soviétique intitulé « Les sionistes comptent sur le terrorisme ». Publié en 1984 par Novosti, une agence de propagande étrangère soviétique se faisant passer pour une agence de presse, ce dépliant de poche était destiné à promouvoir la vision soviétique d’Israël et du sionisme auprès du public anglophone. 

Les lecteurs anglophones du monde entier étaient censés comprendre que les sionistes étaient des colons racistes et génocidaires qui utilisaient les méthodes nazies au service de l’impérialisme mondial, tout en réprimant la lutte anticoloniale de libération nationale du peuple palestinien. Dans les 76 pages de la brochure, les variantes des mots génocide , terrorisme et raciste apparaissent environ 300 fois. Novosti a clairement montré que les sionistes étaient des traîtres perfides en les associant à la CIA, au MI6 et bien sûr au Mossad dans 100 cas. Les lecteurs étaient invités à rejeter les accusations juives d’antisémitisme comme des astuces sionistes destinées à détourner l’attention des crimes d’Israël. 

Ces calomnies seront familières à tous ceux qui ont prêté attention à la rhétorique qui a explosé dans les milieux progressistes au lendemain du 7 octobre, le jour où le Hamas a violé, torturé, massacré et pillé les kibboutzim du sud d’Israël. Ce pamphlet de propagande soviétique vieux de 40 ans ne parle-t-il pas le langage des progressistes d’aujourd’hui ? Il l’est. Ou pour être plus précis : les progressistes d’aujourd’hui parlent le langage de la propagande soviétique. La caractéristique la plus extraordinaire de la rhétorique anti-israélienne qui inonde l’Occident aujourd’hui est la mesure dans laquelle elle reproduit les motifs, les tropes, les slogans et la logique explicative de l’idéologie communiste de l’époque soviétique tardive. »

Un commentaire sur « Antisionisme : quand l’extrême gauche parle comme la propagande soviétique des années 70 »

  1. Melanchon est intellectuellement un salaud, sa vision de la realite est une suite de miroirs deformant, et la geometrie reductrice de sa pensé de plus en radicalisée, fait de lui le leader de la clique antisemite de la LFI.

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