Ecoles de l’Alliance Israélite Universelle

Qui se reconnaît sur cette photo ???

Cette photo a été prise en janvier 1953. C’est la classe d’Hébreu de l’école Georges et Maurice Leven à Marrakech (Arset El Maach). Une école appartenant à Alliance Israélite Universelle. Les Elèves sont ceux du cours d’hébreu : classes de 3ème et 4ème (garçons) du Cours Complémentaire. Le directeur de l’école Albert Goldenberg est à gauche et le maître d’hébreu qui figure à droite  est un certain M. Harboun Haïm. si, si…

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source : AIU

Circoncision : Au nom du père

« Abraham était âgé de 99 ans, le Seigneur lui apparut et lui dit :’ je suis le D’ tout-puissant; conduis-toi à mon gré, sois irréprochable, et je maintiendrai mon alliance avec toi, et je te multiplierai à l’infini.’…. Tu seras le père d’une multitude de nations…. Et je donnerai à voir et à toi et ta postérité la terre de Canaan comme possession infinie… Voici le pacte que vous observerez,… qui est entre moi et vous jusqu’à de la dernière postérité: circoncis tout mâle d’entre vous.» (Livre de la Genèse)

«… À l’âge de huit jours, que tout mâle, dans vos générations soit circoncis…» (Genèse 17,12).

Celui qui assiste aujourd’hui à une circoncision, ou brith mila, se retrouve témoin d’un rite étrange venu du fond des âges qui a peu varié depuis trois millénaires. On est au cœur de la liturgie familiale et au centre de la vie juive. Pour le judaïsme, la circoncision au huitième jour passe avant les shabbat lors desquels on ne réaliser un acte médical, sauf en cas de danger pour la vie ! Car ce huitième jour, qui suit les sept jours de la semaine symbolise le temps de l’accomplissement, il fait signe de la Rédemption et du monde qui vient.

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Assis sur une sorte de trône de bois, le sandaq (du grec syndic !) en général le grand-père de l’enfant ou parfois son oncle,  le porte sur ses genoux et tient fermement ses jambes écartées. Il permet au mohel (circonciseur) de couper le prépuce de l’enfant, au nom du père. On chante « Eliahou ha navi, Eliahou ha navi, » Elie le Prophète, car le prophète Elie est supposé être présent à toutes les circoncisions. En effet il s’était plaint à D-ieu que les Juifs ne tenaient plus à l’alliance . Pour le « punir », D-ieu l’envoie constater à quel point ils y tiennent. Elie est l’ange de l’alliance. On lui réserve une chaise dans chaque synagogue.

L’alliance juive passe par la circoncision. Qu’est-ce que cela signifie ? L’acte matériel de la circoncision consiste à couper le prépuce [‘orla en hébreu] du bébé. La Tradition juive a remarqué que, chaque fois que ce terme est employé dans les écritures, il se rapporte à une barrière faisant obstacle à un résultat favorable. Le prépuce symbolise l’obstacle entre l’homme et Dieu, l’idole qui lui barre le chemin de son désir libre.

Selon, la Tradition juive, Adam, le premier homme, a été créé circoncis parce qu’il était aussi semblable à Dieu qu’il était possible à un être de chair ; la proximité d’Adam avec Dieu trouvait son expression matérielle dans cette absence de prépuce, de ‘orla entre lui et Dieu. La résistance de quelqu’un au repentir est appelé la ‘orla du cœur, par les prophètes d’Israël car la circoncision physique  est le signe de la circoncision du cœur, de cette barrière qui se lève en l’homme pour étouffer l’appel intérieur vers le spirituel.

On ne circoncit pas la femme. Pourquoi ? Parce que le corps de la femme est parfait disent les Sages d’Israël. Son cycle réglé sur celui de la lune et qui répondait à la première loi, celle du cosmos, avait vivement impressionné les Sages. Comme la liturgie du Temple de Jérusalem ordonnée sur un calendrier luni-solaire le corps de la femme, temple en miniature, intégrait le cycle du temps. C’est pourquoi celle-ci n’est pas obligée aux commandements liés au temps comme la prière à heures fixes.

Pensée étrange que celle du judaïsme, orientale et mystérieuse. Proche de Dieu mais toujours au plus près du corps. Où chacun est responsable mais où tous sont les garants les uns des autres, collectivement solidaire dans le mal comme dans le bien. Croyante mais toujours via des rites accomplis comme une obligation : le père doit circoncire son fils !

Là c’était le fils du petit fils du rabbin Harboun. Quatre générations réunies !

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Bénis soient le petit Réouven (Ruben), Arie son papa, Charles son grand père, et toute sa famille ! Que la mémoire du grand-père du Rav Haïm Harboun, le Rav Haïm Corcos (ZAL) dayan de Marrackech et celle de Shimone sont fils soient une bénédiction.

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DIASPORA, Terres natales de l’exil, de Frédéric Brenner

On se rappelle de la série de photos AMERICA (voir ici) réalisée par Richard Avedon. Une sorte de constat brutal sur l’ouest américain moderne. Il faisait poser son sujet devant lui avec une linhof (appareil à chambre). Le temps de pose long figeait l’instant et établissait un constat rationnel, sans émotion. C’était une réflexion sur le temps qu’il a continué avec les photos prises jour après jour au moment de la mort de son père, Jacob Israel Avedon (voir ici).

Et bien  grâce à une amie qui m’a envoyé une de ses photos dans une galerie à Londres j’ai découvert un travail un peu semblable avec le photographe Frédéric Brenner.

Hassidim

Pour témoigner de la diversité de la Diaspora juive, il a parcouru plus de quarante pays sur les cinq continents. DIASPORA, Terres natales de l’exil (Editions de la Martinière 2003) est composé de deux ouvrages :le premier rassemble en un premier volume 264 photographies de la vie quotidienne des différentes communautés; Le deuxième volume reprend 60 de ces photographies commentées par des intellectuels contemporains de premier plan comme Jacques Derrida, Benny Lévy ou Yosef Hayim Yerushalmi.

On comprend d’un coup ce qu’est la galout (dispersion ,exil diaspora). En hébreu la même racine  « gal » signifie l’exil (galout) et la rédemption (gueoula).D’après le Maharal de Prague, l’exil et la rédemption sont les deux faces du même réalité qui est l’avènement de l’homme. L’ouvrage fige à un instant T le déploiement juif de par le monde. Diversité de par l’éclatement géographique ; Unité du peuple et de la mémoire. C’est beau.

Quelques photos qui m’ont touché (cliquer dessus pour agrandir) :

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USA20150529_100810

El Ajar Haïdan,Yemen, 1983

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Rescapés des camps,Salonique20150529_100339

Nice Jewish boys, déménageurs, Floride, 199420150529_100552_001

Mea Shearim Yeroushalaïm, 197020150529_100424

Juifs en Harley David son, Miami Beach, Floride, 199420150529_100302

Marranes célébrant la Pâque dans leur grenier, Belmonte, Portugal20150529_100112_001

Marranes, Belmonte, Portugal

Mishpachah Shtisel, la famille Shtisel

C’est l’histoire d’un papa et de son fils Akiva. La mère est morte depuis un an bientôt. Ils se disputent, se réconcilient, se moquent d’eux-mêmes et du reste du monde de leur petit balcon. C’est l’histoire de la fille de Shulem qui s’est fait larguer avec cinq enfants et qui le cache et qui souffre. C’est l’histoire d’un jeune homme qui aime dessiner et qui tombe amoureux. Sauf que ça se passe à Jérusalem dans le milieu Haredi. Regardez, oubliez vos préjugés.C’est magnifique.

Ce que les juifs ont apporté au monde

Les juifs vous fatiguent…. vous ne comprenez pas pourquoi on en parle tout le temps alors qu’ils sont une minorité – 0,2% de la population mondiale… vous trouvez qu’on en fait trop sur Israël… Vous aimez bien les films comme La liste de Schindler mais les juifs concrets – surtout quand ils sont religieux! l’Etat d’Israël… vous mettent mal à l’aise, …. Verbatim :  » L’Holocauste ça suffit…. maintenant, il faut passer à autre chose…Heureusement qu’il y a Cannes et Roland Garros ! … Le religieux pourrit la vie des braves gens qui eux ne demandent qu’à vivre en paix… Tu veux te convertir? tu trouves qu’il n’y en a pas assez… « … etc….  Alors prenez un peu de temps pour écouter cela :

NB : pour ceux qui veulent des sous titres français aller sur Youtube et cliquer sur le pictograme « subtitle » en bas à droite de l’écran

‘Hallot, Le pain de l’âme : Shabbat Shalom !

RECETTE DE LA HALA
Ingrédients :

– 500 g de farine
– 2 sachets de levure boulangère
– 1 oeuf + 1 jaune pour dorure (à la fin)
– 1 pincée de sel
– 3 cuillères à soupe de sucre
– eau jusqu’à obtention d’une pâte facile à travailler
– graines de sésame ou de pavot

Réalisation

  1. Mélanger farine, oeuf, sucre, sel, levure et eau petit à petit.
  2. Pétrir la pâte pendant 10 minutes jusqu’à ce qu’elle devienne lisse (ne pas hésiter à rajouter de l’eau ou de la farine si besoin).
  3. Laisser reposer 10 à 15 minutes.
  4. Faire 3 boules. Les travailler une à une et les faire rouler sous les mains en forme de baguette.Les assembler ensuite et former une tresse.
  5. Lorsque la tresse est faite, faire la dorure (jaune d’oeuf + un peu d’eau). Pour finir, étaler la dorure sur le pain à l’aide d’un pinceau à pâtisserie. Rajouter ensuite sur la dorure les graines de sésame ou de pavot.
  6. Enfourner à 180°C (thermostat 6) pendant 20 minutes.Piquer à l’aide d’un couteau pour savoir si c’est cuit.

Sens

En nous arrêtant de travailler et en sanctifiant le pain du Shabbat nous rapportons à D. toute la récolte c’est-à-dire tout le travail de notre semaine, notre gagne-pain. D. a créé la semence mais nous sommes capables de récolter et faire de la farine puis de pétrir et cuire du pain, aliment premier de notre subsistance. Ce pain est pour nous la nourriture de l’âme : Shabbat vayinafash, le septième il s’arrêta ou plutôt il nous rend notre âme (néfésh), nous sommes enfin nous-mêmes, libres ! Shabbat Shalom !

Maïmonide commente :

Quel est ce « délice (oneg) de Shabbat » ? Cela fait référence à l’affirmation de nos Sages disant qu’une personne devra spécialement cuisiner des mets délicieux et des boissons spécifiques pour Shabbat, selon ses moyens. Plus une personne dépense de l’argent pour Shabbat et cuisine de bons plats en son honneur, plus elle est digne d’éloges.

Un homme a l’obligation de manger trois repas le Shabbat, un le soir, un le matin et un l’après-midi [à partir de midi]. Il faudra s’assurer de ne pas manger moins de trois repas. Même un pauvre nourrit par la charité devra manger trois repas. Moïse Maïmonide, Hil’hot Shabbat 30, 7.9

Les trois repas de Chabbat comportent tous du pain sur lequel on récite la bénédiction.

ברוך אתה ה’ א‑לוהינו מלך העולם המוציא לחם מן הארץ‏

Baroukh ata Adonaï, Elohènou, melekh ha‑olam, hamotzi lèkhem min ha-aretz
« Béni sois-Tu, Seigneur, notre Dieu, Roi de l’univers,
Qui fais sortir le pain de la terre. »

Ce pain s’appelle « ‘halla », on en dispose deux tresses à chaque repas. Les ‘hallot représentent la manne qui nourrissait miraculeusement le peuple juif dans le désert du Sinaï pendant quarante ans. En semaine, chaque personne recevait seulement une portion de manne, mais le vendredi, la mesure était doublée : une mesure pour le jour-même et une autre pour Shabbat. (Ex 16, 22-23, 25-26). On protège les ‘hallot dans un tissu qui symbolise la rosée entourant la manne.

la ‘halla est la partie du pain que l’on ne mange pas, la dîme prélevée de la pâte que l’on donnait aux Cohanim (prêtres) comme offrande réservée pour eux à l’époque du Temple. En l’absence du Temple à Jérusalem, nous ne donnons pas la ‘halla à un Cohen, mais nous la brûlons sur le gaz ou dans le four.

D.ieu parla à Moïse en disant : « Lorsque vous arriverez dans le pays où je vous conduis et que vous mangerez du pain du pays, vous en prélèverez une part pour D.ieu. Des prémices de votre pate, vous prélèverez un morceau comme une offrande. Vous prélèverez de la même manière que pour le tribut de la grange. Des prémices de votre pate vous donnerez un tribut à D.ieu dans toutes vos générations. » (Nb 15, 17-21)

Moïse dit: « Voici ce qu’a ordonné le Seigneur: ‘Qu’un ômer plein de cette manne reste en dépôt pour vos générations, afin qu’elles connaissent le pain dont je vous ai nourris dans le désert, lorsque je vous ai fait sortir du pays d’Égypte.’  » (Ex 16, 32)

Rachi commente :

A l’époque de Yirmeya (Jérémie = « celui que l’éternel a désigné « ), lorsque celui-ci adressait aux gens des reproches en leurs disant : « Pourquoi n’étudiez-vous par la Torah ? », ils lui répondaient : « Devrions-nous cesser de travailler pour étudier la Torah ? De quoi vivrions-nous ? ». Il leur exhibait alors le flacon de manne et leur disait : « O génération ! Voyez la parole de Hachem ! » (Jr 2, 31). Il ne disait pas : « Ecoutez ! », mais : « Voyez ! » Voici ce dont se sont nourris vos ancêtres ! Hachem dispose de nombreux messagers pour préparer la nourriture de ceux qui Le craignent (Mekhilta).

Le message de la manne c’est que c’est D.ieu qui nous donne notre pain, nous sommes de simples gérants de passage. Shalom babayit !

Sur le Shabbat une émission de Gérard Haddad et Didier Long sur France Culture à propos de « Tu sanctifieras le jour du repos »

Voir aussi : Les pains de proposition du Temple et le Shabbat

TODA !

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Merci à Danièle, Eliane et toute la section Jaffa Néguev de Wizo pour leur chaleureux accueil hier soir. Merci à la communauté et au Centre Hillel de La Varenne St Hilaire et à Michel Dluto, son président (photo).

« Que le désert et le sol brûlé se réjouissent! Que la plaine aride exulte et fleurisse comme la rosé ! Qu’ils se couvrent de fleurs, que leur joie délirante se traduise par des chants, que la gloire du Liban leur soit prêtée, l’éclat du Carmel et du Saron! Ils vont voir la gloire de l’Eternel, la splendeur de notre D.ieu…

Ils reviendront les rachetés de l’Eternel. Ils rentreront dans Sion en chantant; une joie éternelle illuminera leur visage ! Ils auront retrouvé la joie et l’allégresse, peines et soupirs s’enfuiront ! » (Is 35)

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Toda la’el ! Toda Raba !!!

תודה

תודה על כל מה שבראת
תודה על מה שלי נתת
על אור עיניים
חבר או שניים
על מה שיש לי בעולם
על שיר קולח
ולב סולח
שבזכותם אני קיים

תודה על כל מה שבראת
תודה על מה שלי נתת
על צחוק של ילד
ושמי התכלת
על אדמה ובית חם
פינה לשבת
אישה אוהבת
שבזכותם אני קיים

תודה על כל מה שבראת
תודה על מה שלי נתת
על יום של אושר
תמימות ויושר
על יום עצוב שנעלם
תשואות אלפיים
וכפיים
שבזכותם אני קיים.

Merci

Merci pour tout ce que tu as créé, 
Merci pour ce que tu m’as donné.

Pour la vue,
Un ami ou deux,
Pour ce que j’ai dans le monde,
Pour un chant qui coule,
Et un cœur qui pardonne
Car grâce à eux, j’existe.

Merci pour tout ce que tu as créé, 
Merci pour ce que tu m’as donné.

Pour le rire d’un enfant
Et le ciel d’azur,
Pour la terre – et une maison chaleureuse,
Un endroit où s’asseoir,
Une femme amoureuse,
Car grâce à eux, j’existe.

Merci pour tout ce que tu as créé, 
Merci pour ce que tu m’as donné.

Pour un jour de bonheur,
L’innocence et l’honnêteté,
Pour un jour triste qui disparaît,
Deux mille acclamations
Et des mains qui applaudissent,
Car grâce à eux, j’existe.

Toda

Toda al kol ma shebarata, 
Toda al ma sheli natata.

Al or einayim,
Chaver oh shnayim,
Al ma sheyesh li ba’olam.
Al shir kolei’ach
Velev solei’ach
Shebizchutam ani kayam.

Toda al kol ma shebarata, 
Toda al ma sheli natata.

Al tzchok shel yeled
Ushmei hat’chelet
Al adama – uvayit cham.
Pina lashevet
Isha ohevet
Shebizchutam ani kayam.

Toda al kol ma shebarata, 
Toda al ma sheli natata.

Al yom shel osher,
T’mimut veyosher,
Al yom atzuv shene’elam.
Tshu’ot – alpayim,
V’chapayim,
Shebizchutam ani kayam.

Billet d’Antoine Spire sur Judaïques FM : « Des noces éternelles, un moine à la Synagogue »

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Hilloula de Rabbi Méir, que tous vos bons voeux se réalisent !

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La tombe de Rabbi Méir au dessus du lac de Tibériade

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10958480066_e3696ef5fb_oTibériade et le lac

Tibériade

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Au bord du lac de Tibériade (2011)

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Aujourd’hui c’est la Hilloula de RABBI MEÏR BAAL HANESS (le faiseur de miracle)

Rabbi AKIBA avait 24000 élèves, tous plus érudits en Thora les uns que les autres. Mais tous périrent au cours des 33 premiers jours du Omer, « parce qu’ils ne se témoignaient pas de respect mutuel » dit le Talmud.

Rabbi AKIBA restaura l’Etude avec 5 nouveaux Talmidé-Hakhamim : Rabbi CHIMON BAR YOHAÏ ; Rabbi MEÏR ; Rabbi YOSSI ; Rabbi NEHEMIA et Rabbi YEHOUDA. Ces rabbins sont les rabbins de la Michna. (Yébamot – 63a).

La guemara raconte :

L’empereur romain avait dépêché Néron pour détruire JERUSALEM. Lorsqu’il arriva à proximité de la ville, il voulut interroger le sort pour savoir si cela lui serait possible. Que fit-il ? Il lança une flèche du côté de l’est, elle tomba sur Jerusalem ; de même pour les 4 points cardinaux : toutes tombèrent sur Jerusalem. Il comprit ainsi qu’il réussirait dans son entreprise.

 » Le Saint béni Soit-Il désire détruire son sanctuaire, mais Il me punira ensuite pour cela…  »

Il prit la fuite et se convertit au Judaïsme ; Rabbi Meïr fut l’un de ses descendants. (Guittin,138)

Rabbi MEIR continua d’étudier auprès de AHER (Elisha ben Abouya qui allait en âne à Shabbat et avait abjuré la Torah)  ; en Eretz Israel on disait : Rabbi MEIR a mangé la datte et rejeté le noyau.  AHER (« l’autre » c’ets ainsi que le Talmud appelle Ben Abouya), tomba malade et dut s’aliter . Rabbi MEIR alla lui rendre visite et le trouva très malade ;

–  » Si je me repens à présent que je suis très malade mon repentir sera-t-il accepté ?  » demanda Elisha

–  » Même lorsque l’ame d’un homme est vacillante, son repentir est encore accepté.  » répondit R. Meir

A ce moment Elisha se mit à pleurer et rendit son âme.

L’un de ses plus grands disciples fut Rabbi Yehouda Ha Nassi -Juda le Prince, qui a compilé la Mishna en 212 disait :  » Si je suis plus brillant que mes collègues, c’est parce que j’ai vu le dos de Rabbi MEIR « .

Premier « miracle » de ce jour; En revenant de ma syna ce matin,  je vois un type passer avec un âne : « Ou vas-tu à Yéroushalaïm ? – Non dans les Pyrénées… – Dommage ! » Je ne sais pas si le Machiah va venir aujourd’hui… mais on a déjà son âne. :))))

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