Jésus de Nazareth juif de Galilée

aux Presses de la Renaissance, 420 pages.

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Depuis vingt siècles, Jésus laisse rarement indifférent. Mais l’homme de Nazareth reste un personnage largement méconnu, trop soumis à la fantaisie des interprétations les plus diverses. Pour comprendre qui il était, l’auteur invite à découvrir sa vie à la lumière du judaïsme du Ier siècle et des recherches historiques les plus récentes sur les écoles de sagesse de l’Antiquité. Les Évangiles doivent être lus pour ce qu’ils sont : les supports d’une tradition religieuse orale vivante née dans un contexte juif. Ils font partie des midrashim, ces recueils de commentaires oraux des paroles d’un maître juif, mis par écrit en temps de crise pour ne pas perdre son enseignement. Ils sont le reflet de pratiques spirituelles qui doivent être décryptées comme telles. On ne peut comprendre les récits évangéliques qu’au coeur de la pratique qui les a vu naître et les a ensuite portés, qu’à la lumière du livre des Psaumes, le manuel du hassid (sage/fidèle), et de la grande prière d’Israël. Voilà l’arrière-fond permanent de tradition vivante sans lequel le « Jésus de l’histoire » et son étrange destin nous resteraient définitivement inaccessibles.

Le lecteur suivra Jésus à la synagogue de son enfance à Nazareth ; au désert, où Jean-Baptiste pratique un curieux geste de baptême un jour de Kippour et où vivent les mystérieux Esséniens ; au coeur de cette « Galilée des païens » qui engendre exorcistes, révolutionnaires et messies. Peu à peu se dégage le portrait déroutant d’un maître spirituel pharisien appartenant à la mouvance populaire des hassidim, au coeur des conflits de mouvements religieux concurrents qui se disputent l’identité juive sous le joug romain. On découvre l’enracinement de Jésus, sa proximité affective et sensible avec Dieu, son profond amour de la Torah. À travers l’histoire de l’homme Jésus, se pose une question lancinante : Qui est cet homme ?

2 commentaires sur « Jésus de Nazareth juif de Galilée »

  1. Je croyais que les Hassidim étaient ds juifs de Pologne de tendance peu « Gaon de Vilna » au moyen âge et surtout au XVIIIème

    1. Vous avez raison à propos des hassidim modernes un mouvement mystique né au XVIII èeme siècle venus en Pologne et qu’on trouve à NYC ou Jérusalem. Cependant il ne s’agit pas de ceux-ci. Le mot « hassid » (« hassidim » au pluriel) veut simplement dire « pieux », « fidèle » en hébreu.
      Les hassidim apparaissent juste avant l’époque des Maccabées, au cours de la première moitié du second siècle avant notre ère. Ils sont désignés dans la Bible (Cf Ps. 145, 1.5.9) par les expressions : « les premiers pieux », « les premiers sages » où les « hommes de la Grande assemblée ». Ceux-ci venaient de milieux de sagesse éloignés des milieux sacerdotaux ou lévitiques. Ils se sont peu à peu distanciés de l’aristocratie sacerdotale hellénisante et sont devenus les hassidim. Les hassidim, sont les ancêtres des Pharisiens mais aussi des Esséniens. Ils apparaissent aussi dans le Talmud. Je montre la proximité de Jésus avec cette tendance au sein du mouvement pharisien.

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