Marranes au Honduras

L’incroyable histoire d’une église évangélique qui se convertit au judaïsme

Source : Aish.fr

par Yossef Juarez

Honduras

Je suis né au Honduras, il y a 23 ans. L’aîné de quatre enfants, j’ai vécu dans un quartier entouré de tous mes cousins, dans une rue qui portait le nom des ancêtres de ma mère. Nous fréquentions une église non confessionnelle, mais fortement orientée vers l’évangélisme.

À l’âge de trois ans, j’ai fait une chute du deuxième étage de ma maison et atterri la tête la première sur le béton, fracturant mon crâne. Lorsque les secours m’ont conduit d’urgence à l’hôpital, j’étais totalement immobile et mon regard flottait, inconscient, dans le vide. Mon état était extrêmement sévère. Et puis soudain, le lendemain, une chose étrange s’est produite : je me suis réveillé de mon coma comme si de rien n’était. Le médecin m’a prescrit de nouvelles radios mais plus aucun signe de lésion n’y était visible : pas de fracture, ni même la moindre égratignure…

Suite à cet événement miraculeux, ma famille a renoué avec la foi chrétienne. Pour ma part, j’ai dédié ma vie entière au service de Dieu.

Lorsque j’ai eu huit ans, nous avons déménagé en Amérique, qui présentait de meilleures opportunités financières. Nous nous sommes installés dans un faubourg de Houston et nous sommes mis en quête d’une église convenable, mais aucune ne semblait valoir notre bonne vieille église du Honduras.

Conjointement avec une autre famille, nous avons demandé à l’église de nous attribuer un pasteur.

Notre ancienne église était basée au Honduras, mais elle disposait de branches dans des villes américaines qui comptaient une population centraméricaine et hispanique de taille assez importante. Alors, conjointement avec une autre famille, nous avons prié l’église de nous attribuer un pasteur. Ils ont répondu à notre demande et nous ont envoyé un homme nommé Hector Flores, qui à cette époque, se formait pour devenir pasteur. C’est ainsi que notre nouvelle église de Houston a pris forme : par une pièce dans une maison.

Le Pasteur Flores était fasciné par le Saint Temple, et par son ancêtre le Tabernacle (Michkan). Il avait accès à des livres et des ressources, et il a commencé à enseigner des idées de Torah qui étaient inhabituelles dans un cadre chrétien. Nous passions des mois et des mois à explorer de multiples aspects de la Torah.

Le nombre d’adhérents à l’église a augmenté progressivement, vu que nous étions orientés sur la sensibilisation communautaire. La ville était divisée en districts et en groupes, et nous allions littéralement dans les rues pour prêcher. À l’époque du lycée, j’ai suivi un programme de disciple dans mon église : les jeunes gens y étaient formés pour acquérir des talents de dirigeant et l’art de prêcher. Nous entraînions des gens à l’église, nous leur procurions des conseils dans le domaine familial et leur offrions des programmes adaptés à tous les âges. Sur de nombreux points, l’église fonctionnait comme une famille. Et nous formions les nouveaux membres à s’adresser aux autres et à faire venir de nouveaux éléments à l’église.

Bien entendu, les gens qui venaient pour la première fois dans notre église s’étonnaient de nos discussions sur des sujets juifs, et du fait que nous ne prêchions pas beaucoup sur les enseignements classiques de Jésus. Mais le pasteur Flores poursuivait sa voie singulière, et l’église a fini par se scinder en deux assemblées de fidèles. Nous avons fait l’acquisition de notre propre terrain et bâtiment afin d’accommoder nos paroissiens.

Des chants hébraïques dans notre paroisse

L’une des coutumes propres à notre église était ce que le Pasteur Flores nommait les « Fêtes de consécration. » Elles étaient conçues sur le modèle des fêtes de la Torah : les fidèles offraient des dons importants pour financer les activités de l’église. À partir de là, cela a été un mouvement lent, mais constant en direction de la Torah : l’obligation de prélever les dîmes, où nous donnions 10 pour cent de nos revenus pour les activités de l’église. Au bout d’un certain temps, ces fêtes ont acquis des noms juifs, comme Pourim et Chavouot, correspondant aux fêtes juives qui tombaient environ à ce moment-là.

Cette approche n’était vraiment pas cohérente par rapport au christianisme dominant. Et plus nous nous rapprochions de la Torah, plus certains des fidèles ressentaient une gêne et commençaient à abandonner la communauté. Comme sous l’effet d’un filtre, notre paroisse s’est restreinte.

Le pasteur ne voulait pas démolir le christianisme sans avoir la possibilité de nous proposer une alternative.

À notre insu, dans les coulisses, le Pasteur Flores traversait une phase de transition personnelle intense. Après des recherches approfondies, il avait découvert de nombreuses incohérences et contradictions dans le Nouveau Testament, prouvant que les principes du christianisme étaient insoutenables.

En cachette, le Pasteur Flores a commencé à fréquenter un rabbin qu’il harcelait de ses questions. Puis il revenait vers nous et nous prodiguait un enseignement qui nous rapprochait de plus en plus du judaïsme.

Peu de temps après, le Pasteur Flores a pris la décision de se convertir au judaïsme. Mais il a eu beaucoup de mal à trouver un moyen de nous en avertir, car il ne voulait pas démolir le christianisme sans avoir la possibilité de nous proposer une alternative. Il a donc continué à nous enseigner la Torah, mais de manière aussi subtile que possible. Progressivement, il retirait les éléments incorrects et nous rapprochait de la Torah. Notre église a commencé à remplacer les chansons de Jésus par des chants comportant des noms juifs de Dieu, et les chants sont devenus hébraïques. Nous nous sommes mis à introduire des traditions réellement juives dans nos fêtes, et avons même acheté un rouleau de Torah pour l’église.

À ce stade, nous ressemblions davantage à un groupe de « Juifs pour Jésus » dans le sens où nous étions des chrétiens respectant beaucoup de traditions juives. La différence, bien entendu, était que nous nous dirigions vers le judaïsme authentique et non pas le contraire.

« Jusqu’où irons-nous comme cela ? » Aussi loin que la Torah nous conduira.

Au cours de ce processus, notre plus grande source d’information était Aish.com et Aishlatino, le site espagnol. À un certain moment, l’église imprimait des pages et des pages d’articles d’Aish.com sur toutes les fêtes, et distribuait un classeur de ces articles à chaque famille.

Certains membres de l’église ont opposé une résistance à tous ces changements et un certain nombre de fidèles a quitté notre communauté. Lors de certaines confrontations, certains interrogeaient le pasteur : « Jusqu’où irons-nous comme cela ? » Et il répondait en toute simplicité : « Aussi loin que la Torah nous conduira. »

L’heure des grandes révélations

Environ six mois après que le Pasteur Flores ait pris la décision personnelle de se convertir, ma mère s’est rendue dans une libraire juive et a acheté l’ouvrageThe Real Messiah (Le Vrai Messie) du rabbin Arye Kaplan. Ce livre expose toutes les preuves pour lesquelles les Juifs ne croient pas en Jésus, d’une manière très érudite et convaincante. Nous avons découvert que de nombreux enseignements chrétiens reposaient sur de mauvaises traductions ou sur la manipulation de versets bibliques sortis hors de leur contexte.

Ma mère a donc deviné que cet « enseignement de la Torah » était beaucoup plus vaste que ce que le pasteur avait bien voulu nous révéler.

Chaque dimanche après l’office, toute la communauté se rendait ensemble au parc. Un dimanche, ma mère a pris le pasteur entre quatre yeux : « Tu en sais beaucoup plus que ce que tu nous en dis, n’est-ce pas ? » Ne pouvant se résoudre à mentir ni à esquiver une question aussi directe ; il a donc jugé que le moment était venu de nous révéler son projet de conversion. Ce dimanche-là, nous sommes tous restés au parc pendant des heures et des heures, à discuter et à débatte jusque bien après la tombée de la nuit.

À ce stade-là, environ 100 personnes souhaitaient continuer à étudier avec la possibilité de se convertir. Mais un grand nombre d’autres fidèles ont fait le choix de devenir Bné Noa’h, observant les sept piliers de la civilisation humaine que la Torah propose aux non-Juifs d’observer. Le Pasteur Flores nous avait expliqué que tout être humain qui observe fidèlement ces lois acquiert une vraie place au paradis, ce qui a créé une alternative attirante pour de nombreux membres de l’église.

Quant à ma mère, elle a insisté pour s’attacher au groupe intéressé par la conversion. Nous avons continué à approfondir notre connaissance du judaïsme, jusqu’à prendre la décision d’assister aux offices du Chabbat. Un samedi matin, toute notre communauté s’est présentée à la synagogue orthodoxe du quartier. La communauté en question en a été quelque peu troublée, car un afflux d’une telle ampleur peut perturber l’équilibre social. Mais le responsable de la synagogue, le rabbin Joseph Radinsky, s’est comporté comme un ange envers nous ; sa gentillesse et sa sincérité sont évidentes pour quiconque le connaît.

Lorsqu’ils ont constaté que notre attachement était vraiment sincère, la communauté de Houston a mandaté un rabbin parlant espagnol, Jose Gomez, pour aider chaque famille à clarifier son propre cheminement. (Il s’était lui-même converti 10 ans auparavant à Houston avec toute sa famille : ses parents, frères et sœurs, et oncles et tantes). Comme on peut s’y attendre, tous ces événements ont causé un véritable remue-ménage dans la communauté chrétienne de Houston.

Sur les traces du Joseph biblique

Le Pasteur Flores a été parmi les premiers à se convertir, et depuis lors, de nombreux membres de notre église se sont convertis, et d’autres sont en voie de le faire. Ma propre conversion a été finalisée il y a un an, et celle de ma mère et mes frères et sœurs sont encore en cours. J’ai choisi le nom de Yossef, car dans la Bible, Joseph fut le premier de sa famille à descendre en Égypte. Il s’installa et put aider ensuite à faire venir le reste de sa famille. Ma mère affirme que dans notre chemin vers la conversion, j’ai été envoyé en premier comme le « Yossef » de notre famille.

Après ma conversion, j’ai voyagé en Israël et ce que j’y ai vu m’a laissé bouche-bée. J’y ai rencontré toutes sortes de Juifs, et découvert un aspect tout à fait différent du judaïsme. Tout était unique en son genre dans tous les domaines. Je me suis même surpris à prendre en photo de l’herbe et des rochers ! Pour la première fois, je me suis senti vraiment juif !

J’ai commencé à entreprendre des recherches sur mes racines, car je savais que ce réveil au judaïsme devait tirer sa source dans des racines très profondes. J’ai découvert que lors d’un voyage vers le Nouveau Monde en 1502, Christophe Colomb avait atteint les îles de Bay sur la côte du Honduras, qui fit partie de l’empire espagnol. De toute évidence, des Juifs s’étaient installés à ce moment-là au Honduras, à l’époque de l’Inquisition espagnole lorsque de nombreux Juifs « s’étaient convertis au christianisme » tout en demeurant secrètement. Je tiens beaucoup à en savoir plus sur mes ancêtres, mais il est très difficile d’en retrouver la trace.

800px-Christopher_Columbus_voyages_map-fr.svgEt aujourd’hui, que suis-je devenu ? J’étudie à la yéchiva d’Aish HaTorah dans la vieille ville de Jérusalem et cela me plaît énormément. Je suis enthousiasmé par tout ce que j’apprends, et je suis impatient de partager tout cela avec tous mes amis et ma famille à la maison. À ce stade, mes projets pour l’avenir ne sont pas encore déterminés. Je voudrais continuer à étudier la Torah, finir ma licence et voir quelles opportunités se développent pour moi.

Mais une chose est sûre : je m’engage à tendre la main à mes semblables juifs. Si j’ai eu la chance de découvrir cette mine d’or en termes de richesse spirituelle et d’accomplissement personnel, à plus forte raison il faut absolument offrir cette opportunité à ceux qui sont nés juifs. Et qui sait : de même que le site d’Aish.com a encouragé le développement de mon être juif, peut-être que cet article sera le déclic qu’un autre attendait.

 

14 commentaires sur « Marranes au Honduras »

  1. Entre les chrétiens qui passent au judaïsme et les juifs qui reconnaissent Jésus comme Messie , on n’arrive plus à s’y retrouver .Cela me confirme ds l’idée que j’ai que Dieu existe , mais il est impossible de le rencontrer ici bas . Bien sûr , on retrouve des éléments de la sagesse immémoriale de l’humanité ds l’AT comme ds le NT . Mais ailleurs aussi (sauf l’islam , qui prêche le meurtre et les traitements inhumains) . Une seule chose est sûre : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » (Confucius). Que Jésus a repris , mais en mode positif . Si on a fait du mal , il faut le réparer , si possible , et surtout , arriver à un repentir sincère , comme nous y invite sans cesse la spiritualité dite orthodoxe . Je ne vois pas le sens de la « rédemption » , et encore moins du « salut par la foi » , si cher aux protestants et surtout aux évangélos . C’est même un scandale . Comme s’il suffisait de « croire » !!! Cela contredit complètement la lettre de St Jacques , mais passons . Messie ? Pas Messie ? Simple prophète ? vrai Dieu et vrai homme ? A la limite , on s’en fout , du moment que personne en nous oblige à embrasser un catalogue (comme l’islam , encore!) . J’ai lu presque tous vos bouquins , et j’y ai décelé un arianisme discret . Finalement , vous êtes passé au judaïsme , non ? pourquoi ne le dites vous pas clairement ? C’est votre droit le plus strict . Après avoir lu vos bouquins , cela m’a donné envie de revenir plus fermement ds l’orthodoxie de la foi chrétienne , le kérygme .

    1. Merci. Oui, il est bien clair que je me suis rapproché du judaïsme. Mais il s’agit plus d’un processus, lent et long comme quelqu’un qui sort d’une amnésie que d’une « conversion » au sens chrétien du terme, c’est à dire d’une personne qui change de croyances du jour au lendemain. C’est lié à notre histoire familiale. Je suis en train d’écrire un livre sur ce sujet à paraître en septembre prochain. Je suis heureux si mes livres ont pu vous aider. Ils ne veulent rien ‘prouver’, c’est seulement une démarche historique pour tenter de comprendre.

  2. Que Yossef ait une longue vie, pleine de mitsvot et que le people d’Israel voit un jour ses descendants devenir des Talmidei Hachamim. Amen

  3. Il y a de plus en plus de conversions au judaïsme ou au Noahisme parce que les gens sont libres de leur choix (sauf dans les pays musulmans).Pendant des siècles, les autorités non-juives punissaient de mort les convertis ainsi que les Juifs qui les avaient acceptés.On sait qu’il y en avaient cependant, les convertis demandant asile loin de leur région d’origine. Un de mes proches m’a rapporté qu’au début du 20 ème siècle en Autriche, un jeune homme avait été interné de force dans un asile psychiatrique car, selon les dires de sa famille, il fallait être fou pour faire cette démarche de conversion. Le jeune homme avait fini par sortir en jouant la comédie et avait aussitôt quitté l’Autriche.
    Dans un de mes articles, je parle des subbotnik et des Juifs de San Nicandro:
    http://bokertovyerushalayim.wordpress.com/2013/09/24/la-ferme-dubrovin/
    Il y a parfois des gens au destin singulier…Cordialement

  4. A la recherche de la Parole Perdue, j’ai effectué un long cheminement qui a débuté à l’orée de mes 14 ans ; j’en ai aujourd’hui 42. Permettez-moi de vous en apporter – très humblement – mon témoignage… Chrétien par le baptême, refusant très tôt le dogme que l’on impose aux catéchumènes, renonçant à la communion (et à l’appât des cadeaux familiaux), je dois ma découverte de la spiritualité (à 14 ans donc) par la lecture d’ouvrages consacrés au bouddhisme tibétain. Cette voie consacrée à la Compassion m’a alors bouleversé, mais il y manquait Dieu (on ne s’y référait pas). Plus tard, vers l’âge de 20 ans, j’ai lu un roman « historique » consacré à Jésus : « L’Homme qui devient Dieu » de Gérald Messadié. Cette lecture « adogmatique » m’a paradoxalement réconcilié avec le christianisme ; Jésus y était présenté comme un homme inspiré et non comme Dieu (ou fils de Dieu). A la suite de cette lecture, j’ai entamé l’étude des évangiles ; pour m’aider, j’ai même fréquenté un temps le Temple Protestant. Pour autant, il m’était difficile d’admettre que Jésus fût Dieu. Je me suis donc tourné vers l’Ancien Testament et ai découvert le Judaïsme. J’ai immédiatement ressenti cette Force spirituelle qui émane des Écritures ; le souffle messianique ! Mais « l’exclusivité » du Judaïsme m’a gêné : en dehors d’Israël, point de salut ? J’avoue avoir du mal avec ça (et c’est le cas pour toutes religions). Par curiosité, en pleine guerre du Golfe (la 1ère), j’ai lu Le Coran : j’y ai découvert un sorte de synthèse entre le Judaïsme et le Christianisme primitifs (Marie y est plus citée que dans les évangiles !). L’Islam est très proche de l’ancien Judaïsme ! Dans le Coran, on retrouve le même souffle messianique que dans la Torah ou Bible, parfois on y rencontre la même violence extrême (on ne peut nier les « massacres » inspirés par le Dieu des Armées…). Aujourd’hui, j’en arrive à considérer que Dieu existe, qu’il est Unique, que sa Parole nous a été transmise et que l’on en trouve quelques traces dans nos religions du Livre… qui ne possèdent pas ce Livre ! Sans vouloir blasphémer, ni vous choquer, pour moi, la Torah, les Évangiles, le Coran, ne sont que des compositions humaines ; RIEN N’EST DANS LA LETTRE ; TOUT EST DANS L’ESPRIT ! La Parole de Dieu existait avant les religions du Livre : pour s’en convaincre, il n’y a qu’à lire les écrits des anciens égyptiens (que l’on présente trop souvent – à tord – comme des idolâtres polythéistes) : je vous recommande cet ouvrage sérieux « Et si Dieu était né en Egypte » de François-Xavier Héry et Thierry Enel ; les recherches de Roger Sabbah sont également très intéressantes sur le sujet… Aujourd’hui, à 42 ans, après avoir lu les 3 livres des enfants d’Abraham, refusant catégoriquement la marque de leurs dogmes respectifs qui divisent plus qu’ils ne rapprochent (parfois même au sein d’une même religion), en homme libre, j’essaie d’appliquer cette Loi morale universelle : « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse et ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Je crois profondément en Dieu, parfois déiste, parfois théiste, selon mon humeur ou ma hauteur d’esprit ; je prie le Caché (en « égyptien » : Amon), celui qui a laisser son empreinte dans vos prières (Amen pour les Juifs et Chrétiens, Amin pour les musulmans) et rêve à une Religion Universelle qui conduise l’Humanité sur le droit chemin : celui de la Justice et de l’Amour. Je conclurai en rendant un hommage appuyé à André Chouraqui.

    Bien à vous !

    ,מיטב האיחולים והברכות לשנה החדשה
    שנה של אושר ,בריאות
    .ושלום

  5. Le beau précepte , partagé par Confucius et par le Christ , ne me paraît pas partagé par l’islam . il suffit d’ouvrir les yeux . L’islam a une propension exceptionnelle à renverser les choses , à se poser en victime, alors qu’il est le bourreau , à prétendre détenir la vérité alors que tout , en lui , est mensonge . « Homicide et menteur dès le commencement » , et le fait que le ci-devant évêque de Rome François premieer s’aplatisse honteusement devant cette secte satanique et criminelle ne change rien à l’affaire .

    Votre cheminement est classique . L’islam étant une forme d’arianisme . La pierre d’achoppement est la divino-humanité du Christ . On l’accepte ou on ne l’accepte pas , on est libre (en terre non islamisée , bien sûr) , mais on se doit quand même de réfléchir à certaines formules que les évangélistes nous rapportent : « Le Père te moi sommes Un ». « Avant qu’Abraham fût , moi JE SUIS » . Ou l’ironie extrêmement fine de la réponse au jeune homme riche , qui l’interpellait par un « Bon maître! » . « Bon » maître »?? répondit-il , « seul Dieu est bon ! » …

    Le monde veut bien d’un Christ prophète , mais ce qu’il ne peut accepter , c’est un Christ divino-humain . D’ailleurs , plus les clercs , notamment , de l’Eglise romaine , dite catholique , abandonnent l’essentiel de ce qui est orthodoxe dans leur foi , plus ils sont acceptés et loués par le « monde » , au sens johannique du terme .

    Maintenant , à vous de voir , et voyez si , sous les dehors d’une quête sans doute sincère , vous n’êtes pas simplement tenaillé par la peur de déplaire au « monde » . Car , vous le savez , et Jean nous a prévenus : « Le monde vous hait! »

    J’ai fait le même cheminement que vous , j’ai lu et médité les Ecritures , sans doute pas tout ds l’AT , c’est un sacré morceau! depuis 26 ans ( j’en ai 66 aujourd’hui) , mais je me suis laissé guider par les commentaires des grands théologiens qui m’ont précédé , les Pères de l’Eglise , et aussi , par les commentaires , souvent lumineux des entretiens du rabbin Josy Eisenberg et de ses collègues , en ce qui concerne l’AT seul ..(lire pour commencer l’excellente collection « lire la Bible avec les Pères » et « A bible ouverte »

    J’ai failli passer au judaïsme, [modération DL] je me suis contenté d’être judéophile et hébraïsant .

    Les dogmes ne sont pas des inventions plaquées , comme ça , sur les Ecritures , ce sont des formulations qui dénouent certains noeuds gordiens , certaines contradictions apparentes . Exemple le fameux « engendré , non pas créé » , du Symbole de Nicée , formulé par le diacre Athanase au premier concile de Nicée , et qui rend compte du fait que la personne de Jésus (Yeshouah) , aussi bien en tant qu’homme qu’en tant que Dieu , découle de toute Eternité de Dieu , et que , en ce sens il n’est pas une créature. Le terme « fils » n’est pas à prendre d’une façon formelle comme le croient les esprits primaires , dont les musulmans . C’est un sémitisme . « Fils de » = « de même nature que » . Didier long voudra bien me corriger si je dis une c…

    Il reste que j’ai un gros problème avec la notion de « rédemption » , de « rachat » , de « salut » , très présente chez les évangélistes ,et les juifs messianiques , à un point qui en est écœurant et révoltant .

    Il ne reste que la Résurrection qui me touche . D’ailleurs , comme a dit , encore lui !! Shaül de Tarse , « si le Christ n’est pas ressuscité , alors ma foi est vaine! »

    P.S.: je ne suis plus membre de l’Eglise romaine , dite catholique , et ne suis pas non plus protestant évangélique . Juste de cœur avec l’essentiel de ce qu’il est convenu d’appeler l' »orthodoxie » , mais je n’appartiens à aucune de leurs églises . Je suis donc nulle part , et c’est très douloureux

    Joyeux Noël! quand même !

    1. La Résurrection est une invention née du mythe osiriaque ; le « JE SUIS » de Jean est de même nature que l’Ankh, omniprésent en Egypte antique et ânonné par les pharaons dans cette antique théocratie. D’ailleurs, l’évangile de Jean que l’on dit gnostique est fortement imprégné « d’ésotérisme alexandrin ». La Communion était un rite initiatique réservé aux rois égyptiens… Les interdits alimentaires juifs, la circoncision, « l’attente messianique » sont des coutumes nées en Egypte Ancienne, tout cela a été démontré par la célèbre et très sérieuse égyptologue : feue Christiane Desroches Noblecourt dans Le Fabuleux Héritage de l’Egypte…

      Saül – Paul n’ignorait sûrement pas cet héritage, relisez les Actes 7:22 : « Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en œuvres. »

      [Modération DL] il ne faut pas confondre Islam et islamistes ! Le Coran n’est pas plus dangereux que la Bible (rappelons-nous des méfaits de l’Inquisition au nom du Livre !). Rêvons d’une découverte archéologique majeure qui permettent aux Enfants d’Abraham la réconciliation ; elle arrivera sûrement (question de patience) ; là sera la Révélation !

      1. Je ne sais plus si c’est vous qui connaissiez Paul DIEL , mais j’ai lu aussi les livres que vous citez et c’est Diel qui m’a revivifié , vous pouvez aussi lire « d’Isis au Christ, les sources hellénistiques du christianisme » Jp cHEVILLOT et « les mythes du Christianisme » andré Gaillard.
        Jésus le Juif marginal, comme dirait le Père Meier, était très emprunt de spiritualité grèco-égyptienne (et peut être indienne) par les esséniens, naz(0)aréens et thérapeutes. Cela n’a pas plu aux sadducéens , pharisiens et consorts.

  6. Ce pasteur a entraîné une partie de sa communauté, l’autre partie est … partie. Il ne s’agit donc pas de la conversion d’une communauté en tant que telle. Pour ce qui est des gênes hispanico-juifs laissées par les marins de Christophe Colomb sur les rivages du Honduras, on peut toujours partir à recherche de ses ancêtres ! Il fut un temps que c’était l’arche de Noé qu’on recherchait au sommet d’une montagne en Turquie actuelle… Pour revenir à ce pasteur, la tradition protestante (historique du XVIème) dit que le pasteur est coopté par une communauté pour le ministère de l’enseignement (prédication, catéchisme, etc.). Il s’agit donc d’une relation contractuelle entre un pasteur et une communauté. Dans le cas ici raconté, il y a manipulation des fidèles par un pasteur (qui, lui, change d’appartenance religieuse sans oser le dire !), ce qui n’est vraiment pas un modèle ! L’honnêteté intellectuelle aurait plutôt voulu que ce pasteur démissionne et candidate à devenir rabbin.

  7. Petit rappel : je ne publie pas les invectives d’un commentateur à un autre qui « partent en live » et les réponses à l’infini qui n’apportent pas d’arguments. Je modère, c’est à dire supprime, les invectives envers une religion ou l’autre par respect pour les croyances de chacun (DL)

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