TEL AVIV

Le colloque de Schibboleth en 2013 à l’Université de Tel Aviv organisé par Micha Wolkowicz tellement d’actualité :

LA PRÉSENCE DE LA SHOAH ET D’ISRAËL DANS LA PENSÉE CONTEMPORAINE

Perspectives théoriques et analytiques

« Quel funeste dessein la civilisation occidentale contemporaine nourrit-elle depuis que le nom de Shoah y est devenu aussi sacré que celui d’Israël est maudit ; depuis qu’on célèbre la première dans le même temps et avec le même (re)sentiment que l’on s’emploie à détester et destituer Israël et son Nom (lui ôterson lieu-d’être) — sans y trouver le moindre paradoxe ?
Nous nous proposons de lire et de penser ce phénomène, cette relation paradoxale entre l’omniprésente commémoration de la Shoah et la généralisation de la délégitimation de l’existence de l’État d’Israël, selon l’enjeu civilisationnel fondamental formulé dans le couple Humain/Déshumain.
Autrement dit, comment la fétichisation éplorée d’Auschwitz s’entend-elle si bien avec la substitution Nazi/Juif, Juif/Palestinien – jusqu’à cette inquiétante étrangeté du nouveau slogan intello-médiatique : « la nouvelle forme d’antisémitisme, c’est l’islamophobie ! » ? Quel retour de refoulé(s) cela révèle-t-il ?
Pourquoi célébrer, organiser, mettre en œuvre la destruction du Peuple Juif est-il si important pour ladite civilisation — au point d’avoir priorité sur son propre salut ?
Le parasémitisme — la constante obsession des Juifs — participant fondamentalement de l’antisémitisme, cette paranoïa de masse, semble vérifier l’actualité de l’interrogation de Wladimir Granoff dans « Dans le Silence des pères » : le scandale de « la solution finale » ne réside-t-il pas tant dans son échec que dans son entreprise ? — Point de fascination et point aveugle de l’Occident…
Ce questionnement s’inscrit dans la démarche initiée par Schibboleth — Actualité de Freud — qui met en œuvre une clinique du contemporain dégagée de la confusion des langues,
croisant œuvres et commentaires issus de sources, de filiations de pensée et de champs épistémiques différents (les points de vue psychopathologique, historico-phénoménologique, artistique, littéraire et cinématographique, linguistique, anthropo-politique et religieux), avec des analyses ou des témoignages de notre époque,
afin de sonder et étudier l’état du monde : repérer sa course, appréhender son malaise, en caractériser les signes, les emblèmes, les illusions, voire la destructivité — jusque dans le langage —, comme autant de symptômes, et en identifier les problématiques essentielles, leurs enjeux civilisationnels. » (voir ici Le colloque de Schibboleth en 2013 à l’Université de Tel Aviv)

Voir ici sur Akadem : http://www.akadem.org/sommaire/colloques/shoah-et-israel-nom-sacre-nom-maudit/l-antisemitisme-est-un-phenomene-cyclique-13-01-2014-56623_4510.php

Didier Long à Tel Aviv

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