Souccot : la fête de la joie !

Ca y est ma soucca (cabane) est finie !

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Mon chat a suivi toute la construction… très intrigué :

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D. a habité au désert une tente nomade et provisoire. La Soucca devient notre résidence principale… et notre maison en dur notre résidence de passage dit le Talmud. Finalement nous ne sommes que des nomades. On doit manger avec ses amis sous la soucca et on doit voir le ciel a travers le toit. Tout est dit.

A l’époque du second Temple, le premier soir de Souccot, après la nuit, des fêtes se déroulaient sur l’esplanade du Temple avec de multiples illuminations, spécialement dans la cour des femmes ; il est écrit : « qui n’a pas assisté à cette fête de l’eau n’a jamais vu de réjouissances de toute sa vie ».

La fête est désignée par la formule « le temps de notre joie », c’est ce que je vous souhaite de tout coeur.

« vous prendrez, le premier jour, du fruit de l’arbre hadar (c’est l’étrog), des branches de palmier (kapote témarim), des rameaux de l’arbre avote (ânaf éts-avote) et des saules de rivière (ârvé-na’hal) et vous vous réjouirez en présence de Hachém votre D.ieu pendant sept jours ».(Vayiqra 23, 40)

Souccot est une fête de pèlerinage agraire, la fête de l’engrangement. Une des trois grandes solennités du judaisme pendant lesqellles le peuple montait au Temple de Jérusalem. La période de Souccote est celle du début des pluies et des demandes de bénédictions pour la pluie (guéchém). L’eau est le symbole de la Torah de vie (mayim ‘hayim) qui arrose la terre c’est à dire le peuple d’Israël et tous les hommes (Bamidbar 24, 7).

Quelques passages du Traité Soucca dans le Talmud de Jérusalem aux chapitres 4 et 5 :

R. Simon exige 4 murs, et les autres rabbins se contentent de 3, car ces derniers interprètent la triple répétition du mot soucca dans la Torah en ce sens qu’il faut une partie au-dessus (la couverture), et deux de côté (les murs), outre un 3ème mur qu’ils ajoutent de leur autorité. R. Simon au contraire déduit de ce que le troisième des termes soucca est écrit au pluriel, qu’il y a allusion à un mur de plus, soit, un supérieur (la toiture), et les trois murs du bas, plus le 4ème, ajouté par prescription rabbinique. Selon R. Hiya b. Ada, deux docteurs ont expliqué chacune de ces opinions, l’un justifiant celle des rabbins, l’autre celle de R. Simon. Les sages se fondent sur ce qu’il est dit (Isaïe, IV, 0) : il y aura une tente pour s’abriter à l’ombre le jour contre la chaleur, ce verset fait allusion à la toiture, et les 3 termes soucca précités visent les 3 murs. Selon R. Simon, qui adopte ces déductions, il y a un côté de plus à envisager, parce qu’une fois le mot soucca est écrit au pluriel. Selon les rabbins de Césarée, on peut déduire de ce même verset d’Isaïe, soit l’opinion de R. Simon, soit celle des autres sages ; la première partie de ce verset vise un côté ; les mots suivants, pour la protection et le refuge, visent 2 côtés; enfin les deux derniers mots, contre l’orage et la pluie, ne représentent qu’une expression, selon les rabbins, tandis que R. Simon en fait deux.

Il a été enseigné  : deux murs (de la soucca) devront être réguliers, et il suffira que le 3ème soit d’une palme. R. Hiya dit au nom de R. Yohanan; s’il y a 2 murs ayant chacun 4 palmes, et le 3ème n’eut-il qu’une palme, la soucca est valable. R. Oschia demanda : est-elle valable aussi si l’on a placé le mur d’un palme entre les 2 autres, sans les toucher? Puis il modifia sa question et demanda ce qu’il en serait lorsqu’on a placé de même un des murs de 4 palmes ? Selon R. Jacob b. Aha, un fait de celte dernière nature a été exposé devant R. Yossa, qui déclara : « en ce cas la soucca valable ». En effet, il a été dit (ibid.) : lorsqu’une cour est entourée de colonnes (ne se touchant pas), celles-ci sont considérées comme des murs. Mais l’enseignement précité ne contredit-il pas cet avis de R. Yossa, qui valide une telle soucca? Les 2 murs devront être réguliers, est-il dit; donc, en cas d’irrégularité, ils n’ont pas de valeur, et n’est-ce pas dire que c’est une irrégularité d’avoir laissé un intervalle au milieu? Non, dit R. Samuel b. R. Isaac, l’irrégularité consiste dans le défaut du placement de l’un vis-à-vis de l’autre (non dans l’écart). Rab dit : le 3è mur qui est d’un seul palme devra être distant de l’un des autres murs d’un palme (pour être distinct). Samuel dit : si même ce 3è mur est tout à fait rapproché de l’un des autres, on le suppose écarté, à la distance voulue. C’est aussi l’avis de R. Aba Hinena b. Salmieh, ou R. Jérémie au nom de Rab. R, Jacob b. Aha dit que R. Yohanan et R. Simon b. Lakisch adoptent chacun l’un des deux avis qui viennent d’être exprimés.

Cahana et Assa montèrent, et devant Rab se mirent à discuter chaque avis, jusqu’à ce qu’enfin ils adoptèrent celui de Samuel. R. Juda b. Pazi dit au nom de R. Josué b. Levi : il faut toutefois que ce 3è mur d’une seul palme ne se trouve pas à plus de 3 palmes de distance des autres (pour qu’il puisse y avoir jonction fictive), comme cela a été spécifié pour la latte figurant la porte à l’entrée d’une ruelle (ainsi close fictivement le samedi)

Les extrémités de branchage qui dépassent la toiture de la soucca sont encore considérées comme celle-ci. Toutefois, explique R. Houna au nom des rabbins de Rabylone, il faut pour cela que le branchage dépasse toute la largeur de la soucca. Selon R. Jacob b. Aha, ou R. Yossa et R. Yohanan au nom de R. Oschia, il suffit de dépasser un mur quelconque. Enfin, selon R. Jacob b. Aha, R. Hiya dit pour R. Yohanan au nom de R. Oschia, que cette extrémité peut même passer sur un point non muré (dans le vide). On s’explique l’opinion de R. Yossa, d’admettre pour valable ce qui est en face d’un mur (qu’en imagination on suppose prolongé et couvert) ; mais comment expliquer l’avis de R. I.Iiya, d’admettre aussi pour valable ce qui est au-dessus de rien? Pourquoi tant d’allégement de la règle? En réalité, il s’agit de l’intérieur de la soucca; et bien qu’au-dessous de ce bout de branchage, la partie ombrée soit éclipsée par le soleil (à l’opposé de ce qui est prescrit d’ordinaire), ce point sera valable comme soucca. De ce qu’il est dit : « si la partie claire dé- passe l’ombre, la soucca n’est pas valable», on peut déduire qu’en cas départage égal, elle est valable; d’autre part pourtant il est dit (plus loin, II, 3) qu’en cas de soucca irrégulièrement couverte, pourvu que la partie ombrée dépasse celle qui est claire, elle est valable, non en cas de partage égal ? Pour- quoi, à parts égales, est-elle tantôt valable^ tantôt non? Les rabbins de Césarée répondent, pour Isaac b. Nahman au nom de R. Oschia, qu’il y a invalidité à parts égales lorsque la couverture provient d’un arbre dont les branches s’écartent souvent (de sorte que, plus tard, la partie ombrée sera éclipsée).

Il arriva à la soucca de la reine Hélène, à Lydda, de se trouver avoir une hauteur de plus de 20 coudées, et pourtant les docleurs y allaient et venaient, sans provoquer nulle observation sur le plus ou moins de valeur légale de la soucca? On n’y faisait pas attention, ful-il répliqué, parce que c’était à une femme, et que les femmes ne sont pas aussi strictement tenues de suivre ces préceptes. Mais, fut-il objecté, n’y a-t-il pas liou au contraire de tirer une preuve de ce fait particulier, puisqu’Hélène avait 7 fils, qui étaient disciples de sages (gens sévèrement religieux)? Or, on ne peut pas arguer que la soucca de cette reine était trop petite pour laisser place à plus de la majeure partie du corps devant la table du repas (la reine ayant dû avoir une belle soucca) ; il faut donc adopter l’argumentation de R. Oschia et supposer qu’en raison de la jonction du mur au sommet, celte grande élévation était permise. Donc, l’exemple de cette soucca royale n’est pas un sujet de contestation, car tel est l’usage des gens riches d’établir des cloisons minces (sur lesquelles la toiture ne porte pas), afin que la fraîcheur puisse pénétrer (d’en haut).

Si l’on a fait passer au-dessus de la soucca un cep de vigne, ou une courge, ou du lierre , pour servir de toiture, complétée par d’autres branchages, elle ne sera pas valable (en raison de ce que les premiers objets adhèrent au sol). Cependant, si le reste de la couverture forme la plus forte part, ou si l’on a détaché du sol les dits plants, la soucca est valable. Voici la règle générale : parmi les deux objets susceptibles de devenir impurs, on emploie à couvrir la soucca ce qui pousse dans la terre, non ce qui n’y pousse pas ; on emploie à cet effet ce qui n’est pas susceptible d’impureté et pousse dans la terre.

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