Tsav : Guérir de sa culpabilité

On trouvera ici la derasha du Rabbin Haïm Harboun ce Chabbat et quelques compléments tirés de mon étude.

Maïmonide dit : « Qu’est-ce qui a permis à Israël de continuer de vivre après le séjour au désert ? Les korbanot (les sacrifices du Temples selon un mot qui signifie « s’approcher »). Pour comprendre en quoi consistait le service du Temple de Jérusalem et de ses sacrifices nous devons en réalité comprendre comment fonctionne la psyché humaine. Car le Temple de Jérusalem était en réalité non pas seulement un lieu de culte mais de guérison profonde de ceux qui venaient offrir un sacrifice devant le prêtre, sorte de médecin des âmes bien avant l’heure.

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La puissance de la culpabilité : serial killers, kamikazes et autres « prophètes »…

Un péché ne survient jamais seul, celui qui a tué par exemple ou menti ou volé –et le judaïsme considère cela comme possible, il n’est pas un idéalisme angélique !  Celui  qui a fait cela n’est pas indemne de son acte. Le fait de vouloir l’oublier ne résout rien. Car ce souvenir insupportable s’enfouit dans la profondeur du psychisme et c’est à ce moment qu’il devient actif à l’insu de son auteur. Il s’est seulement transformé en culpabilité refoulée qui agit dans le sujet à son insu toujours prête à passer à l’action.  La culpabilité fragilise la personne et la rend vulnérable à toutes les addictions ou aux manipulations venues de l’extérieur. Elle fragilise l’estime de soi et la reconnaissance narcissique, mais, même si elle s’efface pour au niveau conscient, elle ne disparaît pas.

Qu’on ne se méprenne pas, toute culpabilité n’est pas négative. Bien au contraire, le « sentiment de culpabilité » est bon. Cette petite voix qui me parle à l’oreille et me rappelle la Torah de mes parents apprise pendant l’enfance et qui me dit : « ce que tu as fait là ce n’est pas bien, répare ! »… est à la base de toute morale. Le fait de ne pas éprouver de culpabilité après un crime ou de ne  pas ressentir d’affect devant la souffrance infligée à autrui est pathologique. Ce qui est mauvais c’est la culpabilité comme refoulement de la faute qui va désormais fragiliser la personne en profondeur la rendant vulnérable à toutes les sollicitations de son désir sans qu’elle puisse y résister, abdiquant sa liberté à ce mentor caché et renonçant finalement au bonheur pour céder à toutes les addictions.

Le refoulement de la culpabilité, la mémoire des traumas est structurante pour la formation de la personnalité psychique. Elle commence très tôt. C’est pour cela qu’un enfant frappé ou abusé dans l’enfance peut devenir un père violent ou violeur plus facilement, qu’un enfant dont on a annihilé la personnalité puis qui a piétiné toute humanité dans la guerre, devient facilement manipulable et va se transformer comme « naturellement » en kamikaze. Par ce coup de force la personne  complètement anéantie se donne l’illusion dans un acte désespéré et vain d’exister enfin, alors qu’elle confond la mort et la vie. Elle croit enfin accéder à sa liberté au moment même où elle l’anéantit. « Je ne suis rien…mais demain tout le monde connaîtra mon nom… ». C’est ce qui explique pourquoi son passage à l’acte de décompensation semble normal à ce sujet. Il passe à l’acte au nom d’un dieu qui n’est autre que sa petite personne anéantie et manipulée soudain survalorisée de manière illusoire dans le suicide, le meurtre de masse et son amplification médiatique. Ce refoulé qui agit en lui à son insu et que manipulent des personnes en Syrie ou ailleurs (il ne faut pas minimiser la structuration en système social de ce nouveau totalitarisme qui prétend régner sur tous les esprits !), explique que cet acte horrible semble « naturel » à ces gens-là et attire de nouveaux candidats au moment même où, la civilisation humaine est sidérée par cette barbarie infra humaine.

C’est ce qui explique que les serial killers sont « les plus discrets voisins du monde »… «  On n’entendait jamais parler de lui… », «  Un élève normal, on ne le voyait pas… »… et c’est bien cela le problème. On a affaire à des gens inexistants en réalité, effacés, détruits dans l’estime d’eux-mêmes et qui apparaissent comme socialement parfaitement intégrés alors que ce sont des bombes à retardement de culpabilité. Ceci se joint à des problèmes sociaux plus complexes. Dans le monde arabo-musulman où j’ai vécu la femme est dévalorisée ou survalorisée (ce qui revient au même), le père absent. Comme la structuration psychique se fait dans un premier temps pas imitation de la mère l’enfant peut alors facilement être « néantisé ». l’absence des pères ajoute à ce déficit de structuration symbolique. Le déracinement social fait le reste.

Sans aller jusque-là, la Torah a réfléchi sur la culpabilité et la faute. Sur l’imprescriptible (Amalek) et ce qui est pardonnable. Sur le comment, en détail retrouver la paix, l’unité de la personne et l’estime de soi, le pardon et la teshouva. Tout cela n’est pas de la psychanalyse… c’est ce qui se passait au Temple il y a 3000 ans ! Freud n’a fait que revisiter le monument! L’objectif des korbanot était d’anéantir la culpabilité pour conduire à la réparation de la personne et de la société, la techouva.

La force du judaïsme ? Nommer le mal

Vous connaissez le célèbre slogan. Un mal ? Des mots. Le judaïsme n’est pas une religion des paradis artificiels ou de l’attente infinie d’un monde meilleur où aurait disparu la violence. Notre force est d’être une spiritualité du temps, de la plénitude de l’instant présent, de la réalité, de la responsabilité. La Torah nomme l’ennemi, le mal, la souffrance humaine physique et psychique avec clarté et précision pour les guérir.

La Bible ne connait pas de « fous » pourquoi ? Parce qu’il y avait le Temple. Celui-ci fonctionnait comme une sorte de « cabinet psychiatrique » à ciel ouvert si j’ose dire.

Quel était le processus des sacrifices ?

L’homme qui reconnaissait sa faute allait à Jérusalem (pour les fêtes de pèlerinage) montait le long d’une longue rampe vers l’autel. C’était un spectacle sacré, impressionnant et saisissant. Il confessait sa faute puis le prêtre égorgeait devant lui l’animal vivant. L’objectif de cet électrochoc se nomme d’un mot moderne l’Abréaction.

En psychiatrie, le terme abréaction (du latin ab : hors de, re : indiquant le retour et actio : fait) désigne le retour à la conscience d’une émotion passée, oubliée ou gardée dans le subconscient par des blocages psychiques. Par cette réaction émotionnelle le sujet se libéré de l’affect qui est attaché à un traumatisme psychique. Cette réaction évite que cet affect ne devienne source d’une affection pathologique (affect pathogène). Autrement dit il s’agit d’une sorte de mécanismes libératoire par la parole permettant le soulagement et parfois la guérison du sujet. L’abréaction peut également survenir spontanément au bout d’un certain temps après le traumatisme initial.

Le sacrifice du Temple avait donc pour objectif de provoquer une décharge émotionnelle – par l’aveu, puis l’électrochoc de la bête en train de mourir à la place du fidèle après une longue montée stressante vers l’autel. Ce processus  permettait à celui qui reconnaissait son péché de revivre ce qui s’était passé, d’extérioriser sa culpabilité, l’affect lié à son souvenir traumatique. En faisant cela, il se libérait du poids de cette culpabilité et de ses effets pathogènes. Il pouvait alors faire teshouva c’est à dire « revenir » et réparer sa faute envers son prochain par exemple.

A l’origine il n’y avait pas de lévites et de cohanim. Tout chef de famille pouvait se présenter devant l’Éternel et lui offrir des sacrifices. Les patriarches invoquent l’Éternel auprès des autels qu’ils ont construits. Mais quand on a construit le Temple cette pratique s’est organisée socialement.

Au Temple, il existait deux types de sacrifice :

  • La orla, l’holocauste (du matin et du soir) par lequel la bête était entièrement consumée sur l’autel après immolation et dont on ne pouvait consommer la chair. Il s’agissait d’une offrande totale, entièrement spirituelle.
  • Et d’autre part, les Chlomim, c’est à dire des sacrifices dont la chair était partagée entre les prêtres et les lévites dans un festin. Des sacrifices dont le but était de réduire les tensions dans la société, de rétablir la paix sociale comme leur nom le signifie, le Chalom.

Voilà ce que signifient les sacrifices et le culte du Temple. Et on comprend que sans son Temple Israël est bien en peine et n’aille pas bien. Qu’alors surgissent toutes sortes de conflits psychiques et de tensions sociales qui perdurent et s’entraînent en cercles vicieux difficiles à résoudre. La culpabilité fragilise les individus et leur paix intérieur, qui du coup vivent dans la défiance sociale et à mesure que croissent les tensions, le Chalom disparaît.

Le but des sacrifices ? La justice sociale

Nous disons une phrase très importante juste avant de sortir les rouleaux de la Torah de l’Arche et de les suivre en procession comme nos pères suivaient l’arche sainte au désert signifiant la victoire de D. sur les forces du mal. On dit donc dans la prière Ata horéta :

Cohanékha ilebéchou tsédèk vakhasideikha iraeinou : « Que tes prêtres s’habillent de justice et que tes fidèles exultent ! » (Psaume 132, 9)

Pourquoi les cohanim s’habilleraient de justice ? Parce que le sacrifice ne peut se passer de la JUSTICE. Le but du sacrifice c’était la paix et la  justice intérieure et sociale. C’est ce qu’exprime le prophète Isaïe quand il dit :

« Ecoutez la parole de l’Eternel, magistrats de Sodome; soyez attentifs à l’enseignement de notre Dieu, peuple de Gomorrhe! Que m’importe la multitude de vos sacrifices? Dit le Seigneur. Je suis saturé de vos holocaustes de béliers, de la graisse de vos victimes; le sang des taureaux, des agneaux, des boucs, je n’en veux point. Vous qui venez vous présenter devant moi, qui vous a demandé de fouler mes parvis? Cessez d’y apporter l’oblation hypocrite, votre encens m’est en horreur: néoménie, sabbat, saintes solennités, je ne puis les souffrir, c’est l’iniquité associée aux fêtes! … Lavez-vous, purifiez-vous, écartez de mes yeux l’iniquité de vos actes, cessez de mal faire. Apprenez à bien agir, recherchez la justice; rendez le bonheur à l’opprimé, faites droit à l’orphelin, défendez la cause de la veuve.» (Is 1, 10-17).

Bien agir, rechercher la justice, rendre le bonheur à l’opprimé, faire droit à l’orphelin et défendre la veuve. Le programme est clair, ce que vise le Temple c’est la justice. Et c’est pour cela que le Beth Din était dans l’enceinte du Temple.  Il n’y a donc pas de sacrifice valable s’il n’y a pas de techouva, de réparation, d’indemnisation matérielle, sociale de celui qui a été blessé et offensé, de réparation de la société et d’humanités forcément toujours un peu cassées.

Le sacrifice et la Téchouva dans le Talmud

Je voudrais vous citer ici un passage énigmatique tiré du Talmud de Jérusalem (Makot 11 a),  qui, je l’espère, vous éclairera :

« On demanda à la Hokhmah, la Sagesse : Qu’adviendra-t-il d’une âme qui a fauté ? La hohkmah répondit : « Le fauteur ; le mal le poursuivra ».
On posa la même question à la prophétie. Elle répondit : « Le fauteur devra mourir ! »
On posa la même question à la Torah qui répondit : « Qu’il apporte un sacrifice et le pardon lui sera accordé. »
Enfin, on demanda à D.ieu ! D.ieu répondit : « Qu’il fasse Téchouva, qu’il retourne à D.ieu et il sera pardonné. »

Tout cela est bien étrange. Pourquoi la sagesse, la Prophétie, la Torah et D.ieu auraient quatre avis différents ? Les quatre réponses apportées par la sagesse, la prophétie, la Torah et D.ieu sont les quatre étapes indispensables au pardon. Elles ne s’opposent pas mais se suivent. On ne peut pas pardonner comme ça de but en blanc, d’un pardon à bon marché qui ne coute rien mais qui finalement ne vaut rien ! C’est un chemin en quatre étapes. Pour « faire Téchouva », pour opérer un retour sincère à D.ieu. il faut d’abord parcourir une première étape que nous suggère la sagesse, la Hokhmah quand nous prenons un peu de recul. « Le fauteur ; le mal le poursuivra ! »

Nous prenons d’abord conscience de la gravité de notre faute. Nous avons blessé inutilement, nous avons trompé, volé, blessé, peut-être tué en disant du mal à distance. Le lachion hara peut faire tant de mal à distance ! Tant que nous ne sommes pas hantés par notre faute en y pensant chaque fois que nous nous arrêtons, rien ne peut arriver, cette faute détruit notre entourage, mais surtout notre culpabilité détruit. Nous devons être rongés par la faute pour que nos mauvaises actions ne continuent pas leur œuvre de mort en nous, dans notre couple, dans notre famille, dans la communauté, dans la société.

Une fois que nous avons pris conscience du mal que nous avons fait, arrive le message de la prophétie : « Qu’il meurt ! ». Nous sommes écrasés de remords. Nous prenons alors conscience que D.ieu nous a donné un cœur, un corps, une intelligence, la santé et que nous les avons utilisé pour faire souffrir notre prochain. Celui qui est fermement repentant arrive à la conclusion qu’il a gaspillé le don de D.ieu. Nous avons réalisé l’opposé de qui est dit par la Torah qui veut nous faire vivre. Notre vie en ce monde ne vaut donc plus rien : « Qu’il meurt ! » dit la Prophétie.

La Torah rentre alors en piste, c’est le dernier espoir : « Qu’il apporte un sacrifice et le pardon lui sera accordé. ». Mais pourquoi un sacrifice ? D.ieu aurait-il besoin qu’on tue des bêtes pour le satisfaire ? Le sacrifice, le korban d’une bête au Temple, provoque un électrochoc dans l’esprit de celui qui est sincèrement traversé par un remord déchirant. Grâce à ce choc émotionnel, je vois mon plus beau bien, ma plus belle bête sans défaut (temim), mourir. Je prends alors conscience que c’est moi qui aurait dû me trouver sur l’autel à la place de cet animal.

A ce moment, c’est la quatrième étape. Ne peut y arriver que le repentant sincère ! L’Eternel dit simplement : « Qu’il fasse Téchouva, qu’il retourne à D.ieu et il sera pardonné. » D.ieu attend de nous que nous nous améliorions, que nous modifiions notre comportement, et que nous changions nos habitudes. Et à cette seule condition d’avoir franchi ces quatre étapes, nous dit le Talmud, la culpabilité est effacée.

Voilà ce qui était en jeu dans les sacrifices du Temple.

Comment comprendre le culte du Temple aujourd’hui ?

Tout cela, cet abattoir à ciel ouvert choque forcément les modernes que nous sommes ; Il nous suffit alors de relire ce que dit Maimonïde dans un célèbre chapitre du Livre des égarés (Troisième partie chapitre 32) où il pose la question du sens des sacrifices et du culte. Le Rambam écrit (au XIIème siècle !). La traduction de l’arabe est de Salomon Munk :

Beaucoup de choses dans notre loi ont été réglées d’une manière semblable par le suprême régulateur. En effet, comme il est impossible de passer subitement d’un extrême à l’autre, l’homme, selon sa nature ne saurait quitter brusquement toutes ses habitudes. Lors donc que Dieu envoya à Moïse, notre maître, afin de faire de nous, par la connaissance de Dieu, « un royaume de prêtres et un peuple saint » (Ex19, 6) [comme il l’a déclaré en disant : « On t’a montré à connaître, etc. » (Dt, 4, 35), « tu sauras aujourd’hui et tu rappelleras à ton cœur, etc. » (ib.v.39)], et afin de nous rendre dévoués à son culte, comme il est dit : « et pour le servir de tout votre cœur »(ib.11, 13), « vous servirez l’Eternel votre Dieu »(Ex 23, 25), c’est lui que vous servirez » (Dt13, 5), alors (dis-je) c’était une coutume répandu, familière au monde entier, et nous même nous avons été élevés dans ce culte universel, d’offrir diverses espèces d’animaux dans ces temples où l’on plaçait les idoles, d’adorer ces dernières et de brûler de l’encens devant elles. Des religieux et des ascètes étaient les seuls hommes qui se dévouaient au service de ces temples consacrés aux astres, comme nous l’avons exposé. En conséquence, la sagesse de Dieu, dont la prévoyance se manifeste dans toutes ses créatures, ne jugea pas convenable de nous ordonner le rejet de toutes ces espèces de cultes, leur abandon et leur suppression ; car cela aurait paru alors inadmissible à leur nature humaine, qui affectionne toujours ce qui leur est habituel. Demander alors une pareille chose, c’eût été comme si un prophète de ces temps-ci, en exhortant au culte de Dieu, venait nous dire ; « Dieu vous défend de lui adresser des prières, de jeûner, et d’invoquer son secours dans le malheur ; mais votre culte sera une simple méditation, sans aucune pratique.

C’est pourquoi Dieu laissa subsister ces différentes espèces de culte ; mais au lieu d’être rendues à des objets créés et à des choses imaginaires, sans réalité, il les a transférés à son nom et nous a ordonnés de les exercer envers lui-même. Il nsou ordonna donc de bâtir un Temple. […] Cette prévoyance divine eut pour résultat d’effacer le souvenir du culte idolâtre et de consolider le grand et vrai principe de notre croyance, à savoir l’existence et l’unité de Dieu.

A son lecteur étonné de sa réponse et qui se demande pourquoi Dieu n’a pas créé immédiatement l’homme tourné vers le culte véritable Maïmonide exprime la condition humaine, celle de chacun de nous passant à chaque instant de l’idolâtrie au culte véritable. Et Maimonide argumente en disant que Dieu n’a pas apporté immédiatement le peuple dans la terre d’Israël, mais l’a conduit par «le chemin de la Terre des Philistins» (Ex. 13:17) [donc pas par une route directe].  Et il ajoute qu’il est déraisonnable de penser que celui qui a grandi comme un esclave, travaillant dans la boue et les briques, pourrait d’un seul coup se laver les mains de la saleté et d’emblée sans préparation se battre avec des géants [les descendant d’Anak en Nb 13, 2-8 qu’Israël dévalorisé voit comme des géants].

Les sacrifices sont donc une sorte de pédagogie de D. envers des hommes qui sortent de l’esclavage de leur culpabilité.

Le sacrifice des lèvres

Que font les gens quand on leur fait du bien gratuitement ? Ils ne vous remercient pas… en général ils vous évitent désormais. Pourquoi ? Parce que vous avez réveillé leur culpabilité, le sentiment qu’ils vous doivent quelque chose qu’ils ne pourront rendre. Recevoir dans la joie est donc une grâce de l’Eternel, celle d’un cœur pauvre, ce « cœur brisé et cet esprit humilié » que chantent les psaumes et qui est le cœur du sacrifice. Je vous laisse sur ces paroles du psaume 40 :

Tu ne souhaites ni sacrifice ni oblation, tu m’as ouvert les oreilles, tu n’exiges ni holocaustes ni expiatoires. Alors j’ai dit : « Voici, je viens ! Dans le rouleau du livre se trouve ce qui m’est prescrit. Accomplir ta volonté, mon Dieu, tel est mon désir; ta loi a pénétré jusqu’au fond de mes entrailles. J’ai proclamé ta justice dans une nombreuse assemblée, voici, je n’ai pas tenu mes lèvres closes: Toi, Eternel, Toi, tu le sais.

Rahamana liba baé. Dieu demande que le coeur. Je vous souhaite ce sacrifice des lèvres.

 

 

 

 

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