Joyeux Pourim ! Hag Pourim Sameah !

A Pourim on lit la Meguila d’Esther et on se déguise. Chacun agite sa crécelle quand est prononçé le nom d’Haman de sinistre mémoire. Tout le destin juif est là. Et le prince Nazi que son nom soit effacé est un sinistre bis répétita. Aman dit en effet :

 » Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et à part parmi les peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les peuples et n’observant point les lois du roi. Il n’est pas dans l’intérêt du roi de le laisser en repos. Si le roi le trouve bon, qu’on écrive l’ordre de les faire périr « 

Et le sort (pour) va se retourner contre lui. Un conte oriental plein de rêve : La Reine Vashti exposée comme objet érotique, la colère du roi, le roi pris de désir, Mardochée et la belle Esther, Haman le Grand Vizir orgueilleux, le roi indifférant au sort de ses sujets, la panique chez les juifs,  le roi insomniaque et la mémoire, le festin du dévoilement, Mardochée le juif conseiller du prince, la joie et le festin pour les juifs, le cauchemar qui se transforme en festin de fête, la fête instituée dans le temps à venir… tout semble résumé il y a 1500 ans et sans que le nom de l’Éternel soit prononcé une seul fois dans le rouleau d’Esther.

Le midrach dit que le nom d’« Esther » est dérivé de Sater, « caché » en hébreu . La Méguila nous qu’ Hadassah c’est Esther. Hadassah :  la « myrte » en hébreu. Le nom de D. n’est pas mentionné dans ce texte. De cette étymologie « caché » Esther est devenue la figure des marranes, des juifs cachés.

Goûtez ce texte :

C’était du temps d’Assuérus, de cet Assuérus qui régnait depuis l’Inde jusqu’en Éthiopie sur cent vingt-sept provinces ; et le roi Assuérus était alors assis sur son trône royal à Suse, dans la capitale.
La troisième année de son règne, il fit un festin à tous ses princes et à ses serviteurs ; les commandants de l’armée des Perses et des Mèdes, les grands et les chefs des provinces furent réunis en sa présence. Il montra la splendide richesse de son royaume et l’éclatante magnificence de sa grandeur pendant nombre de jours, pendant cent quatre-vingts jours.
Lorsque ces jours furent écoulés, le roi fit pour tout le peuple qui se trouvait à Suse, la capitale, depuis le plus grand jusqu’au plus petit, un festin qui dura sept jours, dans la cour du jardin de la maison royale.
Des tentures blanches, vertes et bleues, étaient attachées par des cordons de byssus et de pourpre à des anneaux d’argent et à des colonnes de marbre. Des lits d’or et d’argent reposaient sur un pavé de porphyre, de marbre, de nacre et de pierres noires. On servait à boire dans des vases d’or, de différentes espèces, et il y avait abondance de vin royal, grâce à la libéralité du roi. Mais on ne forçait personne à boire, car le roi avait ordonné à tous les gens de sa maison de se conformer à la volonté de chacun.

La reine Vasthi fit aussi un festin pour les femmes dans la maison royale du roi Assuérus…

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