Le Beth Habbad et ses rabbins vivent à l’année en Corse depuis 2016. La synagogue Beth Meir de Bastia en bas de chez moi, vient de fêter ses 90 ans dans la joie. Hélas elle n’a plus de rabbin. L’un des derniers était Albert Harrosch, l’oncle de ma femme venu d’Israël et de Marrakech ! (une pure coïncidence dont Dieu à le secret!).
2016 : l’année de la publication de mon livre « Mémoires juives de Corse » qui a montré l’importance de la mémoire juive en Corse depuis la Renaissance.
2016 : l’année de naissance de l’association de Frédéric Joseph Bianchi : Terra Eretz Corsica Israel qui a tant fait pour l’amitié entre les peuples corses et juifs.
2016 : l’année de ma circoncision aussi (photo)… où je suis devenu Meir. Meïr, du nom de son rabbin Meir Tolédano arrivé en 1915 en Corse, mort en 1970 et enterré au carré juif de Bastia qui donné son nom à la synagogue Beth Meir en bas de chez moi.
J’avais retrouvé mon âme juive grâce à l’odeur du cédrat que ma grand-mère m’envoyait chaque année de Bastia (elle, sa mère et la mienne vivaient au dessus de la synagogue) ! Et au patient travail du Rabbin Haïm Harboun, du Mellah de Marrakech, devenu docteur en psychologie clinique et grand hébraïsant qui m’a aidé à sortir de l’amnésie.
Un docteur professeur d’histoire des Universités aussi, fait rare pour un rabbin… et un Maître qui a inventé un méthode d’hébreu par correspondance et écrit le manuel Chevilim qui ont formé tant de juifs arrivées du Maghreb en France en une génération ! Il avait même préparé le Rav Sitruk, dont le GR Haim Korsia a ensuite été l’assistant, à ses examens !



La synagogue Beth Meir a fêté ses 90 ans cette année… sans les habad ni l’association terra Eretz Corsica Israel… c’est bien dommage.
Ainsi la communauté juive de Corse à retrouvé son « Kaddish perdu » (faute de mynian) comme titrait un quotidien du soir, et les âmes juives se réveillent partout et reviennent à la Torah :
– Ajaccio : 400 fidèles,
– Bastia : 240 fideles,
– Porto- Vecchio : 50 fidèles,
– et il va ouvrir cette année à Calvi.
Grâce aux Rav Levi Pinson, Chneor Zalman et la rabbanite Chaya Mushka Teboul, Chalom Sebag des synagogues, des Mikvé, des Talmud Torah, des commerces casher… la dynamique est là.
Pas des « touristes » de passage même si de nombreux juifs y sont accueillis l’été. Notre amie Chez Eva Porto-vecchio (juive de Fes) et sa fille Chjara Andreani , bien aimées de l’Eternel à Porto Vecchio, préparent 613 hallot chaque Chabbat.
On sera heureux, et on espère ! voir toute cette diversité et cette UNITE juive en Corse dans l’émission annoncée de Steve Suissa, la Source de vie, sur France 2.
On se rappelle de l’émission « La Corse promise » de notre ami Jean-Emmanuel Casalta dont j’ai été le Conseiller mémoire sur France 3 via Stella en décembre dernier qui donnait la voix à tous ces judaïsmes sans esprit partisan.
On dit que beaucoup de juifs espèrent trouver un.refuge au moins passager en Corse en cas de pogroms annoncés sur le continent (voir l’article « En Corse : Arcu di Noe pour les juifs » sur le blog de Liliane Vittori/ The time of Israël).
Un Corse ne quitte pas son île… il s’absente dit le dicton.
Et comme on dit aussi chez nous :
» A spessu conquista, mai sottumessa »
La Corse « souvent conquise, jamais soumise »
Uniti, inseme vinceremu.
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NB : Benintesa, e manuvre urdite da Parigi (ci arricurdemu di quellu numeru di L’Arche, imbuffatu d’errori è di sguardi parigini nantu à a Corsica) è e so vechje logiche di divisione, trà Cunsistoriu è Habad, trà i Ghjudei di l’istituzioni è di i palazzi di a Republica è quelli di a strada, chì pretendenu di « adunisce » mentre ùn facenu chè sparte, sarianu destinate à u fiascu. Issi ghjochi ùn anu mai pigliatu radica in casa nostra.
U populu corsu, fieramente attaccatu à a so nazione, hà sempre scrittu sta vuluntà in a so storia è l’hà sempre cunfirmata cù u votu di l’urne.


Le peuple juif a montré la direction au monde entier.