Hier, on a dit dans la liturgie du 8ème jour de Pessah à Chabbat :
Ra’hèm al tsion ki hi bét hayénou vela’alouvat néfèche tochia bimhéra veyaménou. Baroukh ata Adonaï, méssaméa’h tsion bevanéha
« Seigneur aie pitié de Sion ; c’est notre vie, notre espoir. Viens au secours de ceux dont l’âme est brisée. Soit loué, Eternel qui réjouira Sion par ses enfants. »
Voilà ce que j’ai éprouvé ce lundi dernier avant Pessah en visitant le tunnel sous le Kotel (improprement appelé « mur des Lamentations »).


Le tunnel sous le Kotel
A elle seule cette visite est un véritable enseignement de ce que fut Pessah et la foi du peuple juif à l’époque du second Temple, c’est-à-dire au tournant de notre ère. Hérode (mort en -4) a reconstruit le Temple ‘ces travaux ont continué jusque dans les années 40 de notre ère) et a agrandi l’esplanade du Mont du Temple. Avant que les troupes de Titus ne le rasent lors de la première guerre judéo romaine (65-70) et qu’Hadrien ne rase complètement Jérusalem en 135 à la fin de la seconde guerre judéo-romaine. Il y établit alors le culte de Jupiter du Capitole avec interdiction aux juifs d’entrer dans la ville renommée Aelia Capitolina.
On déambule sous terre par un dédale de tunnels de pierre et d’escalier en acier, c’est très impressionnant.
En descendant on atteint la couche la plus profonde du Mur Occidental. De l’extérieur, Le Kotel, ou Mur Occidental à l’air libre, mesure à peine 62 mètres de longueur.
On découvre alors une pierre extraordinaire aux dimensions impressionnantes. Elle mesure de 13,6 mètres de long, 3,3 mètres de hauteur et 4, 5 m de profondeur, d’un seul bloc. Il faut beaucoup d’imagination pour comprendre comment ce bloc de 550 tonnes est arrivé ici (photo).


On comprend alors pourquoi le Temple de Jérusalem était une des sept merveilles du monde. Les juifs de la diaspora montaient du monde entier pour les fêtes. Ils venaient de Rome, d’Asie Mineure, d’Egypte, d’Afrique proconsulaire, de Syrie, de Babylonie : ils traversaient les déserts de Perse infestés de brigands avec l’impôt levé pour le Temple (1/2 schekel par personne) qui permettait de recenser les juifs du monde entier. A la synagogue des affranchis on parlait grec dans ce monde araméanophone.


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» Qui n’a pas vu Bnei Brak la veille de Pessah n’a rien vu « … « Je ne prends pas de rendez-vous la semaine de veille des fêtes mais je me libère pour toi ». Le mail de mon ami Jérémie Berrebi commençait comme un conte d’Alphonse Daudet. Et il ne m’avait pas menti… qui n’a pas vu Bnei Brak la veille de Pessah n’a absolument rien vu.



