Controverse sur Jésus : Jean-Christian Petitfils, Didier Long, Michel Benoît

Une controverse autour d’ouvrages récents sur Jésus initiée par Jacques Fischer sur Fréquence protestante la veille de Noël.

Enfin on sort de la promo pour échanger des arguments :

et aussi sur le blog de Michel Benoît : « La recherche sur le Jésus historique récupérée par un catholique »

10 commentaires sur « Controverse sur Jésus : Jean-Christian Petitfils, Didier Long, Michel Benoît »

  1. bonjour, je suis un fervent lecteur du blog de Michel Benoit et j’ai découvert beaucoup de choses dans « Dieu malgré lui ».
    Un autre auteur , Paul Diel (philosophe-psychologue français-1893-1972), m’a ouvert l’esprit sur l’analyse psycho-symbolique des textes bibliques et de la mythologie grecque(le symbolisme dans la mythologie grecque, la divinité, le symbolisme dans la bible, le symbolisme dans l’évangile de jean, science et foi), bien qu’il soit non chrétien son approche du Mystère et de Dieu est réellement vivifiante. Il faut rentrer dans sa forme de pensée psychologique (quelques concepts sont à intégrer) et à partir de là ,il y a une ouverture vers le Mystère qui rejoint un peu la théologie apophatique et un ressourcement vers l’harmonie grâce aux paroles, et aux actes de Jésus qui deviennent des sources de sanctification, sublimation permanentes pour se relever à chaque faux pas, à chaque manquement de la cible, à chaque attaque de la vanité(symbolisée par le serpent).
    « Dieu est transcendant à la raison et immanent à l’émotion ».Pour lui Jésus a existé mais même si il n’avait pas existé son mythe a été motivant (comme tous les mythes selon Jung) pour une grande partie de l’évolution harmonieuse du monde.
    Connaissez-vous la somme philosophique chrétienne d’inspiration scientifique intitulée « la théorie harmonique » d’André Lamouche(ingénieur-philosophe mort en 1969), qui a été écrite entre 1955 et 1963 ? Il y a 7 tomes et un digest des 3 premiers dans « l’homme dans l’harmonie universelle »(uniquement en occasion). Je cherche des personnes qui ont lus ou entendu parler de ce travail assez énorme.

    Cordialement.

    Bonne année 2012.

    1. Bonjour peter,
      Il y aurait donc au moins deux personnes dans ce bas monde qui s’intéresse à l’un des plus beaux esprits de synthèse du 20e siècle ? 🙂
      C’est en tapant « André Lamouche philosophe » sur mon moteur de recherche que je suis arrivé ici. Ne me demande pas si j’ai lu cet ingénieur-philosophe : j’ai tout bonnement dévoré tous ses livres. J’étais alors étudiant en philo. Aujourd’hui, trente ans après, je possède tous ses ouvrages. Je les ai trouvés petit à petit, sur ebay notamment.
      Si donc tu cherches « des personnes qui ont lus ou entendu parler de ce travail assez énorme ». Tu en as au moins trouvé une 😉
      A bientôt
      Rudy

      1. Bonjour Rudy et Alain, je remarque que nous sommes trois plus celui qui a engendré chez moi cette découverte, jean-sebastien Berger dans un livre « l’energie, l’information et le vivant-la trilogie de l’être vivant » » paru en 2005 que j’ai relu en 2010. Il n’existe pas grand chose sur le net sur ce travail colossal. J’ai fait lire « l’homme dans l’harmonie universelle » à un ancien ingénieur polytechnicien spiritualiste qui n’a pas accroché au discours « mécaniste ». Je ne comprends pas l’effacement complet de ce travail qui est d’un abord plutôt facile pour un esprit cultivé et un peu préparé et qui apporte des ouvertures sur une nouvelle logique. Que faire ?
        Monter un site ? Pour moi Lamouche m’ a permis de remettre de la transcendance spirituellle dans la pensée Dielienne(paul Diel).

  2. Saviez vous qu il existe en france , en auvergne , une communautè d hommes et de femmes vivant comme au premier temps du christianisme ? Une sorte de kibbouts du premier siecle de l ére chretienne ?

  3. Bonjour Peter,
    Je suis tombé par hasard sur ce site et j’y ai lut que vous cherchiez à connaître des personnes qui ont lut Lamouche. Je suis familier avec son oeuvre depuis plusieurs années.
    alain

      1. Bonjour,

        Bien sûr que je peux expliciter. Je fais remarquer d’emblée que l’actualité fait écho à mes propos. La suppression du concours de culture générale de Sciences-Po, ça vous dit quelque chose 🙂 ? Déjà que cette culture générale n’en était plus une depuis belle lurette, puisqu’elle était balisée par les seuls littérateurs. La voilà carrément supprimée. Histoire de s’enfoncer encore plus dans un monde de techniciens et autres experts. « Au final, les spécialistes sont des subalternes », a pu écrire André Lamouche. Il avait bien raison. « L’une des causes de la crise grave que nous traversons réside dans le retard de la synthèse par rapport à l’analyse » (Psychologie p 359). Il poursuit, en guise d’illustration, sur « l’utilité de maintenir une complémentarité entre l’enseignement de la philosophie et celui des mathématiques » alors qu’au même moment (juin 1965) « une réforme du baccalauréat institue entre ces deux disciplines de base une coupure radicale ». On le voit bien, la synthèse n’est pas l’affaire du plus grand nombre. Obnubilés sans doute que nous sommes par les impératifs sociaux et économiques.

        Rudy

      2. Bonjour Peter,

        Vous m’avez demandé d’être plus explicite sur mon attrait pour l’œuvre d’André Lamouche (car j’imagine que c’est à moi que vous vous adressiez), et je m’aperçois que je vous ai surtout explicité ma dernière réponse 🙂 Mais peu importe, de la même façon, c’est aussi parce qu’elle provient d’un véritable effort de synthèse que j’aime cette œuvre. Blaise Pascal a écrit : « Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose ». Il a bien évidemment raison, mais il ne s’agit cependant pas de simplement accumuler des connaissances éparses. Il s’agirait plutôt de « lier » les choses. Synthétiser c’est forcément « voir le simple sous le complexe », « l’ordre sous l’apparent désordre ». Cela demande, outre le sens de la simplicité : le sens de l’analogie ; le sens de l’unité et aussi, au final, le sens esthétique*.
        Tout cela, je le retrouve dans l’œuvre d’André Lamouche.

        *Pour moi, sa vision des mathématiques, par exemple, est d’un haut niveau esthétique.

        Amicalement

        Rudy

  4. Bonjour Peter,
    Tu ne comprends pas l’ « effacement total de ce travail ». Mais la réponse est chez André Lamouche lui-même. Ainsi, à la phrase de Jean Rostand : « La grande affaire serait d’augmenter le nombre des cellules cérébrales », André Lamouche répond : « … la quantité n’est ici qu’un moyen subalterne au service de la qualité. Le niveau psychique d’un homme dépend de son pouvoir de synthèse et de coordination* » (Psychologie p.426. *écrit en italique dans le texte d’origine). Or l’esprit de synthèse (à ne pas confondre avec l’esprit d’encyclopédie) n’est pas le fait des spécialistes, et que voyons-nous autour de nous : des spécialistes, voire des hyper-spécialistes. Vraiment, il n’y a pas à être étonné, dans un tel contexte, de ne pas voir émerger l’œuvre d’André Lamouche.
    Toutefois, il est certain que bon nombre d’entre nous aspirent à autre chose qu’au matérialisme ambiant. Dès lors, je te rejoins tout à fait quant à promouvoir l’œuvre de notre philosophe par le biais d’Internet.

    Rudy (qui va aller voir du côté de Paul Diel et qui espère bientôt saluer Alain 🙂

  5. Et l’excellent roman « l’Homme qui devint Dieu » de Gérald Messadié et son 2nd tome qui compile dix ans de labeur, alors ?! On l’oublie ?
    @ à tous : en France, il existe des preuves matérielles d’un authentique judéo-christianisme où l’Esprit n’avait pas été cloué sur la croix du dogme. D’ailleurs, au XIIIème siècle et pour privilégier l’Esprit à la Lettre, ceux qui ont voulu propager cette bonne nouvelle n’ont pas utilisé une seule lettre en ayant recours à l’image (sans esprit l’idolâtre !)… Je parle des imagiers qui ont sculpté les 3000 sculptures qui ornent le majestueux portail de Notre-Dame d’Amiens ; 3000 sculptures, pas une seule représentation d’un Jésus crucifié ! Le Christ y est enseignant, pas souffrant ! Par contre, que de références à la Thora et même à… la Kabbale (on y retrouve l’image de Lilith inconnue des chrétiens mais familière à la tradition juive). A Amiens, au XIIIème siècle, la communauté juive était tellement bien acceptée, vivant sûrement en parfaite symbiose avec la population chrétienne, qu’il n’en existe aucune trace de recensement (au point que certains imaginent qu’il n’y existait pas de communauté juive ; impensable !). A l’évidence, à Amiens et en Picardie en général, il fût une époque où le christianisme plongeait profondément ses racines dans la Tradition juive, afin d’y élever ces magnifiques Bibles de Pierre que sont nos belles cathédrales gothiques picardes (véritables nouvelles Jérusalem : voir vidéo). Ces Bibles de Pierre enseignaient, leurs voûtes en ogives élevaient le peuple, le libérant du poids du dogme. En ce siècle des cathédrales a pû souffler l’Esprit.

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