Chavouot, Le paradoxe du Sinaï

Sinaï

Nous Sortons de Chavouot. Cette très vieille fête, l’une des trois fêtes agraires de pèlerinage où l’on montait au Temple. On y commémore le don de la Loi au Sinaï.

Comment un solennité aussi centrale que le Don de la Torah a pu être laissée à l’appréciation des quelques personnes ?

L’association du don de la Torah associé à Chavouot n’est pas toraïque. Des rabbins proposaient qu’elle avait été donnée le 6 Sivan tandis que Rabbi Yossé penchait pour le 7 on suivit l’avis de Rabbi Yossé selon lequel la Torah a été donnée le Chabbath 7 Sivan :

Nos rabbins ont enseigné: le sixième jour du mois [Siwan] furent les Dix Commandements donnés à Israël. R. Jose a maintenu: le septième de celui-ci. Raba dit: Tous conviennent qu’ils sont arrivés dans le désert du Sinaï le premier du mois. Il est écrit, ce jour-là, ils sont entrés dans le désert du Sinaï (Ex 19, 1),  tandis qu’ailleurs, il est écrit: Ce mois-ci sera pour vous le début des mois:  tout comme le premier du mois (Ex 12, 2),  le premier du mois [est signifié]. Encore une fois, tous conviennent que la Torah a été donnée à Israël le Chabbat. Il est écrit: rappelez-vous le jour du chabbat, pour le sanctifier tandis qu’il est écrit ailleurs, et Moïse a dit au peuple: rappelez-vous ce jour-là alors là aussi c’était le même jour.
Ils ne sont pas d’accord sur la fixation de la Nouvelle Lune. R. Jose soutient que la Nouvelle Lune a été fixée le premier jour de la semaine [dimanche], et ce jour-là [Moïse] ne leur a rien dit à cause de leur épuisement de la journée. Lundi, il leur a dit, et vous serez à moi un royaume de prêtres [TB Chabbath 86a].

Comment un solennité aussi centrale que le Don de la Torah a pu être laissée à l’appréciation des quelques personnes et que l’Eternel n’ait pas donné son avis ? La Torah « n’est plus aux cieux » et que la tradition orale la fixe désormais, tout comme la Nouvelle Lune, par délibération. Ce qui est un paradoxe; Comment ce qui est transcendant peut-il advenir dans dans l’immanence d’une discussion ?

La Torah a été donnée au Sinaï et ce moment fondateur est hors de l’histoire,  et ne même temps chacun de nous est contemporain du Sinaï…  « elle n’est plus au cieux » dit l’adage talmudique. Bref son Eternité n’est plus accessible à l’homme en dehors de l’épaisseur de l’interprétation de l’histoire et du débat humain. C’est en ce sens que la Torah donnée au Sinaï (Torah lemoché mi Sinaï) est à la fois hors de l’histoire (CF le Maharal dans l’Eternité d’Israël) et au cœur de l’histoire et du phénomène humain. Etrange paradoxe oriental.

Saadia Gaon, mémoire de nos pères

A Chavouot chez les Sefardim on récite le commentaire sur les Dix Commandements de Saadia Gaon (voir ci-dessous), traditionnellement en arabe la langue de ce texte, et traduit en français.

Né en Egypte en 882 (ou 92) et mort en Babylonie en 942, sous le califat abasside, le Rav Saadia Gaon, a été un des premiers à s’intéresser aux sciences profanes (bien que toute la guemara discute évidement son époque). Il sera le premier à écrire une œuvre immense en arabe. Défenseur du judaïsme rabbinique face au karaïsme il va tenter de présenter le judaïsme, ouvrant par la voie à la grande tradition séfarade qui va traduire les concepts de la philosophie grecque dans la culture de son époque.

C’est de cette confrontation du monde de la Torah et des sciences les plus avancées de leur temps (philosophie, astronomie, médecine, histoire…) que naîtront des systèmes de réflexion juives prodigieux et originaux qui vont éclairer leurs contemporains et nous qui les écoutons. Cet enseignement est Torah. Qu’on pense à Maïmonide au Moyen Age puis au Maharal de Prague à la Renaissance, à Emmanuel Levinas en notre temps. On peut dire que la puissance du judaïsme a été d’intégrer les cultures environnantes tout en montrant leur paganisme pour y retourner de manière plus humaine. En distanciant ce qui en est humain de l’inhumain. Bref en faisant un travail de sortie de idolâtrie.

Des « étrangers » sortis de l’esclavage d’Egypte sous la houlette de Moïse – appelés alors les guérim – vont devenir, en recevant le don de la Torah un « peuple saint » –goy kaddoch. Le prototype du juif, Ruth la moabite, dont on lit la Meguilah à Chavouot, est justement celle qui se défait de son étrangeté de goya. Et c’est de cette païenne que va naître Oved, père d’Ichaï, père de David d’où naîtra le Machiah.

C’est là le sens de ce commentaire du Keli Yakar (« Récipient précieux ») de Salomon Ephraim de Luntschitz (1550-Prague 1619) sur le 1er Commandement :

 » Pourquoi, demande-t-il, est-il écrit ‘‘Je suis l’Eternel, ton D.ieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte «  et non pas… ‘‘qui ai créé les cieux et la terre’’. C’est que le Créateur voulait souligner qu’Il ne s’est pas borné à créer le monde, mais que par la suite, Il continue éternellement à diriger l’histoire de l’humanité « .

Dieu dans l’histoire… alors qu’il est l’Eternel, donc préalable à tout temporalité. Ce paradoxe d’une pensée orientale qui sort de la logique rationnelle n’est résolvable en réalité que dans l’expérience qui est ob-éissance au commandement. Obéir c’est-à-dire « Ob-ouïr », écouter de… D-ieu est à accessible à l’oreille humaine mais « à perte de vue » disait un de mes maîtres.

Comme le montre le dans le Kouzari (I, 11-25), les meilleures preuves de la valeur éternelle de la Torah sont des preuves d’ordre historique car nous croyons à une histoire providentielle.

Comme dit le Deutéronome :

De fait, interroge donc les premiers âges, qui ont précédé le tien, depuis le jour où Dieu créa l’homme sur la terre, et d’un bout du ciel jusqu’à l’autre, demande si rien d’aussi grand est encore arrivé, ou si l’on a ouï chose pareille ! (Dt 13, 32)

Le juif est donc celui qui scrute l’histoire du monde et sa propre vie pour y déceler l’Evènement du Sinaï qui transcende l’histoire et à la fois l’habite. Etrange paradoxe.

Les dix commandements (Saadia Gaon)

La traduction suivante est l’oeuvre du Dayane Issac Morali.

PREMIER COMMANDEMENT

Le premier Commandement, émanant du Maître de l’Univers, révélait une vérité incontestable, base fondamentale de la Tora et de l’alliance perpétuelle que Dieu promit d’instituer avec toutes les générations de son peuple.

Ce dogme apparaissait en lettres flamboyantes qui, après avoir plané dans les hauteurs célestes et évolué dans les airs autour du Mont-Sinaï, allaient se fixer sur les Tables de la Loi, pendant que la voix divine, claire, harmonieuse et d’une incomparable sonorité, dominant le bruit du tonnerre et de la tempête, environnait le peuple et l’exhortait merveilleusement en ces termes : O enfants d’Israël !

« Je suis l’Eternel, qui vous fait sortir d’Egypte, d’une maison d’esclavage. »

Je suis l’Etre Suprême qui ai créé la mer et qui lui ai ordonné de se dessécher (pour vous y frayer un passage), j’y ai fait noyer Pharaon et son armée. Je suis Un par excellence ; par ma splendeur et ma sagesse, j’ai étendu et affermi les cieux, seul, sans être secondé par un ministre, ni par un conseiller quelconque. Je sur le Roi des rois, et je n’ai point de rival ; c’est Moi seul qui fais mourir et qui fais vivre. J’abaisse la demeure de l’orgueilleux et je l’avilis ; j’élève ou j’humilie ceux que je veux. J’accorde le bonheur à mes fidèles serviteurs et je leur procure une subsistance quotidiennement renouvelée. Je possède les trésors du froid, de la grêle, de la neige, de la gelée, du tonnerre, des éclairs et du vent violent.et impétueux. J’ai fait tenir les cieux sans colonnes ; j’ai fermement établi les assises de la terre, comme si elles reposaient sur de solides piliers. Par ma seule parole, du néant j’ai tiré l’existence ; ma volonté n’a jamais été contrariée ; elle est immuable.

Je frappe de démence les savants et j’annihile leurs projets ; j’éloigne ceux qui sont proches et je rapproche ceux qui sont loin. Je fais jaillir l’eau des rochers les plus durs et dans les lieux les plus arides. Je fais germer de la terre les graines qu’on y a déposées et j’en fais surgir une abondante moisson. Si je jette un regard sur le monde, je le fais trembler. Il se trouve plongé dans de profondes ténèbres, dès que j’éclipse le soleil. C’est par la faute des hommes que parfois je prive la terre de la pluie ; néanmoins je m’empresse de la lui accorder de nouveau, dès que ceux-ci me la réclament par des prières et des louanges. Sachez que j’en compte toutes les gouttes et qu’un ange gardien préposé par moi a la charge de les distribuer ou de les retenir, selon ma volonté. Une fois descendue du ciel, la pluie n’y retourne pas avant d’avoir fertilisé les champs auxquels je l’ai destinée. C’est à moi seul que conviennent la souveraineté, la grandeur, les hommages, la prière et la louange. Je suis Un par excellence, Fort et Puissant, je dévoile les mystères et rien n’échappe à ma vue. Nul ne peut être comparé à moi. Ma gloire brille dans les sphères les plus hautes et je sonde les profondeurs du cœur. Je suis l’Eternel qui recouvre la terre d’une fraîche verdure, qui la revêt de céréales, d’herbes et d’une flore superbe. Je lui fais produire pour mes serviteurs de beaux et succulents fruits. J’ai assigné à la mer une infranchissable limite de sable. Je change les temps et les époques, et les astres accomplissent leurs révolutions avec une parfaite régularité. J’appauvris le riche et enrichis abondamment le pauvre. Je suis le Tout-Puissant, le Très-Haut, le Sublime ; ma splendeur n’a point d’égale, rien ne peut ressembler à ma divine Majesté. La glorification, la magnificence ne siéent qu’à moi, ainsi qu’il est écrit dans le livre de la Révélation : « Ecoute, ô Israël ! L’Eternel est notre Dieu, l’Eternel est Un » et sans second ; il n’y a pas d’Unité semblable à la sienne.

DEUXIEME COMMANDEMENT

Le deuxième commandement apparaissait en lettres flamboyantes ; tournoyant dans les hauteurs célestes, pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O fils d’Israël !

« N’ayez point d’autre Dieu que moi. »

Ne vous faites point d’idole ! Ne me changez pas contre un autre, ne m’attribuez aucune figure. Ne me comparez à rien, ne me représentez pas d’après votre imagination. Adressez-moi vos louanges et rendez hommage à mon Nom. Je suis le Tout-Puissant, le Majestueux ; mes merveilles sont impénétrables et le mystère de mon existence est insondable.

Je conserve ma bonté pour toutes les générations, car je suis le Miséricordieux, le Bienveillant. Gardez-vous bien de me substituer une idole ou de me représenter sous une forme quelconque. Ne vous prosternez point follement ou aveuglément devant le soleil, ni devant la lune, ni devant tout ce qui existe sous le ciel, ni devant les étoiles du firmament et ses diverses constellations ; car ils ont tous été comme vous créés par moi.

Je suis l’Eternel, à Moi seul appartiennent la grandeur, la puissance et tous les êtres ; mes décrets sont irrévocables. N’adorez point d’autres dieux que moi, qu’ils soient sculptés en or, en argent, en bois ou en pierre ; car ils sont l’œuvre de la main d’hommes insensés. Ils ont une bouche, et ne parlent pas ; des yeux, et ne voient pas ; des oreilles, et n’entendent pas ; des narines, et ne sentent pas ; des mains, et ne touchent pas ; des pieds, et ne marchent pas. Puissent leur ressembler ceux qui les façonnent, de même que ceux qui se confient en eux.

0 fils d’Israël! O mes Elus! O mes biens aimés! Je suis l’Eternel, l’auteur de l’Univers. J’ai créé les planètes et les brillants corps célestes : ne les craignez pas et ne leur rendez pas hommage, car je suis un Dieu jaloux, punissant sévèrement ceux qui s’écartent de mes commandements ; mais je suis clément et bienveillant pour ceux de mes élus qui observent mes Lois, fidèlement et sincèrement.

Je serai leur témoin, au jour du jugement dernier. Je punis les iniquités des pères dans les enfants, jusqu’à la troisième et à la quatrième génération, si ceux-ci m’offensent ; mais aussi j’étends ma bienveillance à la millième, pour ceux qui m’aiment et observent mes préceptes.

TROISIEME COMMANDEMENT

Le troisième commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O enfants d’Israël!

« Gardez-vous bien de jurer en vain par mon nom »

Ni de le proférer à l’appui du mensonge. Si vous prêtez serment, persévérez dans vos attestations, jusqu’à ce que la vérité éclate manifestement. Que votre serment soit exempt de défectuosité et de vice ; que votre témoignage soit sincère et irréfragable. Ne prononcez le nom de Dieu que dans un cas indubitable. Sachez que celui qui le profère irrévérencieusement sera perpétuellement puni par moi ; car le parjure cause la ruine des maisons et la destruction des monuments, dessèche les plantes, arrête les pluies bienfaisantes, procure de graves maladies et des souffrances à celui qui le commet, transforme une terre fertile en un désert inculte. Ecoutez ce que l’Eternel dit à ce sujet :     « J’ai donné libre cours à la malédiction, pour qu’elle pénètre dans la maison du voleur et dans la maison de celui qui jure faussement par mon nom ; elle élira domicile au milieu de sa demeure et la ruinera avec sa charpente et ses pierres. »

Gardez-vous bien du faux serment et du faux témoignage, car je châtie sévèrement le parjure. Je récompense, au contraire, celui qui s’abstient de prêter par mon nom un serment faux, vain et mensonger ; qui n’habitue pas sa langue à tenir des propos indécents, ni à mentir ; qui révère le Nom de son Maître suprême et qui le craint ; qui ne prononce ce Nom auguste et redoutable du Tout-Puissant que sincèrement et sans arrière-pensée ; qui ne dit toujours que la vérité et qui prouve que la crainte de Dieu lui est constamment présente. Ainsi Idris (Enoch) prononça mon Nom et je l’ai élevé au-dessus de la voûte éthérée ; Noé en fit de même, et les eaux du déluge l’épargnèrent ; Abraham le proféra aussi, et je l’ai sauvé du feu de la fournaise ; Isaac l’invoqua à son tour, au moment de son sacrifice, et je l’ai racheté par un bélier ; Jacob l’exprima ensuite pendant qu’il luttait avec l’ange. Par ce Nom j’ai préservé Joseph de la tentation de la femme de Putiphar. Par ce Nom, Moïse put tuer l’Egyptien, métamorphoser son bâton en serpent et lui faire reprendre ensuite sa forme primitive. Par ce Nom, invoqué encore par le prophète, j’ai divisé la Mer Rouge en douze sentiers, un sentier pour le passage de chaque tribu. Par ce nom, j’ai arrêté le soleil sur la prière de Josué afin de permettre à celui-ci d’exterminer ses ennemis. Par ce Nom, Jonas demanda mon secours, pendant qu’il était dans les entrailles du cétacé et je l’en ai retiré. Par ce Nom, enfin, les malades guérissent, les aveugles recouvrent la vue, les morts sont rappelés à la vie et les affligés trouvent la consolation réconfortante.

Je suis le premier de tous les premiers, et l’éternité ne sied qu’à moi seul. Je suis l’Etre Suprême dont l’existence n’aura pas de fin ; je suis le Tout-Puissant et je ne laisse pas impuni celui qui invoque mon nom pour le mensonge.

QUATRIEME COMMANDEMENT

Le quatrième commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O fils d’Israël !

« Souviens-toi du jour du Chabat pour le-sanctifier. »

Durant six  jours tu travailleras et tu t’occuperas de toutes tes affaires mais le septième jour sera un jour de repos consacré à l’Eternel ton Dieu ; tu n’y feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni  ton esclave mâle ou femelle, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs, afin qu’ils se reposent comme toi. Car en six jours, l’Eternel a créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment, et il s’est reposé le septième jour dans lequel il occupa son Trône ; c’est pourquoi l’Eternel a béni le jour du Chabat et l’a sanctifié. O enfants d’Israël ! Observez le Chabat, honorez-le, vénérez-le, révérez-le, choyez-le, faites-le respecter, glorifiez-le, embellissez-le, aimez-le, purifiez-le, couronnez-le, parez-le, sacrez-le roi, portez-le en triomphe, ennoblissez-le, chérissez-le, préférez-le, affectionnez-le, sanctifiez-le, fixez-le, illustrez-le, conservez-le, fermement. O enfants d’Israël ! O mes Elus! O mes Saints ! Souvenez-vous des vingt merveilles que j’ai créées dans le monde, et dont je n’ai préféré que les septièmes, en l’honneur du Chabat. J’ai créé sept cieux, et je n’ai attribué la suprématie qu’au septième, qui se nomme « Araboth », où réside ma divine Majesté. J’ai créé sept mers, et je n’ai choisi que la septième qui est la Mer Rouge, où j’ai accompli des miracles aux yeux de mon peuple. J’ai créé sept planètes, et j’ai accordé la supériorité sur les autres à la septième, le soleil qui, par sa lumière puissante, éclaire l’univers entier ; j’ai appelé Abraham mon bien aimé et Moïse, mon fidèle serviteur. J’ai créé le monde en six jours, et c’est le septième seulement que j’ai occupé mon Trône. J’ai aussi écrit dans mon Livre : « Vous compterez sept fois sept années, c’est-à-dire quarante-neuf années, et la cinquantième sera une année de Jubilé, une année où le maître renverra ses esclaves des deux sexes, une année où chacun rentrera dans ses possessions, où le serf sera entièrement libre. J’ai, d’autre part, écrit dans ce même Livre : « Vous compterez sept semaines, c’est-à-dire quarante-neuf jours, et vous sanctifierez le cinquantième qui est celui que j’ai consacré par la promulgation de ma Loi. J’ai élevé David à la dignité royale, lui qui était le septième des patriarches, et je lui ai promis que de sa postérité surgiraient sept souverains qui régneront dans l’avenir, et dont le plus illustre sera le Messie surnommé « Innone », lequel sera aussi le septième monarque. Et, bien que j’aie donné la préférence à tous ces septièmes énumérés, j’accorde néanmoins la priorité au Chabat, qui est le septième jour de la semaine. Je l’ai appelé le jour de la paix, le jour de la foi, le jour de la bénédiction, le jour de la vénération, le jour de la confiance, le jour de la quiétude, le jour de la gloire, le jour de la splendeur, le jour de la beauté, le jour de la pureté, le jour du bonheur, le jour de la grandeur, le jour de l’ornement, le jour de la sainteté, le jour de la propreté, le jour de la prospérité, le jour de la magnificence, le jour de la préférence, le jour de la charité, le jour de l’étude, le jour de l’élévation, le jour de l’illustration, le jour de la conservation, le jour par lequel j’ai achevé la création du monde, le jour où même les damnés de l’enfer jouissent du repos. O enfants d’Israël! Honorez le Chabat, revêtez en ce jour vos plus beaux habits ; buvez et mangez bien ; soyez surtout charitables envers les malheureux et, généreusement, faites-leur partager vos repas, afin qu’ils se réjouissent avec vous. En retour, je vous épargnerai toute calamité, je vous préserverai de tout malheur, vous, ainsi que tous ceux de vos descendants qui se distingueront par leurs bonnes œuvres.

Car le Chabat est le symbole de l’alliance perpétuelle conclue sous la foi du serment entre vous et Moi ; c’est pourquoi l’Eternel a béni ce jour et l’a sanctifié.

CINQUIEME COMMANDEMENT

Le cinquième commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes: O enfants d’Israël!

« Honorez vos parents »

Et gardez-vous bien de transgresser le précepte de la piété filiale que je vous ai imposée ; car l’honneur de vos parents doit être identique au mien ; leur vénération semblable à la mienne ; leur obéissance égale à celle qui m’est due. Sache, ô fils de l’homme ! Que nous nous sommes associés à trois pour te former : Moi l’Eternel, ton père et ta mère.

Tu dois à ton père ces dix organes : les os, les nerfs, la moelle épinière, le blanc des yeux, l’encéphale, les ongles, les dents canines, les molaires, les intestins et la graisse.

De ta mère tu tiens les dix suivants : la chair, le sang, les poumons, le cœur, le foie, le fiel, la rate, le noir des yeux, le coloris rouge des lèvres et les cheveux. Et de Moi, l’Etre Suprême, tu as reçu la vie, l’âme, l’intelligence, la sagesse, la parole, la vue, la force, l’odorat, le contentement et les biens. Puisque j’ai fait participer tes parents à ta création, ô mon fils, ne les contredis pas, que leurs propos soient justes ou erronés ; ne t’assieds pas à leur place, ni en leur présence, ni en leur absence ; car j’ai assimilé leur honneur, leur obéissance et leur vénération aux miens. Ne les regarde donc pas d’un œil défavorable ; accomplis leurs désirs ; ajoute foi à leurs paroles ; écoute docilement leurs remontrances et garde-toi de les offenser.

Je t’ai ordonné de respecter tes parents en raison des vingt organes de ton corps à la formation desquels ils ont contribué. Demeure auprès d’eux et lève-toi devant eux ; livre-toi, s’il le faut, à un travail servile, afin de pourvoir à leur entretien. Ne te permets pas de témoigner contre eux et accepte volontiers leur témoignage contre toi.

Les dix Commandements que je t’ai prescrits, c’est-à- dire : la reconnaissance de ma Divinité, la défense d’adorer les idoles, de faire un parjure, de profaner le jour du Chabat, de tuer, de commettre un adultère, de voler, de porter un faux témoignage, de convoiter le bien d’autrui, de ces dix Commandements, celui de la piété filiale est le plus important.

Le sage Salomon, fils de David (que la paix soit sur lui !) a dit: «Tout enfant qui ne respecte pas ses parents et qui les méprise, puissent ses yeux être arrachés par les aigles et dévorés par les oiseaux de proie. »

O mon fils, dit encore ce sage, vénère tes parents de toutes tes forces et empresse-toi d’accomplir leurs ordres ; par cela tu t’assureras une longue et heureuse vie. Et tel que tu t’es comporté envers ceux qui t’ont mis au monde, telle sera la conduite de tes enfants à ton égard.

En honorant tes parents, tes jours se prolongeront sur la terre que l’Eternel, ton Dieu t’accordera.

SIXIEME COMMANDEMENT

Le sixième Commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes, pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O fils d’Israël !

«Ne tuez personne»

Injustement, sans raison ; ne versez pas le sang d’un innocent. Ne soyez ni les instigateurs, ni les agents du meurtre ; n’ayez aucun rapport, aucune relation avec les assassins ; ne permettez à aucun d’eux d’élire domicile parmi vous.

Sachez que l’homicide détermine l’exil et la famine. O enfants d’Israël ! Gardez-vous bien d’un tel forfait que l’Eternel, Grand et Puissant, a rigoureusement défendu. Je poursuivrai celui qui aura tué la personne à qui j’ai confié l’âme et je vengerai le sang de l’innocent ; car j’ai créé l’homme à mon image, je l’ai fait au moule divin et mes mains l’ont façonné. Comment donc, oses-tu détruire et exterminer sans pitié celui que j’ai si merveilleusement formé dans le sein de sa mère! Comment, ô mon fils, te permets-tu de faire périr un être que tu n’as pas créé et que tu es incapable de ressusciter ! Pourquoi en hâtes-tu la fin avant le terme que je lui ai assigné, et lui retranches-tu la vie prématurément ? Loin de toi l’homicide et l’effusion du sang humain ! L’Eternel a seul le droit de réclamer l’âme qu’il a créée ; quant à toi, tu ne peux supprimer l’existence d’un individu qui n’est pas ton œuvre ; le meurtre est un crime impardonnable.

Mais si tu te montres compatissant à l’égard d’un de tes semblables qui implore ton secours, tu prouveras que tu crains Dieu qui, en retour, t’exaucera lorsque tu l’invoqueras, car il est Miséricordieux. L’assassin, au contraire, renie l’Etre Suprême qui l’a créée, et pour cela son crime est ineffaçable. Partout où il ira, la terreur le saisira ; partout, il tremblera d’épouvante. Son forfait rejaillira sur tous ses descendants et sur tout ce qui lui appartiendra ; les cieux le maudiront, la terre le rejettera, les vallées témoigneront contre lui. Gardez-vous bien donc de tuer et de verser le sang humain.

« O Mon fils ! Crains Dieu et prends soin de ton âme, afin de pouvoir, après une belle vieillesse, te trouver réuni avec les saints et les justes, car Je suis l’Eternel Clément et Miséricordieux.

SEPTIEME COMMANDEMENT

Le septième Commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes, pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O fils d’Israël !

«Ne commettez point d’adultère »

et ne vous adonnez pas à la débauche. N’ayez aucun rapport, aucune relation avec les gens de mœurs dépravées, afin que vos enfants après vous ne soient pas pervertis ; car le péché de la fornication détermine l’exil et la famine. O fils d’Israël ! Gardez-vous bien de l’incontinence ; loin de vous l’adultère qui occasionne la misère et les jours de détresse. Repoussez les sottes envies, les désirs d’un court instant qui irritent l’Eternel, entraînent la ruine de celui qui les recherche et la perte de celui qui s’y livre. Eloignez-vous en, observez toujours la Loi que je vous ai donnée et contentez-vous de ce que je vous y ai permis. Le vice dégrade la personne qui y persévère, lui retire l’estime dont elle jouit auprès de ses concitoyens et dévoile ses secrets. Mais, celui qui s’en préserve sera, en retour, préservé par Dieu de tous les maux. O mon fils ! Réfléchis bien à cela ; dompte tes passions, consacre tes pensées au Très-Haut. Que l’épouse que l’Eternel t’a accordée te suffise ; Il te bénira en augmentant ta famille ; des sources de bonheur jailliront dans ta demeure et tes greniers regorgeront d’abondance. Crains Dieu, garde-toi bien de commettre un inceste, et la prospérité s’installera chez toi. Sache que le Tout Puissant t’agréera si tu ne succombes pas aux tentations du maudit démon ; car les plus terribles fléaux fondent sur celui qui commet l’odieux péché de l’adultère.

Ô égaré ! Evite les regards de la courtisane dont les sentiers conduisent à la mort, évite de la poursuivre! Qu’aucune relation n’existe entre elle et toi ; ne recherche point son amitié ; fuis-la de toutes tes forces.

Tu seras vraiment habile et intelligent si tu parviens à lui échapper. Garde-toi bien de cette femme impudique et de ses artifices. Dès qu’elle désire quelqu’un, elle lui tend ses filets jusqu’à ce que, fatalement, il soit pris au piège. Ecarte-toi de son habitation ; n’essaie pas de t’approcher de sa porte, car elle te séduirait par ses paroles mielleuses, te tromperait par le charme de son langage et t’abreuverait de ses eaux. C’est pourquoi je te recommande de t’en éloigner, car ses chemins conduisent à la perdition, ses sentiers aboutissent à la mort. Aie donc soin de ne point suivre les traces de ses pas ; si tu deviens sa proie, tu es dès lors inévitablement perdu ; mais si tu ne tombes pas entre ses mains, tu peux te vanter d’avoir échappé au trépas. C’est au seuil de sa porte qu’elle se tient ; de là, elle lance son regard perçant sur le jeune homme qu’elle veut attirer et l’entraîne dans la voie du mal.

Il existe dans le monde dix choses dont l’une est plus forte que l’autre: la pierre dure est brisée par le fer ; le fer résistant est ramolli par le feu ; le feu ardent est éteint par l’eau ; l’eau est bien redoutable, mais le nuage la contient ; le lourd nuage est chassé par le vent ; le vent le plus impétueux est supporté par la terre ; la terre est puissante, mais l’homme l’est davantage ; le chagrin le plus amer est dissipé par le vin ; le vin quoique fort est inférieur au sommeil ; le sommeil plus profond est bien moindre que la mort ; la mort est terrible, mais la femme voluptueuse les surpasse tous. C’est d’elle que le sage Salomon fils de David (que la paix soit sur lui !) a dit : « Ce que je trouve de plus amer que la mort, c’est la femme dont le cœur n’est que guet-apens et pièges. » La trame de ses filets est beaucoup plus ferme que celle des rets ordinaires. Elle mange, s’essuie la bouche et dit:« Je n’ai rien mangé!» ; elle satisfait ses appétits et dit : « Je n’ai point fait de mal ! » Ses manières d’agir sont analogues à celles du navire dans la mer, de l’aigle dans les airs, du serpent sur le rocher ; car de même que, faute de traces, le passage de ces derniers ne peut être soupçonné, de même l’infidélité conjugale de cette maudite femme échappe à toute investigation.

Peut-on attiser du feu dans son sein, a dit encore le sage de la Bible, sans que les vêtements soient consumés ? « Un oiseau serait-il pris sans piège ? » « Deux hommes marchent-ils ensemble s’ils ne se sont pas entendus d’avance ? » « Le lion rugit-il (dans la forêt) s’il ne tient une proie?»« Un peuple est-il frappé d’un malheur si ce n’est à cause de ses propres fautes?»

Celui qui se livre aux plaisirs illicites et qui s’adonne au vice verra ses secrets découverts, sera réduit à l’indigence et ses forces l’abandonneront. Attaché à l’iniquité, il finira par perdre complètement la foi. En considérant les dix choses énumérées ci – dessus, nous avons remarqué que la femme aux mœurs dépravées en était la plus terrible. C’est pourquoi, mon fils, confie-toi en Dieu et il te préservera d’elle et de toute autre séduction.

HUITIEME COMMANDEMENT

Le huitième Commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes, pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O fils d’Israël !

« Ne dérobez point ! »

N ‘ayez aucun rapport, ni aucune relation avec les voleurs, car le larcin est cause que les nuages se dissipent pour ne pas donner de pluie. O enfants d’Israël ! Gardez-vous bien du vol. Eloignez-vous du chemin de l’oisiveté et ne convoitez point ce qui ne vous appartient pas.

Sache, ô homme! Qu’en te créant dans le sein de ta mère, je me suis déjà préoccupé de ta subsistance. Du haut de mon trône, je te donnai l’ordre de quitter ce lieu lorsque tu atteignis le terme des jours et les mois que je t’y avais fixé, et je te recommandai d’être honnête et de reconnaître ma Toute Puissance.

Je suis l’Eternel qui t’a délivré de l’étroitesse des entrailles et de l’obscurité du sein maternel. O mon fils ! Ne commets point de vol, car j’ai assuré ton existence et pourvu à tes besoins. Quand ton heure aura sonné, il ne restera plus rien des biens que tu auras amassés, qu’ils aient été nombreux ou non, pas même la valeur d’un grain de sésame. Contente-toi donc de ce que l’Eternel t’a accordé.

Tu ne peux récolter, a dit un sage, la moisson dont la semence ne t’appartenait pas. Sois satisfait de ce que tu as acquis loyalement et il te sera profitable. Comment, a dit aussi Salomon, fils de David (que la paix soit sur lui !), comment veux-tu jouir de ce monde alors que la vie est de courte durée !

Donc, mon fils, considère-toi comme un mercenaire ; recouvre-toi de nattes ; nourris-toi de son et empêche-toi de dérober peu ou beaucoup. Ne vole point le riche sous prétexte que cela ne peut lui faire tort, et encore moins le pauvre dont tu augmenterais la misère. Ne t’avilis pas, ne déshonore pas tes amis, évite d’être l’opprobre de ta famille et de ton pays. Si l’on te dit : « Comment tu n’as rien en mains ! », endure cette souffrance plutôt que de t’exposer à la honte, toi et les tiens. Efforce-toi de ne pas te rendre vil et méprisable aux yeux de tes amis qui t’entourent comme une auréole, dont l’éclat s’obscurcirait si tu agis mal.

A khan, descendant de Zérah, chef de la tribu de Juda, s’était rendu coupable de larcin ; pour cela, il fut lapidé aussitôt et recouvert lui, ainsi que les objets dérobés, d’un grand monceau de pierres.

Eloignez-vous donc du vol et écartez-vous du vice. Je comblerai de bonheur l’homme droit et intelligent qui se contente du peu qu’il a acquis honnêtement.

NEUVIEME COMMANDEMENT

Le neuvième Commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes, pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O fils d’Israël !

«Ne portez pas de faux témoignages ! »

Interdisez aux parjures de s’installer au milieu de vous car, par leur faute, les bêtes féroces dévastent la terre. Ecartez-vous du chemin de la fausseté et de la turpitude. Ne causez pas la mort d’un innocent en disant : « Mais nous ne lui avons fait aucun mal ! » alors que vous le tuez sans épée, que vous lui percez le cœur sans lance et que vous lui faites rendre l’âme avant le terme de son existence. C’est un triple homicide que vous commettez et qui vous privera de votre part à la vie future. Garde-toi, insensé ! de faire un faux témoignage, car l’Eternel t’en punira ici-bas et dans l’autre monde. Ce crime annihile toute croyance religieuse et, au jugement dernier, c’est par là que commencera l’examen, de tes actes. O mon fils! N’affirme que ce dont tu es sûr ; crains Dieu et sache que le parjure déshonore celui qui le perpètre et le rend méprisable.

ce que nous venons d’exprimer au sujet des faux témoins qui seront privés que la béatitude de l’autre vie est confirmé par le verset suivant : « Maudit soit celui qui frappe son prochain en secret. » Relativement à cela nous lisons encore dans l’Ecriture Sainte : «Malheur à ceux qui qualifient le mal, bien et le bien, mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres, qui rendent l’amer, doux et le doux, amer. »

Donc, pareillement, les faux témoins sont maudits par l’Eternel. Ainsi, mon fils ! Ne rends point contre ton prochain de faux témoignage.

DIXIEME COMMANDEMENT

Le dixième Commandement apparaissait en lettres flamboyantes, tournoyant dans les hauteurs célestes, pendant que la voix divine environnait le peuple et l’exhortait en ces termes : O fils d’Israël !

«Ne convoite pas la maison de ton prochain.»

N’envie pas la femme de ton prochain, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain. »

Gardez-vous bien de la cupidité ; fuyez les désirs illicites ; abhorrez la concupiscence ; tous ces vices sont cause des calamités. Celui qui ne peut maîtriser ses passions n’est pas clairvoyant, mais aveugle ; il ne se rend pas compte de ses actes. Il prend ce qui est amer pour doux et ce qui est doux pour amer. Il ne peut distinguer l’océan de la terre, ni la terre de l’océan ; pour lui, la perfidie est droiture et la droiture perfidie. La convoitise qui s’est emparée de son cœur, qui a triomphé de ses yeux, est comparable aux nuages déversant une pluie torrentielle, ou au fleuve rapide emportant tout sur son passage, entraînant et englobant tout ce qu’il peut. Ainsi, la volupté stupide, la passion ruinent, perdent tous ceux qui s’y adonnent, aveuglent leurs favoris, les empêchent de discerner le bien du mal, insensibilisent leur cœur. Celui qui sait s’en écarter verra prospérer ses affaires, sa condition s’améliorer ; qui s’attache à la religion aura de la considération, accroîtra ses biens et ses richesses. Pour avoir su attendre dans la résignation, il aura trouvé son contentement, puis la satisfaction, la prospérité, la fortune, la dignité, et alors il n’aura plus rien à souhaiter. La convoitise, au contraire, engendre le gaspillage, la perte, la ruine, le malheur, le déshonneur, la vicissitude, la pauvreté, l’avilissement de celui qui la poursuit et qui finira accablé de tous les maux.

Ainsi, mes enfants, gardez-vous bien de convoiter ce qui ne vous appartient pas. Contentez-vous de ce que je vous ai accordé. Si vous observez votre Loi, l’Eternel vous aimera et ses anges vous seront favorables. Ayez soin de ne point transgresser ses commandements. Ne désirez pas ce qui n’est pas votre propriété, ce que possède votre prochain, car le Tout Puissant, qui vous a donné des biens, vous en octroiera d’autres si vos pensées sont pures et sincères envers lui et vous obtiendrez de sa suprême bonté le bonheur perpétuel, ainsi qu’il est dit dans la Tora : «De la sorte, tu seras heureux et tu verras tes jours se prolonger. »

Un commentaire sur « Chavouot, Le paradoxe du Sinaï »

  1. Je vous suis depuis vos débuts et je trouve votre parcours remarquable..
    .Merci pour cette nourriture spirituelle et de prolonger par la même ce que nous avons vécu pendant ces deux jours

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