Les vies de Didier Long et Haïm Harboun sur bibliothèque Médicis

(Toute l’émission avec Maurice Olender, Historien, Professeur à l’EHESS, Sylvain Fort, Essayiste, conseiller et plume d’Emmanuel Macron )

11 commentaires sur « Les vies de Didier Long et Haïm Harboun sur bibliothèque Médicis »

  1. Salut frère Marc,
    Je t’ai connu alors que j’étais au studium de la PqV. C’est avec étonnement que je te vois maintenant retombé prisonnier dans une religion racialiste. Une religion qui affirme que ce que tu es devant Dieu est déterminé par tes chromosomes et non par un geste de liberté filiale. Libéré par le Christ, tu es devenu esclave de la chair. Tu as remplacé la clôture monastique, lieu d’accueil, par le soreg du Temple, lieu de mort. Libéré par l’esprit, tu es devenu esclave de la chair. En toi, le péché contre l’Esprit est sans pardon car tu sais la vérité même si tu la caches par du charabia talmudique. Sors de ton gouffre.
    Père Hermenegildo

    1. L’antisémitisme n’est pas une opinion mais un délit. En latin ou en français c’est juste une honte. Pour le reste : אָדָם–תּוֹעֶה, מִדֶּרֶךְ הַשְׂכֵּל: בִּקְהַל רְפָאִים יָנוּחַ

  2. « Antisémitisme »!?!?!?!?! De quoi parles-tu? Dire la vérité c’est de l’antisémitisme?!?!?! Comment es-tu tombé si bas?!?!
    Dire que le judaïsme est une identité qui s’hérite comme les chromosomes : c’est vrai. Dire que le Soreg du Temple est un lieu de mort : C’est vrai, il porte cette inscription.
    N’étant pas juif pur-sang, tu seras toujours un utile prosélyte qui fait l’éloge d’un folklore d’esclaves de la chair dont le Christ nos a libérés.
    Déjà tu prends le mauvais pli des pharisiens zélotes qui crient: Au délit ! Au crime ! Et déchirent ses vestes. Tiens… ça me rappelle un certain procès d’il y a 2000 ans…
    Convertis-toi, sors de cet enfer.

    1. Cher Père Hermenegildo Faria,
      Je voudrais vous dire deux choses. Tout d’abord que vous devriez arrêter votre rhétorique antisémite qui ne peut que vous discréditer… surtout au Portugal. Et d’autre part que votre patronyme est juif.

      L’ANTISEMITISME COMME OBSESSION
      J’ai bien peur que votre obsession du judaïsme comme « religion racialiste », « folklore d’esclaves de la chair »… ce que vous dites d’un juif devant D. qui serait selon vous, « déterminé par ses chromosomes et non par un geste de liberté filiale », vos hypothèses racialistes sur le fait que je ne serai jamais biologiquement « juif pur-sang» et donc reconnu par les miens, etc… en dehors de relever directement de l’antisémitisme racialiste tel qu’il est né au milieu du XIXème siècle en Europe, révèlent surtout d’une forme de fascination et d’obsession génétique face au judaïsme telle qu’elle est née au moment de l’Inquisition l’invocation des juifs « pur sang » renvoie directement aux Lois de « pureté du sang », Limpieza da sangre, édictées à partir de 1440 en Espagne puis au Portugal.
      Il est vrai que le fait de m’assimiler aux « pharisiens-zélote » (un mot « valise » qui ne veut rien dire, historiquement pharisiens et zélotes se détestaient… ) qui vous condamneraient comme ils auraient selon vous condamné Jésus, me donne un autre grand rôle et ajoute un parfum religieux tragi-comique à l’ensemble… Il semblerait donc que la vieille accusation des « juifs déicides » marche toujours… même si je peine à croire qu’un prêtre en plein 21ème siècle après Vatican II et la Constitution Nostra Aetate en soit encore là…
      Vient ensuite votre obsession du judaïsme comme religion de mort qui éventuellement me guetterait comme un tombeau (celui de Jésus ?). Avec cette inscription qui vous fascine et qui classerait définitivement le Temple détruit en 70 comme un « lieu de mort » par les juifs eux-même de manière quasi prophétique pour la croyance chrétienne. Vous ne semblez pas savoir que l’expression « Soreg » provient des archéologues Clermont et Ganneau en 1871… pour désigner une inscription trouvée dans leurs fouilles à Jérusalem… Elle ne désigne en rien le temple comme « lieu de mort » par les juifs comme vous l’affirmez en citant cette inscription de manière tronquée. Cette inscription en grec et en latin est conservée au Musée d’Istanbul avec une copie au Louvre. La Michna (Middot 2, 3) en parle, elle est nommément citée par l’historien juif Flavius Josèphe à l’entrée du Général Romain Titus dans le Temple (Guerre des Juifs VI, 2), la voici :
      Inscription à l'entrée du sanctuaire du Temple de Jérusalem (Av 70)
      « Aucun étranger ne peut franchit la balustrade du Sanctuaire. Celui qui le ferait serait responsable de sa propre mort » …
      Il s’agissait d’une protection de l’espace saint (c’est à dire signifiant), petite surface du Temple détruit en l’an 70 de notre ère, réservée aux juifs… en comparaison de l’immense esplanade du parvis qui accueillait les Nations. Un peu comme le « danger de mort, à vos risques et périls » inscrit sur les portes des transformateurs électriques…
      Le Kodech et le Kodech a Kodachim, le sanctuaire, n’ont jamais été compris par les juifs ni par les premiers messianistes chrétiens comme Saül de Tarse qui y montait pour prier, y circoncisait ses compagnons hébreux dans les année 50-55 de notre ère comme un lieu de mort. C’est justement l’exact inverse : un lieu de Vie … Cette distinction du kadoch, « saint » taor (« pur » lié à la vie) et du tamé (« impur » lié à la mort), est structurante pour le judaïsme.
      Que vous preniez vos propres élucubrations et obsessions très au sérieux qu’il s’agisse du soi-disant racialisme juif ou du danger de mort que constituerait son culte et bien sûr de son danger pour moi… est plutôt drôle.
      Mais au fond l’essentiel n’est pas là…

      FARIA C’EST JUIF
      Votre racialisme juif et le danger de mort que constituerait pour vous son culte … semblent plus une manière de conjurer ces deux fléaux… non pas comme des faits externes mais une menace interne et pour vous-même… Y avez-vous déjà réfléchi ?
      Savez-vous que votre nom est celui de marranes qui ont fui l’Inquisition en Espagne et au Portugal, de gens qui judaïsaient dans des caves avec la peur d’être pris et tués ? Cela n’expliquerait-il pas vos obsessions ?
      Voici quelques informations concernant votre patronyme.
      Savez-vous qu’en 1593 à Grenade un jugement le bureau du Saint Office de l’Inquisition désignait les personnes portant le nom de Farias comme assurément « es judia o judeoconversa ». (Source : Pere Bonin, Sangre Judia, Espanoles de ascendencia hebrea y antisemitismi cristianeo, Flor de veneto ed.)
      L’Inquisition au Portugal n’a pas tardé à s’intéresser à ces crypto juifs en 1653 et en 1716 comme le montrent les archives détenues au CAHJP de Jérusalem où l’on trouve un de vos ancêtres Amorim de Faria (d’) Uno.
      On trouve aussi désignés comme juif dans les registres de l’Inquisition ou des communautés juive des : Barreto de Faria, Correa de Faria, Defaria, Dais Faria, Anna de Faria, Rodrigues de Faria, Francisca de Faria, Génébra de Faria, Soares de Faria, une vingtaine d’occurrence au moins… de multiple Faria ou Farias.
      Le nom FARIA apparaît aussi sous la forme FARIAS, FAHRI au Maghreb…Voir ici :
      http://www.sephardicgen.com/databases/IndexSearchEngine.php?SurnameSoundex=F600&SurnameKind=starts&SurnameMax=faria&GivenNameSoundex=&GivenNameKind=sounds&GivenNameMax=&DatabaseKind=exact&DatabaseMax=&SourceKind=exact&SourceMax=&CountryKind=exact&CountryMax=&offset=1&pagesize=50
      Voir ici aussi : http://www.darnna.com/phorum/read.php?6,112607

      Au Brésil, un certain Francisco de Faria arrivé du Portugal est redevenu Jacob de Faria (de son patronyme juif caché) à l’arrivée des hollandais (1630-1654) quand il a pu pratiquer son culte à l’air libre. On trouve cela dans les archives de la communauté juive portugaise de Pernambouc. (Arnold Wiznitzer, Os Judeus no Brazil Colonial ed. Pioneira, Sao Paulo 1966, p. 121.)
      Vous devriez donc revisiter cette histoire tragique pour comprendre comment vos ancêtres ont vécu en juifs cachés et comment cela a pesé dans votre histoire et probablement votre vocation à un niveau de profondeur que vous ne soupçonnez peut-être pas. Vous y trouveriez probablement la paix et vous éviteriez certainement bien des invectives.
      Je lis donc vos violentes attaques ad hominem comme les cris d’un homme qui se débat… avec lui-même. Et c’est cela finalement qui est plutôt beau. Votre vérité quelle qu’elle soit finira probablement par émerger.
      Soyez fort, gardez courage, rien ne vaut la fidélité à votre mémoire. Vos ancêtres ont payé déjà chèrement d’être fidèles à cette mémoire qui vous travaille.
      Ne vous souciez pas de moi et des miens ; notre mémoire, celle de mes ancêtres VALLE et BRANCO, arrivés en Corse, est juive, indéracinable. Israël ne meurt jamais. Am Israël Haï.

  3. Salut frère Marc,

    J’ai dû faire une fausse manœuvre et le texte s’est perdu. Dans mon message je te disais :
    Je suis professeur d’hébreu et de culture hébraïque à l’université de Braga. Je suis fils de juifs marranes depuis des générations du coté de ma mère (Neves) et de mon père (Faria) mais je ne me glorifie de la chair mais de l’Esprit. Ma gloire n’est pas d’être « ben-Jacob » mais « ben-HaShem » par l’Esprit que le Christ à répandu dans nos cœurs. La gloire du peuple juif n’est pas d’être choisi mais d’avoir été choisi-pour, pour que l’héritage promis à Abraham soit destiné à tous les peuples par la foi en Christ. C’est pourquoi qu’il n’y a plus de juif ni de goy et le mur qui séparait les uns des autres, le Soreg qui promettait la mort, a été mis à terre. C’est pourquoi que s’attacher à des généalogies pour se croire spécial est un péché contre l’Esprit car il n’y a rien de plus grand que d’être Temple de l’Esprit par le baptême. Peu m’importe d’avoir un nez crochu si je fus marqué du sceau de l’Esprit sur mon front.
    Pendant pas mal de temps, tu rendais gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit à côté de moi dans la Pierre qui Vire et je te vois maintenant préoccupé par des questions d’ouverture de pot de confiture le jour du Shabbat, par des disputes pilpoul de sages qui s’encensent les uns les autres, je te vois extasié devant ton nez crochu qui tiens plus à ton menton qu’à une quelconque généalogie sémite. La plupart de ceux qui se disent juifs, surtout les ashkenazim, sont des convertis occidentaux qui sont loin d’être des sémites ayant les 12 tribus comme ancêtres.
    Je m’excuse d’avoir eu cet exchange avec toi, mais j’ai pris cette liberté car, au moins pendant un temps, on s’est appelé « frère ». Je te laisserai tranquille maintenant priant pour que tu ne gaspilles le don de l’Esprit qu’un jour tu as demandé et reçu.

    1. Merci de ces informations.
      La séparation signifiante d’Israël n’est en rien abolie et Saül de Tarse et la Constitution dogmatique de l’église ‘Nostra Aetate’ le confirment car  » les dons de D. sont sans repentance ».
      Voir ici : http://www.eglise.catholique.fr/wp-content/uploads/sites/2/2017/02/Nostra-Aetate_4.pdf
      Il n’y a pas de racisme à cela mais une particularité signifiante qui demeure. Soutenir l’inverse revient on à se situer EN DEHORS du Christianisme.
      Pour le reste vous avez reçu l’enseignement du frère Matthieu Collin, maître des études à l’abbaye de la Pierre Qui Vire amoureux de la tradition d’lsrael; et de Pierre Lenhardt, frere de Sion, disciple d’Ephraim Urbach, Master degree in Talmud de l’université hébraïque de Jérusalem qui ont vu dans le Talmud, la tradition de vos pères et mères qui sont les miens autre chose que des « pilpouls de sages qui s’encensent les uns les autres. »… quand aux « nez crochus »… c’est la réthorique racialiste antisémite classique et l’insulte ne peut en aucun cas établir un débat.
      Il y a un livre écrit sur ces sujets. « La haine de soi, le refus d’être juif » de Théodor Lessing.

      1. Je n’ai fait référence au nez crochu que parce que c’est toi-même qui en fait dans une vidéo en parlant de tes soupçons d’avoir des ancêtres juifs. Tu le fais, comme moi, avec une pointe d’humour, je ne vois donc pas pourquoi cette référence à l’antisémitisme, car moi-même je m’en moque autant des nez que d’autres parties du corps comme la couleur de peau ou les yeux en pointe. Demain, je rendrai visite à Pierre dans la maison de retraite où il vit sa dernière étape de sa vie, et je serai cette semaine avec frère Matthieu à La Pierre qui Vire avant de rentrer au Portugal.
        La particularité juive peut être signifiante du point de vue ethnique et même du point de vue du salut dans sa précédence historique. Mais, après le Christ, elle n’est plus signifiante du point de vue du salut car, par la foi du Christ, « les païens sont désormais héritiers des mêmes promesses faites à Abraham et à sa descendance pour toujours ». Dans le judaïsme talmudique, les goim ne sont jamais co-héritiers des saints. Au plus, ils peuvent être une sorte de satellites, toujours en deçà du Soreg. Les nations qui montent à Jérusalem dans le prophète Isaïe le font comme preuve de vasselage à Israël non comme étant membres de la multitude immense de toute tribu, langue, peuple et nation de l’Apocalypse. Je suis fier d’appartenir au peuple appelé à recevoir la Shekhinah mais, maintenant, bien plus, d’appartenir à la multitude de frères de toutes les nations appelés à l’être eux-mêmes par le don de l’Esprit-Saint.

      2. – Il est tout à fait de votre droit de croire que le Salut est venu en Jésus. Il me semble cependant me rappeler que l’Église même à ses heures les plus sombres ne s’est jamais inscrite dans cette plénitude en ce monde.
        – Nul n’est « saint » pour un juif que le Saint béni soit-il.
        – Les tsadikim des Nations (noachides) ont part égale avec Israël dans le Olam Abba pour la tradition immémoriale d’ Israël
        – La posture qui consiste à discréditer le Talmud, c’est à dire la tradition juive, pour ensuite parler du judaisme… à sa place, témoigne de votre questionnement intérieur comme je vous l’ai déjà dit… dans le cadre d’un dialogue avec des juifs réels cela revient… à faire les questions et les réponses. Ce type de monologue est structurellement condamné à l’échec.
        – J’ai bien peur que frère Matthieu ne rejoigne pas votre croisade…
        – Vous devriez essayer de faire une anamnese de votre mémoire et de votre peur du fait juif qui vous traverse comme juif et comme chrétien. Cela vous libérera.
        – Je retourne à mon « insignifiance », celle pour laquelle les marranes ont donné leur vie. Am Israël haï. Et pour poursuivre avec Yeshayou que vous semblez apprécier : Israël est la Lumière des Nations…

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