Beaalote ‘ha, La Menorah et l’Eternité d’Israël

Le commentaire de la sidra par le Rav Harboun et DL. Dédicacé à Sarah  et Raphaël (ci dessous)

Mariage

Musée de la Diaspora- Tel Aviv, photo DL, copie de l’Arc de Titus à Rome. On  voit les esclaves juifs et des soldats brandissant les objets sacrés du Temple:  la Ménorah (chandelier à 7 branches), la table des pains de proposition… Ils défilent au cours du triomphe  de Titus à Rome suite à sa prise de Jérusalem en l’an 70 de notre ère et au massacre de 500 000 juifs.
Musée de la Diaspora- Tel Aviv, photo DL, copie de l’Arc de Titus à Rome. On voit les esclaves juifs et des soldats brandissant les objets sacrés du Temple: la Ménorah (chandelier à 7 branches), la table des pains de proposition… Ils défilent au cours du triomphe de Titus à Rome suite à sa prise de Jérusalem en l’an 70 de notre ère et au massacre de 500 000 juifs.

La Paracha de Beaalote ‘ha commence par :

L’Éternel parla à Moïse en ces termes: « Parle à Aaron et dis-lui: Quand tu disposeras les lampes, c’est vis-à-vis de la face du candélabre que les sept lampes doivent projeter la lumière. » Ainsi fit Aaron: c’est vis-à-vis de la face du candélabre qu’il en disposa les lampes, comme l’Éternel l’avait ordonné à Moïse. Quant à la confection du candélabre, il était tout d’une pièce, en or; jusqu’à sa base, jusqu’à ses fleurs, c’était une seule pièce. D’après la forme que l’Éternel avait indiquée à Moïse, ainsi avait-on fabriqué le candélabre. (Nb 8, 1-4)

La Menorah était placée en dehors du Saint des Saints, dans le Heikhal (Saint), où se trouvait également la table des douze matsoth (pains de proposition) ainsi que l’autel des parfums. Le mot  « Menorah » est composé du préfixe « Mé » indiquant la provenance d’une chose, associé à la racine hébraïque NouRaH, de NouR, (flamme, lumière) au féminin. MéNoRah signifie donc « qui provient de la lumière ». La Ménorah est décrite dans la livre de l’Exode :

 « Tu, feras aussi un candélabre d’or pur. Ce candélabre, c’est-à-dire son pied et sa tige, sera fait tout d’une pièce; ses calices, ses boutons et ses fleurs feront corps avec lui. Six branches sortiront de ses côtés: trois branches du candélabre d’un côté et trois branches du candélabre de l’autre. Trois calices amygdaloïdes à l’une des branches, avec bouton et fleur et trois calices amygdaloïdës, avec bouton et fleur à l’autre branche; ainsi pour les six branches qui sailliront du candélabre. Le fût du candélabre portera quatre calices amygdaloïdes, avec ses boutons et ses fleurs; savoir, un bouton à l’origine d’une de ses paires de branches, un bouton à l’origine de sa seconde paire de branches, un bouton à l’origine de la troisième: ils répondront aux six branches partant du candélabre. Boutons et branches feront corps avec lui; le tout sera fait d’un seul lingot d’or pur. Puis tu feras ses lampes au nombre de sept; quand on disposera ces lampes, on en dirigera la lumière du côté de sa face. Puis, ses mouchettes et ses godets, en or pur. Un kikkar d’or pur sera employé pour le candélabre, y compris tous ces accessoires. Médite et exécute, selon le plan qui t’est indiqué sur cette montagne. » (Ex 25, 31-40)

La Ménorah est composée d’une branche centrale et six branches parallèles : trois à droite et trois à gauche. Les trois lumières de droite étaient inclinées vers la gauche et donc vers la branche centrale et que les trois lumières de gauche étaient inclinées vers la droite et la branche centrale.

Que signifie ce symbole ?

 

L’inscription ontologique d’Israël dans le cosmos

Le Midrash (Bamidbar Rabba 15, 7) compare les sept lampes de la Ménorah aux sept planètes dans le système solaire, illuminant le ciel nocturne : la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter, Saturne. Quelle est la signification de ce symbolisme? Le Soleil est bien évidement au centre comme D. est au cœur d’Israël et de la Création. Les six planètes lui rendent hommage comme dans le sanctuaire, La Ménorah évoquait la louange du cosmos à son créateur.

Car les anciens avaient été vivement impressionnés par la ronde des étoiles et planètes dans le cosmos. It La mécanique céleste qui leur permettait de traverser les déserts grâce aux étoiles ou de naviguer leur semblait un prodige. Ses lois leur semblaient immuables et éternelles. A tel point que l’idolâtre tel que le définit Maimonide n’est pas l’idiot agenouillé devant une statue ne plâtre mais un adorateur des astres. Hors nous dit-il, les astres, les Lois Cosmiques sont des réalités matérielles, le signe de la loi divine mais non pas une fin en soi à adorer.

Les anciens considéraient le macrocosme, la ronde des sphères célestes, comme l’image du parfait ordonnancement du corps humain et des lois qui le maintiennent dans l’existence.

Certains croyaient que les planètes et les constellations influençaient nos traits de caractère et notre personnalité. Une personne sous l’influence de Mars, par exemple, aurait différents traits, une sous l’influence de Jupiter un autre caractère (voir Shabbat 165a). On parlait autrefois de lunatique pour dire que des personnes un peu déconnectées étaient sous l’influence de la lune. On croyait que La période qui précède la pleine lune, la « lune croissante » était propice aux plantations. Que les fous sortaient en nombre à la pleine lune et que les urgences étaient pleines…

Il est vrai que la lune pilote le cycle menstruel réglé sur 28 jours comme celui de la Lune.  Les juifs ont été fascinés par le fait que la femme intègre la pulsation cosmique lunaire dans son corps ainsi marqué par le temps. Le calendrier juif du Temple et du judaïsme aujourd’hui encore est luni-solaire. On fête la nouvelle lune ou néoménie.

Le mot « mois », se dit  yérah « lunaison »[1]  en hébreu. Le rosh hodesh[2], littéralement « la tête de la nouvelle » ou « nouvelle lune » est le premier jour du mois fêté dans la liturgie et chômé aux temps bibliques [3] et il y avait une forme d’abstinence de travail aux temps talmudiques[4]. C’est un jour de fête pour les femmes dans le judaïsme. On bénit la lune, dans le judaïsme, le 1er jour du mois. On récite la bénédiction de la lune, la Birkat ha-llévana en ce jour. Les fêtes de Soukkot (fête des Tentes) et de Pessah’ (Pâque) tombent lors de la pleine lune. On fête l’entrée du shabbat à la montée de trois étoiles dans le ciel car la journée commence le soir dans le judaïsme avec le lever de la lune.

À l’époque du second Temple, on annonçait la Nouvelle Lune de nuit : deux témoins, après avoir scruté le ciel, allait l’annoncer au Sanhédrin qui la proclamait officiellement. On allumait alors une torche sur le Mont des Oliviers et la nouvelle se transmettait de colline en colline jusqu’en Babylonie. Après la chute du second Temple, quand il n’a plus été possible de le faire, les rabbins ont commencé à fixer les dates, les mois, les années dans un calendrier.

La Ménorah raconte donc le lien ontologique d’Israël avec la création, elle renferme tous les secrets de sa structure qui est celle du temps (le shabbat) et de l’espace (les sept dimensions du temple).

Le Temple, cœur du cosmos inscrivait dans l’espace le  lien entre la terre et les cieux, il était bâti selon cette symbolique du chiffre sept. La chambre du Trésor était scellée de sept sceaux, requiérant la présence de sept personnes différentes, y compris le roi, pour l’ouvrir.

 

L’éternité d’Israël

Inscription dans le cosmos qui est aussi inscription dans le temps.

La Menorah symbolise les sept jours de la création, avec le centre lumineux représentant le jour du Shabbat. Les jours de la semaine s’incrivent dans le temps autour du shabbat qui le sanctifie. Les trois jours de mercredi, jeudi et vendredi mènent à Shabbat. Les trois jours après le Shabbat – dimanche, le lundi et le mardi – apportent la bénédiction dans la semaine. Le Shabbat est donc une sorte de pôle magnétique du temps. Il donne la vie à tous les autres jours.

Alors que nous sommes impliqués dans le monde physique toute la semaine le shabbat est sanctifié. Il oriente le temps vers l’Eternel et témoigne que l’Eternité de D. fracture à chaque seconde la porte du temps. Celui qui est shomer shabbat est un gardien de l’Eternité.

Allumer la lumière du shabbat c’est accepter que ce monde devienne le sanctuaire de D. Le verset 8, 2, dit : «Lorsque tu élèveras les lumières » c’est le titre de notre paracha Beaalote ‘ha et Rachi explique : « En effet, quand Aharon assista à l’inauguration des chefs de tribu, il en fut découragé, constatant qu’il n’y avait pas pris part avec eux. Le Saint béni soit-Il lui dit alors : Je te promets que ta part est plus grande que la leur ». Les chefs de tribu n’apportèrent leur contribution qu’une seule fois alors que l’allumage du Chandelier est celui d’une lumière éternelle qui n’est autre que celle d’Israël. Elle « élève » le monde dans sa lumière.

Pour Rabbi Yehuda Halévy dans son Kouzari (2, 36), le peuple d’Israël est « le cœur des Nations », c’est-à-dire de l’humanité. Et le Zohar dit Zohar (Mishpatim 108): « Israël est le cerveau des nations ». Si Israël disparaissait il n’y aurait plus d’humanité.

Béni soit l’Eternel, le Dieu d’Israël, d’éternité en éternité, et que le peuple tout entier dise: « Amen! (Psaume 106, 48)

Les empires, Babylone, les Mèdes, les Perses les Grecs, comme le montre le Maharal de Prague manifestent la domination de l’homme dans l’histoire, la projection de la violence de l’homme, ils ne peuvent donc pas être éternels. Israël ne peut se constituer comme tel.

Le Maharal se réfère à l’interprétation par Rabbi Shimon ben Laquish qui interprète le verset «La terre était désolation et chaos ; les ténèbres sur la face de l’abîme et l’esprit de Dieu planait sur la face des eaux. » (Genèse 1, 2) en référence aux Empires. « Désolation » ferait allusion à Babel, « Chaos » aux Mèdes et aux Perses, « Ténèbres » à l’empire grec et « Abîme » à Rome. « L’esprit de Dieu », c’est l’esprit du Roi-Messie dont l’empire qui « Planait sur la face des eaux », est établi sur le mérite du Retour à une relation originaire. La Teshuva est comparée à l’eau, et cet esprit s’imposera progressivement à l’humanité afin de briser la rude et tenace emprise des Empires. (Genèse Rabba, 2 : 5) (voir ici en détail : http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=PARDE_036_0215).

De plus, ce empires basés sur la force sont inévitablement l’ennemi d’Israël qui ne se constitue pas sur la force mais est déterminé par rapport à D.ieu. Il existe donc une fracture originelle entre Israël et les nations.

L’abîme et le thohu bohu, le chaos font partie du maassé bereshit. Mais Israël est investi dans l’histoire d’une mission méta-historique et métaphysique qui la transforme de l’intérieur. Ce principe d’humanité est éternel.

Quel est le peuple assez grand pour avoir un Dieu accessible, comme l’Eternel, notre D.ieu, l’est pour nous toutes les fois que nous l’invoquons et  quel est le peuple assez grand pour avoir les lois et les préceptes justes comme toute cette Tora ?“ (Deutéronome IV, 7-8).

 

L’unité d’Israël, « Lumière des nations »

La Ménorah composée d’ « une seule pièce » en or pur symbolise l’unité du D. UN qui doit aussi être celle d’Israël. Le candélabre c’est le symbole de l’Unité du divin. Les lampes ce sont ses attributs qui l’éclairent. Chaque lampe est un de ces attributs.

Pourquoi la Parasha de Beha’ Aotekha commence par : « Quand tu disposeras les lampes, c’est vis-à-vis de la face du candélabre que les sept lampes doivent projeter la lumière.» – Pourquoi « en face » de la Ménorah, le chandelier à sept branches ? Pourquoi ces lampes « en face du candélabre » et non pas « sur le candélabre ». Parce que les lampes ce sont les tribus d’Israël face à D. Elle allie le matériel (l’or pur) et l’immatériel : la lumière. Sa vocation éternelle de «lumière pour éclairer les Nations» (Is. 49, 6).

Certains disent que la lumière c’est la Torah orale.

Quand on regarde la multiplicité de visages d’Israël en ce monde on comprend ce qui nous réunit : voir ici.

Si Israël disparaissait le monde disparaitrait la seule promesse qu’a reçu Israël de D. c’est de demeurer jusqu’à la fin de l’histoire, sa vocation éternelle.

 

Les sept yeux de l’Eternel qui parcourent toute la terre

Nos sages ont dit que la Ménorah représente la sagesse et l’illumination (Baba Batra 25b). Comme la Ménorah il existe différentes approches de la sagesse mais toute ont une source commune. Chaque individu poursuit les chemins de la connaissance vers lesquels il est naturellement attiré.

Les sept lampes de la Menorah représentent l’arbre de la connaissance. Les sept lampes font allusion aux branches de la connaissance humaine, représentés par les six lampes inclinées vers l’intérieur, et symboliquement guidées par la lumière de Dieu représentée par la lampe centrale. La Menorah symbolise donc l’illumination universelle.

la Ménorah a été façonné à partir d’une seule pièce d’or, mikshah zahav. Cette unité de la Ménorah révèle l’unité sous-jacente de toutes les formes de sagesse.

On dit aussi qu’elle symbolise le buisson ardent vu par Moïse sur le mont Horeb (Exode 3).

Dieu se tourne vers nous quand nous nous tournons vers Lui. Sa Lumière illumine notre âme car comme dit la prière (Psaume 36, 10) :

כִּי-עִמְּךָ, מְקוֹר חַיִּים;    בְּאוֹרְךָ, נִרְאֶה-אוֹר.  Car près de toi est la source de vie; dans ta lumière nous voyons la lumière.

Et les Proverbes ajoutent (Proverbes 20, 27) :

נֵר יְהוָה, נִשְׁמַת אָדָם;    חֹפֵשׂ, כָּל-חַדְרֵי-בָטֶן. L’âme de l’homme est un flambeau divin, qui promène ses lueurs dans les replis du cœur.

« L’arbre de feu » est décrit dans une vision du prophète Zacharie :

L’ange qui conversait avec moi revint; il me réveilla comme un homme qu’on réveillerait de son sommeil. Et il me dit: « Que vois-tu? » Je répondis: « Je vois un chandelier tout en or son récipient sur son sommet, ses sept lampes alignées et sept conduits pour les lampes qui en couronnent le sommet. Puis, deux oliviers à ses côtés, l’un à droite du récipient, l’autre à gauche. » Je repris et je dis à l’ange qui conversait avec moi: « Qu’est-ce que ces choses, Seigneur? » L’ange qui conversait avec moi me répondit: « Quoi! Tu ne sais donc pas ce que signifient ces choses? » Je répondis: « Non, Seigneur! » Il reprit et me parla en ces termes: « Ceci est la parole de l’Eternel à Zorobabel: Ni par la puissance ni par la force, mais bien par mon esprit! dit l’Eternel-Cebaot. Car qui mépriserait le jour de ces humbles commencements? Plutôt se réjouiront-ils de voir la pierre du niveau dans la main de Zorobabel. Ces sept-là sont les yeux de l’Eternel qui parcourent toute la terre. » (Zacharie 4, 1-6 .10)

La Guemara du Talmud de Babylone Shabbath 22 b s’interroge :

« D.ieu a-t-il besoin de lumière? N’est-ce pas grâce à sa lumière que, pendant quarante ans, les hébreux ont marché dans le désert ? En réalité c’est un témoignage aux yeux des hommes que la présence divine réside en Israël. Qu’est-ce qui constitue ce témoignage ? C’est la lumière occidentale (la lumière du milieu orientée vers le Saint des Saints – « ner ma’aravi »). En effet c’est à partir d’elle qu’on allumait et par elle qu’on terminait l’allumage ».

On n’éteignait jamais la lumière centrale de la Ménorah qui brulait éternellement le « ner ma’aravi ». C’est en son souvenir qu’une lampa brule de manière perpétuelle dans nos synagogues, le « ner tamid ».

A propos de cette lumière intérieure la Guemara de Nida 30b dit :

« Dans le sein maternel où se trouve l’embryon, à sa tête, brûle une lumière. Grâce à elle, l’embryon voit le monde d’un bout à l’autre. Rien ne lui reste caché et toutes les paroles de la Torah lui sont dévoilées. Mais en venant au monde, vient un ange qui le frappe sur la bouche (au lieu de la parole) et il oublie tout. »

 

D’après le Talmud (Haguiga 12a) cité par Rachi la lumière créée au début de la création était une lumière spirituelle éclairant l’univers entier. Comme D.ieu « vit que les scélérats ne mériteraient pas de profiter de la lumière, de sorte qu’Il la mit en réserve à l’usage des justes pour les temps à venir ». Constatant la déchéance de l’homme, Dieu préféra cacher la lumière afin que seuls les justes la trouvent grâce à leurs mérites. Le Talmud (Nedarim 64b) dit que «  l’aveugle est considéré comme un mort. » Il ne s’agit bien sûr pas de cécité physique mais spirituelle, de celui qui ne peut pas voir la lumière spirituelle car il ne la cherche pas. Nous devons donc essayer de faire toute la lumière.

 

Le Machiah’, l’oint

La Ménorah, lampe à huile représente enfin de manière évidente le Messie, l’Oint par excellence.

Menorah

[1] Un mot qui vient de yaréah qui signifie « lune » en hébreu (Cf. Ex 2, 2)

[2] Un mot qui vient de l’adjectif hadach qui signifie « nouvelle » en hébreu (Cf. Ex 23, 15).

[3] 2 R 4, 23 ; Os 2, 13 ; Is 1, 13

[4] TB Megillah 22b.

Un commentaire sur « Beaalote ‘ha, La Menorah et l’Eternité d’Israël »

  1. Elle Est Bénie, La Lumière de L’Eternel Qui nous Instruit. Où es-tu, Israël, sans Cette Lumière, Qui Provint, d’abord, du Sené ? Où es-tu, Israël, sans L’alliance Première ? Moshé a ôté ses sandales, pour respecter Le Lieu Imprenable, Sacré. Que D. Adonaï Soit Glorifié et Béni, d’avoir Donné La Révélation de La Ménorah, Buisson Ardent, Ordonné, ha Holam vé ha Holam.

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