70 ans après la Shoah… N’oublie pas !

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la libération il y a 70 ans du camps de Bergen-Belsen par l’armée britannique. En interrogeant les derniers témoins, Marie Pierre Samitier (mon épouse) dans : « Bourreaux et survivants, faut-il tout pardonner ? » a été à la rencontre des derniers témoins.

« A l’heure des bilans, mon enquête me conduit au plus près des victimes de l’Holocauste. Que pensent-ils exactement de leurs bourreaux et du passé ? »… « Quand on enquête sur les bourreaux on s’aperçoit avec vertige qu’ils continuent de penser qu’ils ont eu raison… »… « En réalité, en nous trompant sur le pardon, en le galvaudant, en utilisant cette notion à bon marché, n’avons-nous pas perdu le fil qui nous relie à la loi morale fondatrice de toute société humaine? »…

Un article dans le Huffington Post de Marie-Pierre Samitier

HISTOIRE- En apparence, tout va bien. Nos sociétés européennes s’apprêtent à commémorer une mémoire indispensable qui fait largement consensus et œuvre utile en ces périodes de populisme agité. La cérémonie en mémoire des enfants d’Izieu a eu lieu le 6 avril dernier, en présence du président de la République.D’autres commémorations se préparent, comme celle de la libération du camp de Bergen Belsen par les Britanniques, le 15 avril, puis celle de Dachau par l’armée américaine à la fin du mois. Tout va bien mais il reste l’inexplicable, c’est-à-dire ce qui échappe à la raison. Et une bien étrange situation: par quel cruel retournement l’Europe est-elle devenue tout à la fois un espace de commémoration du 70e anniversaire de la libération des camps de la mort et en même temps le théâtre d’une nouvelle judéophobie? suite sur le site du Huffington Post

Des témoignages bouleversants de survivants

Sarah Lichtsztejn-Montard
Sarah Montard raconte dans ce livre de comment après la rafle du Vel d’Hiv et l’excés de zèle d’un fonctionnaire de police français elle a été emprisonnée à Auschwitz puis été emmenée dans les marches de la mort de janvier 1945 où elle a retrouvé sa mère. Emprisonnée à Bergen Belsen elle y a rencontré Anne Frank et sa soeur Margot.

Anne et Margot Frank

Margot et Anne Frank

Régine Rénia Frydman

Régine Friedman, rescapée du Ghetto de Varsovie à l’âge de 7 ans et sa fille (photos MPS)

Régine était à 7 ans lorsqu’elle a été enfermée avec ses parents dans le Ghetto de Varsovie, rue Zajecza. Elle le quitte après l’insurrection du 19 avril 43 pour être déportée en train dans une ferme en Allemagne. Avec peu de vêtements et sans chaussures, la mère de Rénia avait confectionné des protections avec du papier journal et du carton pour entourer les pieds de la fillette et tenter de la préserver du gel de l’hiver 43-44.

Samuel Pintel

Samuel Pintel dans sa classe d’enfant à la Maison d’Izieu -Marie Pierre Samitier (photos MPS)

 « Je vous parlerai des autres enfants, ceux qui ont été déportés à Auschwitz. C’est pour eux que je témoigne.
– Oui, merci. Enfin… vous me parlerez aussi de vous, n’est-ce pas ? Ajouté-je, inquiète de tant d’effacement.
– Moi ? Cela a moins d’importance. C’est pour les autres qui ne sont pas revenus que je le ferai. »

Samuel Pintel est  l’un des rescapés de la rafle d’enfants organisée par la Gestapo à la colonie d’Izieu vers Auschwitz pour y être exterminés, le jeudi 6 avril 1944, premier jour des vacances de Pâques.

Elie Mizrahi

Elie Misrahi
Elie Mizsrahi – rescapé d’Auschwitz (et ma fille) (Photo MPS)

« Le pardon ? Pourquoi ? » . Elie Mizrahi, matricule A 15 790 d’Auschwitz a été Libéré le 29 avril 1945, à
17 heures du camps de Dachau par les forces américaines.

« On avait dit que ceux qui reviendraient d’Auschwitz seraient indestructibles. Hé bien voilà! Marie-Pierre, je suis indestructible, avec mon ami Simon Gutman ».

On retrouve dans le livres d’autres témoignages comme celui d’Henri Borlant, Renée Békier…

Une émission d’André Nahum sur Judaïque FM (22 minutes)

70 ans plus tard… pour que la 4ème génération n’oublie pas

On trouve une étrange histoire dans le talmud au traité Ta’anit (23a): Celle d’Honi le traceur de cercles (Honi HaMe’aguel)

Croisant un homme qui plantait ses caroubiers, Honi s’étonna de la futilité de sa tâche. Puisque, le caroubier mets 70 ans à pousser, le planteur n’en aurait jamais l’usufruit.

Alors qu’il arrivait près d’une grotte, Dieu fit tomber sur lui un sommeil de 70 ans.

A son réveil, Honi se trouva abandonné, personne ne voulant croire qu’il s’agissait de lui. Il plaignit son sort, pire encore que celui du planteur, car sa descendance évoquait son souvenir avec gratitude, alors que le propre petit-fils de Honi l’avait pris pour un mendiant et un affabulateur.

Il retourna à la grotte, s’endormit et mourut.

Il faut trois générations pour oublier un homme, 70 ans. Mais nous pouvons nous souvenir et faire mémoire.

Soixante-dix ans c’est la durée de la vie d’un homme :

« Mille ans à Tes yeux sont comme la journée d’hier quand elle est passée, comme une veille dans la nuit. » « Le nombre de nos années ? soixante-dix, quatre-vingts pour les plus vigoureux ! et tout leur éclat n’est que peine et misère. Car bien vite le fil en est coupé, et nous nous envolons… Apprends-nous donc à compter nos jours, pour que nous acquérions un cœur ouvert à la sagesse.»…  nous rappelle le Psaume 90.

Voilà 70 ans que les alliés ont ouvert la porte des camps nazis. Peu à peu les derniers survivants qui racontaient l’horreur s’en vont. Demain c’est Yom HaShoah, Yom ha-zikaron, la journée du souvenir.

« Bourreaux et survivants, faut-il tout pardonner ? » a été écrit pour la 4ème génération et pour que vous n’oubliiez pas.

Marie-Pierre Samitier, Edgar Morin : Quel avenir pour l’Europe à l’heure du retour de ses vieux démons ?

Paraissent chez Lemieux éditeur deux livres de réflexions d’actualité. L’un de Marie-Pierre Samitier et l’autre d’Edgar Morin. Ceux-ci essaient de comprendre le passé de la barbarie européenne pour penser l’avenir de notre vieux continent à l’heure du retour de ses vieux démons. Deux points de vue. Deux diagnostics.

Marie-Pierre Samitier :  Bourreaux et survivants, Faut-il tout pardonner ? Une enquête sur le pardon et l’imprescriptible.

Bourreaux et survivantsCe livre est avant tout une enquête sur le pardon. Depuis la découverte de la Shoah que l’on pensait imprescriptible, on n’a jamais autant parlé du pardon et de sa nécessité à panser, apaiser les plaies. La journaliste Marie-Pierre Samitier rapporte des témoignages directs de victimes qui s’expriment sur ce sujet. Soixante-dix ans après, qu’en disent les survivants et quel regard jettent-ils sur leurs bourreaux ? Les questions donnent le vertige. Ce pardon-là pourrait-il libérer le présent des fautes du passé ? L’incitation systématique au pardon ne doit-elle pas être mise en cause ? Or le pardon n’est pas un don gratuit, comme certains le croient, il est le fruit d’un engagement envers l’autre pour une repentance. Il ne peut être envisagé comme une obligation, tout simplement parce que les bourreaux n’ont pas demandé pardon. Pourquoi ? C’est toute la révélation de ce livre.

À travers les mots recueillis et les visages rencontrés, Marie-Pierre Samitier instruit sur notre morale contemporaine : en utilisant la notion de pardon pour se défaire du passé, n’avons-nous pas perdu le fil de la loi morale et par là même, le sens de notre existence dans la modernité ?

 

Marie-Pierre Samitier interroge : « Par quel cruel retournement, l’Europe de 2015 est-elle devenue tout à la fois un espace de commémoration des victimes des camps de la mort, en même temps que surgit un antisémitisme virulent et meurtrier ? »… « La thèse de ce livre, résultat d’une enquête auprès des victimes et témoins de la barbarie nazie, est la suivante : si l’histoire est condamnée à un recommencement aussi rapide qu’inattendu, c’est parce que les bourreaux nazis se sont toujours considérés comme non coupables, et de fait  »rien n’a été pardonné » « … « Faute de repentance, la mémoire européenne ne peut pas guérir car est inscrit en elle un non-dit qui, en même temps qu’on le conjure dans la célébration et qu’on le hait à travers ses héritiers concrets (les juifs et l’État d’Israël), est toujours actif et prêt à se réveiller pour passer à l’action. »… « La question que pose l’Holocauste n’est pas celle du racisme ou de la xénophobie ordinaire, mais celle de l’élimination systématique d’un foyer religieux fondateur de la culture européenne et du peuple qui le porte. »… « Penser le pardon suppose donc de comprendre pourquoi les cultures d’Europe arrivées à leur apogée culturelle et industrielle en Allemagne, en Pologne, en Ukraine, en Hongrie… ont déployé une violence et tenté d’éliminer les acteurs de la séparation juive, féconde au coeur de la culture. » MP Samitier interroge : « Il s’agit de penser le passé pour analyser le passé et tenter de guérir le présent. Voilà l’ambition, un peu excessive, de ces lignes, est-il déjà trop tard ?

Lire le premier chapitre en PDF : Samitier_Bourreaux_1er Chapitre

Marie-Pierre Samitier est journaliste à France 2, après avoir travaillé au Figaro et à France Inter. Elle est aussi l’auteur de deux livres d’enquête : Au pied du mur (François Bourin) et Promis demain j’arrête ! avec Amine Benyamina (Michel Lafon).

Edgar Morin : L’Europe à deux visages, Humanisme et barbarie.

Edgar MorinVoilà la réédition d’un petit texte lucide datant de 2005 qui tombe à pic : dix ans après sa rédaction, l’Europe politique se morfond dans une crise profonde, les Européens doutent fortement, quant ils ne se défient pas, de leurs institutions. C’est aussi le moment où le vieux continent va commémorer le 70e anniversaire de la libération des camps. Edgar Morin examine la barbarie européenne, une barbarie spécifique. Durant cinq siècles, celle-ci a permis à l’Europe de dominer le monde sans partage. En même temps, l’Europe a été le puissant foyer des idées émancipatrices. Elle a combiné le meilleur et le pire. L’idée centrale d’Edgar Morin est d’apprendre à penser la barbarie européenne afin de mieux la dépasser. Car le pire est toujours possible. L’Europe-oasis se trouve aussi dans la paume de conditions historico-politico-sociales qui peuvent l’écraser. Ce texte est accompagné d’un abécédaire inédit de l’auteur sur l’Europe, son panthéon de figures et ses utopies.

 

Pour Edgar Morin : Les grandes civilisations engendrent des grandes religions et idéologies capables du meilleur et du pire. « L’Europe a été le foyer d’une domination barbare sur le monde durant cinq siècles. Elle a été en même temps le foyer des idées émancipatrices qui ont sapé cette domination. Il faut comprendre la relation complexe, antagoniste et complémentaire, entre culture et barbarie, pour savoir mieux résister à la barbarie. Les tragiques expériences du XXe siècle doivent aboutir à une nouvelle conscience humaniste. Ce qui est important, ce n’est pas la repentance, c’est la reconnaissance. Cette reconnaissance doit concerner toutes les victimes: Juifs, Noirs, Tziganes, homosexuels, Arméniens, colonisés d’Algérie ou de Madagascar. Elle est nécessaire si l’on veut surmonter la barbarie européenne. Il faut être capable de penser la barbarie européenne pour la dépasser, car le pire est toujours possible » … « La barbarie nous menace, y compris derrière les stratégies qui sont censées s’y opposer ». A partir d’une relecture de l’histoire européenne, il faut donc « penser la barbarie européenne afin de mieux la dépasser. »

Edgar Morin (1921), ancien résistant, sociologue, philosophe, auteur d’une œuvre considérable et connue dans le monde entier, et toujours optimiste vigilant.

A paraître : Marie-Pierre Samitier « Bourreaux et survivants : Faut-il tout pardonner ? »

Bourreaux et survivantsCe livre est avant tout une enquête sur le pardon.

La journaliste Marie-Pierre Samitier rapporte des témoignages directs de victimes de la Shoah. Soixante-dix ans après, qu’en disent les survivants et quel regard portent-ils sur leurs bourreaux ? L’incitation systématique au pardon ne doit-elle pas être remise en cause ? Le pardon n’est pas un don gratuit, il est le fruit d’un engagement envers l’autre pour une repentance. Il ne peut être envisagé comme une obligation, tout simplement parce que les bourreaux n’ont pas demandé pardon. Pourquoi ?
C’est toute la révélation de ce livre.

À travers les mots recueillis et les visages rencontrés, Marie-Pierre Samitier instruit sur notre morale contemporaine : en utilisant la notion de pardon pour se défaire du passé, nous aurions perdu le fil de la loi morale et par là même, le sens de notre existence dans la modernité.

 

Marie-Pierre Samitier est journaliste à France 2, après avoir travaillé au Figaro et à France Inter. Elle est aussi l’auteur de deux livres d’enquête : Au pied du mur (François Bourin) et Promis demain j’arrête ! avec Amine Benyamina (Michel Lafon).

A PARAÎTRE LE 13 MARS

 Titre

Témoins des témoins

Elie

Elie M. matricule A 15 790 90 ans et ma fille, 8 ans.
Son histoire ici (Cf. Des noces éternelles pp. 405-407)

Aujourd’hui 70 ème anniversaire de la libération du camps d’Auschwitz par les troupes soviétiques.
Europe n’oublie pas [1] !

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Photos de Fabrice Long

[1] Le nombre des actes antisémites a augmenté de 101% en 2014 par rapport à 2013 en France. 851 actes antisémites ont été recensés en 2014, contre 423 en 2013. Les actes avec violences physiques, eux, ont augmentation de 130%, durant la même période. Source : Service de protection de la communauté juive (SPCJ) basés sur des données du ministère de l’Intérieur.

Les justes cachés sauvent le monde : Nicholas Winton, le Schindler anglais

Les Tsadikim Nistarim,   les « Justes cachés », sont ces 36 justes dont l’existence sur terre à chaque génération garantit la survie du monde raconte le Talmud. ( TB Sanhédrin 97b; Sukkah 45b)

Nicholas Winton, jeune courtier en Bourse, avait 29 ans en ce mois de Décembre 1938 et  il s’apprêtait à partir de Londres pour passer de bonnes vacances de Ski en Suisse . Mais il y renonça pour aller rejoindre un ami à Prague. Celui-ci était engagé dans le sauvetage de Juifs . La visite d’un camps de réfugiés achèva de convaincre Nicholas Winton de la menace nazie. Il ouvre alors un bureau de sauvetage : une simple table à manger dans un hôtel de la Place Venceslas.

Nicholas Winton  organise ainsi le départ de 8 trains à destination de Prague et Londres. Le neuvième restera en gare de Prague à cause de l’entrée en guerre de la Grande Bretagne, les 250 enfants disparaîtront.Pour chacun des 668 enfants sauvés, le Britannique s’était chargé, à travers la fondation qu’il avait créée, de trouver une famille d’accueil.

Pendant cinquante ans, les enfants ne surent pas à qui ils devaient leur sauvetage, Nicholas Winton n’en parla simplement pas. Jusqu’à un beau jour de 1988 où sa femme Greta découvrit une serviette de cuir dans un grenier contenant des listes d’enfants et des lettres de leurs parents. 669 enfants qu’il avait sauvés. Les descendants de ces enfants sont plus de 5 000 aux UK, au Canada, et en Israël.

Jusqu’à ce que, ‘piégé’ par une émission de la BBC il retrouve ces personnes qu’il a sauvé 50 ans auparavant. Bien sûr, il ne les reconnaît pas au début…

Un docu-film a été réalisé sur lui :

 

 

En 2009 un train Prague-Londres avec les rescapés a été organisé en hommage au « Schindler britannique » agé alors de 100 ans. « Je suis assez émue et aussi un peu triste, car c’est ici que j’avais vu pour la dernière fois ma maman », a confié au moment du départ l’une des passagères , Hana Franklova, qui a vécu pendant la guerre à Stoke-on-Trent, dans le centre de l’Angleterre.

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NB : Sir Nicholas Winton a été élevé au rang de Membre de l’Ordre de l’Empire britannique au début des années 1980 pour sa contribution à la création deAbbeyfields, un concept de résidence pour personnes âgées. Il a reçu en 1998 l’ordre Tomas Garrigue Masaryk des mains de Vaclav Havel. Et en 2010, le titre de « Héros britannique de l’ Holocauste », décerné par le gouvernement britannique. Il a eu 105 ans le 19 mai.

Remember – D-Day, la prière de Roosevelt

Le 06 juin 1944 des soldats américains sont venus mourir sur nos plages en Normandie pour que nous soyons libres. Voici la prière que Roosevelt a écrit, la veille, aidé de sa fille et de son gendre. 

Ceux qui passent leur temps à magnifier les nationalismes en Europe contre les « libéraux yankee » devraient s’en souvenir.

Serons nous dignes, nous, peuples européens, de la liberté que nous ont apportée ces jeunes gens au prix de leur sang alors que l’honneur de l’Europe était perdu ?

Grand honneur à ces hommes. Remember

Roosevelt

Kids

Kids2

My fellow Americans: Last night, when I spoke with you about the fall of Rome, I knew at that moment that troops of the United States and our allies were crossing the Channel in another and greater operation. It has come to pass with success thus far.And so, in this poignant hour, I ask you to join with me in prayer:Almighty God: Our sons, pride of our Nation, this day have set upon a mighty endeavor, a struggle to preserve our Republic, our religion, and our civilization, and to set free a suffering humanity.Lead them straight and true; give strength to their arms, stoutness to their hearts, steadfastness in their faith.They will need Thy blessings. Their road will be long and hard. For the enemy is strong. He may hurl back our forces. Success may not come with rushing speed, but we shall return again and again; and we know that by Thy grace, and by the righteousness of our cause, our sons will triumph.They will be sore tried, by night and by day, without rest-until the victory is won. The darkness will be rent by noise and flame. Men’s souls will be shaken with the violences of war.For these men are lately drawn from the ways of peace. They fight not for the lust of conquest. They fight to end conquest. They fight to liberate. They fight to let justice arise, and tolerance and good will among all Thy people. They yearn but for the end of battle, for their return to the haven of home.Some will never return. Embrace these, Father, and receive them, Thy heroic servants, into Thy kingdom.

And for us at home – fathers, mothers, children, wives, sisters, and brothers of brave men overseas – whose thoughts and prayers are ever with them – help us, Almighty God, to rededicate ourselves in renewed faith in Thee in this hour of great sacrifice.

Many people have urged that I call the Nation into a single day of special prayer. But because the road is long and the desire is great, I ask that our people devote themselves in a continuance of prayer. As we rise to each new day, and again when each day is spent, let words of prayer be on our lips, invoking Thy help to our efforts.

Give us strength, too – strength in our daily tasks, to redouble the contributions we make in the physical and the material support of our armed forces.

And let our hearts be stout, to wait out the long travail, to bear sorrows that may come, to impart our courage unto our sons wheresoever they may be.

And, O Lord, give us Faith. Give us Faith in Thee; Faith in our sons; Faith in each other; Faith in our united crusade. Let not the keenness of our spirit ever be dulled. Let not the impacts of temporary events, of temporal matters of but fleeting moment let not these deter us in our unconquerable purpose.

With Thy blessing, we shall prevail over the unholy forces of our enemy. Help us to conquer the apostles of greed and racial arrogancies. Lead us to the saving of our country, and with our sister Nations into a world unity that will spell a sure peace a peace invulnerable to the schemings of unworthy men. And a peace that will let all of men live in freedom, reaping the just rewards of their honest toil.

Thy will be done, Almighty God.

 

Mes chers compatriotes Américains : La nuit dernière quand je vous parlais de la chute de Rome, je savais qu’au même moment les troupes des Etats-Unis et alliées étaient en train de traverser la Manche pour une nouvelle et bien plus importante opération. Une opération qui, jusqu’ici, est en passe de réussir.Et donc, en cette heure poignante, je vous demande de vous joindre à moi dans la prière :Dieu Tout Puissant : en ce jour, Nos fils, fierté de notre Nation, entament un effort considérable, un combat pour préserver notre République, notre religion, et notre civilisation, et pour libérer une humanité souffrante.Mène-les dans le droit chemin, donne force à leurs bras, vigueur à leur coeur, ténacité à leur foi. 

Ils auront besoin de Ta bénédiction. Leur route sera longue et difficile. Car l’ennemi est fort. Il se peut qu’il repousse nos forces. Il se peut que la réussite se fasse attendre, mais nous reviendrons encore et encore ; et nous savons que par ta grâce et par la justesse de notre cause, nos fils triompheront.

 

Ils seront cruellement mis à l’épreuve de jour comme de nuit, sans repos jusqu’à remporter la victoire. Les ténèbres seront remplies de bruits et de flammes. L’âme des hommes sera secouée par la violence de la guerre. Car ces hommes n’ont que récemment quitté le chemin de la paix. Ils ne se battent pas par désir de conquête. Ils se battent pour mettre un terme aux conquêtes. Ils se battent pour libérer.

Ils se battent pour que justice se fasse, et pour laisser place à la tolérance et à la bonne volonté parmi toutes tes brebis. Ils se languissent de mettre un terme aux hostilités et de retourner à l’abri dans leur foyer.

 

Certains ne rentreront jamais. Adopte ceux-là, Père, et reçois-les, Tes serviteurs héroïques, dans Ton royaume.

 

Et pour nous dans nos foyers — pères, mères, enfants, femmes, sœurs et frères de ces hommes braves partis à l’étranger — dont les pensées et prières sont toujours avec eux — aide-nous, Dieu tout puissant, en cette heure de grand sacrifice, à trouver en nous une foi renouvelée en toi.

 

Beaucoup de gens m’ont enjoint de proclamer un jour spécial de prière pour la Nation. Mais parce que la route est longue et le désir est grand, Je demande que le peuple se consacre à une période de prière prolongée. Chaque jour au réveil et au coucher, que les versets de tes prières soient sur nos lèvres, invoquant Ton aide pour soutenir nos efforts.

 

Donne-nous aussi la force, force dans nos tâches quotidiennes, d’accroître la contribution que nous apportons au soutien physique et matériel à nos forces armées.

 

Et puissent nos cœurs être vaillants, pour endurer la douleur prolongée, pour supporter le chagrin qui peut-être nous guette, pour donner du courage à nos fils où qu’ils soient.

 

Et, Ô Dieu, donne-nous la Foi. Donne-nous la Foi en toi ; Foi en nos fils ; Foi les uns dans les autres ; Foi dans notre croisade. Que l’enthousiasme de notre esprit ne soit jamais assombri. Ne laisses pas les événements présents et les choses matérielles nous détourner de notre but.

 

Avec Ta bénédiction, nous vaincrons les forces maléfiques de notre ennemi. Aide-nous à vaincre les apôtres de la cupidité et des arrogances raciales. Apporte-nous ton aide dans la sauvegarde de notre pays, et avec nos Nations sœurs jusqu’à un monde fondé sur une paix durable, une paix hors d’atteinte des plans malveillants d’hommes indignes. Et une paix qui laissera tous les hommes vivent en liberté, tirant les justes fruits de leur honnête labeur.

 

Qu’il en soit ainsi, Dieu Tout Puissant.

 

 

Les enfants d’Izieu

izieu

Le reportage sur les enfants d’Izieu au 20h de France 2 ce soir :
http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-dimanche-6-avril-2014_564505.html

Vers 23’ 22’’

69 ème anniversaire de la libération d’Auschwitz

Le 27 janvier est commémorée la Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah. Cette date est celle de l’anniversaire de la découverte par les troupes soviétiques des camps d’Auschwitz-Birkenau par les troupes de l’URSS le 27 janvier 1945, plus précisément à l’arrivée de l’armée soviétique dans ce qu’il restait des camps abandonnés par les Allemands, avec « quelques » prisonniers malades restant, les autres ayant été évacués lors des marches de la mort.

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Photos de Fabrice Long

Prix Nobel pour le Boson de Higgs : la revanche de l’intelligence

Les physiciens belge François Englert et britannique Peter Higgs ont remportés le prix Nobel de physique 2013 pour leur découverte du boson de Higgs , la fameuse ” particule de Dieu”.

Englert , 80 ans, est professeur par nomination spéciale à l’École de physique et d’astronomie à l’Université de Tel Aviv et est un survivant de l’Holocauste.

Walter Benjamin à Portbou, fin de l’histoire ?

Portbou-Didier Long

passeportTERMINUS

Après sept ans d’exil dans différents pays d’Europe c’est un Walter Benjamin épuisé qui arrive à Portbou fin septembre 1940. Quelques jours plus tôt il avait fui Parisle lendemain de l’entrée des nazis dans la capitale.

Il vient à pied de Banyuls-sur-Mer, a grimpé de nuit la montagne au-dessus de Cerbère et Portbou, il marche sur cette « route Lister » qui, un an plus tôt, a vu se tasser 500 000 civils fuyant l’enfer de la guerre d’Espagne au poste frontière français ; en haut de ce col venteux et désert où « hurle la solitude » cette montagne de grés entre ciel et mer où les falaises des Pyrénées plongent à pic dans la mer. Un pays qui se préparait à vivre à l’ombre de la dictature organisée par les éléments les plus conservateurs que l’Espagne aie produit, et ce, pendant des décennies. Benjamin a laissé à José l’ami de Berthold Brecht son cartable avec son manuscrit qui vaut « plus que sa vie » selon lui. (Ci-contre : Passeport de Walter Benjamin vers 1926, Berlin, Archives Walter Benjamin.)

Du haut du col, Portbou apparait, l’Espagne est là. Benjamin est donc sauvé. Hélas…

Portbou-WalterBenjamin 1

Car d’après Lisa Fittko, les autorités espagnoles ont avisé les trois fuyards qu’une nouvelle directive du gouvernement espagnol préconisait la reconduite des réfugiés en France. — une réglementation qui ne sera jamais appliquée. Benjamin ne supporte pas cette  nouvelle. Lire la suite de « Walter Benjamin à Portbou, fin de l’histoire ? » →