Chavoua Tov !

Le genre de truc qui n’arrive qu’à Jérusalem :)

Immortelles de Corse

Havdala bessamim : immortelle

Quand vous arrivez en Corse et que s’ouvre la porte de l’avion une puissante odeur vous bouleverse. A l’odeur de la myrte se mêle celle de l’immortelle. Ses fleurs à la couleur jaune hypnotique en été exhalent au mois de mai / juin leur incroyable parfum, comme un curry, légèrement liquoreux, entre bois et résines, avec des touches de senteurs de fenugrec, d’anis, à la fois miellée et salée.

Cette odeur est parfaite pour les bessamim (aromates), elle répare l’âme, rappelle l’odeur paradisiaque du Chabbath. Lors de la fin du Chabbath nous ressentons la perte de son âme supplémentaire ( nechama yethèra ), une profonde nostalgie dont le parfum nous console.

L’huile essentielle d’immortelle active la micro circulation sanguine. Elle guérit des coups de soleil, des brûlures.

Mare d’argentu

CHABBAT CHALOM
PACE DI U SABBATTU A TUTTI

Mon D-ieu, mon D-ieu,
’Éli, ’Éli,
אֵלִי, אֵלִי
Que ne finissent jamais,
Shè-lo yigamér le-‘olam,
שֶׁלֹּא יִגָּמֵר לְעוֹלָם

Le sable et la mer,
Ha-hol ve-ha-yam,
הַחוֹל וְהַיָּם,

Le murmure de l’eau,
Rishrush shèl ha-mayim,
רִשְׁרוּשׁ שֶׁל הַמַּיִם,

L’éclair dans le ciel,
Beraq ha-shamayim,
בְּרַק הַשָּׁמַיִם,

La prière de l’Homme.
Tefillat ha-adam.
תְּפִלַּת הָאָדָם

Poeme de Hanna Szenes (1921-1944)
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Hannah_Szenes

Hannah Szenes ou Chana Senesh (19211944), d’origine hongroise fut l’une des 37 personnes juives vivant en Palestine , qui ont suivi l’entraînement spécial britannique pour être parachutées ou infiltrées en Europe en vue d’aider à sauver les Juifs et servir d’agents de liaison avec l’armée britannique. Elle fut arrêtée à la frontière hongroise, emprisonnée et torturée, mais refusa de révéler les détails de sa mission et fut finalement jugée et fusillée. C’est une héroïne en Israël : parmi les rues portant un nom de femme, le sien est celui qui revient le plus fréquemment (devant celui de Golda Meir), et ses poèmes sont très connus.

D’Athènes au Sinaï, histoire d’une conversion au judaisme.


La première montée à la Thora de Chmouel le lendemain.  (3ème en partant de la gauche)

Louis-Jean, Dominique de son nom de religion (catholique) pendant 20 ans, est devenu mercredi dernier Chmouel au Mikvé consistorial de Vitry où nous sommes passés de notre côté avec Rachel et Rivka il y a un an jour pour jour le lendemain.

Autant le chemin qui va du Mont Sinaï à Athènes ou Rome est un chemin fréquenté, autant le chemin qui remonte au Sinaï est un sentier relativement solitaire. Voici l’histoire d’une guyour (de guer, « étranger », ce qui sort de l’étranger, conversion au judaïsme).

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Quaddich pour Chaoul Brami (zal)

« Rabbi Elazar a dit: Celui qui accomplit des actes de charité en secret est plus grand que Moïse, notre maître). » (TB Baba Batra 9 b)

Lors de notre Quiddouchine le 13 mai 2019

De la montagne enneigée où je suis, je dédie ces pages de guemara à Chaoul Brami Zal qui nous a quittés .

Un seul mot pourrait qualifier toute sa vie : tsedaka, la « charité », un mot qui signifie le don en hébreu mais aussi la justice. La tsedaka répare le monde, rétablit l’équilibre que les hommes ont cassé. Voici quelques pages du traité Baba Batra sur la tsedaka en l’honneur de l’âme de ce juste, on peut vraiment dire de lui « Tsedaka tatsil mimavet ». La tsédaka sauve de la mort. En lisant ces lignes sa présence est venue à moi.

Avec toute notre affection pour ses enfants Pierre Jean et François Yossef et sa famille.

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600 juifs (120 familles) sont arrivés à Ile-Rousse en Corse en 1767 grâce à Pascal Paoli ! Et en voici la preuve

Le 26 juin 1760 Paoli écrit à Domenicu Rivarola, consul du Piémont, de prendre langue avec des « rabbins accrédités » et lui dit « si les juifs voulaient s’établir parmi nous, nous leurs accorderions la naturalisation et les privilèges pour se gouverner avec leurs propres lois, parlez–en à quelque rabbin accrédité ».

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Pourquoi hait-on les juifs ?

Voici une conférence que j’ai prononcée le 15 décembre dans un cercle privé, avec Tsvia Walden la fille de Shimon Pérès et Rafi Walden son mari qui était le médecin personnel de Pérès (photo) et passe son temps à soigner des palestiniens gratuitement avec l’association qu’il a créée. Selon mon analyse (inspirée de mon rav Haïm Harboun) l’antisémitisme est une haine de soi existentielle…  dont le juif est le symptôme.

L’antisémitisme a un peu plus de 3000 ans, c’est-à-dire l’âge du peuple juif, et il ne s’arrêtera pas. Pourquoi ? Parce que les antisémites de tous poils ne négocient pas avec Israël ou avec des juifs réels mais avec un juif imaginaire qui n’est que l’envers de la frustration de leur désir d’exister. L’antisémitisme est une histoire d’égo frustré, de conscience sociale ou religieuse humiliée.

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Si je prends les ailes de l’aurore…

Ce matin, second jour de Hanouka, j’ai entendu un cri dans le ciel comme une basse-cour. Je me suis précipité en pensant  à des canards mais les volatiles étaient gros dans le ciel d’hiver. C’était des oies qui criaient comme si elles se disputaient en voyageant !

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oies

Ces oies cendrées venues de Suède ou du Danemark font leur grande migration de plusieurs milliers de kilomètres vers le delta du Guadalquivir qui passe à Cordoue et Séville et pour certaines se dirigent vers l’Afrique du Nord…

Guadalquivir

Guadalquivir – Séville

« Si je prends les ailes de l’aurore, pour m’établir aux confins des mers, Même là ta main me guide, et ta droite me saisit. Si je dis: « Qu’au moins les ténèbres m’enveloppent, que la lumière du jour se change en nuit pour moi! ». Même les ténèbres ne sont pas ténèbres pour toi, et la nuit comme le jour est lumière, l’obscurité comme la clarté. » (Téhilim 139, 9-12)

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GLASSES ARE FOREVER : mes lunettes sont éternelles…

Didier Long-lunettes

Un jour alors que je signais un de mes livres dans un salon en Normandie un monsieur vient me voir
« Vous vous intéressez à Jérusalem ?
– Euh, vous aussi ?
– Mon grand-oncle y a fait des fouilles pendant des années, et il a été moine bénédictin à la Pierre-Qui-Vire comme vous…
– Et vous êtes ?
– Paul Vicomte de La Panouse (le fondateur du parc de Thoiry).
– Et quel était le nom de votre grand-oncle ?
– Melchior de Vogüe. Ma mère était une de Vogüe… »
J’ai saisi mes lunettes (tréfilées doré de chez Morel) :
– Hé bien, aussi étrange que cela puisse paraître, je porte ses lunettes ! Car lorsque les vieux moines meurent au monastère, il arrive qu’on donne aux jeunes les lunettes de ceux qui sont partis… Et je porte celles de votre grand-oncle ! »
Melchior, marquis de Vogüe avait été banquier (administrateur du Crédit Lyonnais) puis était entré tardivement à la Pierre-Qui-Vire  »

Voilà pour mes lunettes, je le porte encore, depuis 30 ans. La générosité de D-ieu est éternelle.