Quaddich pour Chaoul Brami (zal)

« Rabbi Elazar a dit: Celui qui accomplit des actes de charité en secret est plus grand que Moïse, notre maître). » (TB Baba Batra 9 b)

Lors de notre Quiddouchine le 13 mai 2019

De la montagne enneigée où je suis, je dédie ces pages de guemara à Chaoul Brami Zal qui nous a quittés .

Un seul mot pourrait qualifier toute sa vie : tsedaka, la « charité », un mot qui signifie le don en hébreu mais aussi la justice. La tsedaka répare le monde, rétablit l’équilibre que les hommes ont cassé. Voici quelques pages du traité Baba Batra sur la tsedaka en l’honneur de l’âme de ce juste, on peut vraiment dire de lui « Tsedaka tatsil mimavet ». La tsédaka sauve de la mort. En lisant ces lignes sa présence est venue à moi.

Avec toute notre affection pour ses enfants Pierre Jean et François Yossef et sa famille.

אמר רב אסי לעולם אל ימנע אדם עצמו [מלתת] שלישית השקל בשנה שנאמר והעמדנו עלינו מצות לתת עלינו שלישית השקל בשנה לעבודת בית אלהינו ואמר רב אסי שקולה צדקה כנגד כל המצות שנאמר והעמדנו עלינו מצות וגו » מצוה אין כתיב כאן מצות

Rav Asi dit: Une personne ne devrait jamais s’empêcher de donner au moins un tiers d’un shekel par an à des œuvres caritatives, comme il est écrit: «Et nous avons aussi établi des mitsvot sur nous-mêmes, de nous charger chaque année du tiers d’un shekel. pour le service de la maison de notre Dieu » (Nh 10, 33) N. Et Rav Asi dit: La charité est équivalente à toutes les autres mitsvot ensembles, comme il est dit dans ce verset: «Nous avons également établi des mitsvot sur nous – mêmes » Il n’est pas écrit une mitsva, mais des mitsvot, au pluriel, ceci t »enseigne que cette mitsva est équivalente à toutes les autres mitsvot. (TB Baba Batra 9a)

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תניא היה רבי מאיר אומר יש לו לבעל הדין להשיבך ולומר לך אם אלהיכם אוהב עניים הוא מפני מה אינו מפרנסן אמור לו כדי שניצול אנו בהן מדינה של גיהנם וזו שאלה שאל טורנוסרופוס הרשע את ר »ע אם אלהיכם אוהב עניים הוא מפני מה אינו מפרנסם אמר לו י שניצול ו בהן מדינה של גיהנם

Il est enseigné dans une baraïta : Rabbi Meir disait : un adversaire peut plaider contre vous et vous dire : « si votre Dieu aime les pauvres, pour quelle raison ne les soutient-il pas lui- même? » Dans un tel cas, dites-lui : « Il nous commande d’agir en tant que ses lieutenanst pour soutenir les pauvres, afin qu’à travers eux nous soyons crédités de l’accomplissement des mitsvot et donc que nous soyons sauvés du jugement de Géhenne ». Et c’est la question que Turnus Rufus le méchant a posée à Rabbi Akiva [NDA : Turnus Rufus, général romain en 117 a fait torturer à mort Rabbi Akiba en l’écorchant avec des peignes de fer] : « Si votre Dieu aime les pauvres, pour quelle raison ne les soutient-il pas lui- même ? Rabbi Akiva lui dit : Il nous commande de soutenir les pauvres pour que nous leur donnions grâce à la charité que nous leur donnons le jugement de la géhenne. »

אמר לו [אדרבה] זו שמחייבתן לגיהנם אמשול לך משל למה הדבר דומה למלך בשר ודם שכעס על עבדו וחבשו בבית האסורין וצוה עליו שלא להאכילו ושלא להשקותו והלך אדם אחד והאכילו והשקהו כששמע המלך לא כועס עליו ואתם קרוין עבדים שנאמר ( ויקרא כה, נה ) כי י בני ישראל עבדים

Turnus Rufus a dit à Rabbi Akiva: « Au contraire, c’est cette charité qui vous condamne, vous, le peuple juif, à la Géhenne parce que vous donnez. Je vais illustrer cela avec une parabole. À quoi cette affaire est-elle comparable ? Elle est comparable à un roi de chair et de sang qui était fâché contre son esclave et l’a mis en prison et a ordonné qu’il ne soit pas nourri ni qu’on lui donne à boire. Et une personne est allée levoir et l’a nourri et lui a donné à boire. Si le roi avait entendu parler de cela, ne serait-il pas en colère contre cette personne ? Et vous, après tout, vous êtes appelés esclaves, comme il est dit : « Car les enfants d’Israël sont mes esclaves » (Lévitique 25:55 ). Si Dieu a décrété qu’une personne devrait être appauvrie, celui qui lui donne la charité défie la volonté de Dieu.

אמר לו ר »ע אמשול לך משל למה הדבר דומה למלך בשר ודם שכעס על בנו וחבשו בבית האסורין וצוה עליו שלא להאכילו ושלא להשקותו והלך אדם אחד והאכילו והשקהו כששמע המלך לא דורון משגר לו ואנן קרוין בנים דכתיב ( דברים יד, א ) בנים אתם לה ‘יכם

Rabbi Akiva a dit à Turnus Rufus : « Je vais t’illustrer cela avec une parabole différente . À quoi cette affaire est-elle comparable ? Elle est comparable à un roi de chair et de sang qui était en colère contre son fils et qui l’a mis en prison et a ordonné qu’il ne soit pas nourri ni que lui soit donné à boire. Et une personne est venue e voir et l’a nourri et lui a donné à boire.

Si le roi avait entendu parler de cela une fois sa colère retombée, ne réagirait- il pas en envoyant un cadeau à cette personne ? Et nous sommes appelés fils, comme il est écrit: «Vous êtes des fils de l’Éternel, ton Dieu» ( Dt 14, 1 ).

(TB Baba Batra 10a)

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ואמר רבי יצחק כל הנותן פרוטה לעני מתברך בשש ברכות והמפייסו בדברים מתברך בי »א ברכות הנותן פרוטה לעני מתברך בשש ברכות דכתיב הלא פרוש וגו ‘ועניים מרודים תביא בית וגו’ כי תראה ערום וגו »

Et le rabbi Yitzḥak dit: Quiconque donne un perouth à un pauvre reçoit six bénédictions, et celui qui le console avec des mots de réconfort et d’encouragement, reçoit onze bénédictions. La Guémara explique : Celui qui donne un peruth à un pauvre reçoit six bénédictions, comme il est écrit : «N’est-ce pas pour partager ton pain avec ceux qui ont faim, et pour amener les pauvres qui sont chassés chez toi? Quand tu le vois nu, couvres le » (Is 58,7). Et les versets suivants énumèrent six bénédictions: «Alors ta lumière éclatera comme l’aurore, et ta santé germera rapidement, et ta justice ira devant toi, la gloire de l’Éternel sera ton arrière-garde. Alors, tu appelleras, et le Seigneur répondra; tu crieras et il dira: Je suis là » (Is 58, 8-9).

(TB Baba Batra 9b)

Tizku l’mitzvot

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