Je participerai à cette conférence dimanche pour la Yartzeit du Rav Sacks :
Inscriptions ici : https://my.weezevent.com/de-loptimisme-a-lespoir-yartzeit-du-rav-sacks-au-cej-dimanche-13-novembre
150 communautés dans le monde célèbreront le Rav Sacks

Je participerai à cette conférence dimanche pour la Yartzeit du Rav Sacks :
Inscriptions ici : https://my.weezevent.com/de-loptimisme-a-lespoir-yartzeit-du-rav-sacks-au-cej-dimanche-13-novembre
150 communautés dans le monde célèbreront le Rav Sacks








Etrange jour que celui de Kippour où nous passons une journée entière à nous rappeler les jours de Kippour où le temple existait avant sa destruction en l’an 70 de notre ère. On raconte « à perte de vue » le prêtre entrant dans le Temple, prononçant le Nom divin, comment il était habillé, etc… A quoi sert-il de décrire ces rites que personnes d’entre nous n’a vécu ?
De nombreux juifs se précipitent à la synagogue en ce jour qu’ils croient le plus religieux de l’année, mais pourquoi finalement ?

Le processus religieux juif, comme le montre Maimonide, est un processus d’abstraction.
Quand les juifs ont perdu leur temple physique détruit par Nabuchodonosor en -586 et qu’ils ont été déportés en Babylonie, ils ont reconstruit un Temple non plus dans l’espace mais dans le temps : Le Chabbat. Une sanctification du temps abstraite qui définissait de nouveaux contours, une structuration de la vie non plus physique mais logique et surtout psychique.
Quand les juifs ont perdu le second Temple en l’an 70 de notre ère détruit par les armées de Titus, il ont inventé la tefilah comme « sacrifice des lèvres ». Processus d’abstraction des sacrifices physiques remplacés par des paroles. Des prières prononcées au même moment que les sacrifices du Temple avec Moussaf en plus à Chabbat, le sacrifice de ce jour.
Lire la suite de « Kippour… jour de perte de nos illusions les plus religieuses »

Hier au Centre Européen du judaïsme en présence de l’ambassadeur du Portugal en France et des directrices du MUSEE ANU de Tel Aviv (photo) Pierre Mamou a inauguré l’exposition

« Histoire des sépharades, des conversos et de leurs descendants »
Pierre Mamou est responsable de l’Institut de recherches marranes au sein de l’Institute for Sephardi and Anoussim Studies de Netanya pour l’Europe.
Joël Mergui, président du CEJ a introduit les deux interventions de témoins, la mienne et une autre, très intéressante, sur les généalogies juives, de l’Espagne à Livourne en passant par les registres de l’Inquisition.
Les descendants de conversos sont aujourd’hui estimés à 200 millions de personnes dans le monde par Reconectar (voir ici). Principalement en Amérique latine, en Amérique du Nord et en Europe. Des personnes qui ont une « ascendance juive significative » remontant à l’époque de l’Inquisition en Espagne et au Portugal et dont beaucoup se sentent aujourd’hui une « âme juive » ou veulent se reconnecter avec une mémoire traumatique et des gestes souvent hérités de leurs ascendants sans qu’ils en connaissent le sens.
Je fais aussi parti du board de Zera Israël, une association qui œuvre à reconnecter les descendants des séfarades avec leur héritage.



Originaire de Meknès, Jacob Ouanounou, agrégé de mathématiques et ingénieur de l’Ecole Polytechnique à été l’élève d’Emmanuel Levinas à l’Enio.

Chacun des éclairages de cet ami cher, érudit du Talmud peu connu du grand public et particulièrement du Midrach Pliah (« Midrach de l’émerveillement » ndjo) m’a ouvert des pistes nouvelles, toujours pondérées et lumineuses. Voici sa réflexion sur le Lekha Dodi suite à mon dernier post. Qu’il en soit remercié.
On pense souvent que Lekha Dodi est un chant consacré à l’accueil du Shabbat. Ce n’est pas le cas.
Dans ses deux premières strophes (introduction) Lekha Dodi constate en effet que le shabbat arrive. Dans la dernière strophe enfin, Lekha Dodi accueille le shabbat, comme s’il ne pouvait faire autrement. Mais le corps du texte ne parle pas de shabbat, mais de Jérusalem.
Ce chant est un chant de consolation de Jérusalem, qui doit encore passer un shabbat sans son peuple. Israël, le peuple, console sa ville Jérusalem, qui doit supporter encore un shabbat sans ses enfants, exilés.
« Secoue la poussière, debout ! » … « Réveille-toi, réveille-toi », … « Pour toi plus de honte, plus d’opprobre! … Et des ruines ressuscitera la Ville rebâtie » … « Ceux qui t’ont dévastée, seront dévastés », …
Lekha Dodi est le chant d’un époux qui console son épouse au seuil d’une épreuve qu’ils doivent traverser. C’est un devoir d’époux.
Ce cantique éclaire sur la nature profonde du peuple juif et de sa relation à sa terre ainsi que sa relation à l’épouse. La Terre d’Israël n’est pas la mère (comme la mère patrie) d’Israël, mais son épouse.
La mère, la mère nourricière, n’a que des devoirs envers ses enfants, qui la sollicitent sans fin. L’épouse en revanche est l’objet de toutes les attentions et de tous les égards. C’est le devoir du mari. Il suffit de lire le contrat de mariage religieux des juifs (ketoubba) pour comprendre que ce devoir de tendre protection est poussé à l’extrême et au delà (le mari s’engage en particulier, sans limite, sur tous ses biens et sur ceux de sa descendance … s’il ne peut s’offrir qu’un manteau il est pour sa femme, …)
Cette notion de relation à la terre, non comme un droit, mais comme une source de devoirs, est centrale. C’est pour cela probablement que le peuple juif est le seul à être né et à s’être développé en dehors de sa terre. Comme un époux naît et se développe en dehors du lien à son épouse, le peuple juif est né en Égypte (nous sommes les derniers égyptiens de l’époque des pharaons) et s’est développé dans le désert, avant d’épouser sa Terre d’Israël, une terre qui vomit ses occupants (Lévitique 12, 25) s’ils n’accomplissent pas leur devoir envers elle.
Viens, mon Bien-aimé, au-devant de ta fiancée, Le Chabbat paraît, allons le recevoir!

« Observe » et « souviens-toi », ces mots, le D.ieu unique
Nous les fit entendre en une unique parole,
L’Éternel est Un, Un est son Nom,
A Lui Honneur, Gloire, Louange!
(Refrain: Viens…)
Empressons-nous à la rencontre du Sabbat,
Il est la source de bénédiction,
Consacré dès les temps les plus lointains,
But de la Création dans la première pensée du Créateur…
(Refrain: Viens…)
Sanctuaire du grand Roi, Ville Royale,
Debout, relève-toi de tes ruines !
Assez séjourné dans la vallée des pleurs :
Tu es Source des miséricordes du D.ieu miséricordieux.
(Refrain: Viens…)
Secoue la poussière, debout !
Remets tes habits de fête, ô mon peuple.
Grâce au fils de Yichaï de Bethléhem,
Mon âme voit s’approcher d’elle le salut.
(Refrain: Viens…)
Réveille-toi, réveille-toi,
Ta lumière brille, lève-toi, sois illuminée !
Courage, courage, entonne un cantique !
Sur toi resplendit la gloire du Seigneur.
(Refrain: Viens…)
Pour toi plus de honte, plus d’opprobre!
Pourquoi te troubler, pourquoi te tourmenter ?
Chez toi mon peuple, pour ses humbles enfants, trouvera un asile,
Et des ruines ressuscitera la Ville rebâtie.
(Refrain: Viens…)
Ceux qui l’ont dévastée, seront foulés aux pieds,
Et tous tes adversaires mis en fuite,
Ton Dieu mettra en toi sa joie,
Comme le fiancé dans sa fiancée.
(Refrain: Viens…)
Etends-toi à droite et à gauche,
Et glorifie le Seigneur,
Grâce à celui qu’on nomme le fils de Péretz,
Voici venir pour nous la joie et l’allégresse.
(Refrain: Viens…)
Viens en paix, toi qui es la couronne de ton époux,
Viens dans la joie, dans la félicité,
Au milieu des fidèles du peuple élu,
Viens, ma fiancée, viens, ma fiancée!
Refrain :
Viens, mon bien-aimé, au-devant de ta fiancée,
Le Chabbat paraît, allons le recevoir!
Aujourd’hui le Grand Rabbin Harboun à 90 ans. J’ai choisi de divulguer son enseignement reçu pendant 12 ans.

Chaque jour je mesure la profondeur spirituelle incomprise par moi de phrases parfois anodines et condensées recueillies sur ses lèvres. Parfois je ne sais plus quelle est sa pensée ou la mienne le réinterprétant.
J’ai autant appris de ses réactions que de ce qu il m’a dit Chébé al pé (sur les lèvres)
Le Grand rabbin Korsia à eu la gentillesse d’introduire ce travail.
Commander ici : https://www.amazon.fr/dp/B0BMJQ61BK?ref_=pe_3052080_397514860


Babeth Ariane Zweibaum (zal), bat Choukroun née à Oran, nous t’avons portée en Terre vers D.ieu ce matin.
Peu de personne se sont autant dévouées que toi pour les autres, dans ton officine de pharmacienne puis dans l’animation de conférences avec de prestigieux intervenants. Bernard Henri Lévy ton ami, André Comte Sponville, Michel Onfray, Philippe Douste Blazy, Franz Olivier Gisbert, Jean d’Ormesson, Boris Cyrulnik, Daniel Sibony…



… toujours au téléphone pour soutenir, porter, réconforter, conseiller tes amis. La bonté faite femme.
Tu t’es battue pour les juifs, pour Israel, pour notre espoir. Sioniste fervente, ancienne volontaire dans un kibboutz au début des années 60, tu as œuvré en particulier en faveur des « Bonds », dont tu as été la vice-présidente en 2010, et de l’Institut Weitzman.
Nous t’avons portée vers la terre et les Cieux avec le GR Haïm Korsia , le Rabbin Mickael Azoulay, Elie Korchia (Consitoire), Ariel Goldmann (FSJU), Philippe Meyer (B’nai b’rith)… nous tes simples sœurs et frères hébétés de la Loge Anne Frank.
C’était joyeux, généreux, énergique, comme tu es.
Ton père Moïse Choukroun (zal) fut le 1er président de la communauté de Sceaux Fontenay aux Roses et il oeuvra pour obtenir un carré juif au cimetière où tu reposes désormais. Que votre souvenir soit désormais inscrit dans le faisceau des vivants.
Michel, Olivia Melki Zweibaum, Charlotte zweibaum, vos enfants, nous vous redisons notre tendresse.
Babeth, tu me manques déjà.
La mémoire d’une Juste est une bénédiction (zatsal)
Coming back in Corsica.