Entendu ce matin lors de la signature des Mémoires juives de corse à la Librairie des Palmiers à Ajaccio.
Une dame corse : » Ajaccio à été fondée par des juifs venus de Genes en 1492 (année de l’expulsion des juifs d’Espagne ). Moi : qui vous l’a dit ? -mon père qui le tenait de son grand-père, la tradition orale corse »
Une vieille dame âgée pétillante et la tête bien sur ses épaules, G. Bucchini : » Tous les corses sont des juifs, moi : – Comment le savez vous ? Ici beaucoup de gens le savent, presque tous. – Ah bon ? « .
Deux jeunes Corses à la cantonnée en pleine rue : » Ici en Corse on aime les juifs ! Dites leurs Monsieur : Nous les corses, NOUS AIMONS LES JUIFS ».
Une autre dame corse : »Ne me photographiez pas » un usage marrane banal en Corse lié à la mitsva de ne pas représenter. Etc…
J’ai signé 40 livres ce matin, ce qui est énorme. Il y avait pleins de gens. Parlé avec de nombreux marranes.
J’ai rencontré Tsvi Pinson, le frère du Rav Levi Pinson (à droite sur la photo) qui vient d’installer le Beth Habad à Ajaccio et Levi Belinow (à gauche sur la photo).
Baroukh Aba becorsica. Che Diu vi binidisse fratelli. Corses, fratelli, accueillez les comme nos frères d’âme et de sang !
Coïncidence étrange… ce sont des amis qui ont étudié avec les deux disciples du Rebbe de Loubavitch qui m’ont accueilli par hasard à Crown Height (Brooklyn) en décembre 2015. (Photo et article sur ce blog). Le monde est tout petit et l’âme juive en exil est comme « guidée » vers sa source.
En venant je suis passé dans un petit village à côté d’Ajaccio sur ma route qui s’appelle casalabriva, « la maison de l’hébreu » en langue Corse. Baroukh Ashem mimekomo !
Ce matin à l’aube. Au loin la Sardaigne.
Golfe du Valinco
« Ils reviendront en chantant les exilés de Sion. En ce jour joie et allégresse pour les îles lointaines. » … »Et en ce jour D-iu séchera les larmes sur tous les visages des exilés de Séfarad. »… » Sion disait l’Eternel m’a abandonne il ma oublié… Même si les mères oubliaient, Moi Je ne t’oublierai pas dit l’Eternel. Regarde, j’ai gravé ton nom sur les paumes de mes mains » (Isaïe).
Diu ti benedica Corsica nostra ! Forza ! Azak ou baroukh !
Que l`âme de tout vivant bénisse ton nom ; Éternel notre D.,
et que l’esprit de toute chair glorifie et magnifie ton souvenir, o notre roi,
constamment d’éternité en éternité tu es D.
Hormis toi, nous n’avons pas de roi qui délivre et sauve, qui rachète et libère, qui répond et a pitié dans chaque moment de malheur et d’oppression.
Nous n’avons pas de roi qui secoure soutient si ce n’est Toi, D. des origines et de la fin, D. de toutes les créatures, seigneur de tous les événements, célébré par toutes les louanges, qui dirige son univers avec amour et ses créatures avec miséricorde ;
ô Eternel, D. vrai, qui ne sommeille ni ne dort, qui réveille ceux qui dorment et ranime ceux qui somnolent, qui ressuscite les morts et guérit les malades, qui dessille les yeux des aveugles et redresse ceux qui sont courbés, qui fait parler les muets et dévoile les secrets, c’est à toi seul que nous rendons hommage.
Et quand bien même notre bouche serait pleine de cantiques comme la mer ; notre langue, de chants, comme la multitude de ses vagues, et nos lèvres, de louanges, comme les espaces du firmament ;
quand bien même nos yeux seraient lumineux comme le soleil et la lune, et nos mains déployées comme les aigles des cieux, et nos pieds rapides comme les biches
nous ne pourrions épuiser l’hommage qui t’est dû, ô Eternel, notre D., bénir ton nom, ô notre roi,
ne serait-ce que pour un seul des milliers de milliers, des myriades de myriades de bonté que tu as accomplis pour nos ancêtres.
Jusqu’à présent, ta miséricorde nous a secourus et ton amour ne nous a pas abandonnés.
C’est pourquoi, les membres que tu as répartis en nous, l’esprit et l’âme que tu as insufflés dans nos narines et la langue que tu as placée dans notre bouche, te rendent hommage, bénissent, louent, glorifient et chantent ton nom, ô notre roi !
Oui, toute bouche doit te rendre hommage ; toute langue doit te louer ; tout œil doit espérer en toi, tout genou doit plier devant toi, tout être dressé doit se prosterner devant toi, les cœurs te craindre, les entrailles et les reins chanter ton nom, ainsi qu’il est dit :
« Que tous mes os clament, ô Eternel : « qui est comme toi qui délivre le pauvre d’un plus fort que lui, l’indigent et le malheureux de leur voleur ». [Ps 35, 10]
Tu entends la plainte des pauvres, tu es attentif au cri du faible et tu sauves !
Quelques passages du Talmud et de la Tradition sur le couple à l’occasion du mariage de Clara et Sharon. Mazel Tov à eux deux.
Le terme Kidouchin : « des consécrations en mariage » vient du verbe Kideich : « consacrer, marier » ; le Talmud Kidouchin explique « quand un homme prend sa femme » (Dt 22, 13). Par le mariage la femme est consacrée, sanctifiée/ particularisée pour son mari, elle est rendue interdite à tout autre, à la manière d’un bien voué au temple.
Dans le Talmud
« Le Saint béni soit-Il, fit dix dais nuptiaux pour le mariage du premier homme du jardin d’Eden, tous parés de pierres précieuses, de perles et d’or […]
Le Saint béni soit-Il dit aux anges de service : « Venez, allons combler de générosité le premier homme et sa compagne, car le monde tient sur la dimension de la bonté, plus que les sacrifices et les holocaustes qu’Israël M’offrira sur l’autel. J’aime la générosité prodigue, ainsi qu’il est dit : « Je désire la bonté du cœur et non les sacrifices » (Osée 6,6) Les anges de service allaient et venaient devant le premier homme, comme des garçons d’honneur veillant sur les dais nuptiaux […]
Le Saint béni soit- Il, était semblable au premier chantre. Et que fait habituellement un premier chantre ? Il se tient sous le dais nuptial et il bénit la mariée. De la même façon, le Saint, béni soit-Il, bénissait Adam et sa compagne, comme il est dit « D. les bénit » (Gn 1, 28) »[1]
« Si ta femme est petite, penche-toi pour lui parler et écoute son conseil. »[2]
L’idée est que l’homme doit grandir sa femme.
« Honore ta femme ; en agissant ainsi tu t’enrichiras. Un homme doit prendre toujours soin de l’honneur dû à sa femme ; ce n’est qu’alors que la bénédiction se manifeste dans sa maison » [3]
« Rabbi Lévi commence son discours sur le verset « Car Dieu est juge » comme ceci : une matrone romaine demanda un jour à Rabbi José ben Halafta : « En combien de jours Dieu a-t-Il créé son monde ? » Il répondit : « En six jours » Elle demanda ensuite « Depuis ce temps, comment Dieu occupe son temps » Il répondit : « Il forme des couples, en disant : la fille de cette personne devra être l’épouse de cette personne ». La matrone dit : « C’est tout ? moi aussi je peux faire de même ; J’ai beaucoup de serviteurs et de servantes, et je peux en faire des couples en moins d’une heure ». Rabbi José lui fit cette remarque : « Tu penses peut-être que c’est facile, mais Dieu trouve cela aussi difficile que de séparer la Mer Rouge », et sur ce, il prit congé.
Que fit la matrone ? Elle fit venir ses mille serviteurs et ses mille servantes, les aligna sur deux rangées et les réunit en couples pour la nuit. Le matin venu, ils allèrent à elle, un avec le crâne défoncé, un avec les yeux sortis de leurs orbites, un troisième avec un coude cassé. Ils dirent tous : « Je ne veux pas de cette femme pour épouse ». Elle fit venir Rabbi José et lui dit : « Rabbi, ta Torah est vraie, tout ce que tu as dit est juste » Le Rabbi répondit : « Le couple heureux chante, le couple malheureux pleure ; cependant Dieu forme les couples sans égard à leurs préférences. »[4]
« Un homme doit dépenser moins que ses moyens le lui permettent pour son alimentation personnelle, suivant ses moyens pour son habillement, et au-delà de ses moyens pour honorer sa femme et ses enfants, parce que ceux-ci dépendent de lui, tandis que lui-même dépend de Celui qui parla, et l’univers fut créé. »[5]
« Quiconque aime sa femme comme lui-même, l’honore plus que lui-même, dirige ses fils et ses filles dans le droit chemin, les marie de bonne heure quand ils sont aptes ; c’est à un tel homme que s’applique cette parole[6] : « tu sauras alors que ta tente est en paix » »[7]
Dans le Zohar
« De nos jours , quand tout le monde est concerné par le fait de gagner sa vie, un homme doit préparer sa maison et ses revenus en premier et seulement par la suite il pourra servir son Créateur et s’occuper à l’étude de la Torah, en accord avec ce qu’ont dit les Sages : « S’il n’y a de blé, il n’y a pas de Torah »(Avoth 3, 17) … On peut déduire de ceci l’exemple du Saint Béni soit-Il ; Il a en premier lieu préparé une maison [le monde] et toutes les sources de subsistance pour l’humanité et seulement ensuite a-t-Il créé l’homme et la femme et les a fait engendrer des enfants dans le monde »[8]
« Chaque âme et esprit, avant son entrée en ce monde, consiste en un mâle et une femelle unis en un seul être. Quand il descend sur la terre, les deux parties se séparent et animent deux corps différents. Au moment de la rencontre, le Saint béni soit-Il, qui connaît toutes les âmes et tous les esprits, les réunit à nouveau comme ils étaient au début, et ils constituent à nouveau un corps et une âme, formant les parties droite et gauche d’un individu ; donc, « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » […] Cette union, cependant, est influencée par les actions de l’homme et par la façon dont il chemine. Si l’homme est pur et que sa conduite plaît aux yeux de D., il sera uni à la partie femelle de l’âme dont il était une composante avant sa naissance »[9]
Midrash : « Bethsabée était promise à David depuis le Maassé Berechit »
Le Talmud dit de manière mystérieuse : « Bethsabée était promise à David depuis les six jours de la création »[10]. Cet apologue provient d’un midrash ancien. Ainsi, selon certains récits de la tradition rabbinique les couples ont été constitués par Dieu avant qu’ils ne se forment ici-bas. Cette idée est un développement de la réflexion biblique qui affirme la bipolarité sexuelle qui habite Adam a Richon au jardin d’Eden.
Rabbi Joseph Gikatila (1248-1325) un Kabbaliste espagnol du Moyen-âge commente ce Midrash très ancien en disant que loin d’être le fruit du hasard, de rencontres occasionnelles ou de passions aléatoires, le mariage idéal est le fait des retrouvailles face à face des deux moitiés d’une âme unique et androgyne primitive, qui fut scindée lors de sa venue en ce monde. Si ces retrouvailles sont immédiates pour l’homme juste, pour l’homme moyen elles passent par un premier conjoint et un couple mal assorti et disharmonieux, comme ce fut le cas pour Bethsabée et Urie le Hittite avant que David ne l’épousa.
Mais il est intéressant de constater que selon la Kabbale l’action théurgique de l’homme vertueux unit en haut les sefirot Yessod et Malkhout, les éléments féminins et masculins du plérome divin selon la conception de la Kabbala. En récompense, cet homme vertueux mérite de rencontrer sa partenaire féminine en ce monde et de reconstituer la forme parfaite de son âme. Et le rabbin médéival Joseph Gikatila explique que c’est la mauvais penchant de David qui l’empêcha d’épouser Bethsabée d’emblée. Il ne méritait pas de retrouver son âme. Le plus intéressant de la réflexion de Joseph Gikatila est qu’il présente le mariage de David et Bethsabée comme une anticipation prématurée de la Rédemption.
Dans la Torah
Le vendredi soir nous disons le cantique de la femme vertueuse echet hayil tiré du Livre des Proverbes :
« Heureux qui a rencontré une femme vertueuse ! Elle est infiniment plus précieuse que les perles. En elle le cœur de son époux a toute confiance ; aussi les ressources ne lui font-elles pas défaut. Tous les jours de sa vie, elle travaille à son bonheur : jamais elle ne lui cause de peine. […]
Ses fils se lèvent pour la proclamer heureuse, son époux pour faire son éloge : « Bien des femmes se sont montrées vaillantes tu leur es supérieure à toutes !»
Mensonge que la grâce ! Vanité que la beauté ! La femme qui craint l’Eternel est seule digne de louanges. »[11]
Vous vous souvenez d’André Nahum (Zal)… et bien sa fille Maya a repris le flambeau de son émission sur Judaïques FM. Depuis son enfance elle est de Ghisonaccia … on parle de la Corse et des juifs. Ecoutez.
Autrefois La féria de Séville se déroulait dans le Prado de San Sebastian. Ce cadre a un passé noir qu’aucune plaque ne signale. C’était le quemadero, le lieu des spectacles publics d’autoda fé de l’Inquisition. Son architecte juif y fut l’une des premières victimes de l’ Inquisition. L’échafaud était probablement derrière l’actuel Pavillon du Portugal.On estime que 6700 personnes y périrent entre 1540 et 1700.Les visiteurs y passent aujourd’hui inconscients et amnésiques des centaines de victimes du passé.
Prado de San Sebastian – Séville – Google
Lorsque j’ai visité Séville il y a une dizaine d’années c’était la Féria d’avril. Par un étrange « hasard » je me retrouvais à l’Hotel la Casas de la Juderia. J’y ai écrit mon seul et unique roman « Un ange dans le rétroviseur » qui se passe a Séville. C’est l’histoire d’un homme qui se réveille on ne sait où, dans un no mans land quelque part entre la terre et le ciel après un accident de voiture et dont la mémoire de la vie revient peu à peu, et qui y découvre un secret. Quelques années plus tard mon ami le rabbin Haïm Korsia tombait par hasard dans une librairie de Nîmes sur ce livre qu’il lut et qui le frappa. « Un ange dans le rétroviseur » , je ne croyais pas si bien dire. Ce trauma a du mettre en route ma mémoire. La vie est tellement étrange.
Autodafé sur la Plaza Mayor de Madrid, Francisco Rizi (1683)
Comme nous le rappelle Cécil Roth dont je ne peux que conseiller un livre de référence, l’Histoire des Marranes :
Les victimes de l’Inquisition se recrutaient à tous les échelons de la vie sociale, du plus humble au plus élevé. Elles comprenaient prêtres et nobles, poètes et hommes d’Etat, moines et religieuses, collecteurs d’impôts, mendiants, marchands,… enfants à peine sortis de l’école, vieillards avec un pied dans la tombe.
Les procès d’Inquisition consignent avec une dureté et une précision chirurgicale ces histoires à peine croyables de personnes à qui il ne restait souvent au bout de plusieurs générations que quelques éléments fragmentaires d’un judaïsme caché, et forcément appauvri, auquel ils crurent jusqu’au bout. Je voudrais ici en rappeler quelques unes.
Fra Diogo da Assunção
Le frère Diogo da Assunção (1571 – 1603) était un jeune moine capucin rentré à 21 ans au couvent, presque limpieza de sangre mais avec un grand père « Nouveau chrétien ». Au couvent, âgé de 29 ans, il fut attiré par le judaïsme à cause de la férocité avec laquelle ses adeptes étaient traités. Il perdit la foi dans la religion catholique et revient à l’Ancien Testament et aux Psaumes. Sa connaissance du judaïsme n’était fondée que sur les Ecritures. Il fut amené devant l’Inquisiteur et convaincu de judaïser se proclama fier d’être un adepte de la loi de Moïse « dans laquelle il avait vécu, désirait mourir et dont il espérait le salut ». Arrêté en tentant de fuir en Angleterre, emprisonné et soumis à des tentatives constantes pour le forcer à renoncer au judaïsme il tint tête aux théologiens qui lui furent dépêchés.
Cécile Roth dans son Histoire des Marranes (1974, Liana Levi 1990)raconte ce qu’était le ghetto de Venise. Les photos sont de nos « reporters » Eddie et Alexandra Misrahi.
Ghetto de Venise – le Campo du Ghetto Nuovo
« La vague d’immigration détournée de Venise se renforça d’année en année. On entendait le portugais sur les places exiguës du ghetto où résonnaient les noms des meilleures familles aristocratiques de la Péninsule ibérique. En 1651, le curé d’une paroisse voisine affirmait catégoriquement que des chrétiens, autrefois prêtres au Portugal, étaient aujourd’hui des juifs au bonnet jaune. Les tribunaux de la Péninsule étaient occupés à écouter les dénonciations de visiteurs scandalisés. D’illustres figures de la vie juive — médecins, philosophes, poètes, penseurs et mystiques — faisaient leur première expérience du judaïsme dans le ghetto de Venise.
Le Campo du Ghetto Nuovo
Les membres de la nouvelle colonie étaient appelés « ponentines » ou occidentaux et ils formaient un élément distinct aux cotés des « nations » allemandes et levantines de la communauté juive de Venise. L’élément « ponentin » était légalement limité au commerce maritime où certains prospéraient de manière excessive. En l’espace de quelques années, ils s’étaient acquis le monopole sur les affaires locales et payaient autant d’impôts locaux que les deux autres communautés réunies. Ils étaient représentés par soixante membres au conseil communautaire, contre quarante allemands, (de loin numériquement les plus importants) et douze Levantins.
Ghetto de Venise – Synagogue des Levantins
Ghetto de Venise – Synagogue des Espagnols
Leur synagogue construite à l’origine en 1584 et reconstruite plus tard sous la surveillance du grand Longhena était la plus grande et la plus luxueuse du ghetto et servait de lieu de culte dans les grandes occasions. La langue des sermons et des annonces était l’espagnol ou le portugais. De nombreux ouvrages, littéraires, juridiques ou liturgiques, étaient imprimés dans ces langues sur les presses locales. Les armoiries des familles d’hidalgos de la Péninsule étaient gravées sur les pierres tombales du Lido où l’usage exclusif de l’hébreu s’affaiblit. Les rabbins locaux étaient assaillis par des questions de casuistique touchant aux problèmes soulevés par les nombreux semi-prosélytes. C’est ainsi que se formèrent les premières communautés permanentes d’exilés marranes. Pendant longtemps, elles jouirent de l’hégémonie sur le monde marrane. Leurs imprimeries fournissaient l’essentiel de la nouvelle littérature, elles constituaient le principal centre d’activités spirituelles et intellectuelles et fournissaient des maîtres aux congrégations naissantes qui les considéraient comme un modèle d’organisation. »