Pessah, le grand nettoyage (du ‘hamets) de Printemps

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Nettoyer toute la maison de fond en comble; faire disparaître ce qui ressemble de prés ou de loin (aliment ou boisson, ex whisky) à du blé, de l’orge, du seigle, de l’avoine, de l’épeautre et tous leurs dérivés ayant FERMENTE.  Cachériser toute la vaisselle par le feu (four sur pyrolyse, aciers à la flamme…), ou à l’eau bouillante (éviers inox ou résine, micro onde…). acheter à manger cacher lePessah pour tous ses amis : trop! nous on est excessifs !  Mettre ce qui reste de ‘hamets dans une armoire fermée à clé ou par adhésif, en vendre le contenu par contrat dimanche avant 21h14. Faire un don aux pauvres, il y a pleins de gens qui n’ont pas de quoi faire le repas ! A Bnei brak j’ai vu des soupes populaires. Un dernier check-up : chercher la nuit avec une bougie dans toute la maison ce qui pourrait rester, la petite avait planqué un paquet de gâteaux ! Le mettre dans un sac en papier. Arrêter de manger du ‘hametz avant 11h30. Brûler le sac de ‘hamets avant 12h30.

Faire disparaître le ‘hamets qui est en nous, ce qui fermente et pourrit. Oui y a un coté obsessionnel, cathartique. C’est fou la fermentation qui est en nous et comme c’est difficile de s’en débarrasser. Mais après cela on est prêt pour la première lune de Printemps cette nuit du 14 Nisan. C’est la Pâques, la nuit de notre délivrance. Pendant sept jours nous ne mangerons plus que du pain non levé. Ce soir nous sortons d’Egypte, de l’esclavage vers la liberté. Que D. vous bénisse. Hag Pessah Sameah !

Contrat de Hametz

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Si quelqu’un a la possibilité de réserver une vaisselle spéciale pour Pessah (qui n’a jamais touché de ‘hamets), qu’il soit béni !

Les cédrats sont éternels

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Ce matin j’ai trouvé devant ma porte un cédrat confit avec ce mot :

Cher Ami, Bonjour, Ce matin je suis allé vous remettre le petit échantillon d’ « etrog » confis, que j’ai déposé. Je vous souhaite de le déguster, vous et les vôtres en pensant, comme l’a fait mon épouse, à votre vénérée grand-mère. באהבה ובלב טוב (avec amitié et bon cœur). Lucie et Raphaël

Raphaël a 90 ans, il est le doyen de ma synagogue, né dans le Mellah de Marakech. Chaque automne pendant mon enfance ma grand-mère Corse, m’envoyait un cédrat confit, qui m’a remis sur le chemin de ma judéité.

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Coïncidence, à cet instant même, mon ami Benny qui s’appelle Méir (du nom de son grand-père) comme moi, m’a téléphoné de Corse.

Les cédrats de Corse

A l’origine le cédratrier est un arbre des vallées méridionales de l’Himalaya. Il est acclimaté en Perse (Médie) durant la première moitié du premier millénaire avant notre ère (-1500, -500 avant notre ère). Il est probable que les Cédrats sont arrivés en Israël de Perse en contact permanent avec l’Inde via les caravanes à cette époque.

Le Cédrat de Corse est une variété très particulière (voir ici ), il est le seul à avoir une fleur blanche alors que celle des autres cédrats est violette. Il a été cultivé de manière intensive en Corse au XIXème siècle sous l’impulsion des rabbins ashkénazes de Lituanie comme je l’ai montré dans mes mémoires juives de Corse.

Le père de mes amis Guy et Benny Sabbagh et leur grand-père le rabbin Méir Toldéano zal liés à la famille Mattéi via Salomon Hassan allaient chaque année pour Souccot chercher les meilleurs fruits, gros, avec queue et pas bosselés dans l’exploitation des Mattéi grands distilleurs à Bastia.

Le cédrat symbolise la descendance du tsadik, du juste qui est lui-même un arbre.

« Le Juste est comme un arbre planté près d’un ruisseau qui donne du fruit en son temps et jamais son feuillage ne meurt » (Psaume 1)…

La Torah (Lévitique 23, 40) évoque le Cédrat pour la fête de Souccot comme פְּרִי עֵץ הָדָר « le fruit de l’arbre/ du bois de Hadar » hadar un mot qui veut dire (« éclat, splendeur » en hébreu). Le « fruit » c’est la descendance de l’arbre, c’est-à-dire les descendants des tsadikim (les « justes »), qui sont les bonnes actions et sont comme des arbres.

Pourquoi le cédratier, le « bel arbre » est-il « planté prés d’un cours d’eau » (Cf Psaume 1) car dit le Talmud Soucca 35a :

Ben ‘Azaï dit : Ne lis pas hadar (« beau »), mais hudör [qui en grec désigne l’eau, hudör a donné hydr- ou hydro-]. Et quelle espèce a besoin d’irrigation artificielle [et pas seulement d’eau de pluie] ? Dis c’ets le cédrat » (TB Soucca 35a)

La fête de Souccot est éternelle comme le symbolise le chiffre sept, celui de la plénitude : « Vous la fêterez, cette fête du Seigneur, sept jours chaque année, règle immuable pour vos générations;  c’est au septième mois que vous la solenniserez » (Lévitique 23, 41).

Les véritables « générations » laissées par les justes sont constituées par leurs bonnes œuvres (Beréchith raba 30, 6).

Le cédrat symbolise donc le fruit du Tsadik, juste non pas « de sa génération » comme Noah que nous avons écouté hier dans la Paracha de Noah : « Ceci est l’histoire de Noé. Noé fut un homme juste, irréprochable, entre ses contemporains; il se conduisit selon Dieu » – Gn 6, 9 ). Mais un juste pour toutes les générations de toute l’humanité comme Abraham. Un juste pour l’Eternité, qu’on ne voit pas et qui lui-même ne le sait pas.

 « Ce sont les générations de Noé » : Noé était un homme juste et parfait dans ses générations.  R. Johanan dit: « Dans ses générations », mais pas dans d’ autres générations ! (Tb Sanhédrin 108 a).

En clair, si Noé avait appartenu à la génération suivante, celle d’Abraham juste il n’aurait compté pour rien (Beréchith raba 30, 9). En effet Abraham est qualifié de tsadik par la Torah alors qu’il tente de sauver les justes de Sodome et Gomorrhe, ce qui n’est pas sauvable ! Sodome et Gomorrhe ! (Genèse 18,25). Un raisonnement à fortiori : Celui qui sauve ce qui est complètement perdu sauve forcément toute l’humanité et pour toujours.

Un de ces 36 justes qui sont générés par l’Éternel à chaque génération pour être les colonnes de l’humanité. Les Tsadikim Nistarim (צדיקים נסתרים), les « Justes cachés », ou encore les Lamed Vav Tsadikim (לו צדיקים). Lamed, vav = 36 de chaque génération, que rien ne distingue des auters hommes et qui eux-mêmes ne le savent pas et sans qui le monde serait détruit.

Le cédrat est le fruit de l’arbre, un fils des tsadikim.

« Selon Rabbi Méir un cédrat prélevé au titre de la seconde dîme ne ne saurait êter utilisé pour s’acquitter de l’obligation [de tenir en main les quatre espèces] le jour de la fête » (TB Soucca 35a).

Pourquoi cette obligation de posséder le cédrat ? à cause du « vous prendrez pour vous du fruit du bel arbre » (Lv. 23, 40). La seconde dîme selon Rabbi Méir est un bien sacré dont le propriétaire ne peut disposer à sa guise. L’idée est que la mitsva ne fonctionne que si elle est entièrement généreuse.

Brit Milah : Call me Meïr !

This morning I became Meïr after my brit milah, the Covenant of circumcision.The physical symbol of the relationship between G‑d and the Jewish people

During 7 years I advanced step by step like a blind in the darkness. I’d like to thank all my friends who accompanied me in this so strange story.

First Rabbi Haïm Harboun (photo) who came from the Mellah of Marrakech in Marrocco where he was born… to my street where I met him 6 years agod. His name signify « life » and life is a plural in hebrew. He came with us at the hospital and celebrate the Kiddouch, with Olivier my twin brother and a jewish friend of him.

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Soon, end november, a book Haïm Harboun le rabbin aux milles vies will be published at Lemieux publisher.

Thanks to the Great Rabbi Haïm Korsia who accompanied and answered all my questions, This « Great » is an Humble and he enlightened my road. He is also à Haïm multiple « life » in front of the Holy One, Blessed is He. Thanks to the Rabbi Elfassi and the France’s Consistoire guyour office who accompanied me and sent me to the Brit Mila in july.

Thanks to Marie-Pierre my wife and my family who will come back jewish with me after Beit din decision and Mikveh.

Thanks to Gérard and Antonietta Haddad from Tunis and Venice, Freddy and Evelyne Chiche from Miami, Diane and Jean-Michel from London, Jeremie from Bnei Brak, Olivier and Tsipora in Jeusalem, Salomon Buzaglo of the Center for anousim and Sefardic Studies of Natanya, Micha and Schibboleth, Antoine…Gaston, Fabrice, Cedric, Alexis, Sam, Alexis and his brother, Jacob, Serge, Stéphane and his brother, Samuel, Claude, Maurice, Laurent, Michel, AdiEl, Rony, Raphael, Nathanaël ZAL, … Dany and her parents, Rebecca,  Sylvie, Corinne, Clara, Diane, Myriam and her children, Deborah & Gabrielle and her Deaf Adults Association, … Mendy, Pierre-Jean, Yossef… but also Neil, Nancy, Jean-Paul, Thibault, Greg, Claire, Michel, Jérôme, frère Matthieu de la Pierre-Qui-Vire… thanks to Corsican Jews : Guy and Benny Sabbagh, Halewa familiy, the Castoriano from Turkey, the community of Bastia, all anoussim from Corsica, so important for me in my pilgrimage. Thanks. Apologize for oversights.

Thanks to my grandma who sent me every year during my childhood an Etrog. Its smell  gave me the first sign of our jewish roots from Corsica. We have just finished Souccot and this kind of lemon is the symbolic fruit of Souccot Festival.(photo)

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Beit Knesset Meïr in Castagnio street in Corsica where lived my Grand Mather. There takes place the unique Synagog of Corisca where Rav Meïr Toledano zal  buried in Bastia Jewish Cimetery officed as Rabbi From 1920 to 1970.

Thanks to my friend Jean-Louis Rambaud zal. Hebew language came back to my lips when I said the psalm for him seven years ago. He was dead in an avalanche on January 2010 th 1st.  This was for me, the former benedictine monk, the first sign of coming back from amnesia. Lucas his son my spiritual son. Now I know that memory can be either wholly or partially lost due to the extent of damage that was caused several centuries ago (anousim, marrane, means also raped in hebrew).

I can understand that my road can sounds you so strange. It’s  only the testimony that Israël still alive, Am Israël Haï leolam, in Humanity’s service. We can live together in the G-od’s Shalom, in peace on the visage al panim of this earth that G-od created for all his sons. Panim (face, again a plural in hebrew !) and penim  (interiority) is the same word in hebrew.

I am just Meïr min Or, « from the Light », an enlightener, a pilgrim, following Torah light at the service of our shared humanity.

This the begining of the 5777, 24 Tichri,  on Chabbat we will read BERECHIT Sidra, the begining and the first word of the Bible.

We are Oct 26 and as Rabbi Haïm said me this morning after the Shema  » 26 is the Name of the Holy One, Blessed is He, Hakadoch Barouch Hou« : « הקדוש ברוך הוא. ASHEM, the Name, The beginning and the end of the story; the Aleph-A of the life that begins with a Beth-B like the Bible. Hakadoch, Blessed is He, hearing our prayer.

« Magnified, sanctified, be thy holy Name ». Hineni.

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Hag Soukkot Sameah – Joyeuse fête de Souccot !

Jérusalem batie comme une ville ou tout ensemble fait UN

Yérouchalaïm bâtie comme une ville où tout ensemble fait UN c’est là que montent les tribus, les tribus de l’Eternel pour célébrer le Nom de l’Eternel. (Téhilim)

Sur tes murs J’ai posté des veilleurs, ni de jour ni de nuit ils ne doivent sa taire (Téhilim)

Si le Seigneur ne garde la vile c’est en vain que veillent les gardes, si l’Eternel ne construit la maison les bâtisseurs travaillent en vain. (Téhilim)

Sion disait l’Eternel m’a abandonnée l’Eternel m’a oublié… une mère pourrait-elle oublier son enfant?… Et même si une mère oubliait moi je ne t’oublierai pas. Regarde, j’ai gravé ton nom sur les paumes de mes mains (Isaïe).

Si je t’oublie Yérouchalaïm que ma main droite m’oublie , Que ma langue colle a mon palais si je perds ton souvenir, si je ne place Jérusalem au sommet de ma joie.(Téhilim)

Le mot Sion au petit matin, puis Jérusalem (Kotel ) la galerie avec la source dans les fouilles au pied du Kotel. Une femme en train sous les fondations au Kotel. Je n’ai jamais vu une telle foi.

 

Joyeux Pourim ! Hag Pourim Sameah !

A Pourim on lit la Meguila d’Esther et on se déguise. Chacun agite sa crécelle quand est prononçé le nom d’Haman de sinistre mémoire. Tout le destin juif est là. Et le prince Nazi que son nom soit effacé est un sinistre bis répétita. Aman dit en effet :

 » Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et à part parmi les peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les peuples et n’observant point les lois du roi. Il n’est pas dans l’intérêt du roi de le laisser en repos. Si le roi le trouve bon, qu’on écrive l’ordre de les faire périr « 

Et le sort (pour) va se retourner contre lui. Un conte oriental plein de rêve : La Reine Vashti exposée comme objet érotique, la colère du roi, le roi pris de désir, Mardochée et la belle Esther, Haman le Grand Vizir orgueilleux, le roi indifférant au sort de ses sujets, la panique chez les juifs,  le roi insomniaque et la mémoire, le festin du dévoilement, Mardochée le juif conseiller du prince, la joie et le festin pour les juifs, le cauchemar qui se transforme en festin de fête, la fête instituée dans le temps à venir… tout semble résumé il y a 1500 ans et sans que le nom de l’Éternel soit prononcé une seul fois dans le rouleau d’Esther.

Le midrach dit que le nom d’« Esther » est dérivé de Sater, « caché » en hébreu . La Méguila nous qu’ Hadassah c’est Esther. Hadassah :  la « myrte » en hébreu. Le nom de D. n’est pas mentionné dans ce texte. De cette étymologie « caché » Esther est devenue la figure des marranes, des juifs cachés.

Goûtez ce texte :

C’était du temps d’Assuérus, de cet Assuérus qui régnait depuis l’Inde jusqu’en Éthiopie sur cent vingt-sept provinces ; et le roi Assuérus était alors assis sur son trône royal à Suse, dans la capitale.
La troisième année de son règne, il fit un festin à tous ses princes et à ses serviteurs ; les commandants de l’armée des Perses et des Mèdes, les grands et les chefs des provinces furent réunis en sa présence. Il montra la splendide richesse de son royaume et l’éclatante magnificence de sa grandeur pendant nombre de jours, pendant cent quatre-vingts jours.
Lorsque ces jours furent écoulés, le roi fit pour tout le peuple qui se trouvait à Suse, la capitale, depuis le plus grand jusqu’au plus petit, un festin qui dura sept jours, dans la cour du jardin de la maison royale.
Des tentures blanches, vertes et bleues, étaient attachées par des cordons de byssus et de pourpre à des anneaux d’argent et à des colonnes de marbre. Des lits d’or et d’argent reposaient sur un pavé de porphyre, de marbre, de nacre et de pierres noires. On servait à boire dans des vases d’or, de différentes espèces, et il y avait abondance de vin royal, grâce à la libéralité du roi. Mais on ne forçait personne à boire, car le roi avait ordonné à tous les gens de sa maison de se conformer à la volonté de chacun.

La reine Vasthi fit aussi un festin pour les femmes dans la maison royale du roi Assuérus…

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Histoire de l’humanité, un éternel recommencement

Voici le témoignage de mon ami Guy Sabbagh né à Bastia en 1947, petit fils du Rabbin Méir Tolédano ZAL qui fut le rabbin de la communauté de Bastia de 1920 à 1970 et fils de David Sabbagh ZAL qui fut le président de la Communauté .
On ne voit bien qu’avec le coeur, en réalité la lumière ne s’éteint jamais. Illuminons les ténèbres du nouvel obscurantisme. Hag Hanouka Sameah !

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L’île d’Elbe -Toscane, vue de Bastia

Par Guy Sabbagh 

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A l’époque du Second Temple,Israël est sous la domination d’Alexandre le Grand. Il édicte des décrets pour supprimer les pratiques religieuses et l’étude de la Torah.
A la mort d’Alexandre le Grand (3437) Israël passe sous la domination des Plotémées puis des Séleucides avec a leur tète Antiochus III roi de Syrie.Son fils Antiochus IV Epiphane lui succède. Il entreprend d’helléniser la Terre Sainte a l’aide d’une partie du peuple juif.Avec l’appui de son armée,il attaque Jérusalem,pénètre dans le Temple,le profane,pille tous ses trésors et massacre la population aux alentours. Mais bientôt sonne le début de la vengeance.Les cinq fils du Grand Prêtre Mattathias (Chimeon,Yo’hanan,Yehouda, Jonathan,Eleazar) appelés Maccabées (initiales de la phrase: Mi Camo’ha Baélim hachem : « Qui est comme toi parmi les puissants Eternel ! » levèrent l’étendard de la révolte, brisèrent l’encerclement de Jérusalem par l’armée syrienne et le 25 Kislev 3621 ils pénétrèrent dans le Temple profané,rallumèrent la Menorah à l’aide d’une petite fiole d’huile sacrée.Celle ci durera 8 jours.

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750 Juifs palestiniens chassés par la puissance dominante ottomane débarquent en Corse à Ajaccio. Désignés comme »Syriens » ils arrivent d’Alep,de H’aifa,de Tibériade.
L’accueil réservé par la population de l’île est chaleureux,humain et sans limites  Il marquera mon père tout au long de sa vie et il gardera une reconnaissance éternelle au peuple corse qu’il nous a transmis.
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Tous les ans,a la même époque,à Bastia ma grand mère a allumé la vielle Menorah en bronze a huit branches (ramené du sud du Maroc) a l’aide de mèches de coton trempées dans de l’huile. Pour respecter la tradition ma mère Allegra a confectionné des beignets en s’inspirant de recettes corses ancestrales: des « frappes » et des »fritelli ».

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 Nous fêtons cette semaine le centenaire de l’arrivée de ces » syrianos » dans l’ile. Très rapidement intégrés au sein de la nation française et bien qu’étrangers,ils se sont tous portés volontaires en 1940 à la préfecture de Bastia pour défendre la patrie en danger,mon père faisant partie d’un réseau de résistants. Nous avons allumé cette semaine les bougies de Hanoukah et ma femme se lance dans la confection de beignets. Des migrants syriens fuyant leur pays en guerre et le chaos de la région demandent asile à la France. L’histoire est un éternel recommencement.
 BONNES FETES , PACE ET SALUTE
… et que les lumières de la fête éclairent le monde pour le sortir des ténèbres ou certains tentent de le plonger.
 GUY  SABBAGH
Ner shel Hanuka
                              

Hanouka : Talmud Babylone Shabbat 21 b

Hanoukia

Nos Rabbanim ont enseigné: Le précepte de Hanouka [demande] un feu pour un homme et sa maison; (nda : un feu est allumé tous les soirs des huit jours pour l’ensemble du ménage.). Le zélé comprend : « Une lumière pour chaque membre [de la maison] »; et le très zélé, – Beth Shammai (nda :la maison de Shammaï par opposition à celle d’Hillel était rigoriste, Hille allégeait la mistsva) enseigne: Le premier jour huit lumières sont allumés et par la suite, elles sont progressivement éteintes ;  mais la maison d’Hillel dit : Le premier jour, une seule lumière est allumée et par la suite, elles augmentent progressivement.  ‘Ulla dit: Dans l’Ouest [d’eretz Israël] deux amoraim,  R. Jose b. Abin et R. José b. Zebida, ne sont pas d’accord : l’un soutient la raison de Beth Shammai qui est que ceci correspond aux jours à venir,  et que celle de Beth Hillel correspond aux jours qui ont disparu; mais un autre maintient: la raison de Beth Shammai est qu’il doit correspondre aux bœufs de la fête (nda : la fête de Souccot qui dure huit jours. Treize veaux sont sacrifiés le premier jour, douze sur le deuxième, et ainsi de suite, un de moins à chaque jour qui passe : cf Nb 29, 12 sv.); alors que la raison de Beth Hillel soutiens que nous progressons en [terme de] sainteté, mais ne diminuons pas.

Rabbah b. Bar Hana dit: Il y avait deux hommes âgés à Sison, l’un a fait comme Beth Shammai et l’autre comme Beth Hillel : le dernier a donné la raison de son action en disant qu’elle doit correspondre aux bœufs du pélerinage, tandis que le dernier a déclaré sa raison : parce que nous grandissons [en terme de] la sainteté, mais ne diminuons pas.

Nos Rabbins ont enseigné: Il incombe à placer la lampe de Hanoukka par la porte de sa maison à l’extérieur;  si l’on habite dans une chambre haute (nda :dans l’habitat ancien la « chambre haute » est l’étage où se dit la prière, il y a une idéede sainteté plus élévée, Cf Élisée qui y pria et ressucite l’enfant de la shunamite) , il la place à la fenêtre la plus proche de la rue. Mais en cas de danger (quand il y a persécution religieuse) il suffit de la placer sur la table. Raba a dit: Un autre lampe est nécessaire pour sa lumière à être utilisé; mais si il y a un feu de cheminée, c’est inutile. Mais dans le cas d’une personne importante,  même si il y a un feu ardent une autre lampe est nécessaire.

Quelle est [la raison] de Hanoucca? Nos Rabbanim nous ont enseigné: Le vingt-cinquième jour de Kislev commencent les huits jours de Hanuka pendant lesquels le deuil et les lamentations sont interdites. Car, lorsque les Grecs sont entrés dans le Temple, ils ont souillé toutes les huiles à l’intérieur, et quand la dynastie des Hasmonéens les a dominés et les a vaincus, ils ont cherché et on a trouvé une seule fiole d’huile qui giseait avec le sceau du Grand Prêtre,  mais qui contenait seulement pour l’éclairage d’une seule journée. Alors un miracle est arrivé et ils ont allumé [la lampe] pendant huit jours.

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Rabbah a dit: La lampe de Hanoukka doit être placé à une paume de main près de la porte. Et où est-ce ? – R. Aha fils de Raba a dit: Sur le côté de la main droite: R. Samuel de Difti  dit: Sur le côté gauche. Et la loi est, sur la gauche, de sorte que la lampe de Hanoukka est sur ​​la gauche et la mezouza sur la droite.

 » Ils n’arrêtent jamais de faire la fête !!! « 

La fête de Souccot continue… et c’est déjà le 4 ème jour!!! Le matin on met des couvertures mais il fait bon s’asseoir sous la soucca selon la coutume, d’y agiter le loulav aux quatre directions, de prononcer les bénédictions. Nos amis viennent nous voir et nous célébrons la joie de l’amitié en partageant la nourriture.

Baroukh ata A-do-naï Élo-heinou mélèkh haolam achère kidéchanou bémitsvotav vetsivanou léchèv bassouccah.

Béni sois-Tu, Éternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de nous asseoir dans la Souccah.

Nous nous remémorons les bonté de D. et que sa providence ne nous a pas abandonné. Le désert existentiel devient tout à fait habitable ! Béni soit l’Omniprésent qui « demeure » parmi nous.

Soucca

Mpi, Isa R., Valou D., DLSoucca2

Hochaana Rabba

Hochaana Rabba

Souccot : la fête de la joie !

Ca y est ma soucca (cabane) est finie !

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Mon chat a suivi toute la construction… très intrigué :

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D. a habité au désert une tente nomade et provisoire. La Soucca devient notre résidence principale… et notre maison en dur notre résidence de passage dit le Talmud. Finalement nous ne sommes que des nomades. On doit manger avec ses amis sous la soucca et on doit voir le ciel a travers le toit. Tout est dit.

A l’époque du second Temple, le premier soir de Souccot, après la nuit, des fêtes se déroulaient sur l’esplanade du Temple avec de multiples illuminations, spécialement dans la cour des femmes ; il est écrit : « qui n’a pas assisté à cette fête de l’eau n’a jamais vu de réjouissances de toute sa vie ».

La fête est désignée par la formule « le temps de notre joie », c’est ce que je vous souhaite de tout coeur.

« vous prendrez, le premier jour, du fruit de l’arbre hadar (c’est l’étrog), des branches de palmier (kapote témarim), des rameaux de l’arbre avote (ânaf éts-avote) et des saules de rivière (ârvé-na’hal) et vous vous réjouirez en présence de Hachém votre D.ieu pendant sept jours ».(Vayiqra 23, 40)

Souccot est une fête de pèlerinage agraire, la fête de l’engrangement. Une des trois grandes solennités du judaisme pendant lesqellles le peuple montait au Temple de Jérusalem. La période de Souccote est celle du début des pluies et des demandes de bénédictions pour la pluie (guéchém). L’eau est le symbole de la Torah de vie (mayim ‘hayim) qui arrose la terre c’est à dire le peuple d’Israël et tous les hommes (Bamidbar 24, 7).

Quelques passages du Traité Soucca dans le Talmud de Jérusalem aux chapitres 4 et 5 :

R. Simon exige 4 murs, et les autres rabbins se contentent de 3, car ces derniers interprètent la triple répétition du mot soucca dans la Torah en ce sens qu’il faut une partie au-dessus (la couverture), et deux de côté (les murs), outre un 3ème mur qu’ils ajoutent de leur autorité. R. Simon au contraire déduit de ce que le troisième des termes soucca est écrit au pluriel, qu’il y a allusion à un mur de plus, soit, un supérieur (la toiture), et les trois murs du bas, plus le 4ème, ajouté par prescription rabbinique. Selon R. Hiya b. Ada, deux docteurs ont expliqué chacune de ces opinions, l’un justifiant celle des rabbins, l’autre celle de R. Simon. Les sages se fondent sur ce qu’il est dit (Isaïe, IV, 0) : il y aura une tente pour s’abriter à l’ombre le jour contre la chaleur, ce verset fait allusion à la toiture, et les 3 termes soucca précités visent les 3 murs. Selon R. Simon, qui adopte ces déductions, il y a un côté de plus à envisager, parce qu’une fois le mot soucca est écrit au pluriel. Selon les rabbins de Césarée, on peut déduire de ce même verset d’Isaïe, soit l’opinion de R. Simon, soit celle des autres sages ; la première partie de ce verset vise un côté ; les mots suivants, pour la protection et le refuge, visent 2 côtés; enfin les deux derniers mots, contre l’orage et la pluie, ne représentent qu’une expression, selon les rabbins, tandis que R. Simon en fait deux.

Il a été enseigné  : deux murs (de la soucca) devront être réguliers, et il suffira que le 3ème soit d’une palme. R. Hiya dit au nom de R. Yohanan; s’il y a 2 murs ayant chacun 4 palmes, et le 3ème n’eut-il qu’une palme, la soucca est valable. R. Oschia demanda : est-elle valable aussi si l’on a placé le mur d’un palme entre les 2 autres, sans les toucher? Puis il modifia sa question et demanda ce qu’il en serait lorsqu’on a placé de même un des murs de 4 palmes ? Selon R. Jacob b. Aha, un fait de celte dernière nature a été exposé devant R. Yossa, qui déclara : « en ce cas la soucca valable ». En effet, il a été dit (ibid.) : lorsqu’une cour est entourée de colonnes (ne se touchant pas), celles-ci sont considérées comme des murs. Mais l’enseignement précité ne contredit-il pas cet avis de R. Yossa, qui valide une telle soucca? Les 2 murs devront être réguliers, est-il dit; donc, en cas d’irrégularité, ils n’ont pas de valeur, et n’est-ce pas dire que c’est une irrégularité d’avoir laissé un intervalle au milieu? Non, dit R. Samuel b. R. Isaac, l’irrégularité consiste dans le défaut du placement de l’un vis-à-vis de l’autre (non dans l’écart). Rab dit : le 3è mur qui est d’un seul palme devra être distant de l’un des autres murs d’un palme (pour être distinct). Samuel dit : si même ce 3è mur est tout à fait rapproché de l’un des autres, on le suppose écarté, à la distance voulue. C’est aussi l’avis de R. Aba Hinena b. Salmieh, ou R. Jérémie au nom de Rab. R, Jacob b. Aha dit que R. Yohanan et R. Simon b. Lakisch adoptent chacun l’un des deux avis qui viennent d’être exprimés.

Cahana et Assa montèrent, et devant Rab se mirent à discuter chaque avis, jusqu’à ce qu’enfin ils adoptèrent celui de Samuel. R. Juda b. Pazi dit au nom de R. Josué b. Levi : il faut toutefois que ce 3è mur d’une seul palme ne se trouve pas à plus de 3 palmes de distance des autres (pour qu’il puisse y avoir jonction fictive), comme cela a été spécifié pour la latte figurant la porte à l’entrée d’une ruelle (ainsi close fictivement le samedi)

Les extrémités de branchage qui dépassent la toiture de la soucca sont encore considérées comme celle-ci. Toutefois, explique R. Houna au nom des rabbins de Rabylone, il faut pour cela que le branchage dépasse toute la largeur de la soucca. Selon R. Jacob b. Aha, ou R. Yossa et R. Yohanan au nom de R. Oschia, il suffit de dépasser un mur quelconque. Enfin, selon R. Jacob b. Aha, R. Hiya dit pour R. Yohanan au nom de R. Oschia, que cette extrémité peut même passer sur un point non muré (dans le vide). On s’explique l’opinion de R. Yossa, d’admettre pour valable ce qui est en face d’un mur (qu’en imagination on suppose prolongé et couvert) ; mais comment expliquer l’avis de R. I.Iiya, d’admettre aussi pour valable ce qui est au-dessus de rien? Pourquoi tant d’allégement de la règle? En réalité, il s’agit de l’intérieur de la soucca; et bien qu’au-dessous de ce bout de branchage, la partie ombrée soit éclipsée par le soleil (à l’opposé de ce qui est prescrit d’ordinaire), ce point sera valable comme soucca. De ce qu’il est dit : « si la partie claire dé- passe l’ombre, la soucca n’est pas valable», on peut déduire qu’en cas départage égal, elle est valable; d’autre part pourtant il est dit (plus loin, II, 3) qu’en cas de soucca irrégulièrement couverte, pourvu que la partie ombrée dépasse celle qui est claire, elle est valable, non en cas de partage égal ? Pour- quoi, à parts égales, est-elle tantôt valable^ tantôt non? Les rabbins de Césarée répondent, pour Isaac b. Nahman au nom de R. Oschia, qu’il y a invalidité à parts égales lorsque la couverture provient d’un arbre dont les branches s’écartent souvent (de sorte que, plus tard, la partie ombrée sera éclipsée).

Il arriva à la soucca de la reine Hélène, à Lydda, de se trouver avoir une hauteur de plus de 20 coudées, et pourtant les docleurs y allaient et venaient, sans provoquer nulle observation sur le plus ou moins de valeur légale de la soucca? On n’y faisait pas attention, ful-il répliqué, parce que c’était à une femme, et que les femmes ne sont pas aussi strictement tenues de suivre ces préceptes. Mais, fut-il objecté, n’y a-t-il pas liou au contraire de tirer une preuve de ce fait particulier, puisqu’Hélène avait 7 fils, qui étaient disciples de sages (gens sévèrement religieux)? Or, on ne peut pas arguer que la soucca de cette reine était trop petite pour laisser place à plus de la majeure partie du corps devant la table du repas (la reine ayant dû avoir une belle soucca) ; il faut donc adopter l’argumentation de R. Oschia et supposer qu’en raison de la jonction du mur au sommet, celte grande élévation était permise. Donc, l’exemple de cette soucca royale n’est pas un sujet de contestation, car tel est l’usage des gens riches d’établir des cloisons minces (sur lesquelles la toiture ne porte pas), afin que la fraîcheur puisse pénétrer (d’en haut).

Si l’on a fait passer au-dessus de la soucca un cep de vigne, ou une courge, ou du lierre , pour servir de toiture, complétée par d’autres branchages, elle ne sera pas valable (en raison de ce que les premiers objets adhèrent au sol). Cependant, si le reste de la couverture forme la plus forte part, ou si l’on a détaché du sol les dits plants, la soucca est valable. Voici la règle générale : parmi les deux objets susceptibles de devenir impurs, on emploie à couvrir la soucca ce qui pousse dans la terre, non ce qui n’y pousse pas ; on emploie à cet effet ce qui n’est pas susceptible d’impureté et pousse dans la terre.