CHABBAT CHALOM ! Nichmat kol haï (Que l`âme de tout vivant), prière du Chabbat

Que l`âme de tout vivant bénisse ton nom ; Éternel notre D.,
et que l’esprit de toute chair glorifie et magnifie ton souvenir, o notre roi,
constamment d’éternité en éternité tu es D.
Hormis toi, nous n’avons pas de roi qui délivre et sauve, qui rachète et libère, qui répond et a pitié dans chaque moment de malheur et d’oppression.
Nous n’avons pas de roi qui secoure soutient si ce n’est Toi, D. des origines et de la fin, D. de toutes les créatures, seigneur de tous les événements, célébré par toutes les louanges, qui dirige son univers avec amour et ses créatures avec miséricorde ;
ô Eternel, D. vrai, qui ne sommeille ni ne dort, qui réveille ceux qui dorment et ranime ceux qui somnolent, qui ressuscite les morts et guérit les malades, qui dessille les yeux des aveugles et redresse ceux qui sont courbés, qui fait parler les muets et dévoile les secrets, c’est à toi seul que nous rendons hommage.

Et quand bien même notre bouche serait pleine de cantiques comme la mer ; notre langue, de chants, comme la multitude de ses vagues, et nos lèvres, de louanges, comme les espaces du firmament ;
quand bien même nos yeux seraient lumineux comme le soleil et la lune, et nos mains déployées comme les aigles des cieux, et nos pieds rapides comme les biches
nous ne pourrions épuiser l’hommage qui t’est dû, ô Eternel, notre D., bénir ton nom, ô notre roi,
ne serait-ce que pour un seul des milliers de milliers, des myriades de myriades de bonté que tu as accomplis pour nos ancêtres.

Jusqu’à présent, ta miséricorde nous a secourus et ton amour ne nous a pas abandonnés.
C’est pourquoi, les membres que tu as répartis en nous, l’esprit et l’âme que tu as insufflés dans nos narines et la langue que tu as placée dans notre bouche, te rendent hommage, bénissent, louent, glorifient et chantent ton nom, ô notre roi !
Oui, toute bouche doit te rendre hommage ; toute langue doit te louer ; tout œil doit espérer en toi, tout genou doit plier devant toi, tout être dressé doit se prosterner devant toi, les cœurs te craindre, les entrailles et les reins chanter ton nom, ainsi qu’il est dit :
« Que tous mes os clament, ô Eternel : « qui est comme toi qui délivre le pauvre d’un plus fort que lui, l’indigent et le malheureux de leur voleur ». [Ps 35, 10] 

Tu entends la plainte des pauvres, tu es attentif au cri du faible et tu sauves !

Par la bouche des gens intègres, sois magnifié !

Par les lèvres des justes, sois béni !

Par la langue des pieux, sois sanctifié !

Parmi les saints, sois loué !

 

 

 

Le désir d’éternité chez Qohélet, à la poursuite du vent

 

Qhoélet (l’homme de l’assemblée- qal en hébreu, c’est à dire un quidam sans nom, entre John Doe et mister Nobody) est le maître des formules ramassées. Sa poésie, attribuée au roi Salomon, toujours très psychologique contient des influences stoïciennes (comme le Pirké Avot), en quelques mots, des formules lapidaires.

sculpture

Alberto GIACOMETTI (1901-1906), L’Homme qui marche I, 1959-1960

On lit ces versets magnifiques chez Qhoélet au chapitre 3, tout est dit :

י רָאִיתִי אֶת-הָעִנְיָן, אֲשֶׁר נָתַן אֱלֹהִים לִבְנֵי הָאָדָם–לַעֲנוֹת בּוֹ. 10 J’ai observé la besogne que Dieu a assignée aux fils d’Adam pour se fatiguer en efforts.
יא אֶת-הַכֹּל עָשָׂה, יָפֶה בְעִתּוֹ; גַּם אֶת-הָעֹלָם, נָתַן בְּלִבָּם–מִבְּלִי אֲשֶׁר לֹא-יִמְצָא הָאָדָם אֶת-הַמַּעֲשֶׂה אֲשֶׁר-עָשָׂה הָאֱלֹהִים, מֵרֹאשׁ וְעַד-סוֹף. 11 Il a fait toute chose excellente à son heure; il a mis aussi dans le cœur de l’homme l’éternité (aolam), sans quoi celui-ci ne saisirait point l’œuvre accomplie par Dieu du commencement à la fin.
יב יָדַעְתִּי, כִּי אֵין טוֹב בָּם–כִּי אִם-לִשְׂמוֹחַ, וְלַעֲשׂוֹת טוֹב בְּחַיָּיו. 12 J’ai reconnu qu’il n’y a pas de plus grand bien (tov) que de s’égayer et de se faire une vie bonne (tov)

Tout est dit du désir de l’homme.

  • La fatigue inépuisable d’exister.
  • Un désir sans mesure qui dépasse sa mesure.
  • La présence permanente de la fin potentielle qui limite ce désir. Nous marchons inévitablement sur les ruines des civilisations soi-disant immortelles qui nous ont précédés !
  • L’idée qu’une vie bonne (tov) est en soi un bien (tov) et que cette vie juste suffit.

« Nul homme n’est maître du vent (rouah’), capable d’emprisonner le vent. Il n’est point de pouvoir contre le jour de la mort »
(Qo 8, 8)

… dit il ailleurs, et pour qui n’aurait pas compris un dernier aphorisme :

  » Mieux vaut un chien vivant qu’un lion mort »
(Qo 9, 4)

 

Les chemins qui mènent à D-ieu, avec Moïse Maïmonide

Il envoie ses ordres sur la terre, sa parole vole avec une extrême rapidité.

Il répand la neige comme des flocons de laine, sème le givre comme de la cendre.

Il lance par morceaux des glaçons: qui peut tenir devant ses frimas?

Il lance un ordre, et vient le dégel; il fait souffler le vent: les eaux reprennent leur cours. (Téhilim 147, 15-18)

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Ce matin l’olivier à ma fenêtre, photo DL

Résumé : Notre perception nous permet en voyant le frima sur l’olivier, l’arbre immortel de la méditerranée, de comprendre que de monde réagit à des principes vivants, des lois, dont la beauté et la présence en nous nous illumine d’une lumière éternellement renouvelée. L’étrange n’est pas que nous comprenions les lois de l’univers dans son silence infini mais qu’y projetant notre esprit, celui-ci nous réponde. Celui qui a perdu une fois de sa vie la mémoire dans un trauma (ex : sortie d’un suicide) sait que le fait que les mots se posent sur les choses en les épousant est en soi un miracle. Quels sont le chemins pour aller à D-ieu qu illuminent le corps et l’âme ? 

  • celui de l’allégorie prophétique, c’est à dire l’étude
  • celui de la mistwah qui permet de conformer sa vie à l’amour et le vérité de D-ieu en ce monde  

Essayons de le comprendre avec le Dalâlat al’ Hâyirîn (le guide de ceux qui sont indécis ou égarés) relu à la lumière du Michné Torah, La répétition de la Torah. Lire la suite de « Les chemins qui mènent à D-ieu, avec Moïse Maïmonide »

« Un temps pour se lamenter et un temps pour danser » Kohélet 3

ב        עֵת לָלֶדֶת,        וְעֵת לָמוּת;
עֵת לָטַעַת,        וְעֵת לַעֲקוֹר נָטוּעַ.
2 Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour déraciner ce qui était planté;
ג        עֵת לַהֲרוֹג        וְעֵת לִרְפּוֹא,
עֵת לִפְרוֹץ        וְעֵת לִבְנוֹת.
3 un temps pour tuer et un temps pour guérir, un temps pour démolir et un temps pour bâtir;
ד        עֵת לִבְכּוֹת          וְעֵת לִשְׂחוֹק,
עֵת סְפוֹד         וְעֵת רְקוֹד.
4 un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser;
ה        עֵת לְהַשְׁלִיךְ אֲבָנִים,        וְעֵת כְּנוֹס אֲבָנִים;
עֵת לַחֲבוֹק,         וְעֵת לִרְחֹק מֵחַבֵּק.
5 un temps pour jeter des pierres et un temps pour ramasser des pierres, un temps pour embrasser et un temps pour repousser les caresses;
ו        עֵת לְבַקֵּשׁ         וְעֵת לְאַבֵּד,
עֵת לִשְׁמוֹר        וְעֵת לְהַשְׁלִיךְ.
6 un temps pour chercher [ce qui est perdu] et un temps pour perdre, un temps pour conserver et un temps pour dissiper;
ז        עֵת לִקְרוֹעַ        וְעֵת לִתְפּוֹר,
עֵת לַחֲשׁוֹת        וְעֵת לְדַבֵּר.
7 un temps pour déchirer et un temps pour coudre, un temps pour se taire et un temps pour parler;
ח        עֵת לֶאֱהֹב         וְעֵת לִשְׂנֹא,
עֵת מִלְחָמָה        וְעֵת שָׁלוֹם.  {פ}
8 un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.

La vraie Connaissance de Dieu c’est de l’aimer sans cesse, Moïse Maïmonide

Beaucoup de gens pensent que l’expérience de D-ieu est une affaire réservée à quelques mystiques dans des yéshivot ou des lieux retirés d’où l’on pourrait alors contempler l’Eternel en ayant quitté le temps et les occupations des hommes. Il n’en est absolument rien.

Un de mes amis à Bnei Brak, Jérémie Berrebi, me disait que dans le système du kollel, où les jeunes gens après leur mariage étudient à plein temps pour une longue durée, certains pour diverses raisons s’arrêtaient et, dépités, se retrouvant dans des business n’arrivaient pas à faire le lien avec leurs études antérieures (ceux qui étudient full time toute leur vie jouissent d’un forte consédération sociale dans le milieu haredi). Il me confiait qu’il leur disait : « C’est maintenant que ça commence, c’est maintenant que tu dois pratiquer les enseignements du Sédér Nézikim » (‘les dommages’ une partie du Talmud traitant des dommages et du droit des affaires, des lois relatives aux droits civil et pénal [1]). »

En réalité,  comme nous l’ont enseigné nos maîtres de vive voix, le judaïsme est une sanctification du temps, une prise de conscience et une intelligence de la réalité concrète. Le religieux est celui qui prend conscience par la mistva qui oriente de l’esprit vers D. à chaque instant de la profondeur du monde comme une sorte d’évidence qui l’oblige. La mistsva est toujours concrète et matérielle; sanctification d’une coupe, d’un fruit, d’un légume de la terre…

Peu de gens en ce monde s’intéressent à Dieu. Peut-on le connaitre ? et comment ? C’est ce que cherche à comprendre Maïmonide dans son Guide des égarés (Dalātat al-Ha’irīn en arabe ;  Mōreh ha-Nebūkhim en hébreu) .

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Maïmonide commence son discours sur la « vraie connaissance de Dieu » par une parabole :

J’ouvre mon discours en te présentant la parabole suivante : Le souverain est dans son palais, et ses sujets étaient en partie dans la ville et en partie hors de la ville. De ceux qui étaient dans la ville, les uns tournaient le dos à la demeure du souverain et se dirigeaient d’un autre coté ; les autres se tournaient vers la demeure du souverain et se dirigeaient vers lui, mais jusqu’alors ils n’avaient pas aperçu le mur du palais. De ceux qui s’y portaient, les uns arrivés jusqu’au palais, tournaient autour pour en chercher l’entrée ; les autres étaient entrés et se promenaient dans les vestibules ; d’autres enfin étaient parvenus à entrer dans la cour intérieure du palais et étaient arrivés à l’endroit où se trouvait le roi, c’est-à-dire la demeure du souverain. Ceux-ci, toutefois, quoique arrivés en cette demeure à entrer dans cette demeure ne pouvaient ni voir le souverain, ni lui parler ; mais après avoir pénétré dans l’intérieur de la demeure, ils avaient encore à faire d’autres démarches indispensables, et alors seulement ils pouvaient se présenter devant le souverain et lui parler. »

Puis il raconte que ceux qui étaient « en dehors de la ville » sont ceux qui n’ont aucune croyance religieuse ni spéculative ni traditionnelle. Lire la suite de « La vraie Connaissance de Dieu c’est de l’aimer sans cesse, Moïse Maïmonide »

L’Origine de la barbarie, Maïmonide

L’origine de la violence

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Statut de Maimonide à Cordoue

En matière de barbarie Maïmonide en connaissait un rayon. Toute sa vie est une fuite face à la persécution. On peut dire que Maïmonide est le premier juif caché, ce que seront les marranes des siècles suivants. Il naît à Cordoue sous la dynastie tolérante des Almoravides en 1138 mais à 13 ans sa famille doit fuir vers Fès où se trouve le fief des Almohades, l’Etat islamique de l’époque qui a envahi Cordoue, des fanatiques qui imposent la conversion à l’Islam ou la mort violente par décapitation. Maimonide fuit à Fès… le siège des Almohades ! y devient professeur à l’université d’Al Quaraouiyine, probablement imam, juif caché. Comment le sait-on ? Simplement parce que quelques années plus tard, au Caire, Maimonide sera accusé d’apostasie de l’Islam devant un tribunal islamique (Source : Haïm Harboun, Maïmonide pourquoi l’Egypte ?). Ce qui lui vaut la dénonciation des médecins égyptiens et…. de membres de la communauté juive qui l’accusent de vivre en conversos. Maïmonide s’en tirera.
Reconnu comme l’un des plus célèbres herboristes et phytothérapeutes de l’époque, il devient médecin de la cour des Fatimides à Fostat (Le Caire de l’époque), médecin attitré du secrétaire de Salah El Din (Saladin), le  vizir Al-Fadhil puis du sultan Salah-Al-Din.
Dans son Guide des égarés le Rambam, un des plus grands esprits de tous les temps, s’interroge, sans animosité quand on connait son histoire personnelle, sur l’origine de la barbarie. Il écrit (en arabe avec des lettres hébraïques car les juifs ne devaient pas utiliser la langue du Coran) :

Ces grands maux que les hommes s’infligent les uns aux autres, à cause des tendances, des passions, des opinions et des croyances, découlent tous d’une privation ; car ils résultent de l’ignorance, c’est-à-dire de la privation de la science. De même que l’aveugle, à cause de l’absence de vue, ne cesse de se heurter, de se blesser et de blesser aussi les autres, quand il n’a personne pour le conduire dans le chemin, de même les partis d’entre les hommes, chacun selon la mesure de son ignorance, s’infligent à eux-mêmes et aux autres des maux qui pèsent durement sur les individus de l’espèce (humaine). S’ils possédaient la science qui est à la forme humaine ce que la faculté visuelle est à l’œil, ils seraient empêchés de se faire aucun mal à eux-mêmes et aux autres car la connaissance de la vérité fait cesser l’inimitié et la haine »

Plus loin Maïmonide relisant Isaïe (11, 6-8) et sa prophétie de l’agneau vivant en paix avec le loup et le léopard avec la chèvre aux temps messianiques indique que le sujet même de la vraie connaissance est D-ieu lui-même. Lire la suite de « L’Origine de la barbarie, Maïmonide »

Pourquoi il est interdit de blesser un étranger (guer)

Outre le devoir d’aimer tout homme en Israël (tu aimeras ton prochain comme toi-même), le Juif a une mitswa particulière, répétée avec insistance dans la Tora, d’aimer le guèr. D-ieu, lui-même, manifeste une prédilection particulière à son égard : Il aime le guer (Dévarim-Deutéronome 10, 18; Rambam, Déhote 6, 4)…

L’injonction est répétée 4 fois dans la Torah c’est dire son importance. Un psaume le dit brutalement (Tehilim 146, 9) :

יְהוָה שֹׁמֵר אֶת גֵּרִים יָתוֹם וְאַלְמָנָה יְעוֹדֵד וְדֶרֶךְ רְשָׁעִים יְעַוֵּת

l’Eternel est le gardien des étrangers, soutient l’orphelin et la veuve, tandis qu’il bouleverse le chemin des pervers.

Il est interdit à tout Juif de tromper son prochain dans les affaires d’argent : Chacun ne lèsera pas son frère (Wayiqra -Lévitique 25, 14), ou de l’offenser par des paroles : Chacun n’offensera pas son prochain (Wayikra -Lévitique 25, 17); il est donc interdit par ces mêmes versets de tromper ou d’offenser le prosélyte, inclus dans les termes son frère et son prochain. Mais en outre, la Torah dit :

כ וְגֵר לֹא-תוֹנֶה, וְלֹא תִלְחָצֶנּוּ:  כִּי-גֵרִים הֱיִיתֶם, בְּאֶרֶץ מִצְרָיִם. 20 Tu ne contristeras point l’étranger ni ne le molesteras; car vous-mêmes avez été étrangers en Egypte.
כא כָּל-אַלְמָנָה וְיָתוֹם, לֹא תְעַנּוּן. 21 N’humiliez jamais la veuve ni l’orphelin.
כב אִם-עַנֵּה תְעַנֶּה, אֹתוֹ–כִּי אִם-צָעֹק יִצְעַק אֵלַי, שָׁמֹעַ אֶשְׁמַע צַעֲקָתוֹ. 22 Si tu l’humiliais, sache que, quand sa plainte s’élèvera vers moi, assurément j’entendrai cette plainte

Dans trente-six versets, la Tora nous rappelle que nos relations avec le converti doivent être particulièrement chaleureuses (Baba Metsia 59b).

Le Talmud comme Maïmonide dans son Mishné Torah affirment que quiconque offense ou lèse un converti transgresse trois interdictions de la Torah : deux concernant de façon générale les rapports entre Juifs, et une relative au prosélyte (Baba Metsia 59b; Rambam Mekhira 14, 15-16.)
Enfin, dans la troisième bérakha du Chemonè Êsré, nous prions D-ieu que sa miséricorde s’étende entre autres sur les prosélytes de justice, les gueré tsedek, et nous les incluons parmi les justes du peuple d’Israël.

Celui qui n’aime pas l’étranger ne peut tout simplement pas être juif.

Flavius Josèphe décrit la première Hannoucca en -164 vers l’an 80 à Rome

Flavius Josèphe, alias Josèphe Ben Mathatias ancien chef des insurgés juifs de Galilée en l’an 70 où il a mené la révolte contre Rome, dans  Les Antiquités juives, Livre XIII, chapitre 7, un livre écrit à Rome où il a pris de patronyme de ses protecteurs les Flaviens vers 80, décrit le combat de Judas Macchabée contre Apollonios, puis Séron; Lysias régent; la Victoire de Judas à Emmaüs, Lysias battu à Bethsoura; la Restauration du culte du Temple et l’Institution de la fête de Hanoucca en 162 avant notre ère.

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Le Kotel ce matin photo de Julien M.

 » [104] A ces nouvelles, Apollonios, gouverneur de Samarie[105], marcha contre Judas avec ses forces. Judas vint à sa rencontre, l’attaqua et tua un grand nombre d’ennemis, parmi lesquels le général Apollonios lui-même, auquel il enleva l’épée dont celui-ci se servait d’ordinaire[106] ; il en blessa un plus grand nombre et revint chargé d’un important butin provenant du pillage de leur camp. Lire la suite de « Flavius Josèphe décrit la première Hannoucca en -164 vers l’an 80 à Rome »

Tu as créé les ténèbres, comme un manteau Tu revêts la Lumière

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    יְהוָה, אוֹרִי וְיִשְׁעִי–מִמִּי אִירָא
יְהוָה מָעוֹז-חַיַּי,    מִמִּי אֶפְחָד.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut: de qui aurais-je peur? Le Seigneur est le rempart de ma vie : devant qui tremblerais-je ? Ps 27, 1
קל  פֵּתַח דְּבָרֶיךָ יָאִיר;    מֵבִין פְּתָיִים. La révélation de tes paroles illumine, elle donne l’intelligence aux simples. Ps 119, 130
כט  כִּי-אַתָּה, תָּאִיר נֵרִי;    יְהוָה אֱלֹהַי, יַגִּיהַּ חָשְׁכִּי.  Oui, tu fais briller ma lumière! L’Eternel, mon Dieu, illumine mes ténèbres. Ps 18, 29
אוֹר, זָרֻעַ לַצַּדִּיק;    וּלְיִשְׁרֵי-לֵב שִׂמְחָה.  La lumière se répand sur les justes, et la joie sur les cœurs droits. Ps 97, 11
קה  נֵר-לְרַגְלִי דְבָרֶךָ;    וְאוֹר, לִנְתִיבָתִי.  Ta parole est un flambeau qui éclaire mes pas, une lumière qui rayonne sur ma route. Ps 119, 105
ז  רַבִּים אֹמְרִים, מִי-יַרְאֵנוּ-טוֹב:    נְסָה עָלֵינוּ, אוֹר פָּנֶיךָ יְהוָה. Beaucoup disent: « Qui nous fera voir le bonheur? » Que s’illumine sur nous la lumière de ton visage, ô Eternel! Ps 4, 7
א  בָּרְכִי נַפְשִׁי,    אֶת-יְהוָה:
יְהוָה אֱלֹהַי, גָּדַלְתָּ מְּאֹד;    הוֹד וְהָדָר לָבָשְׁתָּ.
Bénis le Seigneur ô mon âme, Seigneur mon Dieu, tu es si grand; tu es vêtu de splendeur et de majesté.
ב  עֹטֶה-אוֹר, כַּשַּׂלְמָה. Comme un manteau Tu revêts la Lumière, Ps 104, 1-2

De la conversion au judaïsme, par le Rav Yossef Messas, zatsal

 Ecoutez cela, ces paroles de Rabbanim immenses. La traduction est d’une amie qui a fait la méthode ASSIMIL  hébreu et de moi-même.

גישתם וחכמתם של רבני צפון אפריקה

חֶרֶב בָּאָה לָעוֹלָם עַל עִנּוּי הַדִּין, וְעַל עִוּוּת הַדִּין, וְעַל הַמּוֹרִים בַּתּוֹרָה שֶׁלֹּא כַהֲלָכָה. מסכת אבות פרק ה משנה ח

דברים מאלפים מהגאון רבינו יוסף משאש זצ »ל (מגדולי הפוסקים, רבה הראשי של חיפה לפני כארבעה עשורים, ומלפנים רב הערים תלמסאן שבאלג’יר ומקנס שבמרוקו) בסוגיית הגיור:

« דבר זה, לגייר כל הבא להתגייר, פשוט הוא בכל מקום, בכל ערי המערב ובכל ערי אלג’יריאן וטוניס, מכמה טעמים והם:

…כמה פעמים אירע שהאישה לא נתגיירה מפני שדחה אותה רב העיר ולא רצה לגיירה, ונסעה לעיר אחרת היא ובעלה וקבעו שם דירתם בחזקת ששניהם יהודים, והולידו בנים ובנות, והבנות היו לאנשים יהודים והולידו גם הם בנים ובנות, ואחר כחמישים שנה נודעה החטאת שהסבתא לא נתגיירה, שאז כל צאצאיה נוכריות הנה, והיו מהומות רבות מזה… ויש מהם שהצאצאים נתגיירו אחר עמל רב ותלאה עצומה, ויש שלא רצו להתגייר ונסעו למרחקים ונטמעו. ומי אשם בכל זה? הרבנים המתחסדים, שאינם חכמים לראות את הנולד ואת תוצאות הזמן.

ובכן מאחר שדבר זה מביא בכנפיו סכנת נפשות, גם הרבה תועליות לקיום המצוות, ומניעת הרבה איסורים, ושלום ושקט לכמה משפחות ומניעת טמיעה לישראל באומות, ואין בדבר אלא איסור דרבנן ולכתחילה, וגם ראינו כמה וכמה גרים שלא לשמן, באו לשמן והיו גרי צדק באמת וישר, בכן מצווה רבה תחשב להקל בדבר, וכל גרות יעשה בדעת, וישקול בפלס מעשיו לראות את הנולד, ויעשה ויצליח בס »ד ».

L’attitude et la sagesse des rabbins en Afrique de Nord concernant la Conversion
par le Rav Yossef Messas, zatsal

Une épée est tombée dans le monde à cause de la procrastination (littéralement. « tortures » de jugement) des jugements (dinim), et sur les entorses à la justice, et sur les décisionnaires de la Thora qui ne décident selon la Halakhah. (Massekhet Avot, chapitre 5, mishna 8)

Paroles édifiantes du Gaon notre rabbin Yossef Messas zal (parmi les plus grands décisionnaires, il était le grand Rabbin de la ville de Haifah, il y a 40 ans. Avant il était le rabbin des villes Tlemcen en Algérie et Meknès au Maroc).

 » Au sujet de conversion vers le judaïsme, cette affaire, convertir tous ceux qui veulent se convertir, et tout simplement partout, dans toutes les villes occidentales et dans toutes les villes d’Algérie et de Tunisie. Et ce pour plusieurs raisons : Combien de fois il est arrivé qu’une femme ne s’est pas convertie par ce qu’elle a été repoussée par le rabbin de la ville qui a refusé de la convertir. Elle est partie avec son mari vivre dans une autre ville. Ils se sont installés là-bas et ont vécu comme des juifs et ont eu des fils et des filles. Les filles se sont mariées et à leur tour ont eu des fils et des filles. 50 ans plus tard il s ‘est avéré que la grande mère n’était pas juive et ne s’était pas convertie au judaïsme. Donc, toutes ses descendantes (filles) ne sont pas juives. Le scandale a été énorme à cause de ça…. certains de ses descendants (es) se sont convertis (ies) après des efforts et tribulations considérables. Et d’autres n’ont pas voulu se convertir et sont partis très loin et se sont assimilés.

Qui est coupable de tout ça ?

Les rabbins qui jouent les charitables (feignent la piété, il y a ici un jeu des mots, pour dire qu’ils sont le contraire, des faux hassidim) qui ne sont pas assez intelligents pour prévoir l’avenir et les résultats  arriveront en leur temps . Et voilà que cela porte sur ses ailes un danger mortel [pour Israël].

Il faut penser à l’utilité de faire les mitzvot et éviter trop d’interdictions, pour qu’il y ait la paix et la sérénité dans les familles et éviter qu’Israël ne s’assimile aux autres nations.

Ceci n’est qu’une interdiction des rabbins.  Nous avons déjà vu plusieurs guerim (des convertis), qui se sont convertis pour des convenances, et par la suite sont devenus des vrais et honorables juifs, qu’on a appelés gerey tzedeq גרי צדק. La mitzva est de faciliter les conversions et chaque fois de le faire après mûres réflexions, et mesurer sur la balance (peles = niveau d’eau, outil pour voir si le mur est droit). Il faut envisager l’avenir.

Faire et réussir, grâce à Dieu. « 

Une conférence trés forte du Rav Haïm Amsellem :

Le Mikvé de Besalû cet été (film de Didier et Marie-Pierre Long), nous sommes de anoussim et nous venons d’Espagne-Portugal puis de Corse :